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SamaraXX et deedeehasbeen

Little Hangleton,
le 10 août 1996

Potter,

Je ne peux que m'avérer chaque fois plus condescendant avec vous, puisque cette vertu est celle que l'on éprouve au contact des plus grands idiots. Néanmoins, il me semble que les récents évènements ont dû asseoir votre caractère tellement... spontané.

Je vous avais toutefois mis en garde : un faux pas supplémentaire et Greyback s'attaquerait à vos amis les dégénérés. C'est chose faite. Je ne doute pas que le décès tragique de l'infortuné Arthur Weasley vous ait grandement affecté. Votre désagréable figure, pleine d'un chagrin minable, a de nouveau été mise en valeur dans la Gazette.

Quel funeste destin, n'est-il pas ? Mourir dans la force de l'âge, en conséquence de la bêtise du jeune sorcier que l'on considérait comme l'un de ses fils ; tout en laissant une rombière obèse et une tripotée d'incapables morpions tous aussi rubigineux que le reste de cette pénible famille. Comment va survivre cette douzaine d'illettrés, sans le seul sorcier capable de les nourrir ? J'imagine comme ce doit être cocasse de partager leur foyer en ce moment même. Si seulement ils savaient que vous êtes le seul coupable de ce crime atroce... Cette situation me transporte d'allégresse, je ne vous le cache pas.

Cependant, puisque j'imagine que vous prenez mes mots un peu plus au sérieux, je ne vais pas plus vous faire languir — je réponds de ce pas à votre précédente missive.

Vous me semblez bien mesquin — Gryffondor, vraiment ? — et bien assuré de vos sources — à n'en pas douter, visiblement.

Quittons le sujet de vos parents, il ne me passionne guère : ce fut un meurtre parmi tant d'autres, dénué d'amusement et dépourvu d'intérêt. Le seul fait remarquable s'est produit alors que vos chers géniteurs avaient déjà trépassé.

Dumbledore, tout de même, reste un vaste champ en friche sur lequel il serait intéressant de se pencher. Nous le connaissons tous deux ; ma personne l'ayant fréquenté bien plus que vous, je puis affirmer que je sais nombre d'informations le concernant. Discréditer le vieillard auprès de ses admirateurs est l'un des autres plaisirs que je ne peux me refuser. Allez-vous enfin converser cordialement avec moi et m'accorder le plaisir incomparable de vous confier ? Après tout, certaines coutumes primaires moldues stipulent qu'il faut se confesser avant de mourir. En tant que sang-mêlé, j'ai acquis la certitude selon laquelle vous maitrisez ces mœurs. Contez-moi donc vos incertitudes, Potter, expliquez-moi en quoi votre petite vie de célébrité est assombrie, alors que votre entourage met tout en œuvre pour le bien-être de son petit protégé.

Quant à la suprématie de la magie noire sur la magie blanche, elle a été bel et bien établie. Ce n'est pas qu'elle soit une bien meilleure chose, car la magie est magie, mais la blanche pêche par son inutilité au sens strictement personnel, là où la magie noire aide le sorcier à se développer, aussi bien en tant qu'être magique, qu'en tant que sorcier. Il faut être un mage de très haut rang, pour utiliser correctement la magie noire, là où de quelconques imbéciles — tels que votre mère — peuvent exercer la magie blanche sans en avoir conscience.

Je vous laisse à votre deuil, Potter. Toutes mes condoléances.

L.V.

En espérant que cette lettre vous ait plu.