Titre : Remember Yesterday

Résumé : Dans la vie, on n'a rien sans rien. C'était la phrase préférée de mon père. Ma mère, mon frère et moi-même l'entendions sans arrêt. Comme si cette stupide réplique pouvait justifier toutes ses erreurs. Mon père, c'était mon modèle, il avait réussi il réussissait tout ce qu'il entreprenait. Du moins c'est ce qu'il essayait de nous faire croire. J'avais huit ans quand tout s'est produit, mon frère en avait onze. Oh oui mon cher père, sur ta vie régnait le succès. Tu étais un très grand homme d'affait. Le monde entier t'admirait. Tu avais vaincu tout ce qui te barrait la route, sauf une chose. La plus importante, celle que tu devais absolument anéantir : ta famille. Tu as échoué, je suis le seul que tu n'as pas réussi à tuer, juste moi, âgé de huit ans. Jamais je ne pourrais te pardonner de m'avoir enlevé mes êtres chers, jamais. A l'aide des dons que m'a transmis ma défunte grand-mère, je te tuerais, sans pitié ni remords.

Je te tuerais comme tu les as tous tués.

Disclaimer : L'histoire m'appartient, mais pas les personnages qui, eux sont à JK Rowling

Rating :T en grande majorité pour la violence, les meurtres, la mort, et l'allusion aux relations sexuelles.

Genre : Romance, Surnaturel (en raison des dons de Draco), Drame et Frienship… (J'ai jamais été douée pour la classé cette histoire !)

Pairing :Vous le découvrirez bien assez vite !

Rythme de publication :Le mercredi en général toutes les semaines dans un premier temps, puis lorsque je serais arrivée au même niveau que la version originale, le rythme passera à deux semaines minimum.

Version Originale : Disponible sur Fictionpress, sous le nom Remember Yesterday, écrite par moi sous le pseudonyme de Lwiz ! A la place de Draco et Hermione, vous pouvez lire la même histoire mais avec Matthew et Ellen .

Note de l'auteur : Hello ! Je rentre à peine de ma rentrée (ouais c'est mal tourné). Et je vous poste mon chapitre 7, j'espère qu'il vous plaira ! Je ne m'éternise pas sur cette note d'auteure, après tout, je dois aller bosser maintenant ! Bisous !

Chapitre 7 : Entente

Voila plus d'une semaine qu'Hermione sortait tous les soirs. Et chaque fois, la même routine s'installait. Elle entrait dans un bar, elle attendait en buvant un verre, puis elle allait dans un autre bar. Et ce jusqu'à minuit. Passée cette heure, Hermione se dirigeait en boîte de nuit jusqu'à trois heures du matin. La jeune fille restait assise à fixer tous les hommes qui passaient. A guetter chaque regard afin d'espérer d'en croiser un gris. Où donc se cachait se regard mystérieux, ces cheveux en bataille et ce sourire en coin ?

Des cernes marquaient les yeux de la jeune fille, elle passait ses journées à dormir en classe. Et même si les reproches de ses amis la touchaient, elle n'abandonnait pas. Non elle ne se « reprendrait pas en main » et non elle ne « parlerait de ses problèmes ». A vrai dire, Hermione ne souhaitait qu'une seule chose. Enfin deux. Retrouver Draco, et qu'on la laisse tranquille. La jeune fille était si obnubilée par son but qu'elle ne voyait plus ses notes baissées ou ses amitiés se brisées peu à peu.

Ce soir là, elle ne s'en rendait toujours pas compte. Assise près du bar comme à son habitude, un mojito vide entre ses mains, Hermione observait la foule et surtout, la porte d'entrée. Elle allait encore repartir bredouille, ça elle le savait. Alors elle reviendrait le lendemain, puis le surlendemain, jusqu'à atteindre son but. Une routine qui ne semblait pas vouloir prendre fin. Combien de temps cela allait-il durer ? Elle-même l'ignorait. Peut être se lasserait-elle et laisserait finalement tomber ? Cependant pour le moment, l'envie de renoncer n'était pas présente. Elle gardait espoir.

C'est avec un ultime soupir qu'elle termina son verre. Dès qu'elle l'eut posé, une voix retentie derrière elle :

« Puis-je t'en offrir un autre ? »

La jeune fille se retourna et découvrit un jeune homme roux, des yeux bleus et un sourire charmeur. Il était plutôt mignon, Hermione s'en sentit tout de suite flattée. Elle jeta un petit coup d'œil à la tenue de ce prétendant : un pantalon noir, une chemise en jean, des Nikes. Son style lui plaisait, si bien qu'elle accepta avec plaisir. Le jeune homme s'installa à ses côtés, commanda deux Jagerbombs puis fit un sourire à Hermione :

« Je t'observe depuis un moment, boire son mojito seule dans un bar à cette heure là… Tu essayes de noyer un chagrin d'amour ? »

La jeune fille se mit à rire devant cette supposition. Mais après tout, c'était surement l'image qu'elle renvoyait. Elle fronça les sourcils, faussement vexée.

« Et tu crois peut être que je vais raconter mes déboires amoureuses au premier venu ? Je ne connais même pas ton prénom !

-Ahaha, excusez-moi gente dame, déclara-t-il avec malice, Je m'appelle Ronald, enfin Ron, et à qui ai-je affaire ?

-Demoiselle Hermione mon cher Ron. Se présenta la jeune fille avec une petite révérence, hilare. »

Puis ils commencèrent à discuter tranquillement. Hermione lui apprit qu'elle était encore étudiante en journalisme. Elle lui parla de sa passion pour l'écriture, de sa vie étudiante, de son frère casse-pied. De son côté, Ron lui dévoila faire des études dans la photographie, il venait d'une autre ville et avait emménagé ici pour ses études qu'il terminerait dès l'année suivante. Il lui avoua sa passion pour la musique aussi, mais qu'il était particulièrement nul pour en pratiquer.

Le feeling passait très bien, Ron était drôle, et Hermione se laissait charmer, oubliant son objectif de la soirée un instant. Si bien qu'au bout du deuxième verre, Ron lui demanda son numéro de téléphone pour qu'ils puissent se revoir. C'est avec un sourire qu'Hermione commença à lui réciter.

« Je compte sur toi pour ne pas me harceler ! Plaisanta-t-elle. Alors, 06 45 82 26… »

Elle s'interrompit brutalement. Son regard avait dévié vers la porte du bar. Elle le reconnu aussitôt. Elle murmura son prénom, sans y croire. Depuis tout ce temps, il se montrait enfin ! Oubliant totalement Ron, elle se leva lentement, cherchant à capter son regard. Ce ne fut pas bien long. Dès que leurs regards se croisèrent, Hermione pu discerner un juron sur ses lèvres. Mais elle le vit aussi faire demi-tour en courant. Hermione s'offusqua.

« Non ! Draco ! Cria-t-elle affolée. »

Elle enfila son manteau en vitesse quand une main la retint : Ron. Son regard était perdu. Il ne comprenait plus très bien ce qu'il se passait.

« Hermione ? Il se passe quoi ? Demanda-t-il.

-Ron, ah euh. Je suis désolée, j'ai passé une super soirée, mais là je dois filer, c'est super important. Appelle-moi ! »

Elle commença à partir quand elle entendit Ron lui préciser qu'il lui manquait un numéro. Hermione lui cria de le deviner puis partit en courant. Elle ne pouvait pas passer à côté de cette chance. Tant pis pour Ron, après tout elle le connaissait à peine, si elle l'intéressait vraiment, il chercherait à trouver ce dernier numéro.

En sortant du bar, elle regarda autour d'elle, par où pouvait-il bien être parti ? Hermione se dirigea vers un groupe de fumeur et leur demanda s'ils avaient vu un homme sortir en courant du bar. C'est avec courtoisie que l'un d'entre eux lui indiqua la rue par laquelle le magicien s'était échappé. Après les avoir rapidement remerciés, la jeune fille reprit sa course. Elle s'arrêta seulement bien vite pour ôter ses escarpins afin de courir plus vite.

Seulement elle arriva rapidement à un nouveau carrefour, de plus il était pratiquement désert. Seul deux hommes d'une trentaine d'année l'observaient s'agiter. Hermione les regarda un instant en hésitant. Ils semblaient avoir un peu trop bu, leurs vêtements étaient froissés et ils la dévisageaient comme s'ils voulaient la manger. Hermione décida calmement qu'elle ne risquait rien, et que les préjugés étaient souvent faussés, elle se dirigea vers les deux hommes.

« Hum excusez-moi… Avez-vous vu passer un jeune homme ? Il doit avoir la vingtaine, il courait surement… »

Sa voix s'éteignit doucement en voyant le regard lubrique qui lui jeta ses interlocuteurs. Lentement, elle recula d'un pas, avec un sourire courtois.

« J'imagine que non… Merci pour votre aide alors… Je vais chercher mon ami par moi-même… ! »

Seulement, un des hommes lui attrapa le bras et lui fit un grand sourire. Ses dents étaient jaunies, probablement à cause de la cigarette jugea-t-elle. Elle fit un sourire forcé, tentant de garder son calme.

« Tu n'as pas à le retrouver, nous on peut te tenir compagnie si tu veux ! C'est quoi ton petit nom ma douce ? »

Hermione tenta de se dégager, mais la poigne était plus forte qu'elle ne l'aurait cru. Sa tenue n'était pas non plus faite pour laisser sa jambe partir dans les parties intimes de ces hommes. Quelle idée de sortir ainsi. Elle se traita mille fois d'idiote.

« Non ça va… Merci beaucoup de votre aide, je vais y aller !

-Attends Tu viens juste d'arriver. Reste donc, tu vas voir on va s'amuser. »

Hermione grimaça en gigotant pour s'échapper de sa prise. Mais elle rencontra le torse du deuxième homme lorsqu'elle recula. « Merde » Pensa-t-elle. Dans quelle situation s'était-elle encore fichue ? Les deux hommes empestaient l'alcool et ne semblaient pas vouloir la laisser partir.

« Lâchez-moi ou j'appelle au secours. Votre compagnie ne m'est pas agréable ! »

Elle ferma les yeux et se ratatina lorsqu'elle vit la main de l'homme se rapprocher de son visage pour le toucher. Et puis soudain, elle ne sentit plus sa main emprisonné, ni l'odeur de l'alcool près de son visage. Seuls deux cris avaient retentis.

Tremblante elle ouvrit les yeux et vit avec stupeur les deux hommes allongés à terre, à moitié assommé. Ne comprenant plus rien, elle regarda autour d'elle et le vit. Sur l'escalier de secours d'un immeuble : Draco. En tenue classe, comme toujours, un pantalon noir, une chemise blanche et une petite veste de costume. Seuls ses cheveux en bataille contrastaient avec sa tenue chic.

Hermione remarqua ses mains bleues, elle comprit alors. C'était lui, il l'avait sauvé. Encore. Un sourire fleurit sur ses lèvres, sa peur totalement envolée.

« Draco ? C'est bien toi, hein ? Tu sais depuis combien de temps je te cherche ?! »

Elle vit le jeune homme soupirer et descendre la rejoindre. Son regard était profondément agacé, Hermione devina qu'il n'était pas très heureux de la voir, si bien qu'elle décida de se taire. Pour le moment.

Le magicien vint devant elle et lui attrapa le bras pour l'observer.

« Ils t'ont fait mal ? Questionna-t-il calmement.

-Non… Tu es arrivé à temps… Merci Draco ! »

Ce dernier soupira, la lâcha puis mit ses mains dans ses poches avec nonchalance.

« Tu ne m'as pas vraiment laissé le choix. Je n'allais pas te regarder te faire violer sans rien faire.

-Je n'allais pas me faire violer, j'allais leur envoyer un coup bien placé, et pouf histoire réglée ! Déclara-t-elle avec un grand sourire. »

Draco la considéra un moment comme si elle était idiote. Ses sourcils se froncèrent d'agacement.

« Ouais, ouais, si tu veux. Bon. Tu peux me rappeler ce que je t'ai dis la dernière fois qu'on s'est vu Granger ? »

La jeune fille fit mine de réfléchir même si elle savait parfaitement de quoi il parlait. Elle feint alors l'ignorance avec naïveté ce qui agaça au plus au point notre magicien qui tentait de rester calme.

« Je t'ai dis qu'on ne se reverrait plus ! Et que tu ne devais pas me chercher, en aucun cas ! Je sais que tu es retournée à l'appartement, et je sais que tu as passé beaucoup de soirs dans les bars à ma recherche. Mais je pense que tu n'as pas compris une chose jeune fille : je suis un criminel. Je suis dangereux. J'ai tué des personnes pour bien moins que ça !

-Alors pourquoi ne m'as-tu pas tué ? Pourquoi être intervenu il y a quelques minutes ? Ils auraient pu me tuer à ta place après tout, tu n'aurais pas eu à salir tes mains ! Le défia-t-elle avec un regard perçant.

-Mes mains sont déjà plus sale que tu ne le pense Granger ! Si je ne t'ai pas tué c'est parce que j'ai cette once de morale qui reste tout de même ! Juste parce que tu n'as commis aucun crime, ça m'empêche de te tuer. Mais si tu continues ton manège, je te considèrerais comme une menace, alors à cet instant je serais sans pitié. Maintenant tu arrêtes tes conneries. Me suis-je bien fait comprendre ?! S'époumona-t-il »

Les yeux de Draco s'étaient assombris. L'impertinence de la jeune fille le consternait au plus au point. Son incapacité à comprendre qu'il était dangereux et sa naïveté l'exaspérait. Et il comprit que cette histoire n'était pas finit en rencontrant le regard déterminé d'Hermione. Les mots de Blaise lui revinrent en tête « C'est une journaliste, elle ne renoncera jamais ». Merde, merde, merde.

La jeune fille l'avait écouté avec attention, elle nota son rapport à la morale, voilà qui ferait un bon élément dans son article. Cependant ses menaces n'avaient absolument aucun effet sur elle. Rien ne l'empêcherait de continuer à le chercher. Et maintenant qu'elle l'avait trouvé, elle n'allait certainement pas le lâcher. C'est avec malice qu'elle répondit.

« Oui, cependant, je veux juste une faveur !

-Une faveur en plus que celle de te garder en vie ? Interrogea-t-il.

-Pense à ta morale Draco ! Rappela-t-elle. Je veux qu'on aille prendre un verre maintenant et que tu me racontes ce qu'il s'est passé pendant toutes ces années, je veux la vérité sur ces évènements. Après promis, je ne chercherais plus à te voir. »

Draco la regarda, suspicieux. C'était une proposition tout à fait correcte, il aurait juste à balancé quelques infos et elle le laisserait tranquille. Il eut un sourire en coin.

« Je ne te dirais pas tout, juste quelques détails. Mais que veux-tu en faire ? Un article ?

-C'est juste pour mon intérêt personnel ! Je n'écrirais pas d'article, promis ! Mentit-elle avec aisance. »

Draco céda finalement à la demande, après tout il pourrait enfin être tranquille ensuite. Ses sorties le soir lui manquait un peu et la pression de savoir qu'une jeune fille veuille le retrouver ne le mettait pas à l'aise. Au moins, après leur discussion tout devrait rentrer dans l'ordre, et le magicien pourra enfin traverser l'appartement sans se prendre une remarque cinglante de Blaise au sujet de la jeune Hermione.

C'est donc tout les deux qu'ils prirent le chemin d'un bar en laissant les deux hommes au sol qui commençaient à se réveiller. Draco gardait un air détaché et froid comme à son habitude. De son côté Hermione peinait à cacher son excitation. Ce qui l'obsédait depuis des semaines allaient enfin lui être dévoilé.

Ils entrèrent dans le Chaudron Baveur et traversèrent le bar afin de trouver un endroit un peu plus tranquille sans la musique assourdissante. Une fois leur table réservée, Hermione partit commander un café, non sans se prendre un regard abasourdi de la part du barman. Un café, à vingt-deux heures du soir, dans un bar. Quel genre de folle était-elle ? Cependant la jeune fille souhaitait rester concentrer durant son entretien, et ne laisser aucune info s'échapper pour tout retranscrire en rentrant chez elle ensuite. Donc, pas d'alcool et juste un bon café pour la tenir éveillée et dynamique suffisamment longtemps.

Elle rejoignit Draco qui l'attendait patiemment. Puis à peine installée, Hermione se jeta à la gorge du magicien en le bombardant de question sans même lui laisser le temps de répondre. Le jeune homme pu finalement la canaliser en commençant son récit après avoir rappeler certaines conditions.

« Reste calme. Je te demanderais de ne pas me couper la parole au milieu d'une phrase. Et de ne pas insister si je ne réponds pas à l'une de tes questions. Je te rappelle que ce que je vais te dévoiler ne doit être écrit nulle part. Ni sur le net, ni dans un journal, même pas sur un post-it. Suis-je clair ? »

Il plongea son regard dans celui de la jeune fille avant de continuer. Hermione ouvrit ses oreilles avec attention, ne voulant pas en laisser échapper une seule miette. Draco commença alors.

« Bon… Comme tu le sais, je suis Draco Malfoy, fils de Lucius Malfoy et de Narcissa Black. J'avais un grand frère, Scorpius, il était de cinq ans mon ainé. Ma mère c'était une pianiste et mon père un homme d'affaire. Il avait commencé à créer sa compagnie peu avant ma naissance et elle avait commencé à gagné vraiment de l'importance lorsque j'ai eu cinq ans. Leur couple allait de plus en plus mal apparemment, mais moi je ne le voyais pas j'étais trop jeune. Tout ce que je savais c'est que mon père était constamment absent alors que ma mère, elle, avait arrêté les tournés pour rester avec moi. »

Draco fit une pause, puis en rencontrait le visage déçu de la jeune fille. Lorsqu'il l'interrogeât avec mépris sur son comportement, elle se justifia.

« Ca je le sais déjà. C'est la version répétée, répétée et encore répétée par la presse depuis le suicide de ta mère. Sérieux tu ne pe…

-Ma mère ne s'est pas suicidée ! »

Le ton avait monté, et le magicien n'avait pu se contrôler, si bien qu'il baissa immédiatement la tête pour cacher son visage à leur entourage. Il avait perdu son sang froid. Il le perdait pratiquement tout le temps lorsqu'on parlait ainsi de sa mère. Que les gens disent qu'il est un assassin, ça il s'en fichait. Après tout, à présent, ce n'était plus tellement faux. Mais il ne supportait pas qu'on nuise à l'image qu'il avait de celle qui l'avait mis au monde, de celle qui l'avait aimé et qui l'avait protégé au péril de sa vie. De toutes les accusations et suppositions que les gens faisaient de sa famille, celle annonçant sa mère comme une folle ayant tué son fils, la traitant ainsi de mère indigne Draco ne le supportait pas. Il reprit alors plus bas

« Ma mère n'aurait jamais fait un geste si égoïste. Jamais elle ne nous aurait abandonné de la sorte. »

Il releva la tête et plongea son regard dans celui de son interlocutrice.

« Ma mère n'a pas tué Scorpius, elle n'a commis aucune faute. Excepté celle de ne pas avoir su se protéger comme il le fallait. Cette nuit là, des hommes sont entrés dans l'appartement. Si au début ma mère a surement cru à des voyous, son avis à dû changer rapidement. Alors elle m'a caché, elle a essayé de faire de même avec mon frère, mais c'était trop tard. Il était déjà mort. Une balle dans le crâne. Ma mère a reçu le même sort. »

Draco se frotta le front avec peine, cette discussion le mettait mal à l'aise. Même s'il sentait qu'en parlé libérait en quelques sorte sa tension, la vision de cette soirée restait gravé au fond de son esprit.

De son côté, Hermione était tétanisée. Elle s'était attendue à plusieurs versions à vrai dire. Mais elle n'avait pas imaginé celle-ci. Même si la jeune fille voyait le visage de douleur du magicien, elle tendit la main et la posa sur la sienne, comme un geste de soutien, ce qui fit sursauter le garçon. Calmement et en prenant soin de choisir ses mots, elle demanda.

« Comment tu t'en est sorti ? Qui avait organisé tout ça Draco ? Il faut le faire payer, son crime ne restera pas impuni tu sais.

-Les voisins ont été alertés par les coups de feu, ils ont appelés la police. Mais lorsque celle-ci est arrivée, les hommes étaient partis et ils avaient tout organisé pour faire croire à la version qui fut ensuite diffusé dans les journaux. Acheva-t-il.

-Qui a fait ça Draco ? Questionna-t-elle encore une fois.

-Mon père. Mais aucunes preuves ne le montrent. C'est ma grand-mère qui m'a appris tout le revers de la médaille. Et puis, j'ai bien pu m'en rendre compte lorsqu'il a commencé à m'éliminer à mon tour. »

Un silence s'installa. A vrai dire, Ellen se savait pas vraiment comment réagir, elle comprenait parfaitement le problème majeur de cette situation. Lucius Malfoy était un homme influent. Il avait bon nombre de personnes dans sa poche, autant des avocats, des policiers ou des juges. Rien ne l'inculpait. Tout était perdu d'avance.

La jeune fille sentait que la conversation allait venir à son terme, elle décida de poser alors une dernière question avec précaution.

« Les journaux ont dis que tu avais tué ta grand-mère… C'est ton père qui l'a fait aussi n'est-ce pas ? »

Draco soupira et dégagea sa main de celle de la jeune fille. Il se leva et enfila son manteau. Il fit signe à Ellen de le suivre puis ils sortirent après avoir payé. Le chemin se fit en silence. Hermione reconnu aisément la route menant chez elle. Avec dépit elle remarqua que la soirée touchait à son terme. Elle s'arrêta alors, tête baissée.

« Tu ne peux pas rester seul à te renfermer ainsi Draco. J'ai conscience que tu ne peux pas tout me dire, j'ai conscience que tu tues des gens et que tes actions ne sont pas toujours honnêtes. Seulement, tu veux bien ne pas rompre le contact avec moi une nouvelle fois ? Je sais qu'on se connait à peine et que tu ne sais rien de moi au final. Mais moi je te crois. Et même si tu te montres comme un mec fier qui n'a peur de rien, je peux voir que tu as souffert. Je veux t'aider, en tant qu'amie. Tu veux bien me l'accorder ? »

Draco l'avait écouté avec un silence presque religieux. Il percevait parfaitement sa sincérité et son envie de l'aider. Il savait déjà ce qui allait se passer par la suite. Il savait que même s'il lui répondait non, il reviendrait vers elle. C'était tellement rafraichissant qu'une autre personne que Blaise le croit innocent. C'était ce dont il avait besoin après tout. Mais hors de question de trop le montrer.

« Je vais te passer mon numéro de téléphone. Je veux que tu l'utilise qu'en cas d'urgence, comme ce soir par exemple. Je ne veux pas que tu te mettes dans des situations dangereuses. Je pense que tu le comprends parfaitement à présent. Mon père ne rigole pas avec tout ça. Tu vas devoir faire comme si nous n'avions plus aucun contact. Si j'ai besoin, je viendrais te voir. Ne parle de tout ça à personne. Lorsque ça me concerne, tu ne peux faire confiance qu'à toi-même. Personne a la même façon de pensé. Un seul mot et je peux être attrapé. Es-tu d'accord Hermione Granger ? »

Le visage de la jeune fille rayonnait. Elle n'avait obtenue exactement ce qu'elle voulait mais c'était déjà un début ! Elle acquiesça avec enthousiasme et prit en note le numéro du jeune homme dans son téléphone après lui avoir communiqué le sien.

Draco la raccompagna jusqu'à chez elle tout en discutant. Il ne lui apprit rien d'autre sur sa vie, et Hermione le compris parfaitement. Ressassé les histoires passées n'était jamais une bonne chose.

Le magicien se fit alors la promesse de ne pas recommencer les mêmes erreurs, il serait deux fois plus prudent que d'habitude. Son père ne devait surtout rien apprendre, sinon Hermione et lui en subirait les conséquences.

Seulement, sa vigilance avait baissé durant cette soirée sans qu'il ne s'en rende compte. Si bien qu'il n'a pas vu à un seul instant qu'il avait été suivi. Plus tard dans la soirée un homme passa un coup de fil un sourire aux lèvres. Il composa un numéro avec impatience et lorsqu'il entendit le téléphone se décrocher, il n'entendit pas de parole.

« Il a recommencé.

-L'idiot… Mettez tout en place ! »