Chronologie : 22 novembre 1981.
Sixième chapitre: S'aimer est la meilleure des forces
« Dans le bonheur d'autrui, je cherche mon bonheur »
- Pierre Corneille.
L'ambiance était joyeuse lorsque Lily entra à son tour dans l'appartement de ses amis. Des dizaines de cartons jonchaient le sol, tous portant une inscription différente. La jeune femme sourit en voyant que son fils avait lui aussi donner du sien, comme le montrer les gribouillis qui coloraient les boîtes.
— C'est moi ! lança-t-elle à la cantonade.
Un cri joyeux lui répondit et quelques secondes plus tard, son fils entrait en courant dans le salon, manquant de se rompre le cou en prenant un carton de plein fouet.
— Attention mon amour, souffla Lily en le prenant dans ses bras. Il ne faut pas que tu cours aussi vite, d'accord ?
Le petit garçon hocha la tête et déposa un énorme baiser sur sa joue. Lily lui sourit et caressa sa tignasse aussi indomptable que celle de son père. Suivant les bruits qu'elle entendait, elle se rendit dans la chambre de Sirius et y découvrit son mari et ses amis entrain de démonter le lit.
— Eh bien ! s'exclama-t-elle. Je vois que vous n'avez pas chômer !
— Pour qui tu nous prends Evans ? fit semblant de se vexer Sirius.
— Potter ! corrigèrent Lily et James en même temps.
Remus et Sirius rirent doucement pendant que leur ami allait embrasser sa femme.
— Biou Maman et Papa ! clama Harry en tapant dans ses petites mains.
Cela fit sourire James qui embrassa une nouvelle fois Lily avant de se remettre au travail. C'était enfin aujourd'hui que tout le monde allait déménager. La veille au soir, les garçons avaient décidé de commencer par cet appartement, étant donner qu'il fallait que tout soit prêt au moins pour Harry. Ils s'occuperaient de l'appartement de Remus en fin d'après-midi.
Pendant que les garçons s'occupaient de démonter les plus gros meubles et de les réduire avec la magie, les filles avaient empaqueter les affaires plus légères. Tout était prêt, mis à part la cuisine.
— Où est ma fiancée ? s'enquit Sirius à l'intention de la jeune femme.
Lily nota à quel point il prononçait ce mot avec fierté.
— Chez vous, répondit-elle en posant son fils sur le sol. Elle s'occupe de nettoyer un peu avant que vous n'ameniez les meubles.
— C'est pas encore prêt d'arriver ! grogna James. Ce lit est indestructible !
— Pas de ma faute si ma fiancée veut le garder ! rétorqua Sirius.
James lui tira la langue et ils remirent à la tâche.
— Viens chéri; dit Lily à son fils. On va s'occuper de tes affaires.
Le petit garçon attrapa sa main en souriant et ils se rendirent dans l'ancien bureau de Sirius. Avec amusement, elle regard son petit garçon rangeait soigneusement chacune de ses peluches dans un grand carton. Il fit la même chose pour ses jouets et regarda en silence sa maman réduire son berceau et la table à langer d'un coup de baguette.
— A pu lit moi ! s'exclama Harry en regardant sa maman, les yeux brillants.
— Non mon ange il n'y a plus ton lit ! sourit-elle en caressant sa joue.
Ensemble, la mère et le fils s'occupèrent ensuite de la chambre qu'occupaient James et Lily jusqu'alors. Harry rangea les affaires les plus légères pendant que Lily s'occupait de récupérer le plus fragile. Au bout d'une heure la chambre était propre et bien rangée.
— Fini Maman !
Lily sourit et prit son fils dans ses bras. Elle le remercia de son aide et s'amusa de l'air fier qu'arborait son fils. Voyant qu'il était l'heure pour le petit de déjeuner, elle les entraîna dans la cuisine et installa Harry dans sa chaise haute.
— Ne bouge pas chéri. Maman va faire à manger ! dit-elle en lui tendant sa peluche favorite.
Accompagnait par les cris et les rires de son fils qui jouait sagement sur sa chaise haute, Lily prépara le repas. Heïlen revint et vint lui apporter son aide. Une fois la table mise, elles appelèrent les garçons et tous se mirent à table.
— Vous avez bientôt fini ici ? s'enquit Heïlen en servant le ragoût.
— Ton lit nous donne du fil à retordre ! grogna James. Pourquoi est-ce que tu veux à tout prix le garder ?
— Il est confortable, rit-elle devant l'air faussement énervé des garçons.
— En tout cas, nargua Lily. Harry et moi avons fini nos chambres. N'est-ce pas mon amour ?
— Ouiiii ! s'exclama-t-il en recrachant à moitié sa purée.
Elle vit nettement les garçons grimaçaient et elle et Heïlen éclatèrent de rire. Décidément, les hommes n'aimaient pas se faire devancer par les femmes. Eux et leur stupide fierté masculine.
— Quand on aura fini ici, dit Sirius, on ira chez toi Lunard !
— On aura pas grand chose à faire chez moi ! s'amusa le concerné.
— Tant mieux ! lancèrent de conserve James et Sirius.
Les autres rirent de bon cœur. Une fois que tout le monde fut rassasié, chacun repartit travailler.
[...]
— Voilà les derniers cartons, annonça Remus en entrant dans la maison des Potter les bras chargés.
Lily le remercia et le guida à travers la demeure. Elle l'amena dans ce qui serait la chambre de son fils et le jeune homme y déposa sa charge. Avec sa baguette, la jeune femme redonna la taille réelle au lit du petit garçon et le positionna contre le mur de couleur bleu.
— Harry pourra dormir tranquillement ce soir, sourit Remus en examinant la pièce.
— Oui, approuva Lily. C'était le plus important.
— James est entrain de monter les meubles de votre chambre, l'informa Remus alors qu'ils retournaient dans le salon déjà meublé.
— Il termine ça et lui et Sirius iront s'occupé de ta maison.
— Ce sera rapide, constata le jeune homme.
— Je ne dirais pas ça à ta place, rétorqua malicieusement son amie en disposant quelques cadres photos. Ils ont récupéré beaucoup de meubles de notre ancien manoir.
Remus opina de la tête. Il savait déjà ce que ses amis avaient prévu pour sa nouvelle maison. Il n'avait le droit de rien faire, à part tenir compagnie à Lily et à Harry. C'était même Heïlen qui s'occuperait de la décoration intérieure.
— J'espère qu'ils n'ont rien acheter !
— Rien du tout ! confirma Lily en le regardant mi-amusée mi-sérieuse.
— Tant mieux, souffla-t-il en passant une main de ses cheveux.
— Ils n'en font qu'à leur tête, tu les connais !
Remus grogna pour marquer son consentement et se laissa tomber à même le sol près du petit Harry qui jouait sagement avec ses jouets, déjà vêtu de son petit pyjama vert. En souriant, le petit garçon lui tendit une peluche de dragon et ils entamèrent une rude bataille dont Harry sortit vainqueur. C'est triomphant qu'il expliqua avec ses mots d'enfants, le combat qu'il venait de mener. Lily l'écouta attentivement, s'émerveillant de la force de son petit garçon.
Remus les regarda en souriant, en se disant que lui aussi un jour, il aimerait que son enfant lui raconte ses histoires. Mais à cause de sa lycanthropie, il avait peur de s'engager dans une relation sérieuse et de fonder une famille. Par le passé, il avait trop connu le rejet et il ne voulait pas que ça continue aujourd'hui. Et il ne savait pas encore si sa lycanthropie était héréditaire ou non.
La voix de James le ramena à la réalité.
— Tiens Lunard ! J'allais justement chez toi ! dit-il en souriant d'un air malicieux.
Le jeune homme émit un grognement qui fit rire son ami.
— Allons ne le prend pas comme ça mon vieux ! rit-il en lui donnant une tape sur l'épaule. D'ici une heure ou deux tout sera prêt !
— Et c'est censé me rassurer ? fit Remus en haussant les sourcils.
James éclata franchement de rire avant d'embrasser son fils.
— Papa où ?
— Papa revient mon grand, lui dit James en le prenant à son cou. Je serai là quand tu ira faire dodo d'accord ? Sois bien sage avec Maman.
Le petit garçon l'embrassa et son père le reposa au sol. Lily s'approcha à son tour et embrassa tendrement son mari sous l'œil attendri de Remus.
— A tout à l'heure mon cœur, souffla James contre ses lèvres.
— Ne rentre pas trop tard, répondit sa femme.
James l'embrassa une dernière fois. Il adressa un clin d'œil à son ami et quitta sa nouvelle maison.
— Je n'aime pas quand ils font ça ! dit Remus en suivant Lily dans la cuisine. Et ils le savent en plus les ingrats !
— Ils veulent seulement te faire plaisir, s'amusa-t-elle en attrapant quelques pommes de terre dans un carton. Ne t'en fais pas. Je suis sûre qu'ils se tiendront à carreaux !
— Autant que des Scrout à Pétard ! rétorqua Remus en riant.
Lily lui lança un regard amusé et d'un coup de baguette, pela les quelques pommes de terre qu'elle avait trouvé. Elle et Remus discutèrent joyeusement tout en préparant le repas. Cela faisait longtemps qu'ils ne s'étaient pas retrouvés ainsi, comme avant. Ils avaient toujours été les plus matinaux du groupe, même à Poudlard et en attendant les autres, ils discutaient de tout et de rien, au coin du feu, assis sur les canapés moelleux de la salle commune.
— Maman ! lança tout à coup la petite voix de Harry. Agade !
Le petit garçon montra fièrement la petite voiture moldue qu'il venait de trouver. Lily lui sourit et le félicita avec amour. Remus s'amusa de l'air triomphant que prenait le petit garçon pendant que sa mère lui faisait toutes sortes de compliments.
— Va jouer mon amour, lui conseilla sa mère. Maman t'appellera pour manger.
Le petit garçon lui embrassa la joue et retourna en courant dans le salon.
— Heureusement que d'ici je peux voir ce qu'il fait ! souffla Lily. Il devient de plus en plus aventurier.
— Il grandit, la rassura Remus.
— Dorea disait que James était pareil au même âge ! Et regarde où il en est ! soupira la jeune femme d'un air dépité.
— Il possède aussi ton côté doux et calme.
— On dirait pas ! rit doucement Lily, alors qu'au même moment Harry se jetait sur le sol avec un grand cri. Merlin qu'ai-je fais pour mérité ça ?
Remus éclata franchement de rire devant son air dépité et disposa les assiettes qu'elle lui tendait. Alerté par le bruit, le petit garçon vint les rejoindre et attendit patiemment que sa mère l'installe sur sa chaise haute. Avec gourmandise, il se jeta avec force sur le bol de purée que lui donna Remus.
— Doucement chéri, conseilla Lily en embrassant son front.
— Oh ! se rappela soudainement Remus. Mince ! J'avais complètement oublier !
— De quoi ? s'étonna la jeune femme.
— Je dois passer quelques jours au service de Régulation des Créatures Magiques de Ste Mangouste après Noël ! l'informa-t-il.
— Ah bon ? Pour faire quoi ? demanda-t-elle en fronçant les sourcils.
— Le Ministère de la Magie veut que les loup-garou se fassent recenser tous les ans à partir de leur vingt et un ans. C'est l'hôpital qui s'occupe de la prise en charge.
— Je n'en ai jamais entendu parler, dit Lily, étonnée.
— Dumbledore me l'avait dit lorsque j'étais en sixième année mais après je n'y ai plus repenser, avoua-t-il.
— Et ça consiste en quoi ? lui demanda-t-elle mi-curieuse mi-inquiète.
Son angoisse pour lui fit sourire le jeune homme.
— Je ne sais pas, réfléchit-il. Il me semble que nous passons quelques jours là-bas pour faire des examens plus poussés.
— Pour voir si vous êtes capable de vivre avec les hommes, résuma-t-elle, pincée.
Remus grimaça mais en gros oui c'était ça.
— Ce ne sera pas douloureux, la rassura-t-il. Et puis je pense qu'ils ne nous feront pas venir pendant la période de la pleine lune.
— Je pense que si justement, contra-t-elle doucement. Il serait plus vraisemblable de vous examiner si vous êtes transformés.
Remus se dit qu'elle avait peut être raison mais n'insista pas. Lily comprit et ils changèrent de sujet. Quelques minutes plus tard, des cris se firent entendre dans l'entrée du manoir et Sirius, James et Heïlen débarquèrent dans la cuisine. Avec un grand sourire, la jeune femme tendit une clé en cuivre à Remus qui lui embrassa les joues pour la remerciée.
— Et nous on a pas droit à un merci ? s'exclama Sirius tandis que James approuvait ses propos.
— Merci, grogna Remus avec tout le sérieux dont il était capable.
Mais devant l'air choqué de ses amis, il éclata franchement de rire, bien vite suivit par les deux jeunes femmes. Les garçons firent semblant de bouder mais un baiser de leur amoureuse respective leur redonna le sourire.
— Je meurs de faim ! s'exclama Sirius en prenant place autour de la table.
Heïlen leva les yeux mais ne fit aucun commentaire. Elle commençait à avoir l'habitude de son comportement.
— Doucement mon grand, conseilla James à son fils en le voyant mettre une grosse cuillère de purée dans sa bouche.
Harry eut du mal à déglutir mais lança un sourire éclatant à son père pour toute réponse. La discussion fut joyeuse et les problèmes extérieures furent momentanément mis de côté. Cette journée avait été joyeuse et il était hors de question qu'elle ne se termine mal.
Fatigué par cette journée, Harry s'endormit dans les bras de sa maman qui s'empressa d'aller le mettre dans son lit tandis que ses amis et son mari rejoignaient le salon. Avec des gestes lents et précis, elle posa son fils dans le berceau et lui donna son doudou. Il gigota un peu mais ne se réveilla pas. Lily l'embrassa sur le front, brancha le bébé transmetteur magique et descendit au salon. Elle s'installa sur le bras du fauteuil de son mari pendant que celui-ci entourait sa taille d'un geste protecteur.
— J'enverrai un hibou à Dumbledore demain, dit James, les traits tirés. Pour le Fidelitas.
— Tu penses que c'est la meilleure chose à faire ? demanda Remus en le fixant sans ciller. Peter est au courant que vous voulez mettre cette protection.
— Peut être, répondit James. Mais c'est tout ce que nous pouvons faire pour protéger Harry.
— Il me semble avoir lu quelque part que vous pouviez prendre deux gardiens, intervint Heïlen qui connaissait à présent toute l'histoire. Demande à Dumbledore, James.
— Ce n'est pas une mauvaise idée, souffla doucement Lily en réfléchissant pendant que son mari hochait la tête pour marquer son approbation. Peter sait que nous allons mettre en place le Fidelitas mais il ne saura pas qu'il y a deux gardiens.
— Il faut d'abord demander l'avis de Dumbledore non ? demanda Sirius. Je suis prêt à le faire, vous le savez, mais il faudrait peut être qu'on ait son avis.
— Je lui demanderai de venir, dit James. De toute façon, il sait que je veux qu'on mette en place le Fidelitas. Il m'a promis de s'en occuper le plus rapidement possible.
— C'est sûr que ce serait bien que ce soit fait le plus rapidement, déclara Heïlen. C'est une zone assez exposée.
— On pourrait mettre le Fidelitas sur chacune des maisons ? proposa soudainement Remus en se redressant. Puisque ce sont les endroits où Harry ira le plus souvent.
Lily approuva. Ce n'était pas une mauvaise idée non plus.
— C'est vrai que ce serait une bonne chose, dit Sirius. Comme ça le petit bonhomme pourra se promener sur la propriété sans crainte.
— On verra avec Dumbledore alors, trancha James.
Lily sourit, confiante. Grâce à ça, son fils ne serait pas obliger de rester confiner dans la maison. Il aurait peut être la chance d'avoir une enfance normale. Il était différent des autres enfants de son âge mais la jeune femme ferait tout pour que son bébé vive normalement, entourait par les gens qui l'aiment.
— Nous allons rentrer, dit Sirius en se levant, pendant que sa compagne en faisait de même. On se voit demain.
Lily embrassa ses amis et Remus ne tarda pas non plus à prendre congé. Heureusement qu'il habite pas loin, se dit-elle en lui adressant un dernier signe de la main à travers la baie vitrée.
— On va se coucher mon cœur ? proposa James qui se tenait à ses côtés.
En souriant, la jeune femme prit la main qu'il lui tendait et se laissa entraîner dans leur chambre. Après plusieurs réflexions, ils avaient décidé de prendre la chambre la plus éloignée. Harry se trouvait près d'eux, du côté gauche, mais Lily savait que lorsqu'ils auraient d'autres enfants, Harry serrait envoyé dans une autre pièce. Il était impératif aux yeux de son mari que la chambre la plus près de la leur soit celle d'un bébé.
— La journée a été longue ! soupira James en enfilant son pyjama. Je suis exténué !
— Oh mon pauvre chéri... ironisa Lily en s'allongeant près de lui. Tu n'es pas très sportif !
— Bien sûr que si ! rétorqua le jeune homme en caressant la chevelure rousse de sa femme qu'il aimait tant. Tu as devant toi l'homme le plus sportif du monde !
— Ta modestie te perdra mon amour, contra-t-elle avec sérieux.
— C'est pour ça que tu m'aimes !
— C'est comme ça que je t'aime, rectifia-t-elle en riant. Ta modestie fait partie du lot donc je n'ai d'autre choix que de m'en accommoder !
Le rire de son mari se joignit au sien puis le silence s'installa. Elle croyait que James dormait lorsque sa voix se fit de nouveau entendre.
— Tu crois pas qu'il serait temps d'avoir un nouvel enfant ? demanda-t-il avec sérieux.
Surprise par la question, Lily se leva et fixa son visage, mais il était vraiment sérieux.
— Je ne sais pas, finit-elle par répondre. Avec ce qu'il passe autour de Harry, j'aurais envie de te dire qu'il est trop tôt et que le mieux serait de régler cette histoire avant de songer à avoir un deuxième bébé. Mais d'un autre côté, j'aimerais bien que tu me fasses un autre enfant rapidement.
— Donc tu n'es pas certaine d'en vouloir un autre, souffla-t-il un peu déçu.
— Tu en as envie toi... devina-t-elle en caressant son visage.
— Oui, avoua-t-il. Parce que j'ai pas envie que notre fils devienne fils unique. Je sais à quel point c'est pesant de devoir jouer seul lorsqu'on est petit. Le fait de ne pas avoir de frère ou de sœur a été difficile pour moi.
— Il aura peut être des cousins et cousines, dit-elle.
— Ce ne sera pas pareil ! rétorqua James. J'ai envie que mon fils joue avec un enfant qui soit une partie de toi et de moi. Et puis il faut dire que j'aime beaucoup les changements de ton corps lorsque tu es enceinte, ajouta-t-il en lui faisant un clin d'œil.
— Idiot ! pouffa Lily en lui donnant une tape derrière la tête. Je ressemblais à une grosse baleine !
— Pas du tout ! s'exclama-t-il outré. Tu étais magnifique mon cœur !
— Tu dis ça seulement pour que j'accepte !
— Évidemment que non chérie ! fit-il d'un air choqué.
Mais la lueur malicieuse dans ses yeux prouvait le contraire.
— Mh, grogna Lily en se rallongeant.
— Ma chérie tu es magnifique tout le temps mais d'autant plus lorsque tu portes la vie, souffla-t-il à son oreille.
— Je n'ai été enceinte qu'une seule fois chéri, contra-t-elle.
— Et ce fut la plus belle expérience de toute ma vie !
La jeune femme soupira. Pourquoi fallait-il qu'elle ait le mari le plus borné et le plus têtu au monde ? Bien entendu qu'elle voulait qu'il lui fasse un autre bébé ! Une part de lui et d'elle réunie. Elle aimait beaucoup être enceinte, porter la vie et donnait naissance à un être innocent. Mais avec ce qu'il se passait avec Harry, elle avait peur. Peur de condamner un autre de ses enfants à vivre dans un monde pareil. Dans lequel la guerre faisait rage et dans lequel, des innocents étaient lâchement tués par des hommes qui se croyaient au-dessus de tout !
Pourtant le fait que ce soit James qui le lui demande faisait pencher le chaudron. Elle se souvenait que pour avoir Harry, c'était elle qui lui avait dit qu'elle voulait qu'il lui fasse un bébé. Et elle avait du attendre plusieurs semaines avant qu'il ne finisse par dire oui, bien qu'il se disait prêt à l'époque. Alors en souriant doucement, elle se leva et embrassa son mari, lui transmettant à travers ce baiser, tout l'amour qu'elle avait pour lui.
— Serait-ce un oui ? souffla-t-il contre ses lèvres.
— Avant que je tombe enceinte il faudra plusieurs tentatives, dit-elle sensuellement. Que dirais-tu de commencer tout de suite ?
— Tu sais bien que je ne peux pas te résister ma chérie.
Et une nouvelle fois, James lui montra à quel point il l'aimait.
ooooooOOoooooo
Voici enfin le chapitre six, intitulé " S'aimer est la meilleure des forces ". Dans ce chapitre, c'est enfin le déménagement, qui marque en quelque sorte un tournant dans la nouvelle vie des Maraudeurs. Bien qu'il y ait des notes joyeuses, il est impossible d'omettre complètement la guerre qui se prépare, donc le chapitre n'est pas joyeux au maximum.
Le tournant se voit aussi dans le fait que James veut un nouvel enfant. Bien évidemment, il n'arrivera pas tout de suite, parce que je pense que sinon ça ferait trop d'un seul coup, mais il arrivera bien assez vite, croyez moi.
J'espère que ce chapitre vous a plut autant que les autres. Je reste à votre entière disposition pour répondre à vos éventuelles questions.
En espérant vous avoir séduit ! Bonne journée, ou soirée. HB.
