Chapitre 7: Luffy ?
Aussitôt ses comparasses s'élancèrent dans notre direction, en criant pour se donner du courage. Recommandant à nos guides de rester en retrait, nous nous lancions à notre tour dans l'escarmouche, où nous affrontions trois adversaires en même temps. Francky et Sanji expliquèrent à leur façon comment il fallait aborder les jeunes filles. Quand à Robin et à moi nous leur montrions que nous ne sommes pas des jouvencelles sans défense.
Trois minutes plus tard nous reprenions notre route sous les yeux effarés de nos guides.
« A vous quatre vous les avez battu, demanda Tormenta, vous êtes très fort.
-Mais non, mais non on n'est pas très fort, répondit Sanji, mais si tu veux que je décroche la lune pour toi...
-Tu le feras, répliquai-je avec le tranchant de la main, mais le moment n'est pas le bon pour faire sa Sanji. Les éclaireurs risquent de donner l'alerte, il faut donc, disais-je en me retournant vers Torment, que l'on aille à ton village au plus vite.
-Sans problème, frangine, dit-il en désignant les soldats, tu peux t'occuper d'eux ?
-Mhhh, ok mais je te garantis pas le résultat, je n'ai pas la même maitrise que toi, répondit-elle. »
A cela il lui réplica quelque chose dans sa langue natale, puis s'enfonça dans la forêt. Voulant savoir se qu'il avait dit, j'interrogeais Robin du regard, pour toute réponse elle me fit les gros yeux en haussant les épaules. C'était bien la première fois qu'elle ne savait pas traduire une langue, mais avant de pouvoir lui parler, les garçons nous appelèrent à grand cris (d'amour de la part de Sanji). Après avoir priée Tormenta de nous rejoindre au plus vite, nous rattrapèrent nos gardes du corps, qui emboîtèrent le pas à Torment.
Suite à deux grosses heures de marche sans encombre, un souffle d'air froid passa sur notre groupe et Torment nous annonça que sa sœur arrivait. Juste après avoir dit sa, celle-ci apparut derrière un tronc d'arbre, en nage, lui soufflant qu'elle avait fait se qu'elle a pu. Il semblait la remercier, dans un souffle lui aussi, mais je ne sentis qu'un souffle d'air brulant sur ma peau. Sa jeune sœur nous annonça que nous étions à cinq minutes de leur village, se fut aussi le moment pour Usopp de nous appeler par escagotphone, pour (se rassurer) savoir si nous étions à bon port.
Tout en lui relatant les évènements qui se sont passés, nous arrivions jusqu'au seuil du village des airamos, passés l'entrée je raccrochais au nez d'Usopp, tellement la cité était belle. De-ci et de-là de petites maisons en forme de demi-sphères blanches, d'où sortaient des bambins poursuivis par leur mère ou leurs sœurs, qui nous regardaient avec curiosité. Des endroits avec des bancs où se retrouvaient les vieillards du village à l'ombre d'arbres au feuillage bleu-vert, ici une fontaine ouvragée dispensait de la fraicheur, là-bas un musée d'histoire attira le regard de Robin, le remarquant Tormenta lui proposa de le lui faire visiter le lendemain. Plus loin on vit un marché où Sanji y flânera surement en quête de provision, des boutiques diverses et variées étaient visibles ainsi qu'une taverne et une multitude de restaurants. L'air résonnait de rire, de voix vantant la qualité de leurs produits, de coup de marteau, de clapotis d'eau. Les odeurs étaient aussi saisissantes : du pain, des fleurs, des mandarines... Revenant à la réalité, j'entendis Francky demander s'ils avaient des charpentiers et Torment lui répondre qu'ils avaient un chantier en amont de la rivière, puis je m'aperçus tout à coup que le village était calme, sauf une voix qui hurlait... une voix qui m'était étrangement familière :
«Je veux sortir de là !
-La ferme, inconscient les enfants du chef sont là, lui répondit son geôlier.
-M'en fous, tu va voir quand je serai libre, je serai le r... »
Quelques instants plus tard, nous étions en compagnie du premier ministre et fils aîné de Torm : Tormen. Alors que son jeune frère essayait de le convaincre de nous donner une audience pour voir le chef, celui-ci nous regarda l'air méfiant et supérieur. Malgré les efforts de notre guide, le premier ministre refusa catégoriquement de nous céder une audience sous prétexte que le roi était en réunion très importante et qu'il ne fallait le déranger sous aucun prétexte. Préférant ne pas insister Tormenta, nous proposa de visiter la ville, en attendant la fin de la réunion. En sortant du bureau de Tormen, je vis, en contemplant le palais, une pièce remplie d'armes blanches et de fusil ainsi qu'un drapeau au fond blanc avec un insigne bleu similaire à celui de la marine. Un frisson me parcourra lorsque je vis deux bouts de cigares, puis la porte se referma à cause d'un courant d'air laissant passer la fin d'une phrase :
« ...wara ici ! »
Pour ce qui est du palais, il n'est ni majestueux, ni misérable, on voyait que les airamos étaient riches (j'aimerais bien voir leur salle au trésor *yeux qui affichent dans berries*) car tous les ornements, les peintures ou des fresques ou encore certaines statues, étaient un mélange d'ambre/or, de rubis/grenade ou d'autres mélanges qui s'étalaient sur une large palette de couleur.
Après avoir emprunté un escalier en colimaçon, nous nous retrouvions sur la place de la fontaine où Tormenta nous invita à déjeuner car elle avait entendu nos ventres crier famine. Suite la prise de commendes, Tormenta nous demanda de lui raconter notre vie sur les flots, d'un coup d'œil et d'un accord commun silencieux, nous laissâmes Robin raconter notre vie. Pendant ce temps là, j'observais l'extérieur du château ainsi que les airamos qui se trouvaient sur la place : l'extérieur du château mélangeait, comme les habits des habitants, robustesse et légèreté. Il était entouré d'une épaisse muraille et de plusieurs tours de guet, alors que les « donjons » étaient soutenus par des arcs boutants gigantesques, mais le château ne reposait pas sur une montagne ou sur une butte, il reposait tout entier sur un arbre gigantesque. Lorsque les plats furent servis, je me mis à écouter d'une oreille distraite le récit de Robin, elle lui racontait notre petite escapade à Enies Lobby. Soudain je m'aperçus que nous étions observés par une personne âgée qui ne ressemblait à personne de ce village : elle avait les cheveux roux et de grands yeux marron. Je ne vis pas totalement son visage car celui-ci était dans la pénombre et s'apercevant que je la regardais, elle parti.
Après avoir fait quelques repérages dans les magasins nous repartions à l'arbre-château où nous fûmes introduit dans un petit salon, dans lequel le roi Torm nous reçus.
Suite aux échanges de politesse entre lui et ses enfants puis avec nous, le roi nous demanda de sa voix grave :
« Pour quelles raisons avez-vous accosté sur cette île ?
- On a accosté sur ton île car notre bateau a besoin de réparations, répondis Francky.
- Oui, je sais cela Torment m'en a informé, mais vous êtes sur que ce n'est que pour cette raison ?
- Devrions-nous avoir une autre raison pour accoster sur votre île majesté ?interrogeai-je.
- Non, mais ma fille, dit-il en montrant, Tormenta m'a raconté que vous étiez en compagnie d'un monstre à nez bleu, d'un homme aux cheveux vert, d'un autre au long nez et d'un squelette.
- Certainement, se sont nos compagnons de voyage, réplica Sanji, le petit renne est notre docteur et le marimo est un sabreur de pacotille. Quand au long nez c'est notre canonnier et le squelette est c'est un escrimeur.
- GOM GOM NO ROCKET ! »
Lorsqu'on entendit ce cri nous nous précipitâmes à la fenêtre donnant sur la prison, où nous vîmes jaillir une forme humaine qui portait un bermuda bleu et une veste rouge, qui fonça dans la direction du château ou plus précisément vers la pièce où l'on était... Des cris de la part des serviteurs qui se trouvaient dans la pièce fusaient, puis on vit la forme se réajuster son chapeau qu'elle avait sur la tête.
« Et celui-là vous le connaissaient ? demanda le roi en regardant, imperturbable au vacarme.
-Luffy ? criait-on tous surpris de le voir.
-Oh, s'écria t-il, vous êtes là ? Je croyais que vous vous étiez perdus.
-Abrutit, criai-je en lui envoyant une volée de coups de pieds, c'est toi qui t'es perdu! Pas nous!
-Va von ? Ve crovai qui favai aller au sud, et ve fuis pati là où y fevai fau, dit-il pour sa défense.
- Tu ne vaux pas mieux que ton second... ironisa Sanji.
-J'en conclus que vous le connaissaient donc, dit le roi que nous avions oublié.
-Oui majesté, nous le connaissons c'est notre capitaine Luffy, répondit Robin, pouvons nous savoir les raisons pour lesquelles il à été emprisonné ?
-Certes, Tormen les chefs d'accusations s'il vous plait.
-Les voici, dit Tormen en sortant de l'ombre et en tendant les chefs d'accusations.
-*Koff koff* Merci, donc les chefs d'accusations sont : impossibilité de payer le repas qu'il a pris, «suite à cela mes hommes et moi allions faire une interpellation dans les règles, lorsque le fautif se lance sur nous en criant que nous ne l'attraperons pas, alors nous avons utilisé notre *kof kof* pour le maîtriser.
- Évidement tu disparais et où tu vas ? Dans une taverne pour te gaver...
-C'était trop bon ! Hé Sanji ils ont fait des plats supers bons !
-Ne coupe pas la parole à Nami de mon cœur, éructa Sanji, mais si tu veux j'irai voir quelles recettes ils ont.
-Il commence à se faire tard et, si votre majesté nous le permet nous allons nous retirer pour rentrer chez nous avec notre capitaine, dit Robin.
-Rentrer chez vous oui, mais avec votre capitaine non, répondis le premier ministre.
Ah non, on ne part pas sans mugirawa, s'écria Francky. Pourquoi tu ne veux pas qu'il rentre avec nous ?
-Tant qu'il n'aura pas épongé sa dette, soit en payant, soit en faisant des travaux d'intérêts généraux, il ne partira pas d'ici, rétorqua le roi.
-Quel est le prix ? Demandai-je en craignant le montant. Et quels seraient les travaux ?
-Le montant de la note est de 7000 Berries. »
Rapidement je fais le calcul, mais c'est trop juste si je paye l'addition, il ne nous restera plus que 1000 Berries et je refuse de faire les magasins avec si peu d'argent, en plus on en aurait besoin en provisions et en matériaux pour le bateau... Sauf si...
« L'addition me parais un peu trop salée, vous ne pourriez pas la réduire ? Disons de 80% ? Demandai-je en affichant un air triste, mais adorable (mon préféré).
-Même pas en rêve, le prix c'est le prix il n'y aura pas de réduction. J'ai eu vent... rétorqua le premier ministre.
-Sa suffit ! lança le roi.
-Mais sire, il a détruit trois restaurants, dont votre favoris, et...
-Cela suffit, répéta le roi, ces jeunes gens sont nos invités et leur capitaine a voulu prendre de l'avance, n'es ce pas ? dit-il en nous lançant un clin d'œil complice.
-Tout à fait, on lui avait dit de prendre de l'avance sur nous, dit Sanji en se tournant vers Francky qui revenait de réparer les dégâts de Luffy. »
Stupéfaits le roi et ses enfants observèrent le travail de Francky puis le complimentèrent. Après leur avoir dit que se n'était rien le charpentier demanda :
« Hé Torment, tu sais où est le Thousand Sunny ?
-Votre bateau ? Je l'ai vu dériver, il doit être chez les Terraimos.
-Tu veux rire ? Réplica sa sœur, j'ai vu des Feuriamos à bord avec quelques Terraimos.
-Tu es sûre de se que tu as dis ? demanda son aîné, que faisaient ils ?
-Ils parlaient de faire un pacte... ou une alliance, contre l'eau.
-C'est vrai que les feux sont rancuniers envers l'eau depuis la guerre du volcan... s'ils s'allient, déjà que ce n'était pas joyeux les terres contre les eaux, mais là si les feux les rejoignent ça va être un carnage, pensa le roi.
-Dites, où sont Usopp et Brook ? demanda Luffy.
-Ils sont à la cabane, répondais-je et avant que Robin demande d'avantage sur la guerre du volcan, j'ajoutais, nous ne voulons pas vous déranger plus longtemps, nous allons repartir et remettre Luffy aux mains de vos policiers.
-Ce n'est pas la peine de le remettre en prison, dit le premier ministre en plaine réflexion, repartez tous ensemble on réglera son cas plus tard, mais ne quittez pas l'île.
-Ben sans bateau ce n'est pas possible... répondit Francky. »
