Bonjour à tous !

Tout d'abord, je remercie tous ceux qui me laissent des reviews, ça me fais énormément plaisir malgré que je n'en demande pas spécialement !

En ce qui concerne cette fiction, dont les personnages, à part Lucas et William, appartiennent à Stephenie Meyer, j'hésite à changer le Rated T et le mettre en M vu que j'ai déjà écrit deux Lemon… on verra avec le temps !

Pour ceux que ça intéresse, j'ai écrit un OS pour le concours « Edward/Bella, une rencontre, une nuit » : « Aider-les-personnes-timides-et-coincées .com » :

http://www(.)fanfiction(.)net/s/5440004/1/Aider_les_personnes_timides_et

Mais le plus important est le fait que vous pouvez trouver les OS des autres auteurs de ce concours sur cette page :

http://www(.)fanfiction(.)net/community/Edward_Bella_une_rencontre_une_nuit/74561/14/0/1

(enlever les parenthèses entre les points des adresses !)

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Bonne lecture à tous en espérant que ce chapitre vous plaise!

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Chapitre 7 :

Renouer avec son passé

PdV de Bella :

C'était officiel : J'étais possédée !

J'étais totalement et irrévocablement dominée par mes hormones !

J'avais l'impression d'avoir dix-sept ans, de ne pas pouvoir réfréner mes envies. Et Edward ne m'aidait pas ! Loin de là ! Mais pour une fois, depuis notre première étreinte, c'était moi qui avais cédé.

D'un autre côté, comment vouliez-vous que je résiste quand je me retrouvais sur le lieu du crime (alias « scènes de débats endiablés »), accompagnée d'un charmant jeune homme, aussi beau qu'Adonis lui-même et qui n'arrêtait pas de subtilement me chauffer.

C'était foutu d'avance !

Mais le pire dans tout ça, c'était que je ne pouvais pas m'arrêter, ni dire que c'était mal car, après tout, nous nous faisions du bien et nous en avions tous les deux envies.

Je repensais à mon passé : J'avais déjà fait des fellations à Jacob, du temps où nous sortions ensemble, mais je n'étais pas du tout à l'aise car ça s'était déroulé pendant la période où je me rendais compte que je l'aimais comme un frère et pas comme un amant. Ca m'a donc très vite dégoûtée car c'était comme faire cette gâterie à Emmett et ça, je ne pouvais pas l'imaginer et encore moins accepter de le faire ! J'avais donc arrêté de le prendre dans ma bouche et peu de temps après, Jacob et moi rompions.

Cependant, je n'avais pas hésité à en prodiguer une à Edward et je ne l'avais pas regrettée car j'adorai lui faire ça. Tout d'abord parce que je voulais lui faire retirer ce petit air narquois de son visage, mais aussi pour avoir, durant un temps certes limité, mais plaisant, le pouvoir sur cet avocat. Il voulait me toucher, diriger mes mouvements sur son sexe en plaçant ses mains sur ma tête, mais je l'avais empêchée : Pour une fois, c'était moi qui détenais les rennes et j'allai les garder jusqu'au bout.

J'adorai le faire languir, le taquiner comme je le faisais, même si de mon côté je n'avais pas eu d'orgasme. Je m'en moquais royalement pour le moment vu que j'admirai la vision que m'offrait un Edward complètement à ma merci. Il était si beau lorsqu'il essayait de se retenir en serrant les dents, s'accrochant aux accoudoirs de son fauteuil de bureau, lorsqu'il faisait tout pour s'empêcher de me toucher, comme je lui avais ordonnée, de peur que j'arrête ma douce compensation, mais surtout lorsqu'il jouissait dans ma bouche.

Je m'étais dépêchée de tout avaler et de nettoyer sa verge, impatiente de pouvoir m'asseoir sur ses cuisses et le regarder reprendre son souffle. C'était dans ces moments-là que les hommes paraissaient vulnérables, qu'ils montraient, sans même sans rendre compte, leur vrai visage et j'avais hâte de voir ce que cachait celui d'Edward. Et je ne fus pas déçue :

Il était magnifique pendant qu'il reprenait son souffle. La tristesse qui avait été son quotidien avait été remplacée par un immense plaisir. Il semblait serein. En paix avec lui-même. Il rayonnait, surtout quand il me sourit après avoir rouvert les yeux.

-Je peux te toucher maintenant ?

-Oui mais interdiction d'aller plus loin, mon cher. Nous avons du travail, lui répondis-je en souriant.

-Il est vrai que maintenant que j'ai eu ma compensation je vais pouvoir t'aider à piéger Lauren, lança Edward en me caressant la joue d'une main tandis que l'autre dessinait des arabesques dans le bas de mon dos.

J'acquiesçai d'un signe de tête et, ni pouvant plus à cause de ses innocentes caresses, je l'embrassai avec fougue, auquel il répondit avec ardeur. Je glissai mes mains dans ses cheveux, savourant leur douce texture.

Cet homme me mettait dans tous mes états ! Je n'arrivai pas à me contrôler en sa présence et même si j'étais un peu terrifiée par l'influence qu'il avait sur moi, je commençai à voir briser toutes mes barrières.

-Tu me rends fou Bella, souffla Edward en mordillant mon lobe.

-Tu me rends dingue aussi, gémis-je. Mais arrêtes-toi s'il te plait, ce n'est pas la peine de vouloir me rendre ce que je t'ai donné, je l'ai fait avec plaisir, dis-je lorsque je sentis sa main remonter mon dos sous ma chemise avant de toucher l'attache de mon soutien-gorge. De plus, on a du travail et je voulais te montrer quelque chose.

-C'est dur ce que tu me demandes ma belle, répliqua-t-il en embrassant mon cou, trop dur.

-Ce n'est que partie remise, susurrai-je à son oreille.

Je lui lançai un petit sourire aguicheur, qui me rendit de suite avant de m'embrasser de nouveau.

-Alors, de quoi voulais-tu me parler, à part de Lauren ?

J'aurai aimé lui poser des questions sur lui. Son passé, ce qu'il faisait en dehors du cabinet, ses projets d'avenir. Ses goûts, loisirs, passions. Mais je ne voulais pas les lui poser. Le connaître vraiment m'amènerai à le désirer plus que pour des relations physiques, car je sentais que je risquai de m'accrocher à lui si je me rendais compte qu'il était quelqu'un d'intéressant, en plus d'être intelligent. Et je ne voulais pas m'attacher à quelqu'un. Je ne voulais pas souffrir d'une quelconque déception, ni imposer de chamboulements dans la vie de Lucas.

-Tu as jeté un coup d'œil sur mon brouillon du dossier « Hale » pendant la réunion, non ?

-Oui, répondit-il en me regardant intensivement. Et je suis impressionné de tout le travail que tu as effectué en peu de temps.

Je rougis sous le compliment et son regard intense, mais me repris asse vite, essayant de calmer mon trouble :

-Merci, mais ce n'était pas de ça que je voulais te parler, dis-je calmement malgré le sourire niais qui refusait de s'effacer de mon visage, mais du contenu de mon brouillon. Si tu avais des suggestions ou repéré des erreurs.

Edward me fixa intensément, un sourire tordu aux lèvres :

-J'aurai quoi en échange ?

-Arrête Edward ! On est là pour bosser ! Pas pour se sauter dessus à tout bout de champs ! m'emportai-je faussement outrée, croisant les bras telle une gamine.

-Tu sais, tu ne m'aides pas du tout en restant à califourchon sur moi, rajouta-t-il en me caressant les bras avant d'effleurer mes seins.

Je me levai, déçue d'avoir perdu le confort de ses bras, avant de me retourner vers lui :

-Maintenant réponds-moi ! m'écriai-je en le pointant avec mon index.

-Tu es vraiment sexy quand tu commences à t'énerver.

-Edward ! m'exaspérai-je.

-Un bisou pour ton information, négocia le jeune avocat en me lançant un sourire en coin.

-Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour son boulot, soupirai-je faussement désespérée. Je vais demander une augmentation si ça continue !

-Mais si tu veux je te la donne en nature, Bella. Quand tu veux, où tu veux.

-Tais-toi idiot, ris-je.

Je m'avançai vers lui, un regard aguicheur, avant d'attraper sa cravate et de le tirer vers moi. Edward suivit le mouvement en se levant de son fauteuil avant de passer ses bras autour de ma taille pour me coller à lui et de poser ses lèvres sur les miennes afin de m'embrasser avec une fougue sans pareil.

J'avais l'impression que jamais je ne pourrais me lasser de ses lèvres. Elles s'accordèrent parfaitement aux miennes et étaient d'une saveur sans pareil. Je fondai littéralement dans ses bras que je ne voulais pas quitter, mais je devais reprendre contenance.

-Alors ?

-Pour tout te dire, il faudrait que tu me laisses ton dossier afin que j'y rejette un coup d'œil. Je l'ai juste survolé, je n'ai donc pas fais attention aux détails, m'avoua-t-il faussement désolé.

-M'ouais, soupirai-je, alors moi je respecte mes engagements, pendant que toi tu cherches le moindre prétexte pour me taquiner. Je veux me faire rembourser !

-Comment ? me demanda-t-il en me faisant un sourire en coin.

-Rends-moi mon baiser ! exigeai-je.

Il m'embrassa de nouveau, le sourire aux lèvres.

-« Vos lèvres ont effacé le péché des miennes », chuchota Edward contre ma bouche, ses yeux rivés dans les miens.

Surprise de voir qu'il connaissait des citations de Roméo et Juliettede William Shakespeare, et plus particulièrement celles de cette première rencontre entre les deux héros de cette pièce de théâtre, je ne pus m'empêcher de prononcer la suite :

-« Mes lèvres ont gardé pour elle le péché qu'elles ont pris des vôtres ».

Edward me sourit, comprenant que moi aussi j'aimais beaucoup ce classique avant de continuer, mais surtout que je lui donnai l'occasion de goûter de nouveau ses lèvres tentatrices :

-« Vous avez pris le péché de mes lèvres ? Ô reproche charmant ! Alors rendez-moi mon péché ».

Nous nous embrassâmes de nouveau, savourant encore le contact entre nos deux bouches, puis de nos langues qui dansaient sensuellement ensemble.

-« Vous avez l'art des baisers » soufflai-je en déposant un chaste bisou sur ses lèvres gonflées avant qu'il ne me caresse la joue.

Il allait me dire quelque chose, mais il fut coupé par son téléphone qui se mit à sonner, me ramenant sur terre et à mes obligations.

-Je vais te laisser Edward, lui dis-je en me détachant de lui. Je dois accompagner Angela à sa plaidoirie à neuf heures et demie et il est déjà neuf heures et quart.

-Ok, me répondit-il, mais on se revoit cette après-midi. J'aurais épluché ton brouillon d'ici là, d'accord ?

J'acquiesçai et lui volai un baiser avant de quitter son bureau et rejoindre celui d'Angela, le sourire aux lèvres. Nous parlâmes toutes les deux de son dossier et je vis, avec plaisir, que sa plaidoirie avait procédé à quelques modifications, prenant en compte mes diverses remarques.

-Avec un dossier pareil, je suis sûre que tu remporteras haut là main, m'exclamai-je.

Et c'est ce qui se passa. Angela avait cartonné et son client avait eu gain de cause. Cependant, j'avais été surprise de la voir aussi acharnée et passionnée pour ses clients vu le tempérament plutôt calme et joyeux que je voyais depuis le début de la semaine. Se fut vraiment enrichissant de la voir comme ça, de voir cette facette insoupçonnée d'elle et je pensai que je devais faire le même effet aux autres, à ceux qui ne me croyaient pas capable de parler devant une Cour avant de m'avoir vu en colère.

Je retournai au bureau après avoir déjeuner dans un petit restaurant sympa avec Angela et rejoignis mon bureau pour travailler encore et encore sur le dossier de Rosalie. C'était ma première affaire officielle et Rose était une de mes meilleures amies. Elle méritait le bonheur. Elle méritait de remporter la guerre contre son mari. Elle méritait tellement de vivre une vie normale ! Je voulais la lui accorder comme elle m'avait aidé dans le passé.

Un coup de téléphone me fit sursauter dans mon travail :

-Maître Isabella Swan à l'appareil, que puis-je faire pour vous ?

-Bonjour Bella ! chantonna une voix que je ne reconnaissais pas mais qui me disait quelque chose. Comment vas-tu ?

-Euh… Bonjour ? dis-je surprise.

J'entendis la femme rire gaiement avant de reparler :

-C'est Alice Withlock, la femme de Jasper. Tu te souviens de moi ?

-Oui ! m'exclamai-je, ravie. Je suis désolée, je ne t'avais pas reconnue tout de suite. Que puis-je faire pour toi ? ris-je en sachant pertinemment pourquoi elle m'appelait.

-Tu n'aurais tout de même pas oublier notre accord Bella ? dit Alice d'une voix faussement outrée.

-Quel accord Alice ? répliquai-je de façon à montrer que j'étais surprise.

-Je sais que tu me fais marcher, vilaine fille, mais je vais te répondre tout de même : Tu me dois un café ! Mais comme tu m'as oubliée, je rajouterai une journée totale avec moi dans notre rendez-vous !

-Et je fais quoi de mon fils dans ton équation ? souris-je.

-Et ben, réfléchit-elle, on le confiera à Jasper et ton frère pour qu'ils puissent passer une journée entre mecs !

-Tu es folle, tu le sais ça ? ris-je au éclats.

-C'est ce qui fait que je suis moi !

-Je ne vois pas de problème pour ta fameuse journée, Alice. On peut très bien se voir ce mercredi. Lucas est à l'école toute la matinée, Emmett et Jasper pourraient donc se retrouver entre mecs virils et savourer une petite bière avant d'être chargés de responsabilités.

-Oh ! J'adore ton idée !

-Par contre à seize heures je dois être au stade municipal pour la première du club de baseball d'Emmett. Mon petit Lucas y participe avec son meilleur ami.

-On va les soutenir du mieux qu'on peut ! Tu as vraiment de la chance, j'ai pleins d'idées de banderoles ! C'est quoi le prénom de l'ami de ton fils ?

Même si je n'aimais pas être le centre de l'attention, je savais que ce genre d'attitude, « mère supportrice », allait faire plaisir à mon fils et que son ami ne se sentira plus aussi seul qu'il l'était jusqu'à maintenant. Alors pour eux, j'acceptai de me sacrifier.

-Il s'appelle William. C'est un petit garçon formidable, quoiqu'un peu renfermé à cause de sa famille. Ton idée est géniale pour l'aider à se sentir mieux dans sa peau, Alice !

Elle mit un petit moment pour me répondre. J'avais l'impression qu'elle avait perdu tout son enthousiasme.

-Alice ? Tu es toujours là ?

-Oui, oui. Euh… C'est quoi le nom de famille de ce petit William ?

Elle avait l'air tendue, et j'en ignorai la raison même si je pensai que c'était en rapport avec le petit garçon.

-Je ne sais pas. Je connais juste son prénom et le fait qu'il soit prit en charge par sa gouvernante tandis que son père se voue corps et âme au travail pour oublier une peine amoureuse.

Je n'entendis d'Alice qu'une sorte de sanglot.

-Alice ? Ca va ? paniquai-je. Tu connais le petit William ?

-Je… pleura-t-elle. Oui je pense le connaitre. Il est blond avec des yeux vert ? Des petites taches de rousseurs sur les joues ?

-Oui, c'est lui, dis-je intriguée.

-C'est mon neveu, le fils de mon frère. Je ne le vois plus depuis que je suis en conflit avec son père.

Elle se mit à pleurer avec force, répétant inlassablement que c'était de sa faute, que si elle n'avait rien dit, elle pourrait voir son frère adoré et son neveu préféré. Je ne savais pas comment réagir. Apparemment, la famille du petit William était vraiment déchirée. Je me mis à réfléchir à toute vitesse avant de trouver un semblant de solution :

-Tu es libre demain après-midi ?

-Oui, me répondit-elle en pleurant. Jasper ne travaille pas et nous n'avons encore rien de prévu.

-Ecoute Alice. Demain le petit William doit venir à la maison et avec mon frère, nous allons tous au stade municipal afin de jouer au baseball. Ca vous dirait, à Jasper et toi, de nous rejoindre ? Ca fera plaisir à ton neveu.

-Je… Je… balbutia-t-elle, Ca… ne te dérange pas ?

-Si je te le propose, ma belle, c'est que ça ne me dérange pas du tout ! Et William serait vraiment content de voir que sa tante ne l'a pas oubliée !

-Je ne l'ai jamais oublié, s'offusqua Alice.

-Je le sais bien, répondis-je, mais William n'a que sept ans. Il est possible qu'il ait comprit que ton départ soit de sa faute, tout comme il croit dur comme fer que sa mère est partie à cause de lui.

-Quoi ? s'exclama la femme de Jasper. Il croit que c'est de sa faute si Tanya a abandonnée sa famille ? Qu'est-ce qui lui passe par la tête ? Et pourquoi mon frère ne lui dit rien, ne lui explique pas la situation ?

-Calme-toi Alice, coupai-je. Il ne sert à rien de s'enflammer comme tu le fais. Tout ce qui s'est passé dans ta famille est passé, il faut l'oublier. Il faut que tu te dises que William a besoin de soutien, d'attention, d'amour et peu importe que tu te sois disputée avec ton frère, ce petit garçon a besoin de toi.

Elle ne me répondit pas de suite, réfléchissant sûrement à mes propos. Je m'en voulais un peu d'avoir été quelque peu rude, mais je savais que c'était nécessaire si je voulais la faire réagir.

-Tu sais Bella, dit Alice au bout de quelques secondes, je te remercie énormément. On ne se connait pas mais tu m'aides, me conseilles comme le ferait une amie. Je n'ai jamais eu de meilleure amie voire des amis proches, Jasper et mon frère étaient tout mon monde jusqu'à ce que je sois en conflit avec ce dernier. Je sais que je peux parler de tout avec mon mari et que la présence manquante d'une véritable amie ne s'est jamais fait sentir dans mon cœur parce que je n'avais encore jamais trouvé une personne pouvant revêtir ce rôle, mais parler avec toi me fais du bien. J'espère, malgré la piètre image que tu dois avoir de moi, à cause de cette histoire avec William, que ça ne bousillera pas mes chances d'être amie avec toi.

-Je ne juge pas les personnes sur leurs erreurs passées, Alice. La seule chose que je te demande, c'est de renouer le contact avec William, dans un premier temps, puis avec ton frère, quand tu te sentiras prête. Malgré vos différents, je comprends que tu tiens toujours énormément à lui et il serait vraiment dommage de ne pas régler vos conflits afin de profiter à nouveau de l'autre avant qu'il ne soit trop tard.

-Je… je vais faire un effort, souffla-t-elle doucement.

Nous parlâmes encore quelques minutes avant de raccrocher le combiné, nous promettant de nous revoir le lendemain matin, afin de faire la surprise à William.

J'avais hâte d'y être. Hâte de voir la réaction de ce petit garçon à qui il manquait l'affection de toute une famille. J'espérai de tout cœur que sa situation allait s'améliorer, que le fait de voir sa tante se rapprocher de lui allait redonner à William de l'espoir vis-à-vis de son père absent. Je voulais à tout prix que ce dernier ouvre un jour ses yeux sur sa vie qu'il laissait glisser entre ses mains et qu'il les ouvrirait avant qu'il ne puisse plus recoller les morceaux.

Je passai l'heure suivante dans mon bureau afin de préparer les papiers du divorce de Rosalie, en vérifiant inlassablement les clauses, tout en me demandant où elle allait vivre quand nous aurons eu l'entretien avec Royce King et son avocat pour voir si nous pouvions nous arranger à l'amiable. Rose n'avait pas de vrais amis à Seattle mis à part moi et mon frère maintenant qu'il avait déménagé en ville et trouver un appartement en moins d'un mois était quasi impossible.

Sans que je ne m'en rende compte, mes pieds me conduisirent au bureau d'Edward qui avait le nez collé dans mon brouillon. Pour une fois, nous travaillâmes ensemble assez rapidement et sérieusement, sans se sauter dessus même si la tension sexuelle était palpable, réfléchissant à tous les points de mon travail afin de trouver une erreur ou une faille qui pourrait servir à la partie adverse, sans vraiment trouver quelque chose de grave.

Evidemment, lorsque nous déclarâmes avoir fait le tour, nous savourâmes le corps de l'autre avec frénésie. Je me perdais dans les bras d'Edward. Je me sentais bien dans son étreinte. J'étais entière lorsqu'il était en moi. J'étais heureuse lorsque j'arrivai au summum du plaisir. J'étais en adoration lorsque je le voyais, lui, à son paroxysme. Mais ce que j'aimai le plus, c'était ce petit moment de tendresse qui suivait nos ébats. Ces quelques minutes où Edward prenait le temps de me caresser tendrement le corps ou simplement la joue, plongeant ses yeux émeraude dans le lac chocolaté des miens, me montrant que la tristesse qui l'avait habité en début de semaine avait complètement et définitivement disparut.

J'étais bien.

Evidemment, comme prévu, nous quittâmes tout deux le cabinet en lançant subtilement à Lauren que mon dossier « King » était gentiment posé sur le bureau d'Edward en attendant qu'il soit examiné par ce dernier. Le fichier, regroupant toutes les preuves et le brouillon que j'avais rédigé de l'affaire « Hale » était soigneusement rangé dans mon attaché-case, narguait joyeusement la petite secrétaire du fin fond de mon sac. J'avais hâte de la voir virée du cabinet, mais surtout de voir sa tête de pimbêche lorsqu'elle verra qu'elle s'était faite piégée par moi mais surtout par son « maître Edward ».

Après avoir posé un dernier bisous sur ses lèvres, je quittai Edward pour récupérer mon fils à l'école. Je croisai William que je pris dans mes bras afin de lui faire un gros câlin, sous l'œil rieur de Lucas et celui bienveillant de Carmen qui m'annonça qu'elle déposerait son petit protégé à dix heures le lendemain.

*OoO*

Alice essayait de se préparer pour sa journée avec son neveu, mais elle était anxieuse. Combien de temps ne l'avait-elle pas vu ? Trois ans ? Quatre ? Elle ne le savait plus. Elle ne savait même pas si William allait la reconnaitre ou pas, à défaut de reconnaitre Jasper, son parrain. Ce dernier, d'ailleurs, remarqua de suite que sa femme n'allait pas très bien, qu'elle était sur les nerfs, qu'elle avait peur de renouer avec son passé sans pouvoir reparler à Edward, son grand frère et il essaya de la rassurer en la prenant dans ses bras.

-Tout va bien se passer ma chérie, ne t'inquiète pas, lui souffla-t-il à l'oreille.

-J'ai peur Jazz.

-Je sais, lui dit-il en resserrant son étreinte, mais je suis là. Bella est là aussi. On va t'aider à franchir ce cap.

-Je t'aime.

-Je t'aime aussi mon cœur.

Quand Alice repensait à son passé, elle ne put empêcher son cœur de se tordre. Elle savait que Tanya trompait Edward. Elle l'avait malheureusement vu de ses propres yeux. Certes, elle n'avait jamais aimé « cette blonde sans cervelle » mais elle essayait de faire des efforts pour son frère qui, lui, l'aimait. Alice ne comprenait d'ailleurs pas comment il pouvait faire pour éprouver de forts sentiments à son égard. Tout chez cette mythomane n'était que superficialité, méchanceté et manipulation. Mais « l'amour à ses raisons que la raison ignore ».

Peut-être qu'elle n'aurait jamais dû hurler sur son frère après la rupture, lui disant qu'il était idiot de pleurer le départ de cette pimbêche. Peut-être qu'elle n'aurait pas dû enfoncer le couteau dans le cœur fragile d'Edward deux ans plus tard afin de le faire réagir. Mais elle ne voulait pas voir son frère aussi désemparé qu'il l'était à l'époque et au final, tout ce qu'elle avait su faire s'était de se faire mettre à dos la personne qui comptait le plus à ses yeux, en dehors de Jasper et de ses parents. Elle avait perdu son frère en l'enfonçant au lieu de l'aider à remonter la pente à sa manière et elle s'en mordait les doigts.

« Je te déteste Alice ! Quitte cette maison et ne reviens jamais ! Considère que ton frère est mort dorénavant ! »

Les derniers mots qu'Edward lui avait craché au visage résonnaient encore et encore dans sa tête et elle ne pouvait pas s'empêcher de verser quelques larmes avant que son mari ne les recueille de plusieurs baisers.

Alice ne s'était jamais sentie aussi faible depuis qu'elle avait perdu l'appui de son grand frère.

Il devait être onze heure quand le couple Withlock arriva devant la maison de Bella. Alice souffla pour se donner du courage avant de sortir de la voiture de son mari et se diriger avec lui jusqu'à la porte d'entrée. Elle appuya sur la sonnette et attendit nerveusement que Bella les accueille.

Lucas entendit la sonnette retentir dans toute la maison et fonça jusqu'à la porte d'entrée afin de l'ouvrir et faire rentrer les amis de sa maman dans la demeure. Bella lui avait expliqué qu'Alice et Jasper étaient des membres de la famille de William, qu'aujourd'hui, même s'ils allaient tous s'amuser au stade municipal après le déjeuner, allait être dur pour son meilleur ami, qu'il fallait qu'il soit là pour lui, qu'il le fasse rire, qu'ils parlent tout deux, mais surtout qu'il ne soit pas jaloux de l'attention que les adultes allaient accordé à son ami et pas forcément à lui. Lucas avait accepté de bon cœur mais se posait de nombreuses questions, que Bella essaya de répondre le mieux possible.

Evidemment, William était déjà arrivé chez les Swan et jouait au jeu de l'oie avec Bella et Lucas en riant joyeusement quand la sonnette se fit entendre et il ne se doutait pas de ce qu'il allait voir quelques minutes plus tard. C'est pour ça que quand Alice et Jasper entrèrent dans le salon, accompagné de Lucas, il se figea en les voyant.

Il les connaissait, il en était persuadé. Le salon de son père était décoré de beaucoup de photos de famille, dont Tanya, sa mère, ses grands-parents Kate et Gareth Denali; Carlisle et Esmé Cullen, mais aussi de ses tantes Irina et Alice qui était aussi représentée en robe de mariée aux côtés de son oncle Jasper.

-Bonjour William, dit Alice en s'avançant doucement vers son neveu. Tu te souviens de moi ? Je suis Alice, la sœur de ton papa. Et voici ton parrain et tonton Jasper, mon mari, finit-elle en voyant son époux faire un signe de main en direction du petit garçon tout en lui souriant.

-Bonjour, répondit-il en les regardant, impassible.

William ne savait pas comment réagir. Bien sûr qu'il se souvenait d'eux. Carmen lui avait montré toutes les photos de sa famille et lui avait rabâchée toutes leurs histoires. Ce qu'il ne savait pas c'était pourquoi sa tante et son oncle l'avaient oubliés. Pourquoi ils n'étaient jamais venus le voir, malgré qu'ils étaient en conflit avec son père.

Alice, en voyant son neveu crut revoir son frère des années auparavant. Il avait le même visage, les mêmes réactions, la même façon de parler. Elle en fut momentanément déstabilisée avant de s'approcher timidement de lui, sa main dans celle de Jasper.

Le petit garçon blond se tendit encore plus en voyant ce couple s'avancer vers lui, mais Bella le rassura en posant une main sur son épaule :

-N'es pas peur William, ils ne te veulent aucun mal. Tu ne veux pas connaître ta tata et ton tonton ?

Il croisa les yeux de la jeune avocate et fit un signe positif de la tête, faisant sourire Alice qui ne put s'empêcher de le prendre dans ses bras en pleurant.

-Je suis désolée William, lui dit sa tante. Je suis si désolée de ne pas être venue te voir plus tôt ! Mais c'est fini maintenant, je ne te laisserais plus jamais tout seul !

-Pourquoi ? demanda-t-il en pleurant à son tour. Pourquoi tu n'es jamais venue ? Je t'ai fais du mal ? J'ai été méchant ? C'est pour ça que papa et toi étiez en colère ? Parce que je n'étais pas gentil ?

-Non ! Non ! NON ! s'exclama le petit lutin en fixant son regard gris dans l'émeraude de son neveu. Je suis désolée William pour toutes les bêtises que j'ai faites. C'était ma faute, seulement ma faute si je me suis disputée avec ton papa. C'est moi qui avais tord, qui est la coupable de notre conflit et certainement pas toi ! Je suis si désolée de ne pas avoir fait l'effort de venir te voir, mais j'étais triste d'avoir crié sur ton papa, j'avais peur qu'il ne me pardonnerait jamais alors je ne suis jamais venu vous voir tous les deux. Tu as toujours été un garçon adorable, gentil, très sage. Rien n'était de ta faute mon chéri ! Et ne t'inquiète pas, mon petit cœur, je vais réparer mes erreurs ! Je t'en fais la promesse, mon grand ! Sauf si tu ne veux pas de moi.

-Je veux plus jamais que tu partes tata ! lui répondit-il en sanglotant. J'ai plus de maman, mon papa m'aime pas alors je veux que toi et tonton Jasper restiez avec moi pour toujours !

-Je viendrais te voir le plus souvent possible mon ange, répliqua Alice. Et tonton Jazz aussi. Et je t'aime de tout mon cœur. Mais il ne faut pas que tu crois que ton papa ne t'aime pas ! Il t'aime mais il est triste que ta maman soit partie et c'est dur pour lui de s'occuper de toi vu qu'il a énormément de peine dans son cœur.

William ne dit rien et Alice comprit qu'il ne croyait pas vraiment ce qu'elle avait dit sur Edward, mais ne répliqua rien, se répétant intérieurement que le temps lui ouvrirait les yeux sur son père. Au fond de lui, le petit garçon aux cheveux de blé ne savait plus quoi penser. Il était heureux de revoir sa tante et son parrain, mais surtout de savoir que ce n'était pas de sa faute s'ils n'étaient jamais venus le voir auparavant. Ca l'avait soulagé d'un poids. Il souriait plus grâce à ça et Bella le remarqua facilement et en était vraiment ravie.

Ils préparèrent tous ensemble le déjeuner. Beaucoup de rires se firent entendre. Tous les visages de cette maison rayonnaient. La joie était au rendez-vous en ce samedi et c'était ce qu'il comptait. Ils mangèrent ensemble dans le grand salon des Swan, discutant, blaguant, riant comme une famille unie.

William ne s'était jamais autant sentit aussi bien. Aussi entouré. Il avait l'impression de faire partie d'une grande famille aimante. Mais toujours est-il qu'il manquait une pièce à ce puzzle pour qu'il soit parfait : il manquait la présence de son père.

Alice était euphorique. Elle avait enfin renoué avec son passé. Elle pouvait dorénavant avancer sans culpabiliser sur les conséquences de ses actes envers William. Mais elle voulait revoir son frère, mais était-il prêt, lui, à arranger les choses entre eux ? La laissera-t-il rentrer de nouveau dans sa vie après tous ce qui s'était passé ? Elle l'ignorait, mais espérait que oui.

Cependant, elle remercia intérieurement Bella de lui avoir permit de revoir son neveu. Mais surtout de s'occuper d'Edward qui, d'après les dires de Jasper, remontait tout doucement la pente grâce à elle. Alice avait l'impression que cette femme avait beaucoup souffert dans le passé, mais qu'elle utilisait cette souffrance pour avancer et aider les autres sans se plaindre. Comment pouvait-elle être aussi altruiste, surtout envers des gens qu'elle ne connaissait pas ? Elle ne trouva pas de réponse, et n'eut pas le temps de réfléchir vu qu'elle s'amusait avec son neveu et Lucas qu'elle avait très vite adopté.

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« Samedi 21 mars 2008,

Aujourd'hui c'était une journée super ! J'adore Lucas ! J'adore Bella ! Grâce à eux j'ai vu ma tata Alice et mon tonton Jasper car Bella les a invité à la maison ! C'était pas ma faute si tata et papa se sont disputés avant ! Elle m'a même dit qu'elle m'aime ! Je suis trop content qu'elle m'a pas oublié ! Même que tonton Jazz il m'a porté sur ses épaules ! En plus on a tous cuisiné ensemble avec Lucas, Bella, tata Alice, tonton Jasper et moi ! Après on est allé au stade pour jouer au base-ball avec le tonton Emmett de Lucas puis Jacob et Leah, des amis à Bella ! C'était trop drôle car Bella sait pas jouer au baseball sans tomber par terre ! Elle tombait tout le temps ! Même que Lucas, Emmett et Jacob ils se sont moqués d'elle ! On a beaucoup rigolé ! Puis après tata Alice nous a acheté à tous des glaces ! Elle m'a aussi acheté un tee-shirt et une écharpe des Mariners avec mon nom dessus ! Elle m'a dit que c'était pour mes entrainements de baseball et qu'elle sera là pour m'encourager ! Je suis trop content !

Dommage que papa n'était pas là. Il travaille beaucoup. Tata Alice a dit que papa m'aimait mais qu'il était triste d'avoir perdu maman. Je comprends et espère que ce qu'elle dit c'est vrai.

C'est grâce à Bella si je suis content maintenant ! peut-être que comme Lucas me prête Bella pour qu'elle soit ma maman peut-être que je peux prêter Bella à mon papa comme ça il sera plus triste et après il pourra peut-être m'aimer et jouer avec moi ?

Je suis trop content d'avoir vu ma tata et mon tonton ! J'ai fait un gros câlin et un gros bisous à Bella pour lui dire merci car c'est elle qui les a invité ! Elle m'aime beaucoup, je le vois et moi aussi j'aime Bella ! »

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Chapitre en cours de correction par ma Bêta officieuse Lily Cullen 82 que j'embrasse et remercie mille fois de m'accorder du temps pour corriger cette fiction !

Gros bisous à toi Lily !