Je suis désolée. Désolée, désolée. Désolée pour le délai, pour ce chapitre qui fait n'importe quoi – il était censé comporter pleins de scènes dont un baiser mais euuuuh...la scène du début que j'avais hésité à mettre s'est allongée et au final j'ai coupé. Voilà. Fouettez moi.
Maken : Bonjouuuuuuuuuuur toi ! Si je peux te séduire même avec du Bilbo/Thorin alors je suis très très très fière et contente ! J'espère que la suite te plaira tout autant
Fili est un peu plus mature que Kili, oui mais c'est toujours pas très mature *sort* ( je suis dingue de Fili donc bon xD ) . Il risque d'avoir quelque chose entre eux, mais plus en toile de fond ^^ j'aurais du mal à les écrire je le crains :p Merci
Marion : Merci pour ta review
LouOak : Je t'aime, merci pour ta review Gandalf est un chieur mais il est là pour ça :p Et il est flippant niveau pervers, pis Thorin va pas crier sur un « ami »à Bilbo quand même ^^
Mais vu qu'il écrit un roman d'amour, je suppose qu'il se servira de sa propre histoire avec Thorin (qui viendra encore dans quelques temps je pense). = Hhehehehhe *s'étouffe* Bravo Thorin oui, il faut lui donner des gommettes quand il devient moins ours xD
Bofur est le meilleur ami de Bilbo, mais pas sûr qu'il considère Bilbo comme son meilleur ami si tu vois ce que je veux dire lala. Mais il faut bien Bofur pour compenser notre grizzly national !
Tes idées de baiser me donnent des idées tiens *sourire vicieux * … MAIS PAS GANDALF. Je peux assurer que GANDALF N EMBRASSERA PERSONNE DANS UNE DE MES FICS. JAMAIS.
Emma : Merci pour ta review
Thorin a un mal fou à trouver le sommeil.
Il est tendu comme un arc sans savoir le pourquoi du comment; il a eu une dure journée et a mérité de s'effondrer dans son lit pour ronfler comme un bûcheron.
Sauf que nope, ce n'est pas l'heure d'hiberner.
Bofur était parti peu après minuit, après que Bilbo lui avait signifié qu'il n'y avait vraiment pas de place pour le laisser dormir cette nuit, et après avoir fait la queue pour accéder à la salle de bain, les quatre hommes étaient partis se coucher.
N'ayant pas entendu de grand chambardement venu du salon, Thorin ne peut qu'espérer que ses neveux se soient endormis bien sagement. Bilbo n'a pas eu de mal à s'endormir non plus et, il entend sa respiration calme, presque inaudible. Il sent la forme et la chaleur de son corps, couché dans son dos.
Thorin résiste à l'envie de se tourner et de se retourner pour chercher une meilleure position de peur de rentrer dans son voisin.
Bilbo est mignon quand il dort. Il prend beaucoup trop de coussin et de couverture proportionnellement à sa masse corporelle, mais Thorin ne parvient pas à s'en agacer. C'est comme se faire chiper ses chaussons par le chiot le plus adorable du monde on râle mais on sourit quand même.
Bilbo est mignon quand il dort, mais c'était un point sur lequel il évite sciemment de s'attarder. Il est un homme, gay, qui n'a pas eu de relations amoureuses ou sexuelles depuis ... depuis que sa vie a été bouleversée et que son ex et lui se sont quittés en mauvais termes.
Bilbo est l'exact opposé, physique et mental du dit ex : c'est pour cela que Thorin a accepté de faire lit commun, Bilbo n'est pas son type.
A moins que ce soit l'ancien connard qui n'était pas son type ?
Encore un truc auquel il n'a pas envie de penser, et le sommeil n'a visiblement pas envie de penser à Thorin.
Le problème d'un appartement surpeuplé, c'est qu'il n'y a pas vraiment de place pour les insomniaques. Il ne peut pas se lever et faire autre chose à moins de s'enfermer dans la salle de bain pour avancer dans le livre de Bilbo, ou d'aller fumer sur le petit balcon. Toute la nuit.
Thorin sort des toilettes lorsqu'un fracas se fait entendre dans la direction qu'il suppose être la cuisine. Pour être honnête, vu le noir complet, sa mauvaise connaissance de l'appartement et son sens de l'orientation complètement à la ramasse, le fracas aurait pu être du à un voleur à trois mètre de lui en direction de la porte d'entrée que cela n'aurait pas fait une grande différence.
C'est déjà bien qu'il ait trouvé la salle de bain sans tomber sur le canapé-lit où dorment ses neveux - il discerne la forme sombre du meuble dans l'obscurité, mais s'est fait un devoir de ne pas regarder dans cette direction selon son habitude. C'est devenu un art à la longue, de ne pas regarder, de détourner inconsciemment le regard pour ne pas avoir à faire face à ce qu'il soupçonne.
Il n'a heurté un meuble que deux fois à l'aller, et n'a poussé un juron qu'une seule fois : les scores sont plutôt bons pour l'instant, s'il parvient à retourner se glisser sous les draps en compagnie de Bilbo avant le lever du soleil.
Thorin est une maman ourse incapable de retrouver ses petits dans un salon ou le chemin de son lit dans le noir.
Pourtant lorsqu'une voix succède au fracas, il s'arrête et se tient immobile au milieu du salon - d'après lui, en vérité, il est à un mètre de se prendre la table basse dans les genoux, trente centimètres à gauche traîne un de ses outils qui doit être désagréable si on marche dessus pieds nus, et s'il tourne un peu plus à droite un magasine au sol risque de le faire glisser et de le faire s'effondrer sur Kili qui dort un pied hors de la couette. ).
Le temps est cependant suspendu lorsqu'il entend un petit gémissement, quelques jurons, le tout prononcé par la voix reconnaissable de Bilbo ( en même temps, ils ne sont que quatre dans l'appartement, normalement, songe Thorin avec un frisson. ) Il ne sait pas ce qui serait le pire scénario, dans cet appartement au milieu de la nuit : un cambrioleur, un tueur en série,, Gandalf, ou Bofur. Bofur. Bofur qu'il imagine très bien, trop bien faire gémir Bilbo dans la cuisine. Cet abruti était déjà échevelé à simplement lécher la cuillère...
Trente secondes plus tard, mû par un instinct soudainement très sûr, Thorin ouvre brusquement la porte de la cuisine.
"- Monsieur Baggins ?"
Appelle-t-il.
La cuisine est plongée dans le noir complet. Au salon, la douce lumière de la lune perce l'obscurité mais à la cuisine les rideaux sont tirés et seule la faible lueur qui passe grâce à la porte ouverte permet à Thorin de ne pas se prendre la poubelle en entrant .
Une chatte n'y retrouverait pas ses petits et Thorin n'aperçoit pas son Bilbo.
"-.. Shssh ! Chut ! Fermez la porte ! Chut ! Ne bougez pas ! Ne bougez surtout pas!"
Apparemment les discussions entre lui et Bilbo au milieu de la nuit et dans le noir semblent devenir une bonne habitude. En soi, Thorin n'est pas vraiment contre, mais pourquoi est-ce que cela ne se passe jamais dans un lit ? Pourquoi toujours lorsqu'il est fatigué et qu'il a froid au pied et que Bilbo est trop loin pour qu'il le voie ? Au moins le ton de l'écrivain est suffisamment expressif pour qu'il puisse imaginer ses mimiques et grands gestes juste au son de sa voix.
Thorin obéit, entrant dans la cuisine, refermant la porte derrière lui et plongeant la pièce dans le noir complet.
"- Ne faites pas de bruit.
- Qu'y a-t-il ?"
Thorin s'est mit à chuchoter comme Bilbo. Il s'attend presque à apprendre qu'il y a une souris dans la cuisine ou quelque chose du genre. Mais le sanglot mal contenu dans le chuchotis de Bilbo lui fait faire un pas en avant.
"- Ne bougez pas !
- D'accord, d'accord," grogne Thorin.
Il passe une main lasse dans sa chevelure en vrac et serre les dents. Bilbo semble au bord des larmes, il veut retourner dans son lit et sent la migraine poindre alors que son coeur bat trop vite.
"- Où est l'interrupteur ?"
Il tâtonne le mur près de lui, un peu au hasard, se cogne le doigt en claquant sa main trop fort contre le mur, et jure à mi-voix pendant que Bilbo reprend :
"-Je ne veux pas réveiller les garçons,
- Vous me répéterez ça après qu'ils vous aient réveillé à leur manière," Réplique Thorin dans un grognement à peine audible.
Parce que dans le genre doué pour faire du bazar dès le matin, allumer toutes les lumières de l'appartement et vous sauter dessus comme s'ils avaient cinq ans et que c'était le matin de Noël, Kili et Fili remportent la palme.
Que la lumière soit, Thorin réussit à trouver l'interrupteur.
La lumière vive lui fait plisser les yeux et il lève une main devant les yeux avant d'apercevoir le chantier qu'est devenu la cuisine.
Le sang qui macule le carrelage blanc.
Thorin sent distinctement sa mâchoire se décrocher alors que son coeur manque un battement. Il y a du sang partout par terre, au milieu de débris de porcelaine qui jonche le sol.
Bilbo est appuyé dans le coin formé par les éléments de la cuisine, sa robe de chambre mal ajustée autour de lui et des cernes marquant sa peau pâle. Un pied en l'air qui pisse le sang et les yeux brillants de larmes.
"-T-tout va bien, retournez vous coucher."
Il agite la main pour chasser Thorin tout en expirant à fond, genre femme qui s'apprête à accoucher ou petit écrivain mignon qui tente de rejeter la douleur et de ne pas fondre en larmes et qui fait un gros travail sur lui-même.
"-Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Je...je travaillais, j'ai voulu me faire une tasse de thé, et...dans le noir enfin, je vais me débrouiller.
- Où est la balayette ?
- P-pardon ?"
Bilbo sursaute légèrement et regarde Thorin l'air éminemment confus. Comme un oisillon qui vient de tomber d'un arbre et qui ne comprend vraiment comment il est arrivé là, où il est et où est sa maman. Et qui va se faire choper par la peau du cou par un matou peu aimable.
"- Où est la balayette ?" tonne Thorin un peu plus fort.
Le ton employé ressemble plus à un ordre jeté par un roi particulièrement grognon qu'à une demande d'ordre domestique. C'est sûrement la phrase la plus incongrue jamais prononcée par quelqu'un les mâchoires serrées, les yeux brûlants qui vous regarde par dessous sous une chevelure emmêlée et qui ne porte qu'un bas de pyjama au milieu de la nuit dans la cuisine.
Rouge comme une pivoine, Bilbo lui désigne un placard en balbutiant. Une fois armé de la balayette, Thorin s'agenouille devant lui et entreprend de ramasser les bouts de porcelaine qui empêche Bilbo de re-traverser la cuisine sans se faire plus mal.
Bilbo le regarde faire en silence.
Le temps que Thorin progresse jusqu'à ses pieds, la douleur dans son pied gauche est devenue lancinante et s'est répandue dans toute sa jambe. La rougeur de ses pommettes s'est répandue jusqu'à ses oreilles et Bilbo a la gorge nouée à voir l'homme nettoyer le sol à ses pieds. De sa position, il ne voit que les boucles sombres de Thorin et ses bras musclés qui s'activent pour nettoyer.
Thorin relève la tête et rive son regard à celui de Bilbo qui déglutit difficilement alors que l'homme se relève lentement. Il a bien conscience que son invité et sauveur parle, mais il a du mal à l'entendre quand il le sent frôler son entrejambe dans le mouvement, rester extrêmement proche de lui et le bout de ses cheveux effleurer l'épaule que le pyjama trop grand de Bilbo et sa robe de chambre mal mise ont dévoilé.
Quand Thorin se penche légèrement vers lui et pose sa main sur son épaule, Bilbo revient brutalement sur terre.
« Vous devriez vous asseoir, » reprend Thorin.
Sûr et certain qu'il a déjà dit ça au moins trois fois pendant que Bilbo le fixait d'un air passablement abruti.
Bilbo hoche faiblement la tête et se déplace, clopin-clopant jusqu'à la chaise la plus proche, dans laquelle il se laisse tomber avec un petit gémissement de douleur.
Thorin le suit du regard, un instant, avant de jeter le contenu de la balayette dans la poubelle et de déclarer d'une voix un peu rauque;
"-Vous pissez le sang."
Effectivement, le pied de Bilbo est barbouillé de sang, et il laisse des traces sanglantes sur le carrelage. Bilbo baisse les yeux vers son pied et relève immédiatement le regard en secouant la tête, les machoires crispées. Il a eu le temps d'apercevoir les éclats enfoncés dans sa chair et a la nausée.
Oh ça tourne, la cuisine tourne, Thorin tourne, pourquoi ça tourne ?
"- Oh vraiment ? Oh, je..je vais..."
Bilbo papillonne des yeux un instant avant de tourner de l'oeil.
Thorin le rattrape de justesse avant qu'il ne tombe de sa chaise comme un poids mort. L'écrivain inconscient est lourd dans ses bras, mais Thorin le redresse et l'appuie contre le dossier de sa chaise. La tête de Bilbo dodeline sur son épaule et toute couleur s'est retirée de ses joues.
Le brun l'observe avec inquiétude et pose sa main sur sa joue qui lui semble froide et blafarde. Sans vie.
"-Monsieur Baggins ?"
Il lui met une petite tape, puis une deuxième, sans autre effet que de marbrer de rouge la pommette de l'écrivain.
Il ne va quand même pas le frapper jusqu'à ce qu'il se réveille, si ? Comment se faire virer de chez son hôte en une leçon par Thorin Oakenshield. Celui-ci jure à mi-voix et va mouiller un linge qui traînait par là et le passe doucement, presque avec tendresse sur le visage de l'hobbite, humidifiant son front, sa gorge, ses joues tout en l'appelant à mi-voix.
"-Bilbo ?"
Bilbo rouvre les yeux pour tomber nez à nez - littéralement, le nez de Thorin est quelques centimètres du sien alors qu l'homme est accroupi devant lui, une main chaude posée dans le creux de sa nuque et l'autre tenant une linge humide contre sa joue. Une lueur inquiète brille dans ses yeux bleus alors que sa voix basse raisonne jusque dans les os de l'écrivain. S'il veut l'embrassre, ce serait le moment, pense une voix dans l'esprit de Bilbo. Celui-ci ouvre la bouche pour répondre, mais sent le feu lui venir aux joues et reste immobile, bouche entrouverte.
Jusqu'à ce que la douleur se rappelle à lui et qu'il pousse un petit cri de souffrance et se baisse vivement pour saisir sa cheville dans sa main.
Dans le mouvement, il heurte Thorin, envoie son coude dans l'épaule du brun, manque tomber de sa chaise et sent à nouveau la tête lui tourner lorsqu'il aperçoit le gros éclat de porcelaine dans son gros doigt de pied.
Bilbo appuie finalement son coude sur la table de la cuisine et son menton sur son poing fermé, complètement blasé, mais la respiration haletante pour tenter de contrôler la douleur. Et de ne pas exploser en sanglots sur l'épaule de Thorin, toujours accroupi devant lui, mais dont les mains ont migré jusqu'aux genoux de l'écrivain.
La douce chaleur de ces mains n'a rien à avoir avec le flot de paroles ininterrompues qui passent ses lèvres, ni son regard fixé avec intérêt sur le tas de vaisselles sales qui encombre l'évier.
"-Nope. Nope. Je vais. Ca va aller. Il faut que je nettoie le sang. Oh mon dieu, je n'arriverais pas à finir mon chapitre cette nuit avec tout ça, je... où est-ce que vous allez ?"
Thorin s'interrompt à mi-chemin pour se tourner à demi vers lui et répondre d'une voix sourde :
"-Réveiller Fili, il faut qu'il voie votre pied."
- Non, non, non AH !"
Bilbo pousse un véritable hurlement lorsqu'il a l'idée stupide de se lever d'un bond pour rattraper Thorin - enfin essayer de le rattraper parce qu'il fait très exactement deux centimètres avant de s'effondrer.
Il tombe dans les bras de Thorin qui le fait se rasseoir avec un grognement las.
Cela répond peut-être à la définition "Avoir Bilbo gémissant dans les bras toute la nuit" mais ce n'est pas la version initialement envisagée, merci bien.
« -Laissez-moi voir, au moins, » reprend la voix bourrue mais douce du brun.
D'autorité, il pose le pied blessé de l'écrivain sur son genou et examine la plante de pieds ensanglanté.
Ses doigts sont calleux, éraflés, mais Bilbo sent son estomac se tordre de désir sous la caresse, alors que les mains de Thorin effleurent sa cheville. Quel effet cela ferait-il de les sentir remonter le long de ses jambes, de ses cuisses...
« - Parlez-moi, ordonne soudain Thorin.
-Q-quoi ? » souffle Bilbo.
Sa voix sonne trop haletante à ses oreilles quand il ressort de sa rêverie pour croiser le regard de Thorin.
« - Je dois enlever les éclats, vous feriez mieux de parler pour vous détourner de la douleur. »
Bilbo inspire profondément, ses poings crispés sur ses cuisses. Parler de quoi ? Il en a de bonnes lui. Les sujets de conversation qui lui viennent à l'esprit concernent soit le torse musclé du brun soit le traitement de texte ouvert dans la pièce d'à côté.
Habilement, Thorin saisit l'un des morceaux de morceau de porcelaine entre deux de ses doigts et le sort, délicatement du pied du châtain. Bilbo couine de surprise alors que la douleur fuse dans la plaie ouverte.
«- Je n'arriverai pas à finir mon livre. » lâche-t-il en même temps.
Sa voix est un peu trop criarde, non ? Elle est un peu trop criarde. Incontrôlable quand un sanglot lui noue la gorge. Il est trois heures du matin, il n'a pas fermé l'oeil de la nuit, son pied lui fait un mal de chien, il a écrit 130 mots, et trois types squattent son appartement.
Comment est-ce que cela pourrait être pire ?
« - Pas cette nuit, non. »
Les doigts de Thorin sont maculés de sang, et glissent sur le deuxième morceau de porcelaine. Bilbo n'arrive pas à saisir l'expression de son visage que la masse de ses cheveux cache, jusqu'à ce que l'ébeniste dégage l'éclat de sa plante de pied et relève les yeux vers lui.
« - Parfois le courage ce n'est pas le lion qui rugit, mais la petite voix qui, à la fin de la journée, dit "j'essayerais demain". »
La phrase atteint Bilbo comme un coup de poing en pleine mâchoire. Peut-être pas en fait, vu qu'il n'en a jamais reçu et qu'il tourne déjà de l'oeil quand son pied saigne. Pas comme un coup de poing en pleine mâchoire non, c'est trop violent, mais...il est choqué et jette un regard éberlué à Thorin.
Il vient de le citer. De citer, Bilbo.
L'écrivain se souvient fort bien avoir écrit cette phrase dans le livre qu'il est en train de lire. C'est normal, un peu flatteur, que cela soit venu à l'esprit de Thorin, sortez les confettis, le champagne et faites l'amour sur le tapis pour fêter ça.
Ou pas.
Parce que, dans un éclair qui lui donne envie de manger une tasse de porcelaine pour mettre fin à la honte qui s'annonce, il se rappelle la scène suivante. La première fois du personnage principale avec un homme, directement inspirée de sa première fois avec son ex-petit-ami et avec moultes détails s'il vous plaît. Il ne sait plus quel magazine l'avait classée dans les meilleures scènes érotiques de l'année.
Le type avec qui il dort va lire quelque chose qu'il a écrit, qui le met plus ou moins en scène, et qui a été célébré pour exciter ses lecteurs.
Qu'est-ce que Bilbo Baggins a fait pour avoir un tel karma de merde ?
« -Je vais chercher des bandages, » déclare Thorin en se levant, sans sembler s'apercevoir de son trouble.
