LA MAGIE RETROUVÉE
CHAPITRE 7
- Vous croyez que vous parviendrez à me déposséder de mes pouvoirs ? Fit Tara attachée au sorcier qui lui faisait face. Il avait un air proche du Severus que connaissait Pétunia.
- Silence Démone, tu vas retrouver bientôt ton Maître. La foule autour criait mais Tara ne l'entendit pas. La mort allait être inéluctable et puis à quoi bon, elle avait fait ce qu'il fallait. Elle eut un petit sourire qu'elle adressa au vent et aux nuages qui s'étaient effilochés. Elle ferma les yeux et se concentra pour libérer son âme le plus vite possible de sa chair qui se consumait doucement, une douleur épouvantable commençait à la submerger. Pétunia ne se rendit pas compte qu'elle hurlait.
Personne ne l'entendit car ils étaient tous au salon. Severus remarqua qu'elle n'était plus là mais il fut rassuré par Narcissa qui l'avait accompagnée dans sa chambre. Non elle n'avait rien vu de suspect ... et elle se demanda pourquoi il avait posé cette question. Puis comme le reste cette interrogation passa dans l'oubli au fil des minutes.
La scène de Tara brûlant sur un bûcher s'évanouit. Une cheminée allumée laissait échapper des volutes parfumées. Tara se tenait face à elle dans un état proche de la transe. Derrière elle un petit pot avec des cristaux blancs, à sa gauche de l'encens, devant elle la cheminée et à sa droite, parfaitement symétrique à l'encens un petit bol contenant de l'eau. Elle vit sur le sol un cercle parfaitement tracé au charbon. L'Athamé se trouvait dans la main droite de Tara. Elle parlait d'une manière bizarre. Pétunia crut comprendre dans son rêve une incantation, un sort. Tara tourna le dos à la cheminée et posa l'Athamé, son livre des ombres qu'elle tenait dans son autre main au centre. En prêtresse d'une extrême puissance elle invoqua alors des éléments qui normalement n'obéissent pas à la volonté humaine. Elle sourit lorsqu'elle les sentit « vivre » en elle. Pétunia voyait à présent par les yeux de Tara. Son Athamé à sa gauche, son Livre des Ombres à sa droite. Toute son intention sur ses deux objets, une odeur inconnue faîtes de plantes et de racines agissait comme une substance hallucinogène sur ses sens. Faîtes que mon pouvoir, que toute ma puissance me quitte à jamais, je la donne à ses objets, je le veux, c'est mon désir le plus profond. Elle inspirait et l'odeur commençait à annihiler sa volonté. Je veux les retrouver plus tard, dans une autre vie, je veux retrouver tous mes pouvoirs ... Elle expira. Ses forces la quittaient, sa magie s'échappait d'elle, elle le sentait comme on sent une fatigue inexplicable l'envahir. Elle s'effondra alors, les yeux retournés dans leurs orbites, d'une pâleur mortelle. Pétunia put profiter de son sommeil personnel. Puis Tara revint. Une femme du même âge prenait soin d'elle alors que la conscience revenait par vagues. Son Athamé, son Livre ... par la Déesse où étaient-ils ? Puis elle ferma les yeux et se souvint. Elle avait repris connaissance et s'était relevée, le corps endolori après de longues heures sans doute passée sur les dalles froides de sa cave. Il faut que je mette mes outils de pouvoir à l'abri, il le faut. Elle était alors sortie non sans mal et l'air glacial l'avait requinquée. Au loin l'Église de Salisbury détachait sa silhouette. La cachette idéale ... et surtout elle en connaissait les moindres recoins. Elle s'était tout de suite méfiée du nouveau curé qui d'emblée l'avait eu à l'œil. Elle n'oublierait jamais son air lubrique, son interrogatoire après qu'il l'ait trouvé entrain de cueillir des herbes médicinales. Elle avait alors passé son temps à l'espionner à son tour et avait trouvé des passages inconnus. Pétunia rêva alors de la crypte et de la pierre qui avait été descellée pour y mettre le précieux trésor.
À nouveau le rêve s'évanouit. C'était l'interrogatoire qui précédait sa mise à mort. Tara suppliait l'homme d'église d'épargner sa famille, son clan. Il l'avait alors attrapée par les cheveux et lui avait susurré que s'ils étaient sorciers ils seraient tout comme elle mit à mort.
- Ils ne le sont pas ... Tara ferma les yeux ... épargnez-les ... seule moi suis les voies du Diable, je vous en prie.
- Tu avoues donc. Son haleine empestait une odeur qui n'était pas inconnue à Tara. Une potion ... si c'était une potion cet homme était un ... sorcier !
Il vérifia que personne ne pouvait surprendre ses paroles.
- Tes pouvoirs m'intéressent. Donne-les moi et je tâcherai d'épargner ta famille ...
- Prenez-les fit las Tara, prenez-les mais épargnez-les, jurez-le moi.
Un rire. Le restant de ses pouvoirs fut aspiré. Au plus profond de son être elle jubilait. Les cartes n'avaient pas menties ! Elle avait bien fait de transmettre toute sa magie ou presque à ses outils magiques.
- Juste une question ... fit-elle à voix presque inaudible, qui êtes-vous ?
Le prêtre dont le visage était dissimulé par une capuche la fixa. Seules deux petites lueurs luisaient malgré l'ombre.
- Je te le dirai seulement si tu m'accordes une faveur répondit-il tout en faisant courir son doigt de sa gorge à la naissance de ses seins.
- Jamais.
Il lui sourit.
- Ça m'ennuierai tout de même que tu ne te rappelles pas le nom de celui qui t'as vaincu. Il lui chuchota alors à l'oreille. Je suis Teddy Redman et tous les sorciers se rappelleront de mon nom. Il s'écarta alors et commença ses prières. Il se tut et une voix l'apostropha.
Un homme bedonnant, le crâne brillait sous la lumière des bougies.
- Pardonnez-moi Monseigneur Redman, mais ... que vous a t-elle raconté ?
- Oh ... rien d'important. Elle délire sous l'influence maléfique. Satan est en elle, et la domine totalement, la pauvre créature ...
- Le feu la délivrera.
- Certainement et cette région retrouvera le calme et la morale à laquelle elle aspire.
- Tout à fait.
Les chants furent entamés, s'élevèrent et sortirent de l'enceinte de l'Église. Pétunia était en sueur, le corps parcouru d'un étrange courant d'énergie. La voix de Tara l'habitait. Je suis toi, tu es moi, tu vas être à nouveau une sorcière. Tu es une « moldue » à cause de ce ... Redman, il m'a puni et toi à travers moi, mais ça va s'arranger ... maintenant lève-toi et prends l'Athamé et le livre des Ombres.
Pétunia obéit. Le Manoir des Malfoy était plongé dans un silence absolu. Chacun avait fini par regagner sa chambre en silence. Rogue en passant devant la chambre de Pétunia fut tenté un instant d'y entrer puis après réflexion s'en était détourné. Elle était tout à fait réveillée. Sans trébucher elle traversa le salon prit à nouveau un couloir. Elle scruta un ensemble de pierres tout à fait banal. Ses doigts dessinèrent alors des runes sur celle du centre, plus large que les autres. Il y eut un clic, puis un autre. Enfin une ouverture se dessina et s'ouvrit. Elle entra comme si elle était en mode automatique. Elle descendit l'escalier qui habituellement lui aurait fait pousser des haut-cris tellement il était poussiéreux. Enfin elle se posta au centre près d'une table en chêne massif. Des livres inutilisés depuis des siècles jonchaient des étagères surpeuplées. Elle alla jeter un coup-d'œil.
Severus remua. Un bruit étrange dans le couloir lui fit dresser l'oreille. Il se leva et regarda dans le couloir mais ne vit rien. Allons cesse de craindre pour Pétunia, elle ne risque rien même si des choses troublantes se sont produites dernièrement, je te répète que ce n'est qu'une moldue. Oui mais quand même, cette salière ... et puis son attitude ... il y avait quelque chose d'inexplicable ... Demain une dure journée m'attend, allez ... tu verras ça demain ! Pétunia ne peut pas sortir du Manoir, il est bien protégé par des sortilèges, surtout que Lucius est à moitié paranoïaque à présent. Il se recoucha, non sans être sur ses gardes mais cela ne dura que l'instant d'un soupir. Des rêves l'envahirent, sporadiques dans lesquels une femme étrange, qui portaient des traits de Pétunia mais qui n'était pas elle pratiquait une magie complètement inconnue.
Pétunia fut prise d'une quinte de toux en posant l'épais ouvrage qui portait un nom presque illisible mais qui après lecture semblait retracer les différents propriétaires du Manoir. Elle tourna les pages moisies jusqu'à ce qu'elle tombe sur un nom qui ne lui était pas inconnu. Redman. Daniel Redman avait été propriétaire du Manoir ... il avait même enseigné les cours de Défense contre les Forces du Mal à Poudlard.
- Ce n'est pas lui que je cherche ... c'est Terry Redman ...
- Ils étaient jumeaux, mais aux dires des sorciers, ils étaient en guerre ... Que cherches-tu Tara ?
- Ce qu'il a fait à ma famille, je sens ... comme si leurs âmes n'étaient pas loin d'ici ...
- Et que feras-tu ?
- Je les libèrerai.
- Tu veux toujours te venger de celui qui ... qui t'as ôté tes pouvoirs ?
- Pas « mes » pouvoirs, mais les nôtres.
- Alors continuons de chercher. Dehors l'aube commençait tout doucement à naître. Elle ouvrit plusieurs ouvrages. Certains étaient mystérieux et faisaient mention d'un endroit hanté à proximité du Manoir. Elle trouva un livre plus récent qui expliquait que celui-ci s'était agrandi jusqu'à la rivière, englobant « l'endroit maudit ». Étrange ... cet endroit maudit qui apparaissait soudain ... pensa Pétunia. Elle ouvrit d'autres livres mais elle n'apprit rien de plus quand à ce lieu.
- Ce ne sont que des légendes ...
- Peut-être pas ... Salisbury n'est pas loin d'ici. Chez les sorciers le monde n'apparaît pas comme les gens ordinaires le perçoit. Allons voir.
- Euh ... les sorciers utilisent le transplannage ou le balai, je ne sais me servir d'aucun des deux !
- Tu as le pouvoir Pétunia. Si tu le veux vraiment tu le pourras.
- Ok, je vais essayer.
Elle sortit de la pièce, traversa le salon et tenta d'ouvrir la porte d'entrée. Fermée ou plutôt ensorcelée convint Tara qui fit tenter à Pétunia toutes sortes de signes runiques.
- Coincées ... si près du but ...
- Retournons nous ressourcer, nous trouverons une occasion lorsqu'ils se lèveront. Ils feront sauter les sortilèges et nous irons jeter un coup d'œil.
Comme deux vieilles amies elles s'endormirent, cette fois chacune dans sa réalité.
Un coq réveilla un village voisin et les habitants du Manoir se levèrent les uns après les autres. Harry et Drago avaient des difficultés manifestes à émerger de leur sommeil. Pansy arriva, pomponnée et d'excellente humeur. Pétunia remarqua que l'attention de la jeune fille était tournée exclusivement sur son neveu. Celui-ci lui fit un petit bonjour de la main, mollement. Les Parkinson arrivèrent prêts au départ imminent. Severus fit son entrée. Pétunia leva son visage vers cette apparition comme hypnotisée. Son allure austère, sa froideur (elle était certaine que ce n'était qu'une façade à présent, des mains si chaudes ne pouvaient qu'appartenir à un homme passionné). Il lui jeta un regard inquisiteur puis s'assit à ses côtés. Elle mangea en silence, comme le reste de la tablée d'ailleurs. Enfin elle s'excusa poliment et sortit de table pour faire mine de se diriger vers sa chambre.
Tara lui fit dessiner une ou deux runes autour d'elle-même puis repassa sans qu'aucun convive ne remarque quelque chose. Cette fois la porte d'entrée était libérée du sort et Pétunia sortit pour se diriger vers une sorte de remise. Là elle faillit laisser exploser sa joie. Un balai rutilant l'attendait. Elle l'enjamba et attendit. Le balai entre ses jambes ne quitta pas le sol, et il faisait même un certain poids.
- Allez ... gronda Pétunia, vole !
Tara se mit à rire.
- Balai vole ! Je suis une sorcière ... je ...
Elle entendit comme un ricanement. C'était Severus qui la regardait mi- amusé mi- contrarié.
- Enfin Pétunia ... que cherches-tu à faire ?
- Je ... je voulais connaître la sensation d'être, enfin de voler sur un balai.
Severus se tâta le menton.
- Harry est plus doué que moi dans ce domaine c'est incontestable ...
- Severus ... tu veux ... me faire voler ? Elle le regardait suppliante. S'il-te plait ?
Il grommela puis s'approcha d'elle. Il mit sa main à côté de la sienne, mit à son tour le balai entre ses jambes.
- Cramponne-toi ... ne me lâche sous aucun prétexte.
- Oui souffla t-elle, la voix tremblante, impatiente.
Le balai se mit parallèle au sol et Pétunia se sentit quitter terre. Ses mains enserrèrent Severus à la taille. Ses yeux émerveillés virent bientôt le Manoir devenir aussi petit qu'une pièce de 5 cents. Le vent soulevait ses cheveux blonds frisés. Son corps vint se coller encore plus à celui de Severus.
Du Manoir Harry faillit renverser sa tasse de chocolat.
- Non, ça alors ! Murmura t-il.
- Keskilya ... fit Drago toujours sous somnifères.
- Regarde ... Severus vole sur ton balai.
- QUOI ?
Harry montre une petite tache qui devenait de plus en plus petite dans le ciel exceptionnellement sans nuage ce matin là.
- Tu dis ... Severus ? Oh ! Pansy Parkinson regarda le ciel à son tour. Elle reluqua le siège où s'était tenue Pétunia. Vide, et si ...
- Peut-être sont-ils partis tous les deux faire une promenade ... en son for intérieur elle soupira. Ce n'est pas à moi que ça arriverait ...
- Je me demande bien pourquoi il a prit mon balai fit Drago tout en affichant une mine qui n'était pas sans rappeler Dudley à Harry par le passé. Celui-ci d'ailleurs fit son entrée, sur son trente et un.
- 'Jour tout le monde ... où est ma mère ?
- Humm ... nous pensons ... enfin Pansy a émit l'hypothèse qu'elle était peut-être dans les airs avec ... Severus.
- Génial fit Dudley imperturbable. Il se servit une tasse de café et plongea dans ses tartines.
Severus amorça la descente. Il se posa tout en douceur mais Pétunia ne le lâcha pas tout de suite persuadée d'être toujours dans les airs.
- Pétunia nous avons atterris.
Ses mains desserrèrent sa taille. Elle ouvrit les yeux, son visage était émerveillé.
- Merci Severus, c'était magnifique.
Heureusement qu'Harry n'est pas là, lui qui dit que je vole comme une poêle à frire, il rirait à gorge déployée !.
- Je dois t'avouer qu'Harry vole mieux que moi. Il lui sourit. Pétunia frissonnât. Était-ce à cause du vol ou ... des voix qui lui semblaient entendre toutes proches. Elle ouvrit de grands yeux lorsque Severus se débarrassa de sa cape et la lui tendit.
- Severus ... mais toi ? Tu vas avoir froid ...
- Ne t'en fais pas pour ça. Il la regarda d'un drôle d'air.
Pétunia s'imagina alors ses lèvres sur les siennes. Tu as passé l'âge, tu n'es plus une gamine ... tu sais bien qu'il n'aime que Lily ta sœur, tu n'as aucune chance et tu le sais !Cette fois ce n'était pas Tara qui avait parlé, mais elle-même. Une émotion soudaine faillit jaillir hors de contrôle, une tristesse immense, le gouffre qui s'était ouvert sous ses pieds lorsque de sa bouche était sorti le mot infâme « moldu ».
- Pétunia ?
Une larme s'échappa en silence, puis une autre, impossible de les arrêter. Pétunia bredouilla quelque chose et tourna le dos à la rivière qui coulait au bord du mur d'enceinte pour passer par une sorte de canalisation et disparaître. Quelle idiote ! Se morigéna t-elle. Soudain elle les vit. Une dizaine de forme translucides devant elle. Pétunia vit à quelques pas une petite butte sur laquelle elle grimpa. Severus la regarda surpris. Elle lui jeta un coup d'œil et lui lança.
- Severus tu ne les voies pas ?
- Voir quoi ? Répondit-il d'un ton impatient.
- Viens !
Severus se posta bientôt à ses côtés, le balai de Drago à la main. Pétunia fit un geste large de la main.
- Vois ! Regarde-les !
Il scruta, rien.
- Je ne vois pas ce que tu veux me montrer.
- Attends. Tara, montre-moi, fais quelque chose !
- Pétunia tu es sure que tu vas bien ? Tu n'as pas de fièvre au moins fit-il inquiet à présent.
- Non je n'ai rien. Les formes étaient toutes tournées vers elle. Tara son alliée faisait la morte à moins que ce soit pour la mettre à l'épreuve ... elle sortit son Athamé, le scruta et décider d'appeler son pouvoir, son aide, pour que ces « créatures » retournent d'où elles venaient.
Par la Déesse,
Par cet Athamé,
Par mon pouvoir,
Que ces créatures soient libérées,
De cette terre
Je brise leurs chaines éthérées,
Que cette terre
Les libère
À jamais,
Ôh Déesse exauce-moi
Par mon pouvoir
Je vous en prie,
Libérez-les.
Les pieds de Pétunia furent agités de tremblements. Ils se regardèrent soudain conscients que sous leurs pieds se produisait un tremblement de terre. La secousse s'intensifia et Pétunia avec Severus se retrouvèrent à terre. Les êtres translucides étaient toujours là et à présent une autre structure était mise à nue.
- Ôh Severus ! Maintenant tu me crois ! regarde !
Des tombes étaient sorties de terre, des dizaines. Chacune avait son habitant éthéré à ses côtés. Ils semblaient lui dire quelque chose. Pétunia descendit alors que la main de Severus tentât de la retenir. Une odeur insoutenable s'échappait de certaines. Des objets appartenant à des enfants jonchaient certains cercueils. L'un deux l'attira. Une poupée s'y trouvait et Pétunia tendit la main pour aller la chercher. Tara hurla dans sa tête.
- Ne prend rien, empêche Severus d'en faire autant, tous ces objets sont ensorcelés, ils sont maléfiques je le sens. La Terre n'a pas suffit à les nettoyer ...
- Comment faire partir ces êtres ? Comment ?
- Ta supplique était correcte, aurait du suffire amplement ... peut-être que ces êtres veulent autre chose.
- Quoi ?
- Demande-leur.
- Mais comment ? Tara ?
Le silence dura quelques secondes. Enfin une voix lointaine lui répondit :
- Je me sens de plus en plus appelée Pétunia, tu vas devoir apprendre ... seule ...
Pétunia murmura un « non » désespéré. Severus la regardait d'une manière très étrange.
