Disclaimer : les personnages sont à J K Rowling, l'histoire à Vorabiza (lien dans mon profil)

Avertissement : il s'agit d'un slash, rating M…

Note de la traductrice : aujourd'hui est un grand jour. Le tome 7 est enfin arrivé ! Vous êtes peut être en train de le lire au moment ou je publie, sinon, si comme moi vous devez attendre pour connaître la suite, j'espère que cette fic vous plaira !


Chapitre Sept

Harry décida de rentrer d'abord chez les Dursley. Sa cape d'invisibilité pourrait se révéler utile.

« T'étais où, bordel ? »

Harry, surpris, leva le regard et vit Draco dans les escaliers et qui le fusillait du regard. Il réalisa rapidement que Draco semblait à la fois soulagé et agité, mais pas réellement en colère.

« Potter, t'es où quand on a besoin de toi, putain ? » cria Draco, reposant sa question.

Harry grimaça et décida que peut être, Draco était un peu en colère, après tout. Il n'avait pas vraiment le temps de voir ce qui n'allait pas avec lui, cependant, et le bouscula pour monter les escaliers.

« Qu'est ce que tu veux, Malfoy ? » demanda-t-il impatiemment.

« Il va y avoir une attaque, » répondit Draco.

Harry se raidit avant d'attraper le bras de Draco et de le tirer dans la chambre. Il savait qu'il allait y avoir une attaque, mais il avait eu l'impression que Draco n'était pas au courant.

« Qu'est ce que tu racontes ? » demanda Harry d'un ton brusque.

Il n'avait pas réalisé que ses doigts s'enfonçaient dans le bras de Draco jusqu'à ce que ce dernier dégage son bras. « Désolé, » marmonna Harry automatiquement, ce qui lui valut un regard étrange.

Il ignora ce regard et demanda sans détours, « quel genre d'attaque et où ? »

Il écouta attentivement alors que Draco récitait à toute vitesse les informations que Snape lui avait révélées peu de temps auparavant. La différence étant que Draco connaissait le nom du village.

« Comment est ce que tu sais que l'attaque va avoir lieu dans ce village, précisément ? » demanda Harry rapidement. « Où est ce que tu as eu cette information ? »

« Je suis un Mangemort, Potter ! » s'exclama Draco, et Harry s'inquiéta du fait que sa voix prenait un accent légèrement hystérique. « Ça a tendance à me donner un accès privilégié à certaines informations ! »

Harry roula des yeux. « Est ce que tu l'as entendu de Voldemort lui-même ? »

Draco sembla gêné. « Et bien, non, » admit-il, bien qu'il semblait encore agité. « Mais je sais que ça va se passer ! »

« Comment est ce que tu le sais ? » insista Harry, tout en le fixant intensément.

Draco semblait ne pas vouloir répondre, mais il finit par laisser échapper la réponse. « Snape, voilà ! Il m'a prévenu de faire attention parce que je vais devoir participer à cette putain d'attaque ! »

« Tu es sûr que c'est bien cette ville là ? » demanda précipitamment Harry. C'était l'information qui lui manquait, et il devait s'assurer que le renseignement était fiable. Il savait parfaitement bien que ça ne venait pas de Snape.

« Oui, j'en suis sûr ! » cria Draco.

« Comment est ce que tu peux en être sûr, putain ! » cria Harry.

Draco recommença à arpenter nerveusement la pièce. « J'ai obtenu le nom du village par Queuedver, » avoua-t-il. « Alors, oui, j'ai eu cette information par tes deux mangemorts favoris, mais je sais qu'elle est vraie. »

Harry se mordit la lèvre, essayant de décider si il pouvait faire confiance à une information obtenue par Queudver. « Malfoy, si tu as tort…, » commença-t-il.

« Je n'ai pas tort ! » aboya Draco. « Je ne vais pas risquer ma putain de vie pour t'apporter des fausses informations. J'ai eu l'information par Snape et je l'ai vérifiée. Queuedver est une vermine, mais il est toujours au pied du Lord Noir. Il a pu me confirmer l'information de Snape et… avec un peu de persuasion… Il a été suffisamment stupide pour m'en dire un peu plus. »

ça Harry pouvait le croire. Il se représentait facilement Queuedver déballant tout ce qu'il savait pour éviter d'être puni. « Tu l'as blessé ? » demanda Harry, peut être un peu trop enthousiaste étant donné que Draco répondit avec un sourire triomphant.

« Pas assez pour provoquer des questions, mais il risque de se sentir assez inconfortable pour le reste de la journée, » répondit Draco.

« Bien, » dit Harry en lui retournant son sourire, avant de se concentrer de nouveau sur la situation présente. Il remarqua que l'expression de Draco redevenait rapidement anxieuse.

« Tu vas bien ? » demanda-t-il.

« Non, je ne vais pas bien ! » s'exclama Draco. « Je suis censé sortir ce soir et faire de mon mieux pour faire tomber tous ceux qui croiseront ma route pour la seule raison que cela te blessera! Je ne veux pas le faire ! »

Sa voix montait à un degré inquiétant. « Malfoy, calme toi ! » ordonna Harry.

À sa surprise, Draco cessa immédiatement de crier et essaya de retrouver son souffle. Harry le poussa pour l'asseoir dans la chaise de bureau et s'accroupit devant lui. Draco avait les yeux fermés et semblait vraiment sur le point de s'effondrer.

« Je ne veux pas faire ça, » balbutia Draco. « Je n'étais pas obligé de participer aux raids avant. Ce sera la première fois que je devrais vraiment... faire ça. Même quand je suis allé dans la maison de Victoria, je n'avais pas à faire quoi que ce soit. J'étais là pour regarder et apprendre, » dit-il, semblant malade à cette pensée.

Harry inspira profondément. « Ecoute, calme toi, » dit il fermement, mais tout en gardant sa voix aussi calme et apaisante que possible. « Tu peux le faire. »

Draco rouvrit brusquement les yeux. « Tu veux que je blesse des gens ? » demanda-t-il, incrédule.

« Non ! » s'écria Harry impatiemment. « Mais tu vas faire ce que tu dois faire. Tu es un Serpentard, Malfoy, bordel! Par Merlin, tu es quand même capable de trouver comment faire ça sans réellement causer de dommage. Il faut juste que tu sois discret. »

Il ignora l'expression stupéfaite de Malfoy et continua. « C'est une attaque de Mangemorts et dans ce genre de situation, vous serez éparpillés pour essayer de causer le plus dégâts à la ville. Les autres ne seront sans doute pas en train de te surveiller de trop près. »

« Snape me surveillera, » interrompit Draco. « Il fait toujours attention qu'il ne m'arrive rien. »

« Très bien, » dit Harry. « Alors fais semblant de faire ce que tu es censé faire tout en rendant difficile pour quelqu'un qui te surveillerait de dire ce que tu fais. »

Draco fronça les sourcils en signe de confusion. Il était toujours très agité, et il semblait avoir besoin de plus de temps pour comprendre.

« Malfoy, réfléchis ! » s'exclama Harry. « Personne ne t'a jamais appris les stratégies de défense ? »

« Non, on m'a appris à attaquer, » répliqua Draco.

« Merlin, » marmonna Harry. « J'aurai pu jurer que tu étais dans la classe de Snape l'an passé. »

« Je n'ai jamais été aussi bon en Défense que toi, » dit Draco d'un ton boudeur.

Harry avait envie de crier de frustration, mais il se retint. Il n'avait pas le temps. Il n'avait pas non plus de temps à perdre à réfléchir au fait qu'il essayait d'apaiser les peurs de Malfoy concernant sa participation dans un raid de mangemorts. Il maudit le fait que Draco semblait vraiment incapable de gérer une crise.

Il inspira profondément et reprit. « Malfoy, tu es rapide. Reste en mouvement ! Ne donne à personne le temps de réellement se concentrer sur toi. Ne t'arrête pas de jeter des sorts ! Mais utilise des sorts moins dangereux. Le Stupefix serait bien, ça ferait tomber les gens sur ton chemin, mais sans vraiment les blesser. Il y a peu de chances pour que les autres mangemorts s'arrêtent sur une victime à terre et vérifient quel sort exactement les a touché. Ils continueront d'avancer, et toi tu devras faire exactement pareil, être tout le temps en mouvement. »

Harry ferma les yeux et se dit que Snape serait bien mieux à même d'aider Draco à détourner l'attention tout en faisant le moins de dégâts possible. « Reste dans l'ombre, et assure toi que ta capuche est relevée, » ajouta-t-il, ouvrant les yeux pour fixer Draco d'un regard sévère. « Si quelqu'un te reconnaît, il y a pas mal de monde qui te prendra immédiatement pour cible. »

« Oh, mon Dieu, » gémit Draco. « Je ne peux pas le faire. »

« Tu dois le faire pour le moment, » dit Harry d'un ton ferme.

« Potter, tu réalises ce que tu es en train de dire ? » demanda Draco d'une voix plaintive.

Harry se passa une main dans les cheveux. « Oui, je réalise, » dit-il sèchement.

« Pourquoi ? » demanda Draco d'une petite voix. « Pourquoi est ce que tu m'aides avec... ça ? »

« Parce que je n'ai pas vraiment envie de te voir mort ! » s'exclama Harry.

Draco, ébahi, cligna des yeux. « Non ? »

Harry sembla troublé pendant un moment. « Non. Mais, euh, » il s'interrompit et inspira profondément, espérant pouvoir éviter de bredouiller encore plus. « Tu es le père de Victoria. Elle a besoin de toi. Tu as dit toi même que tu ne peux pas quitter les mangemorts. Je sais que Voldemort te chercherait et te ferait tuer, sans parler de ta mère. Je sais que tu dois faire ce genre de chose, que ça me plaise ou non. »

Il regarda Draco. « Que ça te plaise ou non. »

Draco baissa le regard vers le sol, et soupira. « Je me suis mis tout seul dans ce merdier, je dois me débrouiller avec, » dit-il d'un ton résigné.

« Tu ne vas pas simplement t'asseoir et admettre la défaite, » s'exclama Harry. « Déjà, tu essayes de faire quelque chose pour changer la situation. C'est une bonne chose, Malfoy. »

« Je ne suis pas fait pour ça, Potter! Je ne peux pas le faire ! » s'exclama Draco.

« Tu vas le faire jusqu'à ce qu'on trouve un moyen pour que toi et ta famille vous en sortiez vivants ! » cria Harry. « Tu vas remettre ton putain de masque Malfoy en place, et tu vas participer à ce raid. Tu vas oublier tout ce que tu ne peux pas changer. Tu vas faire de ton mieux, et tu vas faire ce que les Serpentards font de mieux, et sauver tes propres fesses ! »

Harry ne s'arrêta dans sa tirade que pour reprendre son souffle, et recommença à crier sur le blond stupéfait.

« Et en plus de tout ça, tu vas prier pour que je réussisse à faire bouger les choses et contrer cette attaque et que tu n'aies rien à faire de toute façon! Tu vas prier que Voldemort ne décide pas que tu es l'un de ceux qui méritent le Cruciatus cette nuit pour l'échec de la mission ! Et si tu es l'un des malchanceux qui ont le privilège de recevoir ce sort cette nuit, alors tu vas le subir et être reconnaissant pour la protection de Snape parce qu'il va faire en sorte que tu sois soigné correctement avec ses putains de potions ! »

Harry inspira de nouveau. « Tu as raison quand tu dis que tu t'es foutu toi même dans ce merdier, et maintenant tu dois faire avec jusqu'à ce qu'on puisse t'en sortir sans danger. Pour l'instant, reprends toi, bordel ! »

Draco le regarda, abasourdi, pendant plusieurs longues secondes avant de se reprendre, comme Harry le lui avait ordonné. Harry soupira, soulagé, regardant le serpentard se redresser, et afficher le sourire sarcastique qui le caractérisait. Les yeux rouges, les cernes noirs et les joues creuses n'étaient pas vraiment encourageants, mais au moins, Draco ne semblait plus sur le point de s'écrouler.

« Je ne savais pas que tu avais ça en toi, Potter, » dit Draco d'une voix traînante.

Harry roula des yeux et se releva enfin. Maintenant que cette mini dépression semblait réglée, il avait plein de choses à faire. Parcourant la pièce du regard, il repéra finalement Winky qui les regardait avec des yeux ronds.

« Winky, j'ai besoin que tu restes ici avec Victoria, » commanda Harry. Il n'avait pas le temps pour les politesses. « Je ne sais pas quand je serai de retour. »

« Est ce que Maître Harry a besoin de Winky pour autre chose ? » demanda-t-elle.

Harry réfléchit à toutes les choses qu'il avait à faire d'ici la tombée de la nuit. « Non, » dit-il, secouant la tête d'un air décidé. Il était déjà en train de fouiller dans sa malle et referma le couvercle d'un coup sec après en avoir extirpé sa cape d'invisibilité.

« C'est une cape d'invisibilité ? » demanda Draco, incrédule.

« Oui, » répondit rapidement Harry, la ramassant déjà dans un sac à dos qu'il mit rapidement sur ses épaules. Il ne portait pas de robe, et ce ne serait pas vraiment caché si il essayait de la rouler sous son T shirt. Pour le moment, elle serait à l'abri des regards dans ce sac. Ses yeux balayèrent de nouveau la pièce, essayant de voir si il avait besoin d'autre chose. Ne voyant rien, il se dirigea vers la porte.

« Potter, attends ! »

« Qu'est ce qu'il y a Malfoy ? » dit Harry tout en continuant de descendre les escaliers.

« Qu'est ce que tu vas faire ? » demanda Draco.

« Je vais organiser une contre attaque, » répondit calmement le gryffondor.

« Ce n'est pas ce que je voulais dire, Potter, » aboya Draco. « Je voulais dire, est ce que tu vas être là ce soir ? »

Harry se retourna pour faire face au blond. « Je ferai tout ce que je peux pour sauver autant de personnes que possible, » grinça-t-il. « D'après toi, je serai où ? »

« Potter, tu ne peux pas venir ! » s'exclama Draco.

« Pourquoi pas ? » demanda Harry, incrédule.

« Il ne faut pas que tu sois blessé ! » s'écria Draco.

Harry, stupéfait, cligna des yeux.

« Oui, qu'est ce que je suis censé faire si tu te fais tuer ? » ajouta Draco, rougissant légèrement.

Harry secoua la tête. « Je ne vais pas mourir ce soir, Malfoy, » dit-il froidement.

« Potter ! »

« Non, ce n'est pas négociable, » dit Harry, ses yeux lançant des éclairs. « Tu fais ce que tu dois faire ce soir, et je ferai ce que j'ai à faire. »

« Pourquoi est ce que tu dois être un satané Gryffondor ? » marmonna Draco tout en abandonnant le combat.

Harry roula des yeux avant de tourner ses talons et de se diriger vers la porte, Draco le suivant toujours.

Harry se rendit jusqu'à la ruelle derrière la maison et se tourna pour faire face à Draco. Il réalisa qu'il semblait de nouveau nerveux. « Malfoy, fais de ton mieux, c'est tout, » dit il doucement.

Draco secoua la tête, indiquant que ce n'était pas ce qui l'inquiétait pour le moment. « Est-ce que je peux revenir demain ? » demanda-t-il doucement. « Tu seras là ? »

Harry lui adressa un sourire en coin. « Bien sûr, Malfoy. Je serai là. »

Draco offrit à Harry un petit sourire. Harry emporta le sourire avec lui alors qu'il transplanait au Terrier.

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Harry ouvrit la porte de derrière, et n'eut pas le temps de regarder qui se trouvait là avant d'être englouti par des bras qui l'étreignait.

« Harry, on était tellement inquiet à ton sujet ! » s'exclama Mrs Weasley. Elle le repoussa pour mieux le regarder. « Hum, on dirait que tu as un peu mieux mangé, cet été. »

Il sourit. « J'ai très bien mangé, Mrs Weasley. »

« Harry ! »

Harry se retourna à temps pour recevoir Hermione qui l'étreignit. Il l'étreignit lui aussi, puis serra Ginny dans ses bras. Après que Ron et les jumeaux lui aient tapé dans le dos en guise de bienvenue, Harry fut autorisé à se reculer et à respirer de nouveau.

« Harry, on ne t'attendait pas si tôt, » dit Hermione d'un ton excité. « Je croyais que tu avais dit que tu ne viendrai pas avant ton anniversaire. »

Harry redevint sérieux immédiatement. « Je ne suis pas ici pour rester, » dit il avant de se tourner vers Mrs Weasley. « J'ai besoin d'organiser une réunion de l'Ordre, mais, euh, je ne sais pas comment faire, » admit-il.

Il se massa les tempes en entendant les nombreuses exclamations. Cette journée commençait à lui paraître interminable.

« Stop ! » cria-t-il, amenant un silence bienvenu dans la pièce.

Harry regarda calmement Mrs Weasley. « Est ce que vous savez comment contacter l'Ordre ? »

« C'est urgent ? » demanda-t-elle nerveusement.

En fronçant les sourcils, Harry se demanda ce que urgent signifiait réellement. « On a jusqu'à la tombée de la nuit, » répondit-il en haussant les épaules. Ce n'était pas comme si les Mangemorts allaient envahir la ville dans dix minutes.

Elle écarquilla les yeux, mais hocha la tête d'un air décidé. « Alors il y a assez de temps pour mettre en route le réseau de cheminette, » dit Mrs Weasley, se dirigeant déjà vers la cheminée. Harry s'avança alors qu'elle contactait McGonagall.

« Minerva, Harry est ici et il souhaite convoquer une réunion de l'Ordre immédiatement, » dit Mrs Weasley.

Harry se demanda si son professeur avait l'air aussi inquiète que les autres l'avaient été en entendant la nouvelle. Sa voix semblait aussi sévère que d'habitude quand elle demanda à parler directement à Harry. Mrs Weasley se recula du feu et fit signe à Harry de venir. Celui-ci s'agenouilla devant la cheminée et mit la tête dans les flammes vertes.

« Mr Potter ? » demanda McGonagall.

« Professeur, il va y avoir une attaque dans une des petites villes près de Little Whinging ce soir, » annonça-t-il brusquement, et il ne fut pas surpris d'entendre des hoquets de surprise. « J'ai besoin que l'Ordre se réunisse et se prépare pour une contre attaque. »

« Comment le savez vous ? Etes vous certain de ce que vous dites ? »

« Oui, j'en suis certain, » affirma Harry, hochant la tête. « J'ai eu une vision où j'ai entendu cette information, » mentit-il sans hésiter. Il s'était préparé à donner cette explication. Ou plutôt, Snape l'avait préparé, pensa-t-il en ricanant intérieurement.

Mc Gonagall le fixa pendant quelques secondes, avant de se tourner vers Mrs Weasley. « Molly, vous savez qui appeler. Je commencerai de mon côté, » dit-elle, attendant une réponse affirmative de la part de Mrs Weasley. « Une heure, » ajouta-t-elle fermement avant de disparaître.

Harry se recula de la cheminée pour que Mrs Weasley puisse faire ses appels par cheminette. Il apprit rapidement que l'Ordre avait une sorte de réseau en place pour que tout le monde soit contacté aussi rapidement que possible. Après avoir entendu Mrs Weasley informer Tonks et Mrs Figg, Harry se retourna vers ses amis qui le regardaient tous d'un air inquiet.

« Oh, Harry ! » s'exclama doucement Hermione. « Tu as de nouveau des visions ? »

« Oui, » répondit Harry d'un ton fatigué, se laissant tomber sur une des chaises.

« Comment est ce que tu sais qu'elle est vraie ? » demanda Ron.

Harry tressaillit, même si il avait su que la question serait posée. « Est ce qu'on peut prendre le risque de ne pas y croire ? » répliqua-t-il sèchement.

« Mais Harry, » commença prudemment Hermione. « Tu sais ce qui s'est déjà passé. »

Harry lui lança un regard noir. « Oui, je sais, » dit-il sèchement. « Mais cette fois ci c'est différent, et vous allez juste devoir me faire confiance. »

« Je te fais confiance, » dit Hermione. « Mais, Harry, tu ne peux pas simplement savoir que c'est différent. »

Harry inspira profondément. « Quand Voldemort commencera à entrer dans ta tête, alors on pourra discuter de ce qu'on ressent. Là, tu pourras me donner des leçons sur les différences subtiles qu'on peut distinguer entre des visions, pour déterminer si elles sont vraies ou fausses. Mais en attendant, tu vas simplement devoir me faire confiance quand je dis que j'ai moi même appris à faire la différence, » s'énerva-t-il.

Hermione était pâle et semblait blessée par l'éclat de Harry, mais il refusait de s'en sentir coupable. Elle allait juste devoir croire qu'il s'agissait d'une vision concernant les plans de Voldemort, parce qu'il savait que jamais elle ne le croirait si il disait la vérité.

« Très bien, Harry, » dit doucement Hermione.

Harry hocha la tête pour montrer qu'il avait entendu.

Ils sursautèrent tous quand Mrs Weasley s'adressa à eux. « Très bien, » dit-elle d'un ton sévère. « Nous allons avoir une réunion de l'Ordre d'ici peu. J'ai besoin qu'on installe des tables et des chaises dans le jardin. Fred et George, vous savez quoi faire. »

Ils restèrent tous silencieux en préparant rapidement le jardin pour l'arrivée des membres de l'Ordre, qui allaient bientôt arriver. En fait, ils n'avaient pas encore fini d'installer quand les premiers arrivèrent. Harry n'aida pas beaucoup, car bientôt la moitié des membres de l'Ordre venait le saluer. Il fut soulagé que personne ne l'interroge, toutefois.

Il réalisa finalement que probablement personne ne savait pourquoi ils avaient été convoqués ici. Il regarda autour de lui et reconnut les expressions confuses et inquiètes. Le Professeur McGonagall le conduisit dans le salon quand elle arriva, jetant un sort de Tranquillité sur la pièce avant de parler.

« Mr Potter, tout le monde est particulièrement inquiet et un peu... nerveux, parce qu'il s'agit de la première réunion de l'Ordre qui ait été organisée depuis, » elle déglutit péniblement. « Depuis que le Directeur nous a quitté. »

Harry, stupéfait, cligna des yeux. « Pourquoi est ce qu'il n'y a eu aucune réunion de l'Ordre ? » demanda-t-il. « La guerre continue toujours ! »

Elle pinça les lèvres pour marquer sa désaprobation. « Je sais que vous êtes conscient que nous avons perdu notre lien avec Vous Savez Qui, » dit-elle. « Au cours du mois passé, nous n'avons eu aucune information avec laquelle travailler. »

« Il y a certainement d'autres choses que l'Ordre pourrait faire ! » s'exclama Harry.

« Mr Potter, nous avons perdu notre chef dans ces temps difficiles, » dit sévèrement McGonagall. « Les gens sont en deuil. Ils sont désorientés. »

« Oui, et bien ils feraient mieux de réapprendre à s'orienter, » répliqua Harry. « On ne peut pas se permettre que les gens se sentent perdus, on n'a pas le temps. »

Elle écarquilla les yeux. « Vous avez peut être raison, » dit-elle lentement. « Mais vous devez comprendre que les gens ont du mal à être confiants ces temps ci. »

« Ils feraient mieux de se remettre rapidement, » dit Harry d'un ton déterminé s'adressant plus à lui-même qu'à son professeur alors que ses yeux se dirigeaient vers la fenêtre. « J'ai assez de problèmes comme ça. Je n'ai pas besoin d'avoir en plus groupe d'adultes querelleurs. »

McGonagall le regarda attentivement avant de reprendre la parole. « Je pense qu'il est peut être temps que cette réunion commence. » Avec un mouvement de sa baguette elle désactiva le sort de Tranquillité et quitta la pièce d'un pas brusque, Harry derrière elle.

Harry n'avait même pas encore mis le pied dehors quand il entendit les cris.

« Vous n'êtes pas assez âgés pour participer à ces réunions, » criait Mrs Weasley à ses enfants et Hermione. « Je ne veux rien entendre de plus à ce sujet. »

Harry les ignora et regarda, ébahi, le Professeur McGonagall prendre une chaise à droite du bout de la table, et faire signe à Harry de s'asseoir en bout de table. Remus était assis face à elle et sourit à Harry en signe de bienvenue, bien qu'il soit légèrement crispé, étant donné les circonstances.

Abasourdi, Harry s'avança et regarda le long de la table de conférence fabriquée en mettant bout à bout plusieurs petites tables.

McGonagall lui lança un regard d'encouragement, et Harry inspira profondément avant de recommencer à écouter la dispute parmi les Weasley.

« Mrs Weasley, » dit il fermement, attirant son attention. « Je sais que vous ne voulez pas qu'ils participent à cette réunion, mais cela me ferait gagner beaucoup de temps si je pouvais leur expliquer en même temps qu'à tous les autres. »

Harry affronta son regard sans détourner les yeux. « Vous savez qu'à la seconde même où cette réunion sera terminée, je devrai recommencer à tout leur expliquer. »

Les amis de Harry étaient restés silencieux, mais écarquillaient les yeux face au combat entre les deux volontés qui se déroulait devant eux.

Finalement, Mrs Weasley pinça les lèvres pour montrer sa désapprobation, mais hocha la tête. Sans dire un mot, ils s'assirent tous rapidement à la table.

La tablée entière était silencieuse, et tous regardaient Harry. Il lança un regard à McGonagall, mais elle se contenta de lui faire signe de commencer. Il ne s'était pas préparé à cela. Il s'était attendu à ce qu'elle soit en charge de l'Ordre maintenant que Dumbledore n'était plus là.

« Vas y, Harry, » dit calmement Remus, lui adressant un sourire rassurant.

Harry lui renvoya un sourire reconnaissant, reprenant confiance en lui. « D'accord, alors j'ai convoqué cette réunion de l'Ordre parce qu'il va y avoir une attaque ce soir. »

Il se sentit de nouveau désarmé quand le chaos s'installa parmi les membres de l'Ordre. Certains semblaient paniqués, d'autres incrédules, d'autres encore paraissaient en colère, et quelques uns semblaient simplement tristes.

« Tu as convoqué cette réunion de l'Ordre ? » demanda Shackelbolt, incrédule, sa voix s'élevant au dessus de la cacophonie qui régnait.

« Oui, » se contenta de répondre Harry. « Nous avons un travail à faire ce soir. »

« Mais tu ne peux pas prendre les décisions, » cria quelqu'un que Harry ne reconnut pas.

Le jeune sorcier haussa les épaules. « Il faut bien que quelqu'un le fasse. »

« Tu n'as même pas encore dix sept ans, » s'écria un autre. « Tu ne peux pas penser prendre la place de Dumbledore. »

Le visage de Harry se durcit. « Vous avez raison, » dit-il froidement. « Je ne vais pas prendre la place de Dumbledore. C'était un homme formidable, respecté de tous, et admiré par beaucoup. Tous ici nous regrettons son absence, mais vous semblez oublier qu'il ne nous a jamais vraiment laissé seuls. »

Harry était aussi surpris que les autres quand soudain, un chant d'oiseau se fit entendre. « Fumsec, » souffla-t-il.

Levant les yeux vers le ciel bleu, il vit un flash rouge et or qui se dirigeait vers eux. Il loucha quand le magnifique oiseau atterrit sur son épaule. Il cligna des yeux et tendit la main pour caresser le phénix, rempli de respect à cette vue. « Salut, Fumsec, » murmura Harry.

Fumsec chanta quelques notes pour le saluer, réchauffant l'âme de Harry.

« Il sera toujours là pour ceux d'entre nous qui ont confiance, » souffla Harry. Reprenant courage grâce au phénix, il regarda de nouveau le groupe des membres de l'Ordre. Il réalisa qu'ils semblaient tous aussi impressionnés que lui-même.

« Le Professeur Dumbledore sera toujours avec nous dans nos coeurs, » dit doucement Harry. « Il restera avec nous aussi longtemps que nous nous souviendrons de ses paroles et de ses conseils. Je ne pense pas qu'il sera jamais totalement parti, » dit-il, s'arrêtant brièvement pour regarder de nouveau Fumsec. « Je ne prétends pas prendre sa place. »

Il inspira profondément, et quand il reprit la parole, son ton était plus ferme. « Cependant, je ne le trahirait pas en ignorant ce qui doit être fait. Il considérerait cela comme un grand déshonneur si nous restions assis là à le pleurer, alors qu'il est simplement parti pour sa dernière grande aventure. »

McGonagall croisa son regard et lui adressa un sourire compréhensif. Harry lui sourit en retour, prêt à parier qu'elle avait entendu Dumbledore en parler de nombreuses fois. Il la vit sortir sa baguette et faire apparaître un perchoir pour Fumseck. Le phénix chanta de nouveau quelques notes, puis quitta l'épaule de Harry et s'installa sur le perchoir, semblant présider la réunion au côté de Harry.

« Bon, on est prêt à recommencer ? » demanda Harry avec un sourire effronté. Quelques rires incrédules lui répondirent.

Le jeune sorcier redevint sérieux et regarda d'un air solennel les membres de l'Ordre réunis. « Je suis ici et j'ai convoqué cette réunion parce que nous avons un travail à faire ce soir. »

Tous l'écoutaient attentivement, et Harry pouvait mesurer la pression qui pesait sur lui. Son lien avec Voldemort n'était pas quelque chose dont il avait l'habitude de parler, et il n'était pas certain de devoir le faire maintenant. Mais il avait besoin que ces gens croient en lui. Il décida d'éluder cette partie, à peu près sûr que c'est ce qu'aurait fait Dumbledore.

« Voldemort va attaquer une petite ville près de Little Whinging, où vit ma famille, » dit Harry. « Je ne pense pas qu'il puisse attaquer directement la ville, sans doute à cause de quelque chose que Dumbledore a fait dans le passé. Je ne suis pas vraiment sûr, » admit-il. « Mais je sais qu'il a programmé cette attaque pour que ça me touche de près, littéralement. »

« Ma, hum, méthode, pour obtenir des informations n'est pas parfaite, et je ne connais qu'une partie du plan, » dit-il avant d'exposer ce qu'il connaissait, c'est à dire la ville, le nombre de Mangemorts, et le fait que l'attaque était censée se produire pendant la nuit, bien qu'il ne puisse pas préciser l'heure exacte.

« Comment est ce que tu sais tout ça ? » demanda Maugrey suspicieusement.

Harry inspira profondément avant de répondre. « C'est une méthode que Dumbledore connaissait et grâce à laquelle vous avez déjà pu agir, » répondit-il honnêtement. C'était juste la méthode-espion, plutôt que la méthode-cicatrice que certains connaissaient.

« Et quelle est cette méthode ? » demanda Shackelbolt.

Harry hésita, ne souhaitant pas répondre directement. Il doutait que les gens réagiraient bien en apprenant qu'il avait un lien direct avec l'esprit de Voldemort.

« Il s'agit d'une aptitude complexe basée sur l'histoire entre Harry et Voldemort, » dit Hermione, d'un ton docte. « Cela repose en grande partie sur le phénomène magique qui s'est produit lorsque Harry, encore bébé, a survécu au Sortilège de mort, ce qui signifie qu'il ne s'agit pas d'une aptitude que n'importe qui peut maîtriser. Le professeur Dumbledore était un grand sorcier, versé dans l'art de la Magie Ancienne, et il a pu aider Harry à développer cette aptitude. C'est malheureusement une magie imprécise, mais elle peut se révéler extrêmement utile, » ajouta-t-elle.

Harry la regarda, ébahi, alors qu'elle continuait de déblatérer son explication incompréhensible. Avec sa voix sérieuse et sa réputation de rat de bibliothèque, son explication semblait incroyablement complexe et parfaitement plausible. Etant donné qu'il était à peu sûr que Dumbledore lui même n'avait pas tout à fait compris le lien entre Harry et Voldemort, il se demanda qu'est ce que Hermione pouvait bien expliquer de manière si détaillée.

Son regard tomba sur Ron et il dut réprimer une envie de rire en reconnaissant l'expression abasourdie qu'il adoptait à chaque fois qu'il cessait automatiquement d'écouter quand Hermione se lançait dans une explication. Il risqua un regard vers McGonagall qui savait qu'il ne s'agissait que de n'importe quoi. Elle avait gardé son expression sévère, mais ses yeux pétillaient d'amusement.

Il regarda les autres personnes présentes, et plusieurs d'entre eux avaient adopté la même expression que Ron. Tonks semblait sur le point de s'endormir, alors que Remus regardait Hermione comme si il apprenait quelque chose d'important. Il se demanda si Remus connaissait ce que Hermione décrivait. Beaucoup se contentaient de la regarder, fascinés, alors qu'elle continuait d'énumérer des faits. Personne ne semblait mettre sa parole en doute, cependant, ce dont Harry était soulagé. Il allait devoir remercier Hermione pour ça. Il ne pensait pas que qui ce soit oserait questionner la façon dont il se procurait des informations à l'avenir.

« Donc, comme vous l'avez certainement tous compris, » conclut Hermione, « Harry possède une méthode incroyable et unique qui nous permet d'accéder à des informations d'une telle importance. »

Elle se rassit, bien droite sur sa chaise, et tourna les yeux vers Harry, attendant qu'il reprenne la parole.

« Euh, oui, » dit Harry. « Bon, je pense qu'on peut maintenant discuter de la stratégie à adopter pour la contre attaque de ce soir. »

Ceux qui étaient tombés dans un état d'hébétude pendant l'explication de Hermione semblèrent se réveiller en entendant cela.

« Est ce que tu as des suggestions, Harry ? » demanda Remus.

Harry lui adressa un sourire reconnaissant. Les gens avaient déjà du mal à s'habituer à l'idée qu'un adolescent dirige la réunion. Le support de membres adultes était à la fois rassurant et utile. Etrangement, la majorité du groupe semblait apprécier que quelqu'un les dirige, même quelqu'un d'aussi jeune. Il se demanda dans quelle proportion cela était dû au fait qu'il était Harry Potter, l'Elu.

Harry repoussa ces pensées, et commença à exposer les stratégies que Snape lui avait expliquées le matin même. La principale différence étant que Harry réduisait la contre attaque principalement à une seule ville. Il hésita brièvement avant de suggérer que des guetteurs soient postés dans les deux villes voisines, étant donné que Voldemort les avait envisagées et pouvait très bien changer d'avis. Il fallait que quelqu'un soit présent et puisse transplaner et prévenir les autres au cas où les mangemorts attaqueraient.

Harry laissa échapper un soupir de soulagement quand les membres de l'Ordre commencèrent à coopérer et à déterminer qui serait où. Maugrey et Shackelbolt semblait prendre en charge les décisions et Harry écouta attentivement alors que chacun se voyait assigner un poste et une mission. Ces personnes avaient l'habitude de ce genre de choses.

En se rasseyant, Harry réalisa que tout ces gens avaient simplement eu besoin que quelqu'un les secoue un peu. Une fois qu'ils avaient eu des informations et que quelqu'un leur avait indiqué la marche à suivre, comme McGonagall avait fait remarqué, le groupe semblait se rassembler en une unité cohérente.

Les choses semblaient finalement se passer sans problème, jusqu'à ce que soit posée la question des plus jeunes membres du groupe. Fred, George, Ron, Ginny et Hermione refusaient d'être laissés de côté, et affirmaient qu'ils voulaient aider. Mrs Weasley, cette fois ci, avait du support de la part d'autres membres de l'Ordre qui ne voulaient pas que les 'enfants' soient impliqués. Harry resta de se mêler à la discussion aussi longtemps que possible, mais il ne se passa pas très longtemps avant qu'il n'y soit impliqué.

« Harry aussi veut se battre, » s'exclama Ron. « Pas vrai, Harry ? »

Harry se retrouva soudain au centre de l'attention. « Je serai là où le combat se déroulera, » admit-il tranquillement.

« Vous voyez ! » s'exclama Ron, triomphant.

« Tu ne demandais pas la permission, n'est ce pas, Harry ? » dit sévèrement Remus, remarquant ce que Ron avait manqué. L'attention se dirigea rapidement vers leur bout de la table. Remus n'adoptait que rarement ce ton.

« Non, en effet, » acquiesça calmement Harry.

« Harry, » grogna Remus d'un air menaçant.

Harry ne tressaillit pas sous le regard pénétrant de Remus. « Je connais mon importance dans cette guerre bien mieux que n'importe qui d'autre ici, » dit il, ignorant les regards perçants qu'il reçut de Ron et Hermione, sans parler des autres. « Je connais et je comprends les risques que je prends, et peux t'assurer que je n'ai pas l'intention d'être en première ligne des combats. »

« Cependant, je serai là où se dérouleront les combats, » continua Harry, d'une voix dure et déterminée. « Si il y a la moindre opportunité d'aider, alors je le ferai. Je ne resterai pas assis à rien faire à la maison, alors qu'il y a une guerre à mener. »

« Ce n'est qu'une bataille, pas la guerre, » dit fermement Remus.

Il fut surpris quand Harry hocha la tête pour acquiescer. « Tu as raison. La guerre ne sera pas gagnée en combattant ces batailles, mais ça ne m'empêchera pas de faire tout ce que je peux pour faire échouer les plans de Voldemort. »

« Harry, tu as rempli ton rôle en nous apportant ces informations, » dit Remus. « Maintenant laisse nous faire notre part. »

« Vous allez le faire, » affirma Harry. « Mais ce soir, ce sera un effort collectif. Ce serait stupide de ne pas accepter toute l'aide possible. Plus nous serons nombreux, plus il sera probable que les mangemorts ne resteront pas se battre. En nous plaçant, nous, les 'enfants', comme guetteurs, cela permet à d'autres, plus expérimentés, de combattre les mangemorts. »

Harry désigna ses amis de la main. « Ron, Hermione, Ginny et moi avons déjà combattu contre des mangemorts. Ce n'est pas nouveau pour nous, et je ne vois pas l'intérêt de nous protéger de ça. »

Remus, reconnaissant sa défaite, soupira. « Quand tu deviens ce jeune homme intelligent se préparant pour la guerre, tu argumentes trop bien pour que je me dispute avec toi. »

Après ça, Mrs Weasley accepta à contrecoeur que les autres fassent le guet dans les autres villes. Harry savait qu'elle ne le permettait que parce qu'il n'y avait qu'une très faible chance que les mangemorts y soient. Ses amis ne semblaient pas particulièrement heureux de ne pas être là où la bataille se déroulerait probablement, mais semblaient se contenter de simplement pouvoir aider. Ron et Hermione seraient ensemble, et les jumeaux seraient dans l'autre ville. Ginny ne savait pas encore transplaner et irait avec les jumeaux qui pourraient la faire transplaner avec eux.

Harry refusa d'être où que ce soit ailleurs que là où la bataille aurait probablement lieu, mais il accepta sans problème d'utiliser sa cape d'invisibilité.

La réunion se finissait, et la plupart des gens qui ne fréquentaient pas les Weasley d'habitude étaient partis avant que Madame Pomfresh ne prenne la parole. « Nous avons un autre problème, » dit-elle d'un ton hésitant, semblant hésiter sur la personne à qui elle devait s'adresser. Finalement, elle s'adressa au Professeur McGonagall. « L'infirmerie a des stocks suffisants pour soigner les blessures qui pourraient être faites ce soir, mais si ce genre de chose se produit encore, je vais rapidement être en rupture de stock pour certaines potions. »

McGonagall pinça les lèvres jusqu'à ce qu'elles ne soient plus qu'une mince ligne. « Cela pose un problème, » reconnut-elle.

« Qu'est ce qui est arrivé à Slughorn ? » demanda Harry par curiosité.

« Mr Potter, je crois que vous étiez présent quand le Professeur Dumbledore lui a demandé de venir enseigner, » dit McGonagall d'un ton brusque.

« Il est retourné se cacher, n'est ce pas ? » demanda Harry.

McGonagall acquiesça. « Malheureusement, le problème n'est pas simplement de l'avoir perdu, lui, » expliqua-t-elle.

Harry, suspicieux, la regarda, et elle hocha de nouveau la tête. « Bordel de merde ! » s'exclama-t-il.

« Mr Potter ! Surveillez votre langage ! » s'exclama McGonagall.

Harry se contenta de rouler les yeux, pensant au problème que cela posait. « Je suppose que Snape était celui qui se chargeait de faire certaines potions, » dit-il d'un ton amer.

Il y eut de nombreux hoquets comme Harry osait prononcer le nom de Snape. Il se demanda si cela allait devenir aussi mal que de dire le nom de Voldemort. Repoussant cette idée, il se concentra de nouveau sur les potions.

« Je ne suis pas tout à fait sûre de la solution, » dit McGonagall. « La préparation de potions n'est pas un talent que tous possèdent. Je pense que nous pourrions acheter certaines des potions les plus difficiles à préparer. »

« Il peut être difficile de trouver des potions de qualité sur le marché, et si on peut les trouver, elles sont très chères, » dit calmement Remus.

Harry fixa Remus, alors qu'il réalisait ce qu'il voulait dire. « Tu n'as pas eu de potion Tue-Loup. »

Remus se contenta de secouer la tête.

Harry voulait crier que c'était injuste. Il savait où était le Maître des Potions, et il savait qu'il était toujours du côté de l'Ordre.

Ses yeux s'écarquillèrent. Il n'était pas censé avoir accès au Maître de Potions, mais il avait accès à ses notes. Il avait réussi à passer son année de potions, et avait même mieux réussi que Hermione grâce à ce livre. Il pouvait l'utiliser comme couverture alors qu'il ferait lui-même les potions – avec l'aide du Maître de Potions. Et puis, il y aurait aussi Draco pour l'aider.

Harry croisa le regard de Hermione. Elle semblait le défier du regard, et il réalisa qu'elle comprenait au moins une partie de ce à quoi il pensait.

« Non, Harry, » dit-elle. « C'est dangereux. »

« Ça ne l'est pas ! » répliqua Harry.

La discussion qui avait continué entre les adultes pendant que Harry réfléchissait, s'arrêta alors qu'ils écoutaient Harry et Hermione.

« Comment peux-tu dire ça ? » s'énerva Hermione.

« Parce que ça pourrait nous aider, » dit Harry. « Et on aura besoin de toute l'aide qu'on trouvera. »

« Pas venant de lui, » dit-elle, semblant encore plus furieuse.

« Hermione, c'est un livre, » tenta de l'apaiser Harry. « Ni plus, ni moins. »

« Tu sais que ce n'est pas vrai, » dit Hermione en serrant les lèvres.

Harry commençait rapidement à s'impatienter, d'autant plus qu'ils se disputaient à ce sujet depuis des mois. « Il ne s'agit pas de notes, cette fois, Hermione. Il s'agit de sauver des vies. »

« Exactement, » dit-elle, faisant comme si Harry venait de lui donner raison. « Et on ne va risquer aucune vie en utilisant ce livre. »

« Je n'arrive pas à croire que tu oses le suggérer ! » cria Ron, semblant à la fois en colère et confus quand il retrouva sa voix.

« C'est juste un bouquin, bordel ! » cria Harry.

« Non, ce n'est pas juste un livre, et tu le sais très bien, Harry ! » s'écria Hermione.

« Ça suffit ! » s'exclama McGonagall. Elle tourna son regard perçant vers Harry. « De quoi s'agit-il, Mr Potter ? »

« J'ai un moyen qui pourrait peut être nous permettre d'obtenir certaines des potions dont Madame Pomfresh aura besoin, » dit Harry, d'une voix ferme mais bien plus calme.

« Mais c'est dangereux ! » dit Hermione. « C'était le livre de Snape. »

Harry lui lança un regard furieux, maudissant tous les rapporteurs de la terre.

« Mr Potter, » dit McGonagall d'un ton sévère.

Harry soupira fortement et expliqua rapidement le livre, mentionnant seulement le fait qu'il contenait les notes de Snape au sujet des différentes potions.

Il ne fut pas content quand Hermione fit rapidement remarquer qu'il y avait aussi des sorts dangereux que Harry y avait appris, mais au moins elle ne mentionna pas celui que Harry avait utilisé sur Draco.

McGonagall semblait sérieuse pendant qu'elle réfléchissait à ce qui avait été dit. « Le professeur Snape connaissait ses potions, » dit-elle finalement. « Harry, penses tu pouvoir préparer certaines des potions dont Madame Pomfresh aura besoin ? »

« Oui, » répondit rapidement Harry, heureux que certaines des potions de guérison aient été au programme de la sixième année. « Et celle que je ne peux pas préparer, je les trouverai et je les achèterai, » ajouta-t-il.

« Ce ne sera pas nécessaire, Mr Potter, » dit McGonagall. « Dans ce cas, il s'agit de la responsabilité de l'Ordre, ou de Poudlard. »

« Je fais partie de l'Ordre, » dit fermement Harry. « J'ai aussi les moyens de préparer ou d'acheter les potions dont nous aurons besoin. » Il n'osa pas regarder Hermione et Ron, sachant qu'aucun d'eux ne serait content de lui.

« Cela ne devrait pas être de votre responsabilité, » dit le Professeur McGonagall, ne semblant pas plus heureuse de cette situation.

Harry haussa les épaules. « Il faut bien que quelqu'un s'en occupe, et je peux le faire. »

Elle l'étudia pendant un long moment avant de soupirer. C'était une réaction à laquelle Harry commençait à s'habituer. « Très bien, alors, » finit-elle par dire.

« Euh, j'aurai besoin de passer par Poudlard, » dit Harry.

Elle lui adressa un autre regard perçant. « Je ne pense pas que je veuille savoir. »

Harry sourit. « Non, je ne pense pas. »

McGonagall sourit en retour. « Poudlard est toujours ouvert, » dit-elle en se levant pour partir. « Je suppose que je vous y verrai demain. »

Harry acquiesça, mais ses mots avaient provoqué d'autres questions. Il se retint toutefois de les poser alors qu'elle s'éloignait. Il se demandait comment était protégé Poudlard alors que tout le monde était parti. Il pensait que Rusard et Miss Teigne était probablement les seuls qui y avaient été présents pendant l'après midi, mais il y en avait peut être d'autres, après tout. Et puis, les protections du château étaient sans doute fortes, même lorsque personne n'y était, pensa-t-il.

La plus grande question, était de savoir si Poudlard réouvrirait l'année suivante, et Harry n'était pas certain de vouloir connaître la réponse ou pas. Si Poudlard n'ouvrait pas, il aurait encore plus de problèmes dont il devrait s'occuper, et pour le moment, il ne souhaitait même pas y penser.

Tous les adultes disparurent et Harry resta seul avec ses amis qui se rapprochèrent pour s'asseoir à côté de lui. Il savait qu'il était sur le point d'être bombardé de question, et cela ne l'enchantait pas du tout.


Fin du chapitre ! Désolée, manque de temps, pas de RAR aujourd'hui…

Mais continuez quand même à m'en envoyer, ça me fait vraiment plaisir d'avoir votre avis sur cette traduction.