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Arrivée

De nos jours

Lorsque Sherlock rentra au petit jour, il prit une couverture et se rendit dans la chambre de John. Là, il trouva son frère endormi sur un chaise. Le couvrant, il effleura les cheveux d'un geste tendre. Mycroft semblait tellement vulnérable dans son sommeil, puis il sortit silencieusement.

C'était la première fois qu'il voyait son frère aussi désemparé depuis des années. Il aurait aimé le serrer dans ses bras lui dire que tout se passerait bien mais il savait que ce geste ne serait pas anodin. Il mettrait un terme au conflit qui les opposait depuis près de cinq ans maintenant. Sherlock savait que ce serait définitif, il n'était pas encore prêt cela impliquait beaucoup trop de choses émotionnellement. Et du côté des émotions, il s'était blindé pour éviter de souffrir, se forgeant une carapace. Un bouclier qui avait été grignoté petit à petit par John son seul véritable ami, puis par Greg l'homme qu'il aimait.

Sherlock était perdu autant que l'époque où il se droguait. Il y a cinq ans, tout avait commencé par des retrouvailles avec sa mère biologique. Cette dernière n'avait jamais tenté de le voir depuis qu'elle l'avait abandonné lorsqu'il avait à peine un an. Son père venait de mourir, elle s'était présentée aux funérailles auquel Mycroft l'avait obligé à assister. Cela devait marquer le tournant de leurs vies, ils étaient enfin libérés de l'ombre menaçante qui avait fait de leur enfance un cauchemar. Pourtant, ce ne fut que le début d'une lente descente aux enfers.

Cette femme était trop blonde, trop maquillée et trop peu habillée pour l'âge qui marquait ses traits. Il la reconnut immédiatement, c'était la femme qu'il avait mis au monde mais rien de plus. Cela commença par quelques mots lancés perfidement, puis des coups de fil à tout moment du jour ou de la nuit sans parler de courriers.

Ce manège avait duré plusieurs mois, il refusait de la rencontrer et se renfermait de plus en plus. Mycroft savait qu'il se tramait quelque choses mais avait juré à son frère de ne jamais le surveiller. Une confrontation était inévitable entre la mère et le fils.

Flash back

Il l'avait retrouvé à l'endroit prévu, il se tenait l'un rn face de l'autre.

Sherlock : Que me voulez vous ?

Femme : Allons, je suis ta mère le vouvoiement est inutile.

Sherlock : Faites vite.

Femme : J'ai besoin d'argent.

Sherlock : Et vous espérez que le fils prodigue vous en donnera, vous rêvez.

Femme : Mais je peux faire des tas de vilaines choses. Prévenir la presse que ton cher papa t'a enlevé à moi.

Sherlock : Quand bien même quelqu'un vous croirait, cela ne me ferait ni chaud ni froid.

Femme : Peut être pas à toi mais je doute que ton demi-frère soit du même avis après tout vous ne partagez qu'une partie de votre sang.

Sherlock : Si c'est tout ce que vous avez à me dire, au revoir madame.

Cependant tout cela l'avait perturbé bien plus que de raison. Elle lui envoya des photos de son père avec elle, de Sherlock et elle. Lentement, Sherlock sombra dans une forme de dépression. Il commença alors à noyer ce mal-être dans la drogue. Mycroft finit par le découvrir, il avait des soupçons depuis quelques temps lorsqu'il retrouva Sherlock dans une chambre d'hôtel empestant la sueur âcre et le tabac froid. Il le trouva la seringue encore dans le bras.

Mycroft : Sherlock, qu'est ce qui t'arrive ?

Sherlock : Laisse moi en paix, je suis majeure, je fais ce que je veux.

Mycroft : Non, je t'interdis de te détruire comme tu le fais. Tu te détruis et tu risques de détruire tout ce que nous avons reconstruit ensemble avec maman.

Sherlock : Je m'en fous, tu crois peut être que partager le même sang, fais de nous une famille mais regarde avec notre père.

Mycroft : Tu ne me laisses pas la choix. Prenant son téléphone : Vous pouvez entrer.

Pas moins de six policiers entrèrent dans l'appartement, menottant Sherlock et fouillant le logement.

Inspecteur : Monsieur Sherlock Holmes, vous êtes en état d'arrestation pour usage et possession de stupéfiants. Je suis l'inspecteur Lestrade à partir de maintenant 18h00, je vous place en garde à vue. Vous avez le droir de garder le silence…

Sherlock s'en sortit avec une obligation de soins, le jour du passage devant le juge, il croisa son frère et sa mère enfin la femme qui depuis bientôt vingt quatre ans l'avait élevé comme tel.

Sherlock : Pourquoi tu l'as amené ?

Femme : Sherlock, tu ne devrais pas la laisser te faire ça.

Sherlock : Mycroft, en plus de tout le reste tu m'as fait surveiller. Jamais plus, je ne te considèrerais comme mon frère.

Il était resté trois mois dans un centre, puis il avait tenu bon, il s'était accroché pour rester clean. Créer le travail de détective consultant l'avait beaucoup aidé, Lestrade et John avaient été ces 2 piliers de soutien. Mycroft, dans une toute autre mesure, il voulait s'affranchir de lui définitivement. Il était décidé à ne plus lui faire confiance à lui ou à quiconque.

Fin du flash back

Sherlock avait pris conscience de tout cela au cours des dix huit derniers mois, il espérait juste que Mycroft et lui en auraient terminé avec ce qu'ils devaient accomplir, John et Greg accepteraient de leur pardonner ce qu'ils leur avaient fait subir au nom de leur protection. S'ils refusaient, ils le comprendraient très bien mais cela ferait mal. Une douleur insondable l'atteignit en plein cœur jamais il ne se le pardonnerait, ce ne serait qu'une déconvenue de plus dans la longue liste de celles qui avaient sillonné sa vie. Mais cette dernière était de loin celle qui lui causait la plus grande souffrance.

Deux mois plus tard

Ils se tenaient tous deux face à la maison où vivait John. Finalement, passer à l'improviste à la fin de ce qu'il devait faire ne s'était pas présenté. Ils avaient reçu un appel signalant un meurtre étrange…