Bonjour à tous ! :)
Pour une fois je dis quelques mots en début de chapitre.
Premièrement, je tiens sincèrement à m'excuser pour cet ÉNORME retard ! Je n'avais pas du tout prévu que ma vie serait si remplie et que je n'aurais pas le temps d'écrire. Alors je sincèrement désolée de l'attente pour ce chapitre.
Ensuite, ce chapitre est légèrement plus court que les précédents, j'ai eu un peu de mal à l'écrire et finalement il ne ressemble pas à ce que j'avais prévu, mais ce n'est pas pour me déplaire.
Normalement il a été corrigé, et il est maintenant dans sa version finale !
Bon je vous laisse lire, et je vous retrouve en bas ;)
Bonne lecture !
CHAPITRE 6
Depuis que cette histoire avait commencé, il perdait le contrôle de son sang froid. Habituellement, il maîtrisait tout à la perfection. Ces derniers temps, ce n'était plus le cas, il se sentait comme emporté par une rivière déchaînée et il essayait de s'agripper à ce qu'il pouvait pour ne pas se noyer sous la force de ses émotions.
C'était impressionnant à quel point sa vie fut chamboulée en quelques jours. Il était totalement perdu, il ne savait plus quoi penser. Il ne savait plus quoi faire. Il ne savait plus quoi ressentir. Sa vie changeait et ça lui faisait peur. Mais en même temps un sentiment étrange, qui pourrait s'apparenter à de l'excitation naissait doucement en lui. Il avait l'impression que doucement sa vie commençait à lui appartenir, qu'il pouvait décider et il sentait qu'il ne serait plus jamais le même.
Akaashi n'a jamais été heureux. Enfin il avait connu quelques moments de joie, notamment le jour où il avait eu l'occasion de rencontrer l'équipe du Japon, ou alors alors lorsqu'il joua pour la première fois au volley.
Mais il ne considérait pas que sa vie était heureuse. Il avait plutôt l'impression de la subir. Cependant ça ne le dérangeait pas, il en avait pris l'habitude puis cela lui convenait. Il n'était pas à plaindre non plus, il ne manquait de rien, il était un modèle de réussite que se soit dans les études ou le volley. Il était exactement ce qu'on attendait de lui.
Mais lorsqu'il s'était retrouvé dans le corps de Bokuto, il avait fait l'expérience de la liberté, et du pur bonheur. Il avait effleuré ce sentiment, celui où il avait enfin l'impression de vivre. Et c'est là qu'il prit conscience qu'il en voulait plus. Il ne voulait pas compter sur le hasard et attendre les échanges aléatoires d'enveloppe charnelle pour être heureux, en admettant que cela se reproduise. Il désirait que, lui, Akaashi, dans son propre corps, connaisse le bonheur.
Malheureusement bien qu'il souhaitait tout un tas de choses, il avait pris l'habitude les réprimer, de les enfouir au plus profond de son cœur et de laisser les méandres de l'oubli les engloutir. Et c'est ce qu'il fit, encore une fois. Il s'interdisait de penser ainsi, il comptait suivre le chemin tracé pour lui. Il allait le faire pour ses parents qui attendaient tellement de lui. Il ne se permettrait jamais de les laisser tomber pour des désirs aussi égoïstes que le bonheur. De toute façon son père lui avait bien dit : « Personne ne sera jamais pleinement heureux. Et seul ceux qui réussissent à atteindre le sommet de l'échelle sociale ont le droit d'effleurer le bonheur ». Qui était-il pour douter des mots de Masato ?
Akaashi devait retourner à sa vie tranquille, parfaite et bien organisée.
Toutes ces pensées tournoyaient dans sa tête tandis qu'il fixait le bout de papier. Il relisait les phrases qui le recouvraient, encore et encore. Peut être pour s'assurer que tout cela était réel, bien qu'il n'en doutait plus depuis sa conversation avec Kuroo.
Bokuto allait venir. Parfait. Ils discuteraient et trouveront ensemble une solution à cette situation, plus que troublante, qui représente un obstacle sur le chemin d'Akaashi. Il n'accepterait pas qu'un inconnu bouleverse les plans déjà élaborés de sa vie. Il fallait trouver une solution au cas où cela viendrait à se reproduire. Cette situation devait cesser. D'ailleurs Bokuto aussi ne devait pas apprécier la situation. Qui aimerait se retrouver dans les baskets d'Akaashi ?
Le stress qui l'avait envahi à la première lecture du mot venait de totalement disparaître. Un calme total emplissait sa poitrine, il était redevenu le Akaashi qu'il avait toujours été. Impassible, froid et sans envies. C'est de cette manière qu'il réussirait et qu'il irait loin.
Et la voie de la réussite débutait par suivre le chemin tracé pour lui. C'est à dire, pour le moment, aller en cours. Alors il plia soigneusement le mot afin de le déposer dans son sac puis il prit quelques livres et rejoignit Ennoshita à la voiture.
Lorsqu'il arriva devant son chauffeur, il le salua et alla s'asseoir à l'arrière du véhicule, reprenant ainsi ses vieilles habitudes. Ennoshita ne fit aucune remarque, ce n'était pas son rôle, mais il fut intrigué et légèrement déçu de voir ainsi Keiji s'éloigner et se renfermer de nouveau.
La moteur démarra et la voiture quitta la résidence des Akaashi dans le silence, qui ne dura que quelques minutes.
- Akaashi-san, vos parents m'ont demandé de vous informer que soir ils partent en voyage d'affaire. Ils exigent que vous soyez rentré à 16h pour aborder avec vous certaines modalités.
- Je finis à 17h, répondit Akaashi sachant que c'était inutile, ses parents ne toléreraient pas ses protestations futiles.
- Ils ont déjà appelé l'Académie, tout est réglé.
- Bien sûr qu'ils l'ont fait, soupira Akaashi.
Akaashi regarda par la fenêtre. Finalement la rencontre avec Bokuto allait devoir attendre encore un peu, c'était bien dommage. Il en fut bien plus déçu qu'il ne voulait l'admettre. Il se persuadait qu'il y aurait d'autres occasions de voir le garçon. Mais repousser cette rencontre, c'était prendre le risque que l'échange ait de nouveau lieu. Et cette pensée, au lieu de l'irriter, lui arracha un léger sourire.
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La matinée se passa sans encombres. Il n'avait pas croisé Ushijima, heureusement, parce qu'il conservait un douloureux souvenir de leur dernière rencontre. Si Oikawa et Iwaizumi n'étaient pas intervenus, cela aurait pu être catastrophique. Ushijima aurait très certainement continué à le battre, il n'aurait pas pu le cacher à ses parents, et là tout déraperait. La famille Akaashi détruisant littéralement celle de la brute, les Ushijima se retrouvant à la rue, ruinés et sans aucune chance de s'en sortir. Non Akaashi ne voulait pas ça. Même après ce que son capitaine lui avait fait. Personne ne méritait d'avoir ses parents en ennemis.
Il traversait les couloirs d'un pas soutenu. La pause de midi venait de sonner et comme à son habitude, Akaashi comptait manger dehors, sous son arbre, avec pour seule compagnie celle des oiseaux. Malheureusement son plan fut troublé lorsqu'il aperçu une silhouette, accroupie au pied de l'arbre. Yachi. Elle cachait la tête entre ses genoux et vu de là où il était, la jeune fille semblait trembler.
Akaashi considéra la possibilité de faire demi-tour, d'aller se trouver un autre endroit. Mais c'était son arbre. Son petit coin tranquille. Et il ne le quittera pas. De plus, quelque chose le poussait à se diriger vers la blonde. C'était peut être cette atmosphère si sombre qui l'entourait. En temps normal, il aurait tout fait pour éviter tout contact. Mais ces derniers jours, avaient, malgré lui, changé quelque chose. Il changeait.
Lorsqu'il arriva à sa hauteur, Yachi leva la tête. Elle avait les yeux noyés de larmes. Elle fit un bond à la vue d'Akaashi, se releva immédiatement et s'éloigna de quelques pas.
- Akaashi-senpai, désolée. Je ne voulais pas vous déranger. Excusez-moi.
Elle fit un demi-tour, indiquant qu'elle comptait partir.
- Yachi, attends.
La blonde s'arrêta en tournant ses yeux gonflés vers lui, remplis d'interrogation.
Akaashi ne savait pas pourquoi il avait prononcé ces mots. Ni pourquoi voir la blonde dans cet état lui serrait le cœur. Il avait toujours ignoré les sentiments des autres, alors pourquoi ici il se sentait obligé de réagir ? Pour réparer les erreurs de Bokuto ? Mais quelles erreurs ? Celle d'avoir pris la défense de la jeune fille ? Celle d'être devenu ami avec elle ? Celle d'avoir été gentil ?
- Je ne peux être ton ami, commença Akaashi. La semaine dernière mon comportement a probablement indiqué le contraire, alors je tenais à mettre les choses au clair.
Akaashi se rendit compte à l'expression de la plus jeune, qu'il avait peut être été un peu trop froid.
- C'est pas contre toi. Tu es quelqu'un d'extrêmement gentille, et si je pouvais, je serais ton ami. Mais je ne peux pas, reprit-il. Ce n'est pas à cause d'Ushijima, il me fait peur mais pas à ce point. C'est ni à cause de tes parents. Ce qu'ils ont fait n'a rien à voir avec toi. C'est juste que….
Il s'interrompit un instant . C'était la première fois qu'il allait prononcer ces mots. C'était la première fois qu'il allait mettre quelqu'un au courant, de façon aussi calme.
Mais Akaashi sentait qu'il fallait qu'il le fasse, pour que Yachi comprenne, pour qu'elle arrête de pleurer et surtout qu'elle redevienne souriante.
- Je n'ai pas le droit d'avoir des amis. C'est une règle imposée par me parents depuis toujours. Les amitiés et l'amour détournent de la réussite. Et je suis d'accord avec eux.
Mensonge.
Yachi se figea, les yeux ronds, ne croyant pas ce qu'elle venait d'entendre. Elle fixait Akaashi, clignant des yeux de temps à autre. Attendant que l'autre lui annonce la blague, mais rien n'arriva. Juste le silence. Un silence qui ne sembla pas perturber Akaashi plus que ça, vu qu'il s'assit contre l'arbre sortant un bentô de son sac.
- C'est atroce, finit par murmurer Yachi.
Akaashi leva les yeux légèrement vers Yachi, l'interrogeant du regard. Mais la jeune blonde tourna les talons et se dirigea vers le bâtiment. Elle repensa aux mots du jeune homme et elle se senti incroyablement triste pour lui.
Akaashi mangeait paisiblement. Maintenant que le problème ''Yachi'' était réglé, il allait devoir s'occuper de l'équipe de volley. Demain il leur expliquera que ses attaques incroyables n'étaient qu'un simple coup de chance, et que jamais ça ne se reproduira.
Analysant ainsi la situation, il comprit, que si ce phénomène venait à se reproduire, Bokuto et lui devraient établir des règles. Akaashi n'avait pas vraiment envie de rattraper chaque bourde causée par l'autre garçon.
Les yeux d'Akaashi se posèrent sur son portable. Il soupira. Cet engin lui servait uniquement à joindre ses parents et Ennoshita. Aucun autre numéro n'y était rentré. D'ailleurs il n'avait jamais vraiment compris pourquoi ses parents lui avaient offert un téléphone, si c'était pour l'empêcher de l'utiliser.
Même si Bokuto avait laissé son numéro, il n'aurait pas pu le joindre. Ses parents auraient été mis au courant, et les sanctions ne se seraient pas faites attendre. Donc, dans n'importe quel cas, Akaashi ne peut prévenir Bokuto de son absence au rendez-vous. Bokuto viendrait pour rien. Il l'attendrait sans jamais le voir arriver. Et peut être même, qu'après ce lapin, il ne voudra plus jamais le voir. Bokuto allait le détester. Peut être même qu'il le détestait déjà.
Akaashi ignorait qu'il se trompait complètement.
Bokuto trépignait d'impatience. Il gigotait sur sa chaise, jouait avec ses doigts en fixant les aiguilles de l'horloge avancer. Le temps passait lentement, vraiment trop lentement. Plus que trois heures, quarante deux minutes et vingt six secondes avant de pouvoir sortir de ce lycée. Il pourrait bientôt le voir.
- Hé Bo, je t'aime bien, mais est-ce que tu peux arrêter de te trémousser ? Tu m'empêches de suivre le cours.
Kuroo s'était retourné pour le réprimander, et c'est avec une pointe de regret que Bokuto quitta l'horloge des yeux pour regarder son meilleur ami.
- Mais-
- Oui, je sais, c'est aujourd'hui que tu rencontres Akaashi. Mais c'est pas en faisant cette tête là et en gesticulant dans tous les sens, que le temps avancera plus vite. Alors calme toi, le coupa Kuroo avant de se tourner vers le tableau afin de suivre le cours.
- Tu peux pas comprendre sale chat ! Toi au moins tu as déjà pu lui parler ! gémit le hibou.
Kuroo leva les yeux au ciel. Le hibou allait lui donner un coup dans l'épaule mais lorsqu'il aperçu tous les regards tournés vers lui, Bokuto comprit qu'il venait de crier en plein milieu de la classe. Le professeur le fixait sévèrement tandis que des rires étouffés emplissaient la pièce. Kotaro s'excusa rapidement et essaya de se tenir tranquille jusqu'à la fin de l'heure. Mais tout le monde pouvait voir à quel point l'effort lui coûtait. Tous ses muscles étaient tendus et son attention avait été kidnappée par les aiguilles du temps.
Lorsque le son de la cloche retentit, annonçant la pause déjeuner, Bokuto ne laissa pas le professeur finir sa phrase, qu'il sauta de sa chaise, près à partir en courant. L'adulte n'émit aucune remarque, bien trop habitué au comportement étrange de Bokuto.
Alors que le hibou allait passer le pas de la porte à toute allure, Kuroo lui saisit le bras, le stoppant dans son élan.
- Hey, tu sais qu'il te reste encore trois heures ?
- Deux heures et cinquante huit minutes.
- C'est pareil. Et tu vas où comme ça ? Demanda Kuroo.
- Rejoindre Kenma ! Plus vite je ferais les choses que je dois faire, plus vite je verrais Akaashi ! Répondit Bokuto, la fierté emplissant ses iris dorées.
Kuroo roula des yeux et relâcha le bras de son ami. La logique de son ami laissait à désirer. Il ne pouvait rien faire face à cette conviction inébranlable.
- Je ne pense pas que ça marche comme ça, souffla le chat.
Bokuto parti en courant, Kuroo le suivit d'un pas tranquille tout en le surveillant s'éloigner au loin dans les couloirs bondés. A sa grande suprise, il trouva Bokuto arrêté, quelques mètres plus loin, discutant avec Daichi. D'ailleurs la conversation semblait être animée, au vu des grand geste du hibou.
- Comment ça tu veux aller t'entraîner maintenant ? Demanda Sawamura.
- Oui ! Si on commence l'entraînement de volley maintenant, je pourrais aller voir Akaashi plus rapidement !
- Akaashi ? Je ne comprends pas ce que tu dis, mais l'entraînement commencera comme prévu dans vingt-cinq minutes. Bon à tout à l'heure Bokuto.
Bokuto allait répondre quelque chose mais Daichi avait déjà disparu dans la foule d'élèves se précipitant en direction de la cafétéria.
Voyant le visage défait de son meilleur ami, Kuroo intervint en donnant une tape affectueuse dans le dos.
- Tu te doutais bien qu'il réagirait comme ça, non ?
- Mais je-
- Je sais Bokuto. Tu me l'as déjà dit une bonne centaine de fois aujourd'hui. Maintenant dépêche toi, Kenma nous attend !
Et tout les deux partirent rejoindre le blond dans sa salle de classe.
Comme à son habitude, Kenma était plongé dans l'un de ses jeux vidéos. Kuroo passa son bras autour de ses épaules arborant son plus beau sourire.
- Où étais-tu ce matin Kenma ? Je t'ai attendu !
- Shoyo voulait qu'on aille ensemble en cours.
- Tu aurais pu me prévenir ! S'indigna la chat.
Le plus jeune ne répondit rien d'autre qu'un léger « Hmm » avec un léger sourire, ce qui était assez rare.
- Tu as fais ça pour te venger ! C'est ça ? A cause d'hier ?
A partir de ce point là Bokuto cessa de prêter attention à la conversation de ses deux amis. Il était bien trop occupé à penser à Akaashi. Il était plus qu'impatient de le rencontrer. Il se sentait exactement comme la veille de Noël, excité et incapable de tenir en place. Il sentait que cette rencontre allait changer sa vie. C'est comme si une force supérieure le poussait à vouloir rencontrer cet inconnu. Il savait qu'il allait l'adorer. Son instinct le lui criait.
Cependant un léger stress s'insinuait en lui. Certaines questions le perturbait. Est-ce que Akaashi avait bien trouvé le mot ? Est-ce qu'il serait là ? Est-ce qu'il serait content de le voir ? Ou peut-être qu'il allait le détester ? Après tout le hibou avait fait pas mal de bêtises pendant qu'il était dans le corps d'Akaashi. Et si le brun refusait de le voir ? Cette idée attrista grandement Bokuto et son coeur se serra.
Cette situation dans laquelle il se trouvait était exceptionnelle et il voulait partager sa joie avec Akaashi. Le brun aussi devait être super heureux face à un tel miracle ! C'était de la magie bon sang !
- Tu préfères Shoyo à moi, c'est ça ? Gémit faussement Kuroo.
-Oui, répondit Kenma sans aucune hésitation dans la voix.
Kuroo feignit une expression offensée. Il imita des pleurs blessés lorsque la voix de Bokuto l'interrompit dans son jeu d'acteur, plus qu'exagéré.
- Tu penses qu'il me déteste ?
- Qui ça ? Shoyo ? Demanda Kuroo, ne semblant pas comprendre de quoi parlait le hibou.
- Non ! Akaashi ! S'exclama Bokuo.
Kuroo ne put retenir un léger soupir d'exaspération. Évidemment qu'il parlait d'Akaashi, il ne faisait plus que ça. Vivement qu'il le rencontre.
- Non, il ne te déteste pas, répondit Kuroo afin de rassurer son ami, et par le même occasion, avoir la paix.
- Comment tu peux le savoir ? Il te l'a dit ?
- Non mais je le sais. C'est tout.
Ils finirent de manger rapidement puis rejoignirent le reste de l'équipe au gymnase.
Lors de l'entraînement, Bokuto rata un grand nombre de ses attaques, son esprit étant totalement ailleurs. Cela valut d'ailleurs à l'équipe un des épisodes de ''dépression'' du hibou, qu'ils eurent beaucoup de mal à gérer.
C'est seulement en sortant des douches que Bokuto renoua avec sa bonne humeur habituelle. C'était l'heure. Il allait enfin pouvoir rejoindre Akaashi.
- N'oublie pas, tu dois d'abord prendre le métro pendant vingt minutes, puis le bus jusqu'à l'arrêt Aosuno, lui rappela Kuroo.
Mais Bokuto ne l'écouta pas, il était déjà parti en courant en direction de la bouche de métro. Kuroo soupira et s'en alla chercher Minami. Fallait bien que quelqu'un s'occupe d'elle.
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Bokuto traversa un parc qu'il reconnut sans mal. Normalement de l'autre côté, se trouvait l'Académie. Il accéléra le pas, impatient et les battements de son cœur accélérant. Il se sentait comme au début d'un match de volley, un mélange d'excitation et de stress. Il pouvait presque sentir l'adrénaline envahir ses veines.
Il arriva finalement devant le bâtiment ressemblant à un château. Il avait l'impression qu'il était encore plus impressionnant que la dernière fois. C'était un miracle qu'il trouva directement si on considérait son désastreux sens de l'orientation.
Il sorti son portable, vérifiant l'heure. Dans quinze minutes Akaashi sortirait. Parfait.
L'attente paru durer une éternité pour Bokuto. Il regardait l'heure toutes les trente secondes, lançant des regards à l'intérieur de l'Académie espérant apercevoir Akaashi.
Quand le son de la cloche retentit enfin, Bokuto se plaça devant les grilles, en plein milieu du passage afin d'être sûr de ne pas louper le brun.
Les élèves commencèrent à sortir, fixant bizarrement le hibou. Certains murmuraient en passant à côté de lui. « Tu sais qui c'est ? » « Qu'est ce quelqu'un comme lui fait ici ? » « Tu crois que c'est un voyou ? » « Tu as vu sa coupe ? ». De temps en temps, certains le bousculaient.
Mais Bokuto ne les entendit et ne les remarqua pas. Il était trop occupé à chercher Akaashi du regard. Malheureusement il ne le vit pas. Il attendit quinze bonnes minutes après que le dernier élève soit sorti, avant de se morfondre. Il était 17h30. Akaashi ne voulait pas le voir. Il n'était pas là. Akaashi le détestait. Bokuto se détestait.
C'est alors qui allait tourner les talons, le moral dans les chaussettes, qu'une voix l'interpella.
- Excusez-moi, vous cherchez quelqu'un ?
Bokuto se retourna vivement et tomba nez à nez avec une blondinette. Yachi. Le visage de hibou s'illumina alors.
- Yachi ! Je suis trop content de te voir ! S'exclama le hibou prenant la fille dans ses bras.
Cette dernière vira au rouge, trop surprise pour repousser Bokuto. Et surtout légèrement tétanisée par la panique.
- Lâ… Lâc.. Lâchez… Lâch.. moi, bégaya-t-elle face au comportement étrange de cet inconnu.
Bokuto défit son étreinte, un large sourire sur les lèvres. Il n'avait pas remarqué la gêne de son interlocutrice. En vérité il avait complètement oublié que la jeune fille ne le connaissait pas dans ce corps.
- Je cherche Akaashi, tu ne saurais pas où il est ? Demanda Bokuto.
Les rougeurs de Yachi n'avaient pas disparu et ses mains tremblaient légèrement. Elle était incapable de bouger. Elle voulait fuir face à ce garçon un peu trop exubérant. Mais quelque chose qui se dégageait de lui, l'en empêchait.
- Qui… Qui êtes vous ?
C'est lorsqu'il entendit cette question que Bokuto percuta. Il n'était pas sensé connaître Yachi. Alors il rit nerveusement, se passant une main derrière la tête.
- Je suis Bokuto. Bokuto Kotaro !
- Co…. Comment me co…. connaissez vous Bokuto-san ?
Yachi semblait fébrile.
- Akaashi m'a parlé de toi ! Et s'il te plaît, laisse tomber la politesse avec moi ! J'ai pas encore l'âge qu'on me vouvoie ! Fit Bokuto souriant.
Yachi sembla se figer. Elle semblait déjà avoir vécu cette scène, quelques jours auparavant. Ce garçon lui sembla familier. Elle se sentit soudainement en sécurité face à lui. Mais ce qui la surprit le plus fut la mention d'Akaashi. Le passeur lui avait parlé d'elle ? Impossible.
- Vous-… Tu es un ami d'Akaashi-senpai ?
- Oui, on peut dire ça !
Yachi fut encore plus surprise. Surtout avec ce que le passeur lui avait dit un peu plus tôt. Lui aurait-il menti ? Il avait l'air pourtant si sincère. Mais face au ton si enjoué de son interlocuteur, elle esquissa un léger sourire, oubliant ses doutes. La bonne humeur de Bokuto était contagieuse semblerait-il !
- Il est sûrement à son entraînement de volley, dans le gymnase.
- Ah mince ! Il ne faut pas qu'il y aille ! Sa mère l'a punit. Il n'a pas dû recevoir mon mot ! s'écria t-il en s'élançant à l'intérieur de l'académie. Puis il s'arrêta net.
- Yachi, j'ai oublié où était le gymnase, tu peux m'y emmener s'il te plaît ? Mon sens de l'orientation est vraiment pourri, demanda t il gêné.
La blonde avait cette impression d'avoir déjà vécu la scène. Et surtout, Bokuto lui semblait tellement familier. Comme si elle l'avait déjà rencontré.
Bien qu'elle, n'avait pas vraiment envie d'aller au gymnase et de croiser Ushijima, elle accompagna le hibou. Les grands yeux suppliants, avaient suffit à la convaincre.
Ils avancèrent d'un rythme soutenu. Ils traversèrent la cour, passèrent à proximité des grands arbres et finalement arrivèrent devant la porte. Bokuto ne se souvenait pas que le bâtiment était aussi impressionnant.
- Je n'avais pas remarqué à quel point il était grand l'autre jour ! Dit Bokuto les yeux brillants.
- Tu es déjà venu ? Demanda le jeune fille.
Oups. Boulette. Bokuto bégaya quelque chose totalement incompréhensible, ce qui sembla convenir à Yachi, vu qu'elle ne posa pas plus de questions.
Yachi toqua à la porte, attendant qu'on leur ouvre, tandis que Bokuto observait, ébahi la structure comme si c'était la première fois qu'il posait ses yeux dessus.
Une minute s'était écoulée lorsque que la porte grinça.
- Yachi, que fais-tu ici ? Demanda Sugawara, qui était venu leur ouvrir. Puis il posa les yeux sur le hibou, et une expression interrogative naquit sur son visage. Et qui est ton ami ?
De légères rougeurs vinrent teindre les joues de Yachi.
- Ce n'est pas- Enfin non- …. Bokuto.. balbutia la blonde.
- Bonjour ! Je suis Kotaro Bokuto et je cherche Akaashi ! Tu pourrais lui dire que je suis ici ? S'exclama Bokuto en restant en dehors du gymnase.
Sugawara fixa d'abord Yachi puis le hibou et finit par sourire.
- Il n'est pas là, Akaashi a dû rentrer plutôt chez lui aujourd'hui. Raison familiale. Il est parti il y a un peu plus d'une heure, répondit le gris.
L'information mit du temps avant d'atteindre le cerveau de Bokuto, qui commença à s'inquiéter. Raison familiale ? Et s'il était arrivé quelque chose de grave ?
- Hé Suga ! C'est qui ? Cria une voix agressive, que Bokuto trouva familière.
Cette impression se confirma lorsque il aperçut la silhouette sombre d'Ushijima se placer à côté d'un Sugawara mal à l'aise.
La rage qui vint ravager le visage du capitaine à la vue de la blonde, mit mal à l'aise le gris qui effectua un léger mouvement de recul.
- Toi ! Combien de fois je t'ai dit de ne pas nous déranger pendant l'entraînement ? C'est pas comme ça que tu deviendras manager, vociféra Ushijima en pointant son doigt en direction de Yachi. Si tu recommences je-
- Tu n'as pas le droit de lui parler comme ça, lui lança Bokuto en serrant les poings.
Ushijima posa un regard assassin sur le hibou.
- Pardon ? Qui es tu pour me dire quoi faire ? Quelqu'un d'important j'espère ?
- Quelqu'un qui déteste les grosses brutes dans ton genre.
Yachi regardait l'échange, pétrifiée, une impression de déjà vu emprisonnée dans son estomac. Et avant que Ushijima ai pu répondre, Sugawara posa sa main sur l'épaule de son capitaine.
- Bokuto est un ami d'Akaashi. Il est juste venu le voir et il s'apprêtait à partir, fit-il doucement en lançant un regard au hibou.
- Encore lui... murmura Ushijima en serrant les dents.
Bokuto ne sembla pas comprendre les coups d'oeil insistants de Suga, lui priant de partir. Le hibou comptait continuer l'échange lorsque Yachi, miraculeusement dé-statufiée, lui fit signe de la suivre. Bokuto hocha la tête, remercia le passeur pour son aide et parti sur les talons de Yachi, ignorant Ushijima.
La blonde et l'attaquant marchèrent dans le silence, jusqu'à arriver devant le portail de l'Académie.
- Merci, Bokuto, murmura Yachi.
- Pas besoin de me remercier. Je ne peux pas m'encadrer ce type, j'arrive pas à croire qu'il continu de te traiter comme ça !
- Tu… Tu étais au courant ?
Bokuto se souvint qu'il n'était pas sensé savoir. Il enchaînait les boulettes. Cette situation s'annonçait compliquée.
- Akaashi me l'a dit.
- Tu sembles proche d'Akaashi-senpai.
Bokuto ne répondit rien. Puis il plongea ses yeux dans ceux de Yachi, ce qui semblait déstabiliser la blonde, c'était sûrement à cause de la détermination qui luisait dans les iris dorées du hibou.
- Yachi, je te promet que ta situation va s'améliorer. Puis tu peux compter sur Akaashi !
Le hibou ne manqua pas l'ombre qui envahi les traits de la blonde. Elle baissa légèrement la tête.
- Yachi, ça va ?
La blonde sanglotait doucement. Bokuto se trouvait face à elle, ne savant pas vraiment quoi faire. Alors fit la chose qu'il savait le mieux faire : un câlin. Il prit Yachi dans ses bras.
La jeune fille reprit rapidement ses esprits et se défit de l'étreinte. Voyant l'air inquiet de Bokuto, elle décida de lui raconter le brusque changement de comportement d'Akaashi envers elle. Elle mentionna aussi ce qu'il lui avait dit un peu plus tôt. Elle n'avait aucune idée de pourquoi elle se confiait à un inconnu. Mais l'aura qui émanait de Bokuto et le sentiment de sécurité qu'il dégageait, devaient y être pour quelque chose. Bokuto écoutait calmement puis lorsque Yachi finit, il s'agenouilla devant elle.
- Yachi ! Je suis désolé ! C'est de ma faute ! Pardon !
Yachi plus que gênée, rougissait lui priant de se relever.
Après plusieurs secondes, le hibou s'executa.
- Ce n'est pas de ta fa-
- Si ! C'est de ma faute ! Je peux pas te dire pourquoi mais si Akaashi se comporte bizarrement, pas à son habitude, c'est à cause de moi ! Je suis entrain de chambouler sa vie en faisant plein de bêtises et lui doit tout réparer ! Si ça se trouve il a pas voulu me voir, et il est parti plus tôt pour m'éviter ! Commença à se lamenter Bokuto. Je suis une personne horrible ! Je me déteste !
Yachi, figée observait ce garçon qui avait tenu tête à Ushijima quelques minutes plus tôt, être à la limite des pleurs, pour si peu. Elle ne savait pas comment agir.D'ailleurs face à ce comportement enfantin, l'impression de connaître Bokuto revint l'assaillir. Elle était sûre de le connaître. De l'avoir déjà rencontré.
- Bo… Bokuto, on ne se serait pas déjà vu quelque part ? J'ai une impression de déjà vu. Comme si je te connaissais.
Bokuto s'arrêta net dans ses plaintes. Yachi l'aurait-elle grillé ? Aurait-elle deviné ? Savait-elle qu'il avait été dans le corps d'Akaashi ? Il devait trouver quelque chose à dire, et vite !
- Je-
Et il parti en courant, fuyant la blonde. Il courait aussi vite que ses jambes lui permettaient. Il ne pouvait pas mentir à Yachi mais il ne pouvait pas non plus se permettre de dire la vérité. De toute façon personne ne le croirait. Puis Kuroo lui avait conseillé de n'en parler à personne.
La question de la jeune fille l'avait totalement pris de cours. Son cerveau avait surchauffé jusqu'à s'éteindre complètement. Il avait paniqué et la fuite lui a semblée être la meilleure solution.
D'ailleurs il ne savait pas vers où il courait. Au bout de plusieurs minutes, il se retourna, afin de s'assurer que Yachi ne l'avait pas suivi, et il s'arrêta, reprenant son souffle calmement. Il observa autour de lui. Il ignorait totalement où il se trouvait.
Bokuto s'était trop éloigné de l'Académie, et il ne reconnaissait absolument pas le décor qui l'entourait. Il regardait dans tous les sens, légèrement paniqué. Il s'apprêtait à appeler Kuroo afin que le chat le sauve, mais il se figea en plein milieu de son action lorsqu'il aperçu un visage familier. En effet, derrière la grande baie vitrée se trouvant de l'autre côté de la rue, ses iris dorées avaient rencontré une silhouette qu'il reconnu immédiatement. Il ne l'avait vu que deux fois, mais pour lui, impossible de l'oublier. Sa respiration se coupa quelques secondes et son cœur accéléra.
Toutes les émotions de la journée revinrent l'envahir. Akaashi. Akaashi se trouvait seulement à quelques mètres de lui. Il lui suffisait de traverser la route. Il allait pouvoir rencontrer Akaashi.
Lorsque Akaashi franchi le seuil de sa maison, il ne put manquer les valises se trouvant derrière la porte. Et vu leur taille, ses parents comptaient s'absenter longtemps. Après tout, il en avait l'habitude. C'était d'ailleurs étonnant, que cette dernière semaine, il les ait vu tous les jours.
Akaashi se dirigea lentement vers le salon, mais fut légèrement surpris lorsqu'il trouva celui-ci vide. Alors il finit par monter les escaliers et traverser le couloir, jusqu'à arriver devant le bureau de son père. Il toqua et attendit une réponse. Quelques secondes de silence, qui furent brisées par une voix grave lui donnant la permission d'entrer.
Une fois dans le bureau, il trouva sa mère et son père, tous les deux assis de part et d'autre d'une table.
- Keiji, nous t'attendions.
- Nous voulions te parler de notre départ.
Akaashi leva légèrement un sourcil, interrogateur. C'était rare que ses parents évoquent leurs voyages d'affaires avec lui et encore plus qu'ils le préviennent avant leur départ. Généralement, c'était Ennoshita, qui lui transmettait l'information.
Il attendait donc, la suite, avec une légère boule au ventre.
- Nous partons aux États-Unis. Nous avons réussi à décrocher un gros contrat là-bas, et nous comptons en profiter pour y installer une de nos firmes. C'est un voyage de dernière minute mais cela reste une opportunité en or afin d'étendre les activités d'Akaashi Corp, annonça sa mère.
- Nous serons rentrés dans dix jours, juste à temps pour ta rencontre avec Kiyoko.
Akaashi hocha la tête. Pour l'instant rien de très inhabituel.
- Au vu de ton comportement de ces derniers jours, nous ne sommes pas très confiants de te laisser seul.
Akaashi garda tant bien que mal son visage impassible, mais au fond de lui une légère panique prit place. Il s'attendait au pire. Il imagina un bon nombre de scénario. Mais après quelques secondes, il s'obligea à se ressaisir. Il ne pouvait pas se permettre de perdre la face devant ses parents.
- Keiji, tous les jours, après ton entraînement de volley, tu effectuera un stage dans l'une de nos entreprises. Cela permettra de te former durant notre absence mais aussi que tu n'oublies pas tes priorités et de quoi ton avenir sera fait.
Bien sûr Akaashi savait très bien que ce stage était principalement pour le garder à l'œil. Il était en période de probation, et il devait faire ses preuves. De plus tous les employés surveilleraient très probablement ses faits et gestes.
- Et à mon retour, tu viendras travailler avec moi, comme convenu. Bien sûr, si durant ce laps de temps tes notes baissent, le volley sera finit pour toi. Définitivement.
La pression sur les épaules du passeur se fit plus lourde. Ce n'était pas le première fois qu'il entendait ce discours, mais cette fois-ci c'était différent. Le ton employé par ses parents ne laissait aucun doutes. Au moindre écart de conduite, il perdrait la chose qu'il affectionnait le plus. Sa seule source de bonheur. Bien qu'en ce moment, ça soit légèrement tendu dans l'équipe.
Il acquiesça d'un signe de tête. Il allait quitter la pièce, lorsque la voix autoritaire de sa mère l'interrompit.
- Tu commences le stage aujourd'hui Keiji. Ennoshita a l'adresse, il t'y conduira.
- Très bien. Faites un bon voyage, répondit le brun en refermant la porte derrière lui.
Les entrevues avec ses parents étaient toujours éprouvantes. L'atmosphère lourde, le ton froid, la voix autoritaire, leurs attentes ambitieuses et la pression qu'ils mettaient sur leur fils, avaient comme don d'épuiser totalement Keiiji.
D'ailleurs il ne se souvenait pas, un jour, d'avoir eu une conversation chaleureuse avec ses parents.
Il rejoignit rapidement Ennoshita, qui comme à son habitude, l'attendait proche de la voiture. Il y monta dans le silence.
Durant le trajet, il ne pensa à rien. C'est le regard vide et fatigué, qu'il observait le paysage défiler.
Il reconnut rapidement le quartier. Ce n'était pas très loin de l'Académie. Et soudainement il eut une pensée pour Bokuto, qui attendait devant le bâtiment, inutilement. Machinalement Akaashi regarda l'heure. 17H40. Bokuto devait très certainement déjà être parti. Puis de toute façon, même si le hibou était encore là, Akaashi, lui n'aurait pas pu y aller. Son stage passerait avant tout.
Un goût amer traversa sa bouche, durant quelques secondes. Il chassa ses pensées parasites lorsque la voiture s'arrêta devant un immense bâtiment. Il comprit que c'était ici, lorsqu'il lu l'énorme « Akaashi » écrit en plein milieu.
Akaashi sorti de la voiture, remercia Ennoshita et se dirigea vers les grandes portes. Ces dernières s'ouvrirent automatiquement, le laissant ainsi passer.
Il se rendit à l'accueil, afin de signaler sa présence, mais personne ne s'y trouvait. Étrange. Ce n'était pas vraiment digne des corporations Akaashi. Pas grave. Il pouvait bien attendre quelques minutes.
Keiji en profita pour détailler les lieux. Malgré l'absence de personnel d'accueil, c'était un endroit très agréable. Des chaises et fauteuils étaient parsemés de part et d'autre du bureau d'accueil. Au fond de la pièce se trouvaient trois ascenseurs. Mais ce qui captiva Akaashi était la large baie vitrée qui couvrait toute la largeur de la salle, illuminant ainsi la pièce. Il ne pouvait détacher les yeux de ce spectacle presque magique. Il avait toujours aimé la lumière. Malheureusement sa maison en était dépourvue. L'Académie aussi. C'est d'ailleurs pour ça qu'il mangeait toujours dehors. Afin de sentir le soleil chatoyant sur sa peau. Il aimait son rayonnement.
Il contemplait la baie vitrée, regardant à travers et détaillant les commerces alentours. Alors qu'il parcourait du regard la rue d'en face, ses yeux croisèrent deux orbes dorées. Elles brillaient et surtout elles le fixaient. Akaashi mit de longues secondes avant de comprendre à qui elles appartenaient.
La panique emmêlée à l'incompréhension se réveilla en lui. Qu'est ce qu'il faisait là ? Comment avait-il su où il se trouvait ? Pourquoi ?
Mais dans son esprit, la seule chose, qu'il réussit à assimiler ce fut que Bokuto se trouvait juste là. Bokuto était là. Bokuto était là et il l'avait vu.
Et voilà !
Comme je l'ai dit plus haut, il était un peu plus court. Mais il est surtout là pour introduire le chapitre suivant, qui sera assez important et qui arrivera pour Noël. Oui, cette fois-ci je peux promettre sans hésitations, que le prochain chapitre sortira pour Noël. Un peu comme un cadeau en fait :)
Du coup je tiens sincèrement à vous remercier. Vous n'imaginez pas à quel point ça me fait plaisir de voir que des gens s'intéressent à ma fiction. Merci pour vos reviews, merci de me suivre et merci de me lire :D
Bref je vous souhaite bonne chance pour tous vos exams ! Courage !
A la prochaine ! Coeur sur vous !
