Me revoilà!

Dur dur de trouver le temps d'écrire en ce moment!Boulot, recherche d'appart...Ça occupe bien!

Mais je fais mon maximum pour poster un chapitre par semaine!!!

Pour les reviews!!

rukia: Un peu plus d'humour ne perspective pour les prochains chapitres!!Promis!

Aya: Merci pour la comparaison!! Moi qui suis une accro du chocolat (au lait avec des noisettes...Miam!), tu ne pouvais pas me faire plus plaisir!!Et je serais très très contente/ravie/flattée/honorée que tu fasses une illustration de ma fic!!!Donc si tu as le temps, n'hésite pas!!!!!

Walu: Je confirme, faut souffrir un peu pour vraiment apprécier le bonheur! Et je pense que nos amis auront leur dose....;-)

Asmodya: Te voila consacrée serial-reviewer de ma fic!!!!Merci!!!!

Voici donc le chapitre 7 qui, je l'espère, vous divertira!!!!


Chambre d'Ichigo, 03h31.

Tristesse.

Culpabilité.

Remords.

Tous ses sentiments se mêlaient et pesaient sur son cœur.

Pour la première fois de sa vie, sa tristesse n'était pas teintée de colère.

Pas de sentiment d'injustice.

Aucune rage.

Juste de la peine.

Et cela lui faisait encore plus mal.

Car tout était sa faute.

Debout dans l'obscurité, Renji soupira en silence.

Il ne voulait pas réveiller le jeune homme étendu sur le lit.

Quelques heures plus tôt, Ichigo était rentré de sa première mission dans le monde réel complètement épuisé et s'était assoupi à peine couché.

A la faible lueur de la lune, Renji pouvait voir un fin sourire sur le visage du dormeur.

Un sourire qui en disait beaucoup.

Le premier depuis longtemps.

Un sourire qui exprime de la joie retrouvée et surtout un poids en moins.

Le sourire que l'on a lorsqu'on a passé, au final, une bonne journée.

Celui qu'on affiche quand on se dit que, parfois, la vie n'est pas si mal.

Un sourire qui annonce un goût de vivre retrouvé.

Et précurseur d'une page qui se tourne.

Qui augure des jours plus heureux pour celui qui l'arbore.

Un sourire, surtout, qu'Ichigo n'avait pas retrouvé à ses cotés!

L'estomac de Renji fit un nœud à cette pensée.

Ichigo allait mieux.

Il allait de l'avant, combatif et déterminé, comme auparavant.

Peut-être un peu moins sûr de lui.

Par sa faute.

Il allait mieux mais ce n'était pas grâce à lui.

Il allait mieux mais l'évitait toujours autant.

Il allait mieux mais ne lui avait pas pardonné.

Il ne l'avait même pas écouté.

C'était insupportable.

Le tatoué avait pourtant tout essayé.

Il l'avait attendu des heures dans leur appartement, avait veillé des nuits entières.

Mais Ichigo ne rentrait pas ou se calfeutrait dans sa chambre, sourd à ses appels.

Il avait essayé de lui parler à la sortie des cours, voire même pendant les cours.

Mais Ichigo le fuyait.

Il avait hurlé milles excuses au bois de sa porte, au vent des rues, à l'évier de la cuisine.

Mais le rouquin ne l'avait pas écouté.

En désespoir de cause, Renji avait même tenté de lui écrire une lettre.

Au bout de cinq heures passées devant sa feuille, avec pour seul résultat ces trois mots 'je suis désolé', Renji avait abandonné.

Ce n'était décidément pas un littéraire...

Il avait épuisé toutes ses ressources, toutes ses idées.

Sans résultat.

Le dormeur en plein rêve émit un petit couinement et se retourna dans son lit.

Renji, lui, n'avait pas bougé.

Il le regardait dormir depuis de longues minutes.

Ichigo avait l'air si bien dans son sommeil.

Renji n'avait pas le cœur à le réveiller pour tenter sa chance encore une fois.

Il me mettra à la porte voilà tout. Beau résultat que cela sera !

La couverture glissa doucement sur le sol, découvrant le torse nu du jeune shinigami.

Il est bien plus musclé qu'avant…Ça lui va bien. Pensa-t-il.

Renji fut instantanément confus d'avoir de telles idées.

Qu'est ce qui pouvait bien lui passer par la tête ??

La brouille avec Ichigo le perturbait plus qu'il ne voulait l'admettre.

Il est urgent de régler cette histoire ou je vais devenir dingue !

Il voulait s'excuser car, en toute honnêteté, il avait dépassé les bornes, voilà tout!

Ses propos ainsi que son attitude n'avaient pas été respectueux.

Voire carrément déplacés.

Il n'avait pas à révéler quoi que ce soit sur le passé de sa famille, ni à le juger.

Surtout pas lui, qui avait horreur qu'on colle des étiquettes aux gens, qu'on les classe dans des petites cases, d'où il était impossible de bouger.

C'est pourquoi il devait s'excuser auprès de son colocataire.

Inutile de chercher plus loin.

Surtout ne pas chercher plus loin !

Renji se rapprocha doucement du lit.

Malgré lui, il se sentait ému par la vision qui s'offrait à lui.

Le rouquin semblait si vulnérable dans son sommeil.

Renji avait envie de toucher la peau de porcelaine, d'effleurer de ses doigts les cheveux roux, de caresser la pommette du dormeur.

Sa main s étendit vers le corps endormit et s'arrêta.

Ichigo ne me le permettrait pas…

A contrecœur, la main saisit le drap tombé à terre et recouvrit délicatement le jeune homme, veillant à ne pas le réveiller.

Jetant un dernier regard sur le lit, Renji se retourna et quitta la pièce à pas de loup.

Il devait trouver une solution, quoi que cela lui coûte.

Il avait une dernière carte à jouer.

Manoir Shiba, 16h25.

Prenant une grande inspiration, Renji pressa la sonnette.

Quelques fractions de seconde plus tard, la porte s'ouvrit.

« Bonjour Monsieur. Vous désirez ? » Demanda ce qui semblait être le majordome.

« Heu bonjour… Est-ce que Kuchiki Rukia est là ? »

Le majordome tiqua mais fit entrer Renji dans le vestibule sans faire de commentaire.

« Qui dois-je annoncer, Monsieur ? » Demanda l'obséquieux employé.

« Abarai Renji. »

« Je vais chercher Madame Shiba Kaien. Si vous voulez bien patienter quelques instants Monsieur, je reviens immédiatement. » Déclara-t-il, introduisant le jeune homme dans ce qui semblait être le petit salon.

Ha oui, c'est vrai…Ce n'est plus Kuchiki désormais…

Renji, mal à l'aise, se dandinait d'un pied sur l'autre.

Toute la pièce criait l'opulence de ses propriétaires.

On était bien loin du Rukongai et ses baraques grouillantes de cafards.

Les meubles étaient en bois précieux, délicatement ciselés aux armoiries de la famille. De lourds bibelots en or étaient élégamment disposés sur des étagères tandis que de solides fauteuils recouverts de velours bleu-roi invitaient les hôtes à s'assoir.

« Bonjour. »

Se retournant au son de cette voix grave qui n'appartenait assurément pas à Rukia, Renji se retrouva nez-à-nez avec un beau jeune homme brun, au visage ouvertement amical.

Shiba Kaien.

« B-Bonjour… » Répondit Renji.

Il ne savait plus où se mettre!

C'est la mort dans l'âme qu'il s'était résolu à aller voir Rukia.

Il ne lui avait pas parlé depuis l'annonce de son mariage, soit depuis des semaines.

Mais il avait besoin de conseils et nul autre qu'elle ne pouvait l'aider à obtenir le pardon d'Ichigo.

Mettant ses griefs et son égo de coté, Renji avait pris son courage à deux mains et s'était rendu chez les Shiba afin d'y voir la jeune femme.

Il était prêt à tout pour se réconcilier avec le rouquin, même à admettre ses torts auprès de Rukia.

Mais de là à rencontrer son mari…

« Tu es un ami d'enfance de Rukia n'est-ce pas ? Elle m'a beaucoup parlé de toi, tu sais ! Je suis très heureux de te rencontrer Abarai Renji ! » Déclara Kaien, un grand sourire aux lèvres.

« Mais assis-toi donc ! Veux-tu une tasse de thé ? » Demanda le maitre de maison.

Abasourdi, le tatoué ne put qu'acquiescer.

Il s'attendait à tout mais certainement pas à cela !

Voila que je retrouve à prendre le thé avec le mari de Rukia…J'hallucine ! Pensa-t-il alors que la gouvernante versait le liquide brûlant dans les tasses et disposait nombres de pâtisseries sur la table.

Il observa attentivement le jeune homme tandis que celui-ci servait une généreuse assiette à Renji, composée de sablés, de petits macarons au beurre salé et de minuscules tartelettes aux fruits.

Grand, plutôt élancé, les cheveux brun ébène, ses yeux avaient une chaude couleur chocolat.

Un grand sourire fendait son visage alors qu'il papotait gaiement sur la composition de sa propre assiette.

Bien malgré lui, Renji devait admettre que Shiba Kaien était franchement mignon et paraissait plutôt sympathique.

Muet comme une carpe, Renji saisit sa tasse et commença à siroter le breuvage, tenant désespérément de se donner une contenance.

Aiiiiiiiiiiiiiiiiie !!!!! Il est brûlant ce thé !!!! Quel imbécile je suis !! Pesta intérieurement le tatoué qui venait de carboniser les 9/10ème de ses papilles.

« Ha, voici Rukia ! » S'exclama Kaien.

La jeune fille, vêtue d'une robe longue de couleur parme, un ruban assorti dans les cheveux, venait d'entrer dans la pièce.

« Je vous laisse ! Et surtout Renji, n'hésite pas à nous rendre visite ! Ça sera un plaisir pour nous de t'avoir à diner un soir ! Par contre, j'embarque ça !» Lança le brun en quittant la pièce, son assiette de pâtisseries à la main.

Troublé, Renji ne disait rien.

Rukia prit la place de son mari, face à Renji.

Son visage n'exprimait aucune animosité, juste une joie sincère de le voir.

Une vague de culpabilité déferla sur le chevelu.

Il se sentait lamentable.

J'ai vraiment été stupide.

Un doux sourire aux lèvres, Rukia prit la parole.

« Je suis heureuse de te voir Renji. Ça faisait longtemps. »

« Oui. Je sais. » Articula péniblement le jeune homme.

Après un court silence, il reprit.

« Ecoute Rukia, je voulais te dire…Te dire que je suis désolé. Désolé de tout. De mes paroles, de mon comportement. Et de mon absence à ton mariage.

J'ai été stupide. J'ai eu peur. Peur que tu m'abandonnes. Tu es ma seule famille et j'ai cru que je ne serais plus assez bien pour toi une fois mariée. J'ai cru que ta nouvelle famille me rejetterait. Je me suis trompé apparemment. » Ajouta-t-il, en repensant à l'accueil de Kaien.

Rukia sourit.

« Tu fais toujours partie de ma famille Renji. Et ce sera toujours le cas. Même si cette dernière s'agrandit. Tu es le bienvenu ici et je suis vraiment heureuse de te voir aujourd'hui. Tu m'as manqué tu sais.»

Rougissant violemment, Renji acquiesça.

« Toi aussi, tu m'as manqué. »

Les deux amis se regardèrent en silence pendant un instant, leurs yeux parlant pour eux.

Ils avaient vécu trop de choses ensembles dans la banlieue malfamée du Rukongai pour ne plus être unis.

Ces souvenirs les liaient aussi fortement que les liens du sang et faisaient d'eux une famille, à tout jamais, quoi qu'il arrive.

C'est le principe d'une famille non ?

« Maintenant, dis-moi pourquoi tu es là Renji. » demanda la jeune fille.

« Comment sais-tu que j'ai quelque chose à te demander ? » S'étonna le tatoué.

Rukia éclata de rire.

« Allons Renji ! Je te connais ! Tu viens ici ! Tu prends le thé avec mon mari alors que cela fait des semaines que tu ne m'as pas adressé la parole !

Qui plus est, tu as une mine de six pieds de long et tu n'as même pas grignoté ne serait-ce qu'un morceau de brioche ! Ceci dit en passant, tu as tort, elle est excellente.

Et si tu ajoutes à cela le fait que, depuis des semaines, Ichigo ne parle plus, il ne faut pas être Einstein pour comprendre que tu as un gros problème avec notre ami rouquin ! »

Renji grogna.

Cette fille le connaissait décidément trop bien !

Mais il était là pour trouver une solution et n'allait laisser à son sale caractère l'occasion de s'exprimer.

« En effet, j'ai un problème avec Ichigo. Et j'ai besoin de tes conseils pour le régler. » Avoua-t-il.

Renji exposa alors la situation à Rukia.

Le visage de cette dernière devint grave à mesure que l'histoire se révélait, le jeune homme n'omettant aucun détail.

La jeune fille prit quelques instants de réflexion lorsque Renji eut fini.

C'est avec gravité qu'elle parla ensuite.

« Renji » Déclara-t-elle d'une voix lente. « As-tu bien conscience de ce que tu as révélé à Ichigo ? Mesures-tu à quel point il a dû souffrir ? »

« Oui, je crois. » Souffla-t-il à voix basse.

« Tu te doutes bien alors que ce n'est pas en lui disant 'je suis désolé' que tu vas obtenir son pardon ? »

« Je sais. Mais je ne sais pas quoi faire… »

Rukia le jaugea du regard.

« Renji, dis-moi une chose. Pourquoi veux-tu qu'Ichigo te pardonne ? » Demanda la jeune fille.

Le jeune homme s'agita sur sa chaise, visiblement gêné.

« Comment ça 'pourquoi' ? Je veux qu'il me pardonne c'est tout ! » S'énerva le chevelu. « Ça te parait pas logique à toi ? »

Rukia eut un petit sourire.

«Ce qui est logique Renji, c'est de vouloir s'excuser. Par contre, vouloir être pardonné… »

« Et ben quoi ? Ça signifie quoi ? » Rétorqua le jeune homme.

« Que tu as des sentiments pour Ichigo. » Lâcha Rukia.

Gros blanc.

« C'est n'importe quoi ! » Maugréa finalement Renji.

Rukia soupira et lui prit la main.

« Renji… » Dit-elle doucement, comme pour le ménager. « Si tu veux qu'Ichigo te pardonne, il faut que tu lui expliques pourquoi tu veux être pardonné. Ce qu'il représente pour toi en somme. Tu vas devoir exprimer tes sentiments avec franchise si tu veux avoir une chance. Tant que tu ne seras pas prêt à faire face à ce que tu ressens pour lui, tout ce que tu tenteras restera vain. »

Renji resta muet.

« Renji, je sais que ce n'est pas facile ce que je te dis. A toi de voir à quel point tu tiens à lui. » Ajouta Rukia.

« Il faut que je lui exprime…ce que je ressens. C'est ça ? » Demanda Renji d'une voix rauque.

Rukia acquiesça.

« C'est ça. Exprime-lui tes sentiments avec calme, sans crier. Et il comprendra. »

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Lui exprimer ce qu'il ressentait ?

En voilà une bonne idée ! Comme si c'était facile !

Et puis d'abord, il ressentait quoi, pour Ichigo ?!

Renji n'en savait trop rien et l'introspection n'était pas son fort.

Mais qu'est-ce que j'en sais moi, ce que je ressens ?!

Des jours après la conversation avec Rukia, Renji n'arrivait toujours pas à se décider à parler au rouquin.

Ses propres sentiments lui paraissaient être un joyeux flou artistique alors, si même lui avait du mal à comprendre ce qu'il ressentait, comment l'exprimer à Ichigo ?!

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Pendant que les jours filaient et que Renji pataugeait dans l'indécision, Ichigo, lui, était retourné plusieurs fois dans le monde réel pour effectuer différentes missions aux quatre coins du globe en compagnie du Lieutenant Hitsugaya.

Il avait désormais plus d'une dizaine de Hollows à son tableau de chasse et n'en était pas peu fier.

La tétanie qui l'avait saisi la première fois avait totalement disparue et c'est maintenant avec décontraction qu'il abordait ses missions.

Trop au goût de son supérieur.

Jardin du Luxembourg (Paris), après-midi.

« Kurosaki !!! » Rugit le gradé « Ce n'est pas bientôt fini ces enfantillages ?! »

Ichigo, caché derrière un arbre, riait à gorge déployée.

Il jouait à ce qui ressemblait fortement à une partie de balle au prisonnier avec un groupe de trois Hollows.

Sauf que la balle était fatale.

Mort de rire, le rouquin se faufilait de cachette en cachette, prenant apparemment un grand plaisir à surgir derrière les monstres pour les abattre d'un seul coup de sabre.

Deux des Hollows étaient déjà tombés sous sa lame, l'autre tentait de prendre la fuite mais Ichigo ne l'entendait pas de cette oreille.

Voyant son ennemi prendre la poudre d'escampette, Ichigo, très sûr de lui désormais, libéra son Zanpakuto, qu'il n'avait pas jugé utile d'appeler jusqu'à maintenant, et fendit l'air d'un geste ferme et assuré.

Le coup traversa la pelouse comme une onde mortelle et trancha en deux le Hollow.

3 pour Ichigo, 0 pour les Hollows ! Pensa-t-il, franchement réjoui.

Son score atteignait des sommets !

Ichigo rengaina nonchalamment son arme et rejoint son supérieur.

Hitsugaya, adossé à un arbre, les sourcils froncés, imaginait mille supplices à faire subir à cet insupportable crétin.

Seul son self-control légendaire avait permis à Ichigo d'être en vie à cette heure, car des pulsions assassines avaient jailli des milliers des fois des prunelles azurées mais le jeune garçon avait héroïquement résisté à ses instincts meurtriers jusqu'à présent.

Il faut dire que le rouquin était un apprenti carrément doué.

Beaucoup de force et d'habilité.

Un reiatsu incroyable.

La rage de vaincre.

Et pas une once de peur.

C'est d'ailleurs ce qui inquiétait le Lieutenant de la 13ème Division.

Cet imbécile fonce tête baissée dans tout ce qui ressemble de près ou de loin à un Hollow, sans jamais se soucier du niveau de son adversaire. Je crains le jour où il tombera sur plus fort que lui, il risque d'y rester !

Mais impossible de faire entendre raison au jeune shinigami, qui semblait d'ailleurs prendre un malin plaisir à faire enrager son supérieur.

Qu'il réussissait à faire sortir de ses gonds d'une simple phrase.

Ichigo s'en amusait beaucoup.

C'était des 'Toshiro' par-ci et des 'Toshiro' par-là.

Le rouquin ne loupait pas une occasion d'en placer un, déclenchant les foudres du jeune garçon à chaque fois.

C'était imparable.

Il adorait voir les orbes céruléennes quitter leur expression glaciale et s'enflammer sous l'effet de la colère.

Ichigo devait bien admettre qu'il appréciait grandement la compagnie d'Hitsugaya.

L'étrange garçon, bien que peu loquace et pas franchement enclin à la camaraderie, avait sur lui un effet apaisant.

De plus, sa chevelure couleur de neige et ses yeux turquoise ne laissaient pas Ichigo complètement indifférent.

J'ai au moins résolu une partie de mes questions. Je sais maintenant que je peux être attiré par d'autres hommes que Renji…Revassa Ichigo tandis que son supérieur essayait pour la trois-centième fois de lui expliquer qu'il devait REFLECHIR avant d'agir.

C'était d'ailleurs peine perdue, l'esprit d'Ichigo était parti vagabonder dans une autre stratosphère.

Renji.

Des semaines qu'Ichigo ne lui avait pas adressé la parole. Il se tenait à sa ligne de conduite.

Malheureusement, au fond de lui-même, il devait reconnaitre l'inefficacité de cette dernière.

Son cerveau, le traitre !, produisait d'étranges songes chaque nuit, où son colocataire tenait en général le premier rôle.

Ses rêves perturbaient beaucoup notre rouquin, qui vivait une perpétuelle guerre intérieure.

Son cœur réclamait la présence du chevelu à corps et à cri tandis que sa raison lui balançait des signaux d'alertes, genre apocalypse ou intrusion virale sous Vista, avec sirène stridente et lampes clignotantes, hurlant qu'il devait se protéger et oublier Renji !

Bien confusant tout cela, surtout lorsqu'on a 17 ans et qu'il s'agit du premier amour !

« KUROSAKI !!!Daignerais-tu m'accorder ton attention ?! » Demanda Histugaya.

Il tentait d'expliquer à Ichigo les tenants et aboutissants de leur prochaine mission depuis plusieurs minutes, sans succès, et semblait au bord de l'apoplexie.

« Désolé, j'étais ailleurs ! » S'excusa notre rouquin, reconnectant enfin ses neurones.

« J'avais remarqué merci ! »Répondit sarcastiquement le jeune prodige.

« Bon, qu'est-ce que je disais, moi déjà… ? » Murmura-t-il excédé, en se pinçant l'arrête du nez.

Retrouvant enfin le fil de ses pensées, il reprit.

« Ha oui, j'étais en train de te proposer une mission Kurosaki. Une mission dans le monde réel. Elle différera de celles que tu as déjà effectuées sur un certains nombre de points, alors écoute bien ! Je ne répéterai pas ! » Averti le gamin, pointant un index menaçant en direction de son apprenti.

« Ouais, c'est bon, je ne suis pas débile non plus ! » Râla Ichigo.

« Des fois je me demande ! » Railla Hitsugaya. « Bref, il s'agit d'une mission d'au moins trois semaines dans le monde réel, le lieu est pour l'heure encore maintenu secret. Il s'agit d'une infiltration au sein d'un groupe suspect. »

« Ça a l'air cool ! » S'enthousiasma le rouquin.

« Kurosaki ! Je te demande de réfléchir 2 secondes avant de t'exciter tout seul ! Ce n'est pas sans risque et cet ordre demandera beaucoup d'investissement et de SÉRIEUX à ceux qui y participeront ! Ce n'est pas à prendre à la légère ! »

« Mais je suis sérieux ! Ça m'intéresse beaucoup ! Je suis partant. » Affirma Ichigo.

« Le départ est dans deux jours, tu peux prendre le temps d'y penser et me donner ta réponse plus tard. »

« Parce que c'est moi qui décide ? » S'étonna Ichigo. « Je peux refuser ? »

Une discrète coloration carmin s'étala sur le cou du Lieutenant.

« On m'a confié le recrutement de l'équipe qui m'accompagnera dans cette mission. Cette proposition est entre nous et tu peux la refuser. Voilà tout. » Trancha le gamin, peu désireux de s'étendre sur le sujet.

« Waouhhhh ! T'as le choix de ton équipe et…Tu me choisis moi ?! »

Ichigo n'en revenait pas.

Bizarrement, cela lui faisait extrêmement plaisir d'apprendre qu'il avait été choisi par Hitsugaya et non pas désigné.

« Ne commence pas à me faire regretter mon choix Kurosaki ! » Rugit Hitsugaya, qui se demandait si, au final, il avait bien fait de proposer à Ichigo de venir avec lui.

« C'est quand le départ ? » Demanda Ichigo, brusquement sérieux.

« A la fin de la semaine. Samedi pour être exact. »

« Je viens. »

Hitsugaya regarda fixement Ichigo.

Ou ce garçon était totalement inconscient, ou il était passablement téméraire.

Les deux sont possibles, malheureusement…

« As-tu bien mesuré les risques que tu vas encourir ? Je ne veux pas que tu te désistes à la dernière minute Kurosaki. Un 'oui' est un 'oui'. Alors, autant que tu prennes le temps d'y penser, d'en parler avec tes amis… »

« Inutile. » Le coupa Ichigo. « Je viens avec toi. Compte sur moi pour être là samedi matin. »

Hitsugaya le regarda pendant un instant, cherchant à mesurer le degré de certitude de cette réponse.

Le rouquin était affirmatif. Pas la moindre vacillation dans le regard caramel.

« D'accord. Dans ce cas, je te laisse préparer tes affaires pour un retour dans le monde réel. On se retrouve samedi, 8h00 à mon bureau. »

« Yes ! On va partir en mission ensemble Toshiro !!! C'est génial non ?! » S'emporta Ichigo.

« Hitsugaya !!!!! Tu vas réussir à imprimer ça dans ton cerveau de demeuré ?! »Rétorqua le gradé.

« Allez, on se fait un resto pour fêter ça ! Et c'est moi qui t'invite ! J'en connais un bien sympa au Seireitei qui devrait te plaire!»

« Mais tu comptes fêter la fin et le début de toutes tes missions au resto ou quoi ?! » Ironisa le gamin.

« Et oui !!! Allez, c'est parti ! J'ai une dalle d 'enfer !!» Lança Ichigo en riant.

Seireitei, 22h43.

Renji rentrait doucement chez lui après une éprouvante mission dans le monde réel lorsqu'il eut un choc en passant devant un de ses restaurants favori, 'Les Baguettes d'or'.

A quelques mètres de lui, assis en terrasse à une table pour deux, Ichigo dinait en compagnie d'un jeune garçon aux cheveux d'un blanc scintillant.

Le rouquin semblait euphorique et affichait un sourire que Renji ne lui avait pas vu depuis une éternité.

Il discutait avec animation, appuyant ses propos avec force de gestes et de mimiques.

Ses yeux couleur caramel ne quittaient pas ceux de l'autre convive, le fixant avec une chaude intensité.

A tel point qu'il n'aperçut même pas Renji.

Sa stupeur passée, ce dernier reprit rageusement la direction de son appartement, faisant de grandes foulées, prêt à étriper le moindre passant.

Une vague acide lui rongeait l'estomac.

Qui est ce mec ? Je ne le connais pas !

Une jalousie atroce lui crevait le cœur.

Alors comme ça, Ichigo prenait du bon temps pendant que lui se morfondait pour obtenir son pardon ?

Quel était ce gamin qui osait approcher de si près SON rouquin ?!

Alors voilà, on laisse la blondinette toute seule pendant quelques semaines et qu'est-ce qui se passe ???????

On le retrouve en pleine séance de speed-dating avec une espèce de statue grecque aux cheveux blancs !!!

Ça n'allait pas être possible.

Non, décidément, ça n'allait pas être possible du tout.

Il se posa sur son lit, tendu comme une pile électrique, attendant le retour de son colocataire.

Va vraiment falloir qu'on parle Ichigo ! Et je te promets, ca sera sans crier !


Héhéhéé....mais que va faire notre tatoué préféré....La suite bientot!

Review please!!!!

;-)