Episode 1 : L'arracheur"
Chapitre 7
Troublées
Jane et Maura entendaient l'inconnu s'accrocher à l'échelle, la policière inquiète chercha son arme à tâtons, énervé contre elle-même, elle s'aperçu qu'elle ne l'avait plus. Elle décida de sortir son téléphone de sa poche, et tenta de l'allumer, mais celui-ci n'avait plus de batterie.
- Zut, lâcha-t-elle. Maura, ne bouge pas d'ici, je reviens tout de suite. chuchota Jane.
- Tu vas où ? implora Maura en s'agrippant au bras de la policière.
- Je reviens, je vais chercher mon arme, elle doit être à côté. murmura la policière en se dégagent doucement de la prise de son amie.
Jane accouru vers la porte, l'ouvrit et dévala les escaliers, elle s'afféra dans l'obscurité à la recherche son arme. Elle s'approcha de la banquette et quelques secondes pour tard elle sentit sous sa paume scarifiée la crosse de son arme posé sur le banc. Elle l'a ramassa et tourna les talons pour rejoindre Maura. Lorsqu'elle franchit la porte, à la lumière du soleil couchant, elle vit devant elle, ce qu'elle redoutait. L'inconnu qui était descendu par l'échelle n'était pas Frost, mais l'homme qu'elle avait rencontré dans le bar. Il tenait Maura comme bouclier devant lui, surpris de voir la policière, il pressa un couteau sous la gorge de son otage en signe d'offensive.
- Lâchez votre arme Torres !, hurla Jane.
- Vous ne me la prendrez pas, Mélinda est à moi ! beugla l'arracheur.
Jane vit le couteau que tenait le tueur s'enfoncer dans la gorge de son amie. Sans autre avertissement elle tira à vue, une fois, le tueur lâcha Maura qui s'effondra quelques mètre plus loin, deux fois, il s'effondra sur le sol. Elle se rapprocha du corps et tira une troisième fois.
- Maura !, s'exclama-t-elle après avoir dégagé d'un coup de pied l'arme du tueur. Maura, tu vas bien ?supplia la policière, en courant vers le corps inerte de son amie.
- Oui, oui je vais bien, répondit Maura en se retournant,Je vais bien, mais tu peux m'aider à me relever s'il te plait. dit-elle en lui tentant la main.
- C'est bon je te tiens, affirma Jane en soulevant son amie.C'est bon, tu es, … elle s'interrompit déconcertée devant le regard de Maura. Quoi ? Pourquoi tu me fixe comme ça ? s'inquiéta la policière gênée.
- Non, non rien, il n'y a rien du tout,répondit Maura embarrassée.
- Jane, tu es là ?! cria la voix de Frost en haut de l'échelle.
- Oui, Frost, je suis avec Maura, mais elle est blessée, dit-t-elle pendant que son amie lui faisait signe de se taire, il faut que …mais elle s'arrêta quelques secondes pour entendre le bruit des sirènes approchées,les secours viennent la cherchée, finit-elle en souriant à la jeune femme à ses côtés.
- Merci Jane, chuchota le médecin à son oreille.
Contre coup
Dans la chambre d'hôpital, Jane observait Maura plongée dans un sommeil profond, à la lumière des néons elle avait remarqué que son amie avait été violement battue. Elle se demandait comment Maura avait pu marcher avec sa cheville brisée, ainsi qu'avec les ecchymoses et hématomes qui recouvraient son corps. Sous la réalité des blessures de Maura, Jane caressant le front transpirant de la jeune femme, lassa échapper quelques larmes discrètes.
La nuit était tombée depuis quelques heures déjà, Jane s'était assoupie sur le côté du lit, sa main pressant celle de la jeune femme endormie. Quand soudain, Maura s'agita dans son sommeil, la policière se réveilla inquiète par les gémissements de son amie :
- « Non, … non, pas ça, … arrêtez, … s'il vous plait … non … »
- Maura, … Maura, réveilles toi, s'écria Jane terrifiée, en s'approchant de la jeune femme en pleures à demis endormie.Maura, Maura ! C'est moi, continua-t-elle en se penchant sur son amie, C'est moi,la jeune femme se réveilla le visage en sueur et terrifié. Quand elle reconnut Jane, elle sembla s'apaiser.
- Jane, s'exclama-t-elle gênée.
- Maura, tu vas bien ? demanda Jane préoccupée.
- Oui, oui, je vais bien, mentit Maura.
- Maura, insista Jane.
- Tu t'es occupée de Bass ? demanda-t-elle..
- T'as tortue siphonnée ?
- Sil-lo-née, tu lui as donné des fraises ?
- Euh, oui, mais toi tu vas bien ?
- Oui, pourquoi veux-tu que je n'aille pas bien ? répondit Maura pour éviter la question. Qu' es…, elle s'interrompit sous le regard de son amie.
- Si tu ne veux pas en parler d'accord, mais ne me ment pas et ne me dit pas que ce qui t'es arrivé ne t'as pas affecté. s'écria la policière. Je t'ai bien vu à ton réveil. finit-elle.
Maura ne sut que répondre, elle décida de se tourner et de faire semblant de dormir pour esquiver les questions Jane. Quelques minutes plus tard, elle entendit Jane étouffer des pleures alors qu'elle l'a croyait endormie.
Le jour venait à peine de se lever quand Maura, qui n'avait pas fermé l'œil de la nuit depuis sa conversation avec Jane, décida de se lever, et ce non sans difficulté car ses blessures l'empêchaient de se mouvoir à sa guise. Elle dut donc s'installer sur le fauteuil à sa gauche, et faire le moins de bruit possible pour éviter de réveiller Jane qui s'était endormis à son chevet.
Lorsqu'elle fut arrivée devant la porte de sa chambre une voix derrière elle, s'écria :
- Où tu vas ?
- Quoi encore Jane ? s'enquit-elle. Je vais « me repoudrez le nez », s'exclama-t-elle.
- Euh Maura, tu es dans un hôpital je te le rappel, je ne pense pas que ton teint soit leur première priorité.
- Je vais au toilette Jane, répondit-elle à moitié amusée par la remarque de son amis, C'est une expression.
- Tu veux que je vienne d'aider ? demanda Jane, en se levant à moitié, pendant que la jeune femme en fauteuil s'était arrêtée nette pour la fixé stupéfaite pendant quelques secondes avant de reprendre son chemin.Bon, d'accord, je t'attends ici alors.
Mise au point
Maura était autorisée à sortir en début d'après-midi, aidée de Jane, elle se dirigeait vers la voiture.
- Tu veux que je dise quoi aux autres ?, demanda Jane.
- Tu peux leur dire que l'arracheur m'a kidnappé et que j'ai été blessée.
- Tu veux vraiment que personne ne sache ce qui t'es vraiment arrivé ? Tu sais qu'ils vont avoir des doutes la dessus en connaissant le mode opératoire de ce malade. intervint Jane, tout en aidant la jeune femme à s'installer du coté passager.
- Jane combien de fois faut-il que je te dise que je vais bien. répliqua Maura, Je ne veux pas qu'ils me voient comme la pauvre victime qui s'est fait violer par ce malade, c'est tout, expliqua-t-elle.
- Mais moi, je sais ce qu'il t'a fait, et je te vois pas comme une pauvre victime, répliqua Jane tout en pliant et rangeant le fauteuil dans le coffre.
- Oui, mais toi ce n'est pas pareil, tu es … elle s'interrompit par peur de ce qu'elle allait dire.
- Je suis ? demanda Jane perplexe.
- Tu es, … tu es ma meilleure amie, reprit-elle en lui souriant.Et en tant que telle tu as le droit de tout connaître sur moi. finit-elle.
- Oui, mais je persiste à dire que tu n'as pas à traverser ça toute seule, tu devrais consulter un psychologue …
- Un psychologue ? l'interrompit Maura outrée.Un psychologue, sincèrement avec toutes les hypothèses qu'ils font et leur manière incertaine d'expliquer. Non merci.
- Bon, d'accord, donc tu devrais en parler à quelqu'un de confiance. Ne me dis surtout pas que tu n'en as pas besoins, car si tu en as besoin. Je ne parle pas que des, … enfin tu sais. Mais ce malade t'a séquestré Maura, et j'ai vu les vidéos, Maura, tu … .
- Tu as quoi ? répliqua Maura en lui lançant un regard noir.Tu as quoi ? répéta-t-elle.
- Non, ce n'est pas ce que je voulais dire, Maura. Enfin si, j'ai vu une partie de la vidéo, avoua-t-elle,mais tu ne peux pas gérer ça toute seule.
- Et pourquoi pas ? hein ? pourquoi je ne pourrais pas ?
- Mais … .
- Tu sais très bien que j'ai une personne de confiance à qui parler, une personne qui sait ce qui m'est arrivée. Une personne que j'ai …
- Et c'est qui ? Tu peux me dire c'est qui ? l'interrompit Jane.
- Tu es bête où quoi ? Sincèrement, tu vois quelqu'un d'autre ici ? lâcha Maura.
Jane qui s'était installée devant le volant, resta silencieuse pendant plusieurs minutes.
- Tu démarres quand tu veux Jane, lui dit soudain Maura pour la sortir de ses pensées.
- Euh … oui, oui, dit-elle gênée en tournant la clef de contact.
- Quoi ça te déstabilise tant que ça que je te considère comme une personne de confiance ?, remarqua Maura, en posant sa tête sur l'épaule de son amie.
- Non, pas du tout, répondit Jane embarrassée en souriant à la la jeune femme, J'en suis flattée, continua-t-elle en frôlant de sa main une mèche de cheveux de Maura.
FIN DU PREMIER EPISODE.
