Bon matin à tout le monde ! Après un retard de 5 jours – ayant mis le 6 – voici le chapitre 7 tant attendue ! Je tiens aussi à remercier Elogane qui à corriger mes erreurs d'orthographe, ainsi que quelques phrases mal prononcer.
Je remercie les personnes qui ont pris le temps de me laisser un commentaire, mais aussi ceux ayant mis dans leur favoris/suivis/alertes ma fic, ainsi que ceux l'aimant tout simplement.
Je répondrais à vos commentaire tout en bas.
Italiques : Pensée des personnages.
Gras et italique : Pensée à une phrase dite.
Sur ce bonne lecture.
CHAPITRE 7 :
Le Comte n'était pas surpris de se retrouver avec une véritable épave de cris et de sanglots agrippée à sa personne, voilà pourquoi il continuait de tricoter son pull-over tout en écoutant distraitement ces plaintes.
Après plusieurs minutes, et ne voyant aucun signe de s'arrêter de sitôt, il déposa son occupation à moitié achevée et se mit à tapoter le dos de l'homme.
-Allons, allons, il ne faut pas se mettre dans cet état-là, Dit-il d'un air sympathique.
Sheryl releva la tête du gros ventre de son patriarche, les yeux larmoyants.
-M-m-ma-mais (Son visage se contorsionna dans un désespoir total alors qu'il versa soudainement des litres de larmes) MA FILLE ADORÉE EST EN TRAIN DE PERDRE SON INNOCENCE À UN SALE HUMAIN BOUTONNEUX ! Hurla-t-il d'une voix dévastée.
Le premier enfant soupira, continuant son geste de réconfort dans l'espoir, qu'il savait pourtant vain, de calmer l'homme.
Cinq minutes plus tard :
-Ça va mieux ? (Sheryl renifla mais hocha la tête ) Bien, pourrais-tu donc me lâcher, s'il te plaît.
Sheryl obéit et se redressa. Il prit le mouchoir qu'il lui tendait et essuya lentement son visage.
-Merci.
L'homme habillé dans le clown de l'Auguste fit un signe de tête, montrant qu'il l'avait entendu.
-Dis-moi : si je t'ouvrais une porte dans la ville où Road est partie, que ferais-tu ? Demanda-t-il calmement.
Les yeux du ministre s'écarquillèrent à l'implication. Il s'empressa de répondre :
-Je la ramènerai aussitôt à la maison et rien d'autre !
Le patriarche du clan chercha une trace de mensonge dans les yeux bleus, presque noirs, de l'homme, mais ne trouva rien. Satisfait, il reprit son tricot abandonné et ignora le remerciement de son frère quand il fit apparaître une porte de la nouvelle Arche.
À peine fut-il laissé seul qu'un Akuma entra, se prosternant bien bas devant lui et tendant un manteau beige. Rapidement, le Comte fit un échange et l'Akuma repartit avec un manteau inondé de larmes d'un certain ministre.
Quelques minutes plus tard :
-Papa, lâche-moi ! S'écria une voix enfantine, son ton laissant transparaître l'agacement.
Sheryl ignora le plaidoyer de sa petite princesse alors qu'il se plaçait devant le Comte.
-Je vous remercie Earl pour m'avoir permis de protéger son innocence, Dit-il, son expression étant celle d'un homme aux anges.
Le premier enfant hocha la tête, regardant le début de retraite du Portugais. Il donna un regard compatissant à la petite Noah tenu comme un vulgaire sac de pommes de terre.
-Millénie ! Dis-lui de me lâcher ! Cria-t-elle, une main tendue pour son frère aîné.
Elle le fixa bouche bée quand il reprit son activité de grand-mère, lui faisant ainsi comprendre qu'il ne l'aiderait pas.
DGM
Le silence régnait dans la chambre du quatrième apôtre, ce dernier étant plongé dans sa paperasse et ses deux autres occupants dormants encore. Le bruit de la plume grattant le papier était l'unique source de bruit présent. Plus tôt, un Akuma était venu lui apporter les documents envoyés par son conseiller, seule chose qui lui assurait sans problème ses jours de congé.
Posant quelques instants sa plume sur son bureau, il s'étira. Tous ses os craquèrent en signe de protestation contre ce traitement rude après des heures passées assis.
Un mouvement dans le lit attira son attention, il observa en silence son frère, maintenant réveillé, se mettre en position assise, ses jambes presque redressées et un bras s'en servant comme support. Tyki passa une main dans ses cheveux bouclés en désordre, essayant de supprimer le reste des traces du passage de Morphée.
-As-tu bien dormi ? Demanda-t-il gentiment, faisant bien attention de garder sa voix basse pour ne pas réveiller le dernier occupant.
Son frère regarda dans sa direction, son regard morose semblant lui envoyer une réponse silencieuse.
Sheryl sourit légèrement amusé, n'oubliant pas que son cadet n'était pas vraiment une personne du matin. Il l'était encore moins quand il dormait mal.
-Ça te fait marrer de savoir que j'ai mal dormi, Grogna le troisième enfant.
Sheryl secoua la tête, ses mèches libres se balançant presque devant son visage.
-Voyons, je ne me moquerais jamais de mon petit frère chéri (l'expression dudit frère faisait penser qu'il ne le croyait pas ) Maintenant, veux-tu me dire en quoi ton sommeil a-t-il été désagréable ?
Tyki soupira. Repassant sa main dans ses cheveux, il baissa les yeux sur ses genoux et fronça les sourcils.
-Depuis que tu as ramené Road, hier, j'ai comme un mauvais pressentiment. (Sheryl inclina la tête et se pencha un peu plus sur sa chaise ) J'ai l'impression qu'elle prépare quelque chose...(Il releva les yeux pour le regarder ) pas seulement contre moi d'ailleurs.
-Hé bien, un pressentiment très intéressant que tu as là, mais complètement infondé. Ma fille adorée ne ferait jamais rien à son oncle à moins qu'il y ait une raison valable derrière.
Tyki ne sourit pas à ces mots sensé être rassurants. La fillette avait bien une raison, même deux, de se venger de lui.
Voyant que sa déclaration n'avait pas l'effet escompté, il souffla d'exaspération.
-Pitié Tyki, c'est de ma petite fille dont nous parlons.
-Justement ! C'est parce que nous parlons d'elle que je suis inquiet, Rétorqua-t-il durement.
-Franchement, tu exagères, Tyki. Ma Road est une adorable petite fille avec un cœur bien trop grand pour son propre bie...
Le Noah incarnant le Plaisir fixa avec ennui son aîné continuer à blablater des choses qui, selon ses dires, décrivaient parfaitement la bonté de la petite Noah, se demandant un instant s'il voyait et entendait la même chose que lui.
Enfin, après ce qui semblait être les trente minutes les plus longues de sa vie, Sheryl se tut.
-N'aurais-tu pas un autre livre à me prêter ? ( il attrapa celui reposant sur la table de chevet pour l'agiter devant lui. ) Un de meilleur qualité si possible, Dit-il ennuyé.
Clignant des yeux, Sheryl inclina la tête.
-Il ne t'a pas plu ?
Tyki haussa les épaules, posant le livre à côté de lui.
-Je ne suis pas trop fan des histoires ayant des intrigues à la limite de la politique.
-Je vois, (Il hocha la tête ) mais je n'ai que des livres de ce genre.
Tyki soupira.
Super, je vais adorer lire tous ces bouquins de politicien, Pensa-t-il sarcastique.
Il s'installa confortablement à la tête du lit et reprit l'ouvrage, montrant son intention de reprendre sa lecture.
Sheryl arqua un sourcil gracieux.
-Ne viens-tu pas de dire à l'instant que tu n'aimais pas ce livre ?
Tyki ouvrit son ouvrage là où il s'était arrêté hier, répondant d'une voix calme :
-Je l'ai fait. Mais pour le moment, je n'ai pas envie de me lever, je vais donc faire avec.
-Dans ce cas, je te souhaite une agréable lecture.
Il n'eut aucune réponse, son frère ayant déjà commencé sa lecture. Il secoua la tête, désabusé, avant de retourner à sa paperasse.
DGM
Sheryl lisait un autre document officiel pouvant apporter la guerre lorsqu'il entendit un bruit sec. Il inclina sa tête dans la direction de la perturbation. L'un de ses sourcils se releva, la vue de son mignon petit frère foudroyer l'ouvrage dans ses mains était assez comique.
-Que t'a donc fait ce pauvre livre pour que tu l'imagines en train de brûler ? Demanda-t-il soudainement.
Tyki reporta son attention, son visage renfrogné dans une expression maussade, sur lui.
-Je ne comprend pas comment tu peux trouver ces livres passionnants, Lança-t-il irrité.
-Ce n'est pas tant que je les aime, que j'en ai besoin pour mon travail, Dit-il calmement.
Tyki reposa l'ouvrage où il l'avait pris et se leva pour s'étirer tel un chat. Quand il fut satisfait, il se mit à marcher vers la sortie. Il était déjà à la porte quand la voix du plus vieux l'interpella :
-Où vas tu ?
Il tourna la tête pour le regarder, son attitude flegmatique de retour.
-Je vais passer dans ma chambre prendre de véritable occupation. (Il jeta un coup sur l'adolescent encore endormi ) Je ne mettrais pas longtemps.
Sheryl acquiesça avant de retourner à ses documents.
Quelques minutes plus tard :
L'odeur nauséabonde de l'huile d'Akuma emplit ses narines à l'instant même où il ouvrit sa porte. Prenant une profonde inspiration, il entra rapidement.
Sa chambre n'était plus dans l'état où il l'avait trouvé avec Road : tous les meubles endommagés, et les morceaux d'Akuma, avaient été enlevés, laissant la pièce dénudée.
La seule chose qui pouvait témoigner de l'attaque des machines était l'huile imbibant le sol, ce qui dégageait une fumée toxique pour les humains.
Il fronça les sourcils quand il vit enfin l'ampleur de la propagation au sol.
Il faudrait quelques jours pour que ça commence à s'évaporer, et une bonne semaine pour qu'il n'y ait plus de résidu. Autrement dit, nous ne sommes pas prêt de quitter la chambre de Sheryl, Soupira-t-il affligé.
Poussant de côté cette constatation déprimante, il balaya la salle des yeux, essayant de voir où ces livres avaient été déplacés. À son plus grand malheur, il ne vit aucune trace d'eux.
Le Comte ne les a tout de même pas jetés !
Lorsque sa respiration se fit plus difficile, il s'empressa de quitter les lieux empoisonner. Son Noah n'était, pour l'instant, pas suffisamment fort pour le protéger à long terme des toxines créés par l'huile.
Une fois éloigné du couloir qui menait à sa chambre, sa facilité à respirer revint rapidement.
Je ferais mieux d'y retourner avant que le Shônen ne se réveille.
Avec Sheryl :
toc toc toc
L'homme incarnant le Désir accorda la permission d'entrer, son esprit focalisé sur un possible traité de paix pouvant mener à la guerre. Il écouta distraitement l'ouverture et la fermeture de sa porte, puis le bruit des pas léger.
-Que puis-je faire pour vous ? Demanda-t-il calmement.
Le grattage de la plume sur le papier resta le seul son entendu dans la pièce autrement calme.
Son envie de vouloir finir au plus vite lui fit répéter, plus fort cette fois. À son agacement, la personne se contenta de marcher un peu.
Posant son stylo plus fort que nécessaire, il se retourna, son intention étant d'incendier l'Akuma de lui faire ainsi perdre son temps. Il dévisagea un instant la forme de sa fille plantée devant le côté du lit où reposait l'exorciste, prit au dépourvu par sa présence.
-Ma-ma puce ! Que fais-tu ici ? S'exclama-t-il surpris.
Road fit comme si elle ne l'avait pas entendu. Elle n'avait pas apprécié son petit sermon d'une heure, hier, après son kidnapping en plein jour, dans une rue bondée. Le raclement de la chaise contre le sol lui indiqua l'approche de son père avant qu'elle ne sente sa présence à ses côtés.
-Ma puce ? Est-ce que tu va bien ?
L'inquiétude présent dans son ton diminua légèrement la colère qu'elle ressentait envers lui. Se préparant à lui dire ce qui la dérangeait, à savoir d'avoir été grondée comme une enfant en bas âge, les mots du maudit lui revinrent en mémoire.
-Vous pouvez le travestir.
Lentement un sourire fit son chemin sur son visage.
Je crois que Tyki ne sera pas le seul à subir ma vengeance ~ Ria-t-elle maniaque.
À l'extérieur, elle posa ses mains derrière elle et se retourna.
-Né papa : Où est Tyki ? Demanda-t-elle curieuse.
Sheryl la regarda, surpris par le brusque changement de comportement, en répondant automatiquement :
-Il est partie chercher quelques bouquins à lui.
Road pencha la tête, l'innocence de son geste provoquant un petit saignement de nez chez l'homme.
-Dans sa chambre ?
Sheryl hocha la tête. Un mouchoir sortit de nulle part en main, il essuya d'un geste le filet de sang.
Le neuvième apôtre cligna des yeux, étonnée.
-Mais ils n'y sont déjà plus : Millénie les a confié à Lullubel.
-Ah bon ? Je n'étais pourtant pas au courant, Murmura-t-il à lui-même.
-Si Tyki est juste partie chercher ses livres, il ne devrait alors pas tarder à revenir ici, non ?
-Eh bien, s'ils sont vraiment avec Lullubel, ou-
L'attention de la paire se dirigea sur la porte quand celle-ci s'ouvrit, la personne dont ils parlaient pénétrant justement. Lorsque le Noah du Plaisir vit Road, il s'arrêta net dans ses traces. Quand il se remit à bouger, il se tourna vers son frère.
-Pourquoi est-elle là ?! Demanda-t-il plus fort qu'il n'aurait dû.
Le dernier occupant se réveilla : le sommeil se dissipant lentement de son esprit, lui permettant ainsi de voir les trois Noahs debout. L'air contrarié du Noah incarnant le Plaisir l'inquiéta au début, mais les paroles exaspérées de l'homme qui était son frère le laissèrent un peu plus détendu
-Oh s'il te plaît Tyki, tu n'es pas encore fixé sur ton pressentiment, que ma fille adorée ici présente, prépare quelque chose contre toi.
Il vit la Noah sadique regarder avec suspicion l'homme plus jeune avant de concentrer son attention sur son père.
-Quel pressentiment ? Et pourquoi j'aurais quelque chose à voir dedans ? Demanda-t-elle innocemment.
L'homme, ' Sheryl ' son esprit fournit, sourit et passa une main dans les courts cheveux indomptables de la Noah.
-Rien qui doit te préoccuper ma puce, ton oncle est juste un peu fatigué et grincheux, Assura-t-il gentiment.
Tyki renifla mais resta autrement silencieux.
Si moi je suis « juste un peu fatigué et grincheux », toi tu es complètement stupide !
En se rapprochant d'eux, il remarqua le regard du dernier occupant maintenant réveillé. Il regarda avec mélancolie dans ses orbes argentés, où la méfiance régnait en grande partie sur sa curiosité.
-As-tu bien dormis ? Demanda-t-il, s'asseyant finalement au pied du lit.
L'attention des deux Noahs se posa sur le maudit nerveux, des réactions différentes se faisant à son réveil : Road se laissa tomber par terre, ses bras reposant sur le matelas, une moue boudeuse sur son visage.
-Alleeennn, Tyki est méchant avec moi, Gémit-elle, sa voix sonnant plus jeune que son apparence.
Sheryl regarda étrangement sa fille tandis que le troisième enfant la dévisageait.
-Qu'est-ce que j'ai encore fait ? Demanda-t-il irrité.
La jeune fille l'ignora en faveur de se plaindre un peu plus à son exorciste préféré. Exorciste qui se mordillait de nouveau la lèvre inférieure.
Tyki ouvrit la bouche, en ayant marre de se faire dénigrer par sa sadique de nièce alors qu'il n'avait rien fait, quand son frère tapa ses mains ensemble, attirant ainsi l'attention de tous.
-Le petit déjeuner ne devrait pas tarder à être servi, nous devrions donc commencer à nous mettre en route, Dit-il avec enthousiasme.
-Heiiinnn ! Mais je viens à peine d'arriver et on a encore le temps avant qu'il ne soit servi ! Se plaignit la fillette en s'affaissant un peu plus contre le matelas.
-C'est parfait : Tu vas pouvoir commencer à te mettre sur tes devoirs (Road regarda son père avec incrédulité ) Il me semble d'ailleurs que tu as un contrôle de mathématique demain, une matière où tu éprouves des difficultés.
-M-mai-mais, je peu-
Sheryl coupa la réponse bégayante avec un regard sévère :
-Tes notes sont bien trop basses pour que tu puisses même penser à essayer de repousser tes révisions à plus tard.
Sans lui laisser le temps de trouver quelque chose à répondre à ça, il la releva sur ses pieds sans la lâcher, puis commença à la traîner vers la sortie. Au moment où la porte se referma, la petite Noah sembla s'être réveillée de sa stupéfaction si ces plaintes audibles étaient une indication.
-Hé bien, je ne l'aurais jamais crû capable de lui tenir tête sur ce sujet, Siffla Tyki impressionner.
Le silence revint ensuite dans la chambre, le Portugais n'ayant pas d'idée pour démarrer une conversation avec le maudit.
DGM
Le soulagement envahit la petite Noah lorsque son frère plus vieux entra dans la pièce avec son bonjour matinal, un défilé d'Akuma serviteurs à sa suite. Elle rangea avec empressement ses cahiers, ignorant royalement le regard réprobateur de son père.
S'asseyant à sa place, l'homme déguisé posa son regard sur son petit rêve, congédiant d'une main ses créations quand celles-ci eurent déposé les plats sur la table.
-N'aurais-tu pas vu Lero par hasard ? Demanda-t-il curieux, Il est introuvable depuis hier soir.
La fillette fit semblant de réfléchir à la question avant de secouer la tête. Il fronça les sourcils, murmurant à lui-même :
-C'est pourtant étrange, j'étais sûr qu'il m'attendait dans ma chambre.
Sheryl se racla la gorge, attirant l'attention de sa famille sur lui, regardant le Comte avec curiosité.
-Comte, ma fille adorée m'a dit que vous aviez confié les livres de Tyki à Lullubel, puis-je savoir pourquoi vous ne les avez pas fait livrer dans ma chambre ?
Le Comte ne put répondre, étant devancé par sa sœur stoïque :
-Ces livres ont été souillés par le poison qu'est l'huile des Akuma, Maître me les a donc confié le temps qu'ils se purgent de ce poison, Déclara-t-elle calmement.
Le patriarche hocha la tête :
-L'exorcisme qu'à effectué Allen Walker sur notre frère à peut-être échoué, mais il l'a laissé dans un état d'épuisement sévère, si la façon dont il reste constamment en forme blanche est un indice, Dit-il, son ton sérieux contrastant fortement avec son énorme sourire.
Un silence pensant s'installa au rappel de ce détail.
Une vingtaine de minutes plus tard :
-Attendez !
Les jumeaux se retournèrent, regardant avec surprise leur sœur plus âgée courir vers eux puis s'arrêter pile en face. Elle les fixa droit dans les yeux, une expression sérieuse assez rare sur son jeune visage.
-J'ai un service à vous demander, les jumeaux, Dit-elle.
Debitto la dévisagea avec méfiance. Ce n'était jamais bon quand la petite Noah les abordait.
-Quel genre de service, exactement ? Demanda-t-il, la prudence lacérant son ton.
Elle leur adressa un sourire dont elle avait le secret, la sueur commençant à se former sur le visage des frères.
-Si vous acceptez sans me poser de questions, je vous assure que vous ne le regretterez pas, Dit-elle, avec certitude.
Debitto leva un doigt en l'air.
-Tu nous permets une seconde ?
Sans se dépêtre de son sourire, elle hocha la tête. Le brun embarqua immédiatement son cadet hors de sa portée auditive, voulant se concerter.
Elle dut retenir un rire quand ils se mirent à chuchoter, leur voix atteignant largement le volume d'une personne criant, lui permettant ainsi de tout entendre. Quand ils eurent finit et revinrent vers elle, elle essuya toute trace d'amusement de son visage.
Debitto se redressa de toute sa hauteur, une expression sérieuse qui ne lui convenait pas du tout peint sur son visage.
-Nous acceptons. Que devons-nous faire ?
Une lueur malicieuse brilla dans ses orbes dorés.
-Vous allez...
DGM
En rentrant dans sa chambre, Sheryl fut surpris de retrouver son frère assis à son bureau, lisant un document négligemment tenu dans sa main, son menton appuyé contre la paume de sa main.
Lançant un regard à la dérobée sur son lit, il remarqua l'autre occupant qui semblait de nouveau être dans les bras de Morphée, un chariot rempli de nourriture quasi intacte près de lui. Il reporta son attention sur son frère.
-Veux-tu bien avoir l'obligeance de poser ce document, Demanda-t-il calmement, en refermant la porte.
Tyki se recula dans la chaise, sa tête se penchant dans sa direction, une expression apathique sur son beau visage. Il ignora sa remarque sur son arrivée, visiblement trop tôt à son goût, et s'approcha à grands pas de son bureau. Il lui reprit des mains le document pour le remettre ensuite à sa place d'origine.
-Si tu t'ennuies, trouves-toi une occupation qui ne concerne pas mes documents, Déclara-t-il calme.
Tyki soupira, rejetant sa tête en arrière pour fixer le plafond d'un air vide.
-Mes livres ne sont plus dans ma chambre et je n'ai personne avec qui jouer au poker (Il baissa les yeux sur Sheryl) Que suis-je donc censé faire pour passer le temps ?
L'homme croisa les bras contre son torse, proposant calmement :
-Je ne sais pas moi : tu n'as qu'à sortir quelques heures pour prendre l'air.
Tyki lâcha un rire sans humour.
-Et te laisser avec le Shônen, seul ? Hors de question.
Le quatrième apôtre fronça les sourcils, ses bras se décroisant légèrement, se redressant plus droit.
-Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ?
Abaissant la tête, il regarda son aîné avec un sérieux déconcertant.
-Cela veut dire que tu es incapable de t'occuper de lui.
Son affirmation ne plut visiblement pas à Sheryl, si son regard indigné était une indication.
-Tu me l'as pourtant bien laissé plus tôt, non ?
-Certes, (Il parla un peu plus rapidement quand il le vit sur le point de parler ) Mais si tu n'avais pas remarqué, il dormait encore et je n'étais parti que pour quelques minutes.
Les deux se lancèrent dans une bataille de regard, le silence devenant lentement pesant.
Toc, toc, toc
Ils ignorèrent la personne derrière la porte, chacun refusant de détourner le regard et ainsi perdre leur duel. Quelques secondes s'écoulèrent avant que le visiteur ne toque de nouveau, plus fort que la précédente.
-Entrez.
La voix sec du Noah coupa dans l'air ambiant. Un Akuma pénétra dans sa chambre, se prosternant devant la paire.
-Earl-Sama m'a donné l'ordre de vous conduire, tous les deux, à lui immédiatement.
L'Akuma jusqu'alors ignoré eut toute l'attention des frères. Sheryl fronça les sourcils.
-Pourquoi le Comte désire t-il nous voir ? Demanda-t-il, aucune raison ne lui venant immédiatement à l'esprit.
Pour seule réponse, il répéta mot pour mot ce qu'il venait de dire, d'une voix mécanique et dépourvue d'émotion.
Sheryl tourna la tête vers son frère, une question muette dans ses yeux, Après un rapide coup d'œil à la forme inconsciente sur le lit, Tyki se leva en soupirant.
-Il ne se réveillera sûrement pas tout de suite, je ne vois donc aucun inconvénient à aller voir ce que peut bien nous vouloir, le prince, Dit-il, en haussant les épaules.
L'homme à la tête du Portugal hocha la tête, se tournant de nouveau vers la machine.
-On te suit.
DGM
-Pourquoi nous a t-il convoqués en urgence si c'est pour nous faire poireauter ! Lâcha Tyki irrité.
-Peut-être a-t-il eu une urgence de dernière minute ? Suggéra Sheryl, calme.
Au regard noir que lui jeta son cadet, il retint un soupir.
-Je ne te savais pas impatient, Lui fit-il remarquer.
Tyki ouvrit la bouche pour parler, puis se ravisa. Il sortit une cigarette et l'alluma aussitôt. Il sentit peser le regard réprobateur de son frère sur sa personne. Il l'ignora au profit du bénéfice de la nicotine sur son système nerveux. Sa clope était à moitié consumée lorsque la porte s'ouvrit enfin.
Le regard des deux Portugais se posa immédiatement sur celle-ci, s'attendant à ce que le patriarche la traverse. Ce n'était pas le cas.
Sheryl arqua un sourcil. Il s'avança et s'arrêta au seuil. Il balaya du regard le couloir, troublé par le manque d'activité, puis mis cela sur le compte d'un vulgaire courant d'air.
-Alors ?
Il tourna sa tête vers son frère, celui-ci commençant visiblement à perdre patiente, la secouant négativement.
-Aucune trace du Comte. (Il enleva son monocle, le tenant dans sa main ) Peut-être devrions-nous partir à sa recher-
Le rétrécissement soudain des pupilles de Tyki, et ses poings serrés à ses côtés, l'arrêta dans sa suggestion. Il inclina sa tête, le regardant avec exaspération.
-Qu'est-ce qu'il y a maintenant ? Tu veux peut-être que nous perdions notre temps à l'attendre ic-
Tyki le coupa :
-Sheryl, regarde vers le sol, Dit-il, sa voix sortant presque dans un grognement.
Les sourcils froncés, il pivota de nouveau sa tête puis baissa les yeux au sol. Ses propres yeux se rétrécirent, la colère s'élevant lentement en lui.
-Est-ce que je rêve où le maudit volatile qui a conduit à me brûler se trouve juste devant moi, Siffla-t-il doucement.
-Si c'était le cas, nous serions deux à rêver, Fit Tyki, sa propre colère palpable dans son ton.
Il s'était avancé en même temps qu'il parlait, se trouvant désormais au côté de son frère aîné. Ce dernier n'avait toujours pas détaché son regard de la poule, celle-ci le fixait la tête penchée dans la confusion.
-Je ne sais pas pour toi, mais je serais enchanté s'il était servi au dîner de ce soir, Déclara-t-il tranquillement, un sourire sombre naquît au coin de ses lèvres.
Tyki renifla, une lueur peu sympathique dans ses orbes chocolat.
-J'en serais également ravi.
Sheryl s'accroupit. Il étendit sa main devant lui, un faux sourire prenant place sur ses lèvres.
-Approche donc, je ne te veux aucun mal, Dit-il amical, une pointe de venin laçant cependant son ton.
La poule observa curieusement le Noah du Désir. Il regarda la paume ouverte, puis son visage souriant. Il fit un geste pour s'avancer, regardant le sourire de l'humain s'agrandir. Dès cet instant, son instinct de survie se réveilla. Face au malaise que lui donnait désormais l'expression aimable du Noah, il recula. A ce geste, les yeux du Noah se rétrécirent, son bras se contractant convulsivement.
-Allez, approche, Dit-il, la mâchoire serrée.
Le poulet s'éloigna encore, ses yeux montrant la peur qu'il ressentait. D'un bond, il se jeta sur lui. Le volatile se mit à piailler frénétiquement. Son instinct de sortie, il fit un bond sur le côté et prit ses pattes à son cou.
-Foutu volatil, reviens ici ! Cria Sheryl, furieux.
D'un bon, il fut de nouveau sur ses pieds. Il s'apprêtait à le poursuivre quand une main se posa sur son épaule, l'arrêtant efficacement dans son élan.
-Pourquoi ne donnes-tu pas simplement l'ordre à des Akuma de l'attraper ? Demanda Tyki blasé.
Sheryl le dévisagea furieux.
-Pourquoi devrais-je leur faire confiance sur ce point, quand, jusqu'à présent, ils ont toujours échoué ? Demanda-t-il, lui-même.
Tyki haussa les épaules. Il retira sa main et, sous le regard constant de son frère, il repartit à la place qu'il occupait quelques secondes plus tôt.
D'un geste de la main désinvolte, il lui souhaita bonne chance. Sheryl hocha sèchement la tête avant de se mettre à la poursuite de la poule, déterminer à le trouver au menu de ce soir.
Au départ du ministre, Tyki referma la porte, puis s'assit à même le sol et sortit une autre cigarette.
J'espère que le Comte ne tardera pas trop à revenir, Se dit-il ennuyé.
Quelque part dans le manoir :
Grignotant tranquillement un cookie, assise sur Lero, Road observait les Akuma affairés aux fourneaux.
-Je devrais peut-être aller tenir compagnie à Allen, tu ne crois pas ? Dit-elle soudainement, l'air pensif.
Le golem du Comte tordit sa tête de citrouille pour avoir une vue de la petite Noah.
-Certainement pas, Lero ! Vous devez même cesser d'aller le voir, Lero ! Cria-t-il à elle, indigné.
Elle baissa les yeux sur lui, son regard ennuyé plongeant dans ses orbites vides.
-Dis-moi, Lero : As-tu le droit de me donner des ordres ? (Elle posa une main sur son manche, serrant lentement son emprise ) Ou même ton avis sur la question ?
Des gouttes de sueur se mirent à perler sur sa tête de citrouille. Il la secoua frénétiquement, se lançant dans une tirade d'excuse.
Road l'écouta quelques secondes pleurnicher, puis se désintéressa totalement de lui. Elle retira sa main, l'utilisant plutôt comme support. Lero se tut finalement, et la regarda avec confusion. Pourquoi ne lui avait-elle pas ordonné de « fermer son clapet » en le menaçant de le faire pour lui ?
La petite Noah fixait les Akuma. Mais si vous regardiez de plus près, vous pouviez voir ses yeux brumeux, indication qu'elle était plongée dans ses pensées.
Reposant ses mains sur ces genoux, elle tourna la tête pour regarder l'horloge qui se trouvait derrière elle. L'heure qu'elle pointait la fit sourire. Elle baissa les yeux sur lui, lui permettant de voir une lueur malicieuse les habiter.
-Il est temps que nous nous mettions en route ~
Lero frémit. Il hocha cependant la tête.
DGM
Jetant un regard tout autour de lui, Sheryl s'avança prudemment. Il se trouvait désormais dans le salon, ayant vu la poule y entrer par la porte, bizarrement, laissée ouverte.
Le silence qui régnait dans la grande pièce lui paraissait vraiment étrange. Il avait passé la demi-heure à poursuivre cette foutue poule, qui n'avait eu de cesse de s'égosiller. Autant dire qu'après avoir passé autant de temps à la courser, il était hors de question pour lui d'abandonner. Sa fierté de Noah ne le lui permettait pas.
Ce n'est certainement pas un stupide volatile qui aura raison de moi ! S'insurgea-t-il.
Un bruissement soudain attira son attention. Il se figea, à l'écoute du moindre bruit. Une longue minute s'écoula sans que rien ne se passe. Puis un autre bruissement lui parvint.
Ne bougeant toujours pas, il examina plus attentivement son entourage : le foyer de la cheminée, sans flamme, le fauteuil aussi confortable que jamais, la chaise laissée à côté de celui-ci, le canapé où se trouvaient encore la couverture et les o-
Son regard resta poser sur la couverture où il pouvait voir une masse, qui ne devrait pas exister. Un sourire mauvais fit lentement son chemin sur son visage. Il se remit en mouvement, silencieusement et lentement, faisant son chemin vers elle.
Quand il se trouva à quelques centimètres, il bondit sur elle. Malgré les cris odieusement fort et les gesticulations désespérées qui sortaient d'en dessous, il couvrit efficacement toute échappatoire. Puis ce fut avec une rapidité déconcertante qu'il piégea l'animal en faisant un mini-sac avec la couverture.
-Je te tiens enfin, saloperie de volaille ! S'écria-t-il, réjouie.
Il observa quelques secondes la tentative futile de son prisonnier pour se libérer, avant de se mettre en route pour une destination bien précise : la cuisine.
Dans la salle du Comte :
Faisant tomber les cendres de ce qui restait de sa clope dans sa paume, Tyki jeta un regard à la porte quand celle-ci s'ouvrit de nouveau. À son agacement ce ne fut pas le Comte qui entra, mais sa nièce bien-aimée.
Elle s'avança, le contournant pour s'arrêter devant la chaise à bascule. Tyki, l'ayant regardée en silence, demanda :
-Que fais-tu ici ?
Au lieu de lui répondre, elle lui posa sa propre question :
-Pourquoi papa n'est-il pas ici, avec toi ?
Plus alerte à cause de l'accusation qu'il entendait dans son ton, il se leva. Ses sourcils froncés.
-Que fais-tu ici, Road ? Répéta-t-il, sa demande sonnant plus comme un ordre, qu'autre chose.
La fillette croisa les bras contre sa poitrine peu développée.
-Réponds d'abord à ma question !
Ils se regardèrent en chien de faïence. Le premier à abandonner fut Tyki. Il soupira et passa une main dans ses cheveux.
-Il est parti à la poursuite de la poule des jumeaux, Dit-il blasé.
-Depuis combien de temps, est-il parti ? Demanda-t-elle curieuse.
Tyki pêcha son paquet de cigarettes de sa poche, puis se mit à compter combien il lui en restait. Quand il eut fait ces comptes, il lui donna un nombre approximatif. Road claqua sa langue d'agacement. L'animal sans cervelle des jumeaux était en train de retarder son plan génial.
-Tant pis ! Il n'échappera pas à ce que j'ai prévu pour vous deux, Dit-elle, maniaque.
Tyki se raidit à ces mots. Il ne put cependant faire le moindre geste qu'il se sentit être poussé par derrière, tombant sur la petite Noah. D'un geste trop rapide pour qu'il puisse suivre, elle utilisa ses pouvoirs sur lui.
Sa seule pensée, avant qu'il ne sombre dans l'inconscience, fut :
Sheryl, tu es complètement idiot !
Road regarda avec satisfaction son oncle s'écrouler au sol, inconscient. Son contentement fut cependant de courte durée.
-Earl-Sama vous donnera la fessée quand il saura cela, Lero ! Prévint le golem, scandalisé.
Elle arqua un sourcil à lui.
-Dois-je te rappeler que tu viens de participer, à l'instant, Lui rappela-t-elle, sournoise.
Il resta figé dans les airs quelques secondes avant de se mettre à pleurer des rivières de larmes.
-Vous m'avez menacé pour que je le fasse, Lero !
-Tais-toi et viens m'aider ! Claqua-t-elle irritée.
Le parapluie obéit aussitôt, volant plus bas afin de permettre à la petite Noah de déposer l'homme sur son manche. Quand cela fut fait, il retrouva une altitude plus haute.
Road attrapa dans une prise serrée le bras pendant de son oncle, le maintenant ainsi sur Lero.
-Allez viens. Nous devons encore retrouver papa, Lui ordonna-t-elle.
Elle l'entraîna hors de la salle. Ils disparurent à l'angle d'un couloir à l'instant même où le Comte sortait d'un autre.
Le faiseur d'Akuma pénétra dans sa salle. En partant s'installer dans sa précieuse chaise à bascule, il vit des cendres éparpillées au sol, un paquet de cigarettes traînant pas loin, et une petite flaque d'eau.
DGM
L'albinos jeta un coup d'œil nerveux à la porte, dans l'espoir maintenant vacillant que le Noah du Plaisir la traverse. Continuant de mordre sans pitié sa lèvre inférieure, saignant depuis quelques minutes maintenant, il serra les poings dans les draps.
Il se retrouvait seul dans la chambre du frère de celui-ci, depuis plus d'une heure maintenant. Son imagination commençait à lui jouer des tours, le laissant de plus en plus inquiet. Peut-être que l'homme avait été appelé par le Comte. Que ce dernier avait changé d'avis sur sa présence et qu'il voulait le tuer.
Il secoua rapidement la tête, se fichant des ondes de douleurs que cela envoyait dans tout son corps. Sa prise sur les draps se resserra, faisant blanchir ses phalanges.
Non ! Il ne devait pas penser au pire ! Tyki lui avait promis qu'aucun mal ne lui serait fait.
Comme c'est pitoyable...me raccrocher comme ça a la parole de l'ennemie, Pensa-t-il affliger.
Fermant les yeux, il prit une profonde inspiration, essayant de faire le vide dans son esprit. Penser au pire ne lui servait à rien, si ce n'est s'angoisser plus.
Après plusieurs minutes de cet exercice, une seule inquiétude persista : celle que Tyki le décharge à un autre membre de sa famille.
Une voix traître murmura dans son esprit que c'était déjà le cas, qu'il allait être « donné » à chacun d'entre eux, le Comte à part. Il mordit avec plus d'ardeur sa lèvre inférieure, la douleur l'aidant à peine à enterrer cette petite voix. Plus de sang tacha les draps sur ces genoux.
DGM
Le Comte jeta un coup d'œil à sa montre, fronçant les sourcils à l'heure indiquée. Il balaya la table du regard : les jumeaux murmuraient entre eux, alors que Lullubel regardait presque ennuyée sa manucure parfaite.
-Mais que font-ils ? Leur retard n'est pas quelque chose d'habituel, Se dit-il, soucieux.
Il sentit le regard de sa sœur sur sa personne.
-Désirez-vous que j'aille les chercher ? Demanda Lullubel, impassible.
-Non ( Il agita sa main en l'air ) Nous allons les attendre quelques minutes de plus.
Elle acquiesça, inclinant légèrement la tête dans sa direction.
-Comme vous voudrez, maître.
L'attention de tous se posa sur la porte lorsque celle-ci s'ouvrit, la petite Noah entrant.
-Te voilà ! Que faisais-tu donc, et où est ton père ? Demanda-t-il.
La petite fille s'assit. Elle le regarda, un air respectueux sur son jeune visage.
-Il devrait bientôt arriver, Dit-elle solennelle.
Il n'eut pas le temps de lui demander de plus amples détails que la porte s'ouvrit de nouveau. Tous, excepté Road, dévisagèrent les Akuma portant deux figures inertes recouvertes de draps blancs.
Les machines posèrent leurs fardeaux sur les chaises du quatrième et troisième apôtres. Ils attrapèrent chacun un bout du tissu blanc et attendirent le signal de leur maîtresse.
La jeune fille les regarda à tour de rôle. Elle s'éclaircit la gorge :
-Mes très chers frères, ma très chère sœur, je vous appelle ce soir, à rendre hommage une dernière fois à la fierté de mon père et de mon oncle. Car aujourd'hui, ils l'ont clairement perdu, Prononça-t-elle, d'une manière cérémonieuse.
-Mais qu'est-ce que tout cela veut dire, Road ? Exigea le Comte, perdu.
Voyant l'incompréhension flottant sur le visage des autres membres de sa famille, elle claqua des doigts. D'un geste rapide, les Akuma ôtèrent les draps, révélant ainsi aux yeux de toutes les personnes qui s'y trouvait.
Le Comte regarda les yeux écarquillés Tyki et Sheryl, entendant à peine le bruit d'étouffement que fit sa sœur stoïque. La paire de frères était pour le moins habillé de manière différente.
Porteur d'une perruque rousse et bouclé comme un mouton, le plus jeune était affublé d'une robe, d'un rose hideux, à multitudes froufrous. Il avait été soigneusement maquillé.
L'aîné n'avait eu guère plus de chance : ses cheveux avaient été colorés dans un blond lumineux et attachés en deux queues-de-cochon de chaque côté de sa tête. Il était accoutré d'une robe, exposant le haut de son torse, d'un jaune très criard. Son maquillage n'était pas aussi soigneux que son cadet, ayant pour base celui d'un clown.
Un long silence s'ensuivit. Silence que les jumeaux mirent fin en éclatant de rire. Les autres les rejoignant rapidement, Adam rigola de bon cœur. Lullubel fut la suivante. Elle posa une main contre sa bouche, étouffant ainsi efficacement le rire qui lui échappa. Mais, caché derrière ses lunettes teintées, ses yeux brillaient d'un divertissement total.
Le bruit soudain qu'ils faisaient tous eut pour effet de réveiller de nos chers frères.
Sheryl cligna plusieurs fois des yeux, essayant de se débarrasser de toute trace de sommeil. Tyki secoua la tête, confus. Pourquoi était-il dans la salle à manger quand il était certain d'être dans la salle du Comte ? Et pourquoi tout le monde riait-il aux éclats ?
-Mais qu'est-ce qui se passe ici, que pouvez-bien trouver de si drôle ? Interrogea le ministre, troublé.
Tyki pivota sa tête et se figea aussitôt. Il pâlit de quelques nuances à la vue que lui offrait son aîné, les mots de la petite Noahs lui revenant à l'esprit. Devait-il donc en conclure qu'elle avait fait de même pour lui, si ce n'est pire.
Avant qu'il ne puisse vérifier, un crie choqué, venant de son voisin, lui donna la réponse.
-T...Tyki...tu portes...UNE ROBE ! S'écria Sheryl, ses yeux exorbités n'arrêtant pas de prendre dans son apparence.
Les jumeaux redoublèrent de rire, le cadet tombant même de sa chaise tant il riait. Tyki les ignora. Baissant les yeux sur lui-même, il resta interdit un instant.
Un deuxième cri, accompagné d'un bruit fracassant, lui fit relever les yeux. Visiblement son frère s'était rendu compte de sa propre condition et avait fait un bond dans sa chaise, provoquant sa chute.
Il déglutit à la vue des talons à aiguilles, d'une bonne dizaine de centimètres, vert citron, chaussant ses pieds. Il s'empressa de regarder si lui aussi était affublé de chaussures féminine.
Effectivement. Remplaçant ses chaussures noires cirées étaient des ballerines, couleur cerise. Il essaya aussitôt de les enlever. À sa consternation, il n'y parvint pas : les ballerines étaient comme collées.
Road s'empressa d'aller aider son père à se remettre debout, voyant celui-ci lutter avec sa chaise. Une fois de nouveau sur ces pieds, Sheryl regarda directement dans la direction des jumeaux, toujours mort de rire. Son regard n'avait rien d'amical.
-Vous, Murmura-t-il, les poings serrer à ses côtés. C'est vous qui êtes à l'origine de tout ça, je le sais.
-Papa-
Sheryl ne l'entendit pas. Il sauta sur la table, pour le moment vide, et se jeta sur le brun. Les yeux écarquillés, et le souffle court d'avoir tant ri, Debitto ne put faire aucun geste pour l'éviter : ils tombèrent tous les deux.
Les rires se turent brusquement, remplacer par les cris de Sheryl, et ceux effrayés de sa victime.
Ce ne fut que lorsque l'homme commença à étrangler le plus jeune, que les autres se réveillèrent de leurs torpeurs: la paire nièce/oncle courut de l'autre côté de la table. Road attrapa le bras droit de son père, essayant de le tirer en arrière, tandis que Tyki tirait sur le gauche.
-Papa, arrête !
-Putain, Sheryl, lâche-le !
Le père de famille ne reconnut même pas leur présence, se mettant à hurler des insultes au visage livide du dixième enfant.
-Dégage de lui, sale ministre pervers ! S'égosilla Jasdero, énervé qu'il s'en prenne à son frère.
Il leva son poing et l'abattit dans la direction du ministre. Le cri soudain du Comte le déconcentra, son poing se connectant à la jambe du Noah incarnant le Plaisir. Tyki serra les dents et s'effondra sur son derrière. Il attrapa sa jambe douloureuse, une grimace gâchant ses traits parfaits.
-Sheryl ! Lâche immédiatement ton frère ! Ordonna leur patriarche, grave.
Le concerner laissa partir son prisonnier, sa respiration se faisant entendre, qui ne se fit pas prier pour ramper vers son jumeau.
-Je veux que tout le monde reprenne sa place, et ce, en silence.
Obéissant à leur patriarche, chacun vint se rasseoir. Road lança un regard inquiet à son oncle quand celui-ci boita légèrement.
« Tu vas bien ? » Demanda-t-elle doucement.
Tyki soupira en entendant sa voix dans sa tête, il fit cependant un signe pour dire, oui. Massant d'une main sa jambe palpitante, il reporta toute son attention sur le Faiseur d'Akuma. Malgré son costume qui les empêchait de voir ses traits, tous savaient qu'il était fâché et déçu du comportement de quatrième apôtre.
Adam regarda à tour de rôle les membres de sa famille, ses sourcils froncés derrière son costume. Il se racla la gorge.
-Je n'apprécie guère, Sheryl, que tu étrangles l'un de tes frères à cause d'une simple blague, un frère qui plus es innocent, Commença-t-il d'une voix grave.
Sheryl ouvrit la bouche, voulant protester, mais la referma judicieusement sous le regard d'avertissement que lui donnait l'homme.
-Maître, comment pouvez-vous être si sûr que les jumeaux n'ont rien n'avoir dans toute cette histoire ? L'interrogea Lullubel, troublée.
Adam posa son regard sur elle.
-Je l'es aient aidés à chercher leur poule après qu'ils sont venus me le demander, Expliqua-t-il tranquillement.
-Si ce ne sont pas eux, qui est-ce alors ? Demanda Sheryl, une trace de colère entendant dans son ton.
-C'est moi.
Tous dévisagèrent la deuxième plus âgée. Celle-ci avait les yeux baissés sur ces genoux, un air coupable peignant ses traits.
-M-mais...pourquoi enfin ? Balbutia Sheryl, l'incompréhension brillant dans ses orbes maintenant mordorées.
Refusant de lever les yeux, elle répondit d'une voix douce :
-Je voulais me venger de vous deux.
Alors que les autres essayaient de comprendre ses mots, Tyki se pinça la lèvre supérieure.
-J'ai usé du daughter complex de Sheryl pour t'envoyer à l'école, deux jours plus tôt, et pour qu'il gâche ta sortie, hier. Est-ce pour ça que tu voulais te venger ? Fit-il, calme.
La fillette hocha la tête, lentement. Elle se mit à le fixer avec contrarié.
-J'étais très agacée de ça. (Puis elle posa son regard sur son père, abasourdit,) Mais j'ai aussi très mal pris de m'être faite sermonner, pendant une heure, comme une petite enfant par toi.
-Ma chérie...
Adam ferma les yeux, fredonnant tranquillement à lui-même.
-Je comprends mieux maintenant, Dit-il serein. Écoute-moi, Sheryl : Road à beau être ta fille, elle n'en reste pas moins une adulte. Tu lui dois le respect, mais aussi la liberté, qui lui est due, me comprends-tu ?
Le Portugais acquiesça lentement, semblant honteux.
-J'oublie parfois que tu es plus âgée que ton apparence physique. Je m'en excuse.
Devant la sincérité qu'elle voyait dans ses yeux, elle lui sourit.
-C'est vrai que je suis une adulte, mais ça ne me dérange pas d'être traitée comme une enfant, ( Elle prit un air sérieux ) du moins, ça ne me dérange pas tant que tu ne m'empêche pas de sortir.
La figure de l'homme qui était son père sembla s'illuminer à la dernière partie. Il hocha vigoureusement la tête.
-Le pervers est un idiot complet, Renifla Debitto, visiblement remis de son étranglement récent.
-Debitto ! Fut l'avertissement du Comte.
Le brun se rembrunit dans sa chaise, les bras croisés contre son torse.
-On peut vraiment rien dire, Grommela-t-il sous son souffle.
À ses côtés, son jumeau ria bêtement. Lui aussi avait rapidement oublié la « tentative » de meurtre sur son jumeau, plus tôt.
-Debitto (Le brun regarda le Ministre ) Je m'excuse pour mon comportement impulsif, Dit-il sincère.
Le brun ricana, un grand sourire arrogant étirant ses lèvres.
DGM
S'arrêtant devant les quartiers de son frère, Tyki reprit quelques secondes son souffle. Il s'était précipité après avoir réaliser que le maudit était seul depuis des heures, et qu'il avait dû se réveiller à un moment.
Il aurait tant voulu enlever l'accoutrement ridicule qu'il portait. Mais, pour le moment, c'était impossible. Road l'avait enduit d'une colle spéciale, de la fabrication des jumeaux. Ces derniers les avaient cependant assurés qu'elle deviendrait inefficace d'ici demain matin.
Passant une main dans ses cheveux, il laissa échapper un soupir quand elle entra avec la perruque.
Au moins, elle ne m'a pas teint les cheveux comme Sheryl. L'imbécile va devoir rester blond quelques jours, Se dit-il comme consolation.
Le début d'un sourire se forma sur ces lèvres, l'image de son frère désormais blond lui venant à l'esprit. Secouant sa tête dans l'amusement, il tendit la main pour attraper la poignée.
Bon, il est temps d'affronter la réaction du Shônen.
Pénétrant dans la chambre, il lança un « Je suis de retour » avec nonchalance.
Un sursaut douloureux prit le maudit, sa tête claquant dans la direction de la voix. Malgré l'angoisse qui enserrait son cœur, il ne put s'empêcher de se retrouver heureux de voir le Noah du Plaisir.
Le troisième enfant le regarda avec des yeux élargis, prenant la vue des gouttelettes de sang recouvrant ses lèvres et son menton. Ses yeux chocolat s'abaissant lentement sur le drap, recouvrant ses genoux, fixant un instant vide les tâches de sang séché, et celles encore fraîches.
Son corps se tendit, ses doigts agrippant fermement le tissu lorsque l'homme se mit en marche. Il l'observa attentivement marcher jusqu'à la salle de bain, disparaissant dans celle-ci. Il cligna presque des paupières quand il revint, une trousse de premier secours dans une main, et un gant humide dans l'autre.
Sans dire un mot, l'homme s'approcha et s'assit à ses côtés. Avec une douceur déconcertante, il s'occupa de détacher le sang séché de son visage, puis de désinfecter sa lèvre légèrement gonflée.
-Tu devrais éviter de t'infliger d'autre blessures, aussi petites soient-elles, cela ne ferait que retarder ton départ, Dit soudainement Tyki, sa voix remplie d'ennui.
Cette phrase tout à fait anodine eut l'effet d'une vague apaisante sur le jeune garçon, ses muscles se détendant immédiatement. Il baissa les yeux sur ces genoux, cachant ainsi le soulagement qui brillait en eux.
Le Comte n'a donc pas changé d'avis, à mon sujet...
Puis, brusquement, il se figea. Son regard se posant de nouveau sur le Portugais. Il cligna plusieurs fois des yeux, se les frottant quand la vision qu'il voyait ne s'effaçait aucunement. Sa mâchoire se décrocha finalement, ses yeux ne se détachant pas de la forme du Noah.
-Tu...tu...es...
Arquant un sourcil élégant, Tyki finit sa phrase pour lui.
-habillé comme une femme ?
Allen hocha la tête stupidement, son esprit essayant encore d'enregistrer ce que ses yeux lui montraient.
-Tu ne vas pas me dire que tu viens seulement de le remarquer à l'instant ?
Allen ne l'avait pas fait. Il s'était tellement concentré sur la possibilité que le Comte ait révisé sa décision, qu'il n'avait pas fait attention à l'apparence, pourtant voyante, de l'homme.
Quand le choc initiale passa, il éclata de rire, des larmes, autant de douleur que d'amusement, perlant au coin de ses yeux. Aussi brusquement que son rire avait commencé, il prit fin.
Ses mains agrippant fermement son milieu, il mordit violemment l'intérieur de sa joue pour retenir un crie de regretta presque d'avoir ri tant la douleur était considérable.
Il ne tressaillit même pas lorsqu'il sentit une main frotter son dos de manière rassurante. Prenant une profonde inspiration, il essaya de focaliser toute son attention sur le timbre de voix de Tyki.
Après quelques secondes, la douleur recula redressant légèrement, il déroula ses bras de son torse.
-Ça va mieux ? Demanda Tyki, calme.
Regardant sur le côté, le maudit acquiesça doucement.
-Je voulais te dire merci pour tout à l'heure, tu sais...ma lèvre, Dit-il, d'un air gêné.
Tyki le fixa avec étonnement. L'authenticité qu'il entendait n'était rien de surprenant pour lui, mais la voix en soi l'était : elle semblait presque rauque, comme s'il avait crié fort.
Son regard reprit la vue du drap souillé. Il grimaça intérieurement.
Si Sheryl voit ça, il risque de ne pas trop apprécier.
DGM
-Peux-tu m'expliquer pourquoi mes draps sont-ils par terre, et mon lit dépourvu d'eux ? Demanda Sheryl, confus.
Occupant ce dernier, un livre en main, Tyki répondit avec nonchalance :
-Ils étaient sales, je les ai donc enlevés.
-Je le vois bien ça. Ce que je veux savoir, c'est pourquoi tu n'as pas appelé un Aku-pourquoi tu n'es pas allé en chercher de nouveau ! Claqua-t-il agacé.
Jetant un rapide coup d'œil au maudit, occupant la place à côté de lui, il se félicita mentalement de lui avoir donné un livre à lire. Celui-ci était si assommant qu'il avait laissé Allen dans un état quasi comateux.
-J'attends une réponse, Tyki !
Je devrais penser à dire merci à Road pour ça, Se dit-il sarcastique.
-Tyki !
Posant l'ouvrage sur ces genoux, il lui lança un regard noir.
-Je ne pouvais pas partir, (Son regard se posa quelques instants sur son voisin) Et j'apprécierais que tu arrêtes de me crier dessus, Dit-il, lui-même agacé.
Sheryl inspira longuement par le nez, puis expira par la bouche. De nouveau calme, il déclara d'une voix posé :
-Je vais en chercher de nouveaux, j'en profiterais pour vous faire apporter quelque chose à manger, ça te va ?
Vingt minutes plus tard :
-Pas comme ça, voyons !
Tyki se retint d'étrangler son frère, le foudroyant du regard à la place.
-Et comment veux-tu qu'il soit fait autrement ? Lui dit-il, l'agacement audible dans son ton.
Sheryl secoua la tête, le regardant comme s'il était un enfant en bas âge qui ne comprenait rien de ce qu'on lui expliquait.
-Je te l'ai déjà dis : tu dois...
Allen observa, de sa place sur la chaise, les deux frères commencer un argument sur la façon de faire le lit. Sheryl montrait un côté très, trop, méticuleux qui mettait Tyki sur les nerfs.
On dirait deux enfants se battant pour des broutilles, Se dit-il pensif.
Ses lèvres se soulevèrent de quelques centimètres tandis que ses orbes argentés reflétait une part de ce qu'il ressentait à ce moment en regardant les frères Portugais.
-Putain, Sheryl, je te jure que je vais te tuer si tu continues de m'emmerder à propos de ce petit pli de rien du tout ! S'exclama Tyki excédé.
Indigné, le Noah incarnant le Désir, tira d'un coup la couverture de son côté, faisant ainsi perdre l'équilibre à son frère qui se retrouva étendu sur le lit. L'air satisfait qu'il afficha rendit fou son cadet, celui-ci commençant à l'insulter violemment.
Assistant silencieusement à ce spectacle de fraternité, Allen soupira. Ils ne dormiront pas de sitôt.
Qu'en avez-vous pensez ?
S'il y a quelque chose que n'avez pas compris, un petit détail par exemple, n'hésitez pas à me le demander, je me ferais une joie de vous l'expliquer. Aussi, n'hésitez pas à me donner votre avis : il m'apporte parfois des idées bien meilleure pour cette fics.
Réponse commentaire :
Kim Yoonmin : Merci, cela me fais plaisir de savoir que tu me lis depuis longtemps, et aime toujours autant. Je me remets justement à réécrire les chapitres de « Un destin différent », tu pourra donc savoir la suite ^^
Elogane : C'est vrai que ce n'est pas très compréhensible sa décision, cependant il y a bien une raison qui l'as pousser à la prendre – mais secret pour le moment ~ - C'est ça, les autres ne sont pas encore réveiller.
Ne t'inquiète pas : le « fluffy » commence déjà à refaire son apparition, même si en très petite quantité pour le moment ^^.
Marmag 1 : Merci pour ton encouragement et ton dévouement à lire ma fic ^^
« BIEN ECRIT MA FILLEULE (C'est un encouragement original que mon parrain m'as laisser sur ce chapitre ^^ )
même si tu es un peux feignasse »
