Chapitre VI
La nuit commençait à tomber et Kate peinait de plus en plus à distinguer clairement la piste devant elle. Cette situation entre jour et nuit, un « entre-deux » que tout conducteur répugne commençait a devenir vraiment insupportable pour la jeune femme.
Ses nerfs étaient à vif. De la lumière mais pas assez pour bien voir, une blessure à la tête, une faim de loup, une fatigue immense et de la transpiration refroidit qui collant dans son dos, il n'aurait pas fallut beaucoup plus pour qu'elle explose.
Mais le sentiment qui la minait le plus était sans conteste l'inquiétude. Évidement elle ne l'aurai jamais admit mais elle était terrifiée. Pas pour elle, mais pour l'imbécile qui s'évertuait à vouloir jouer les aventuriers.
Et si on le torturait ? Et si il n'avait pas pu s'empêcher de l'ouvrir et souffrait maintenant sous les coups répétés ? Et si ils en faisait un esclave ? Et si il se faisait embrigader et qu'il devenait un des leur ? … oui, Kate Beckett avait vraiment besoin de dormir, mais elle ne ferait aucun des deux sans avoir retrouver l'objet de ses angoisses.
Elle souffla pour la millième fois et plissa les yeux à la recherche de traces de roues devant elle. Le camion dans lequel avait été balancer Rick était lourd et laissait de jolies traces derrières lui mais la lumière se réduisant, suivre la piste devenait compliqué.
Elle avait l'impression d'avoir parcouru la moitié de la planète et s'étonnât de ne pas avoir encore passé la frontière chinoise. En réalité elle devait avoir parcouru a peine une cinquantaine de kilomètres mais sur une piste ou le changement de paysage se limitait au passage d'une variété de cailloux à une autre.
Elle suivait une route droite au bas d'une immense falaise qui devait être à 1km sur sa droite. Kate continua sa route jusqu'à ce que la nuit soit totalement tombée et qu'elle ne puisse plus distinguer l'avant de son véhicule. Elle ne pouvait pas utiliser les feux. Ceux ci risquaient de la faire repéré et dans cette zone du monde il été déconseillé d'être un point de lumière dans la nuit. Sans repère, la route devenait impraticable et si c'était le cas pour elle, c'était le cas pour eux également. Après un rapide calcul elle se dit que leur véhicule, plus chargé que le sien avec ce qu'ils avaient volés au convoi plus la grosse tête de Castle, devait être également plus lent. Même s'ils étaient avantagés par leur habitude sur ces routes, ils restaient moins rapide qu'elle et son 4x4. Elle devait donc avoir bien rattrapé son retard sur eux. Ils n'étaient pas loin... OUI MAIS OU ?
Cet saleté de pays ne comportait que de la poussière et … des cailloux ! Des saletés de CAILLOUX !
Elle sortie de la voiture sans fermer la portière et passa a l'avant pour chercher les traces de pneu. Mais les phares ne l'aidait pas vraiment. De colère elle frappa voilement l'avant de la voiture avec le pied, se faisant plus mal qu'a l'engin.
« put****** ! »
Elle voulut recommencer mais la fatigue, sa blessure et surtout sa frustration lui fit rater sa cible, si bien qu'elle se retrouva vite les fesses sur le sol.
Dans une position peu gracieuse et trois blasphèmes plus tard elle s'écroula sur le sol. Le dos dans la poussière elle tourna la tête pour apercevoir la lune qui trônait au dessus de la falaise. Celle ci était pleine. Elle soupira et remarqua un nuage étrange qui passait devant la lumière bleuté de l'astre. C'est bizarre parce il n'y avait pas eu de nuage dans la journée. Non, en fait ce n'était pas un nuage. On aurait dit … de la fumé et si Kate la voyait c'est qu'elle ne devait pas venir de loin.
Prise d'un sursaut d'espoir elle se leva et monta avec peine sur le toit du 4x4. « Il n'y a pas de fumée sans feu » non ? Elle avait trouvée la fumée, maintenant il lui fallait le feu …
Debout sur le toit de la voiture elle se rendit compte de la topographie étrange du terrain. Elle était actuellement sur une large zone plane et a sa droite en direction de la lune, a 1km a peine la montagne commençait.
Il faisait noir mais Kate remarqua un défaut dans la géographie du lieu. Elle quitta son perchoir et avança alors en direction de la falaise en laissant les lumières de la voiture derrière elle. Finalement elle arriva sur une butte de terre qui semblait longer la route. Kate s'étonna que la nature est seule pu faire une telle chose. Elle monta au sommet et comprit alors pourquoi son instinct lui avait hurlé que quelque chose n'allait pas. L'ensemble était un trompe l'œil !
On avait en effet l'impression que la montagne était proche mais en réalité, la bute cachait astucieusement une zone de pente douce suivit d'un plat d'une vingtaine de mètres. Comme une douve, longeant la montagne l'endroit était parfaitement à l'abri des regards. Un endroit parfait pour ce cacher. Et sa tombait bien car Kate cherchait justement des gens qui se cachaient.
Ils étaient là, cachés au creux de la montagne, dissimulés par un trompe-l'œil caillouteux. Ils devaient surement utiliser la montagne comme repère. En fait Kate ne voyait pas grand chose de la où elle était. Mais elle était certaine que c'était eu ! Ce ne pouvait être que eux ! Ça devait être eux !
Elle fit alors demi tour et rejoignit en courant la voiture. Elle s'assit à la place conducteur, saisit la bouteille d'eau qui reposait a coté d'elle et finit les quelques gouttes qu'elle avait pu économiser pendant le voyage. Elle prit ensuite la radio de la voiture et se repositionna sur la fréquence sécurisé du Q.G. Elle leur envoya les coordonnés GPS de sa position puis elle l'éteignit en priant pour qu'ils l'ai entendu.
Elle posa sa main sur sa cuisse gauche pour y sentir sa seule arme : un couteau … règle 3 « toujours avoir un couteau sur soit » et de préférence à proximité. Elle remonta ensuite machinalement ses mains jusqu'à ses poches qui étaient désespérément vides de tout équipement. Elle pensait trouver à sa ceinture le rassurant étui en cuire de son arme de service. Une micro seconde ou elle replongea six mois en arrière, avant que toute cette histoire ne dégénère.
Elle reprit vite conscience de la situation et sortit de la voiture afin d'ouvrir la portière arrière pour y récupérer son gilet de protection. Malheureusement pour elle il avait été vidé de tout ce qu'il contenait par les hommes qui l'avait mise K.O. Elle l'enfila pourtant et glissa dans les poches le contenue de la trousse de secours.
Elle referma la portière arrière et souffla : un couteau et … des pansements … super l'équipement. Elle avait l'impression de devoir tuer le dernier boss du jeu alors qu'elle était équipé niveau -800 ! Pourtant elle souffla rentra une dernière fois dans la voiture pour y couper le contact et la referma. Mais pas à clef. Si ils devaient fuir par là, elle préférait ne pas avoir à perdre du temps a ouvrir la voiture. Elle glissa les clefs dans la poche de son gilet et partit en direction de la montagne.
« Allez Kate t'es une guerrière ! » S'encouragea t-elle a haute voix.
Il fallait vraiment qu'elle arrête de trainer avec Richard Castle.
-Pendant ce temps là a quelques centaines de mètres-
« EST CE QUE JE POURRAI AVOIR DE L'EAU ? … YOUHOU ? »
Castle était seul sous une tente. Attaché dans le dos à un poteau qui retenait la voilure de celle ci, il y était désespérément seul.
« HEY ! YA QUELQU'UN ? » … « JE VOUDRAI DE L'EAU ! »
Il continua à faire du bruit pour au moins avoir quelque chose à faire. Finalement un homme entra. Visiblement énerve par l'attitude de l'écrivain il s'avança vers lui dans l'intention évidente de lui taper dessus. Castle se prépara avec bravoure à recevoir un coup quand l'homme fut retenu par un second qui venait de rentrer sous la tente. Celui ci ordonna au premier de sortir dans une langue que Rick ne comprit pas.
Puis il s'approcha de l'écrivain et s'accroupit pour être à sa hauteur. Il lui sourit et posa un pichet d'eau sur le sol.
« Je vais vous détacher pour que vous puissiez boire. Mais avant vous devez savoir que si vous sortez à ma place de cette tente vous serez immédiatement coupez en deux par une rafale de balles. Je me suis bien fait comprendre ? »
Rick nota que l'homme n'avait presque aucun accent. Pour toute réponse Castle secoua la tête, faisant comprendre qu'il avait reçu le message 5/5. Il fut détaché et prit le pichet à la vitesse de la lumière pour le vider tout aussi vite. L'homme se remit devant Rick et s'assit sur une caisse à un mètre de lui.
« Vous êtes bien loin de chez vous ? »
Rick finit de boire et s'essuya le menton avec le dos de son bras.
« Et vous vous parler plutôt bien ma langue pour quelqu'un d'ici. »
L'homme sourit.
« Les universités américaine accueil beaucoup d'étudiant étranger monsieur Castle. »
L'homme insista sur le dernier mot. Ce qui effraya Rick. Puis l'étranger sortit des papiers de la poche de sa chemise. Il s'agissait de ceux de Rick . Voilà comment il avait apprit son identité.
« Et maintenant vous vous retourné contre ceux qui vous on éduqués ? » Demanda Rick. L'homme se mit à rire.
« Non monsieur Castle, on m'a apprit a défendre la liberté des peuples, je ne fait qu'appliquer ce que vous m'avez enseigné. Mais assez parlé de politique. »
Il reprit sa place juste en face de Castle qui était toujours assit par terre.
« Qu'allons nous faire de vous ? » Se demanda t-il a voie haute en regardant l'écrivain dans les yeux à quelques centimètres de lui.
-Dehors au même instant-
Kate était allongé, ventre sur le sol au sommet de la bute et observait le repère en face d'elle. Visiblement il devait y avoir une centaine d'homme mais des grottes s'enfonçaient également à l'intérieur de la montagne l'empêchant de savoir exactement combien ils étaient. Des tentes étaient éparpillés et entre elles des camions rouillés côtoyaient des caisses en métal et en bois.
Kate cherchait où pouvait se trouver son écrivain. Elle repéra alors une tente gardée par deux hommes armés. Il devait ce trouver là. En tout cas elle devait bien commencer par un endroit ?
Elle étudia alors avec attention le chemin par lequel elle pourrait atteindre avec sécurité (toute relative) la tente. Elle devait y accéder par l'arrière, n'ayant aucun moyen de neutraliser les gardiens.
Elle se faufila entre les tentes en évitant de se faire repéré et arriva finalement derrière sa cible. Elle y utilisa son couteau pour ouvrir une petite brèche dans le tissus, à un endroit ou elle était certaine de ne pas attirer l'attention. En regardant a travers l'orifice elle put apercevoir deux hommes. Un était debout et s'apprêtait à quitter la tente tendit que l'autre était assit sur le sol... Castle ! Il lui tournait le dos et elle put voir qu'il avait été attaché à un poteau au centre de l'édifice en toile.
Une fois la voix libéré Kate avec le maximum de silence possible agrandit la brèche dans le tissus pour pouvoir entrer sous la tente. Elle arriva derrière une série de caisses qu'elle passa sans problème. Elle fit assez de bruit pour alerter son écrivain qui tourna la tête dans sa direction. Elle lui sourit d'un sourire franc. Elle était contente de le revoir. Castle lui ne sentait plus rien que son cœur qui c'était emballé a la vision de son lieutenant. Elle était là, elle était en vie et elle était venue le sauver.
Kate s'avança vers lui. Elle vérifia qu'il n'était pas blessé, étudiant son corps avec attention en passant sans le toucher ses paumes le long de son corps. Rick lui ne regardait que son doux visage tiré par la fatigue et la concentration. Il avait cru ne jamais pouvoir la revoir.
« Kate » Souffla t-il presque sans sans rendre compte.
Elle releva alors la tête pour le regarder dans les yeux et lui sourit. Étant certaine qu'il n'était pas blessé elle le contourna et coupa ses liens avec son couteau. Puis elle se remit devant lui alors qu'il se frottait les poignets.
Ils se sourirent et s'étreignirent. Ils s'étaient fâchés. Ils c'étaient fait souffrir, c'étaient séparés violemment mais là, à cette minute ils se tenaient dans les bras l'un de l'autre. Il n'y avait rien de romantique dans ce geste, juste un besoin simple. Ils reprenaient juste quelques forces. Toujours celés l'un à l'autre, Kate posa sa joue contre l'épaule de son écrivain alors que Rick prenait plaisir à respirer le parfum des cheveux de son lieutenant.
Il n'avait rien sentit d'aussi bon depuis un moment. En fait depuis qu'il avait été balancé dans un camion moisie il enchainait entre odeur de pourri et de transpiration. Alors quel bonheur de sentir Kate. C'est toujours en profitant de sa position qu'il brisa le silence, sans pour autant ouvrir les yeux.
« Je viens de parler à un des chefs. Ils ont emmenés le diplomate et sa famille dans un autre endroit. Il voulait me faire amené de l'autre coté de la frontière pour mettre en place une demande de rançon. »
« J'ai prévenue les secours j'espère qu'ils vont arrivés. »
« Il faut qu'on sorte d'ici ! »
Pas de véritable échange, ils disaient juste ce qu'il avaient à dire. Kate soupira contre l'épaule de Rick pour lui signifier qu'elle approuvait totalement. Elle rompit donc le contact au plus grand regret de Rick et prit la direction de l'ouverture dans la tente.
Kate en sortit sans difficulté mais se fut une autre histoire pour le gymnaste Castle.
« Allez Castle, un petit effort ! » Lui chuchota Kate en le tirant sans douceur vers l'extérieur où il s'écroula sans aucune grâce et dans un bruit de pierre qui s'écrase.
Kate souffla et alla remonter sur ses pieds son sportif du dimanche lorsqu'elle entendit derrière elle le cliquetis d'une arme. Elle se retourna alors lentement pour découvrir cinq hommes qui la tenait en joue. Rick leva la tête de la poussière, laissant le reste de son corps affalé sur le sol. Puis il leva les deux mains au dessus de sa tête.
Les deux compères furent amenés au près de l'homme qui avait parlé à Castle peu de temps avant. Celui ci travaillait penché sur une table à coté d'un des camion et éclairé par une lampe tempête. Il se retourna vers les deux prisonniers.
« Et bien monsieur Castle. Il semblerait que vous ayez un ange gardien. » Dit il en s'approchant de la jeune femme. Il alla même jusqu'à passer sa main le long du visage de Kate en ajoutant.
« Ohh oui, un ange. »
Rick fulminait. Kate elle, secoua son visage pour que l'homme éloigne sa main. Il s'écarta quelque peu et fut attiré par l'écusson sur le gilet de Kate.
« Vous travaillé pour le gouvernement ? »
Mais Kate ne répondit rien. Laissant un blanc dramatique. Puis l'homme lança des ordres en arabe et les hommes qui étaient restés au garde-a-vous derrière le couple s'activèrent. Deux d'entre eux s'approchèrent de Castle pour l'attacher alors que les trois autres restait près de Kate.
Un des trois donna un violent coup de pieds derrière le genoux du lieutenant la forçant à se mettre à genoux... ils ne la menottait pas, c'était pas bon signe.
L'homme surveillai qu'elle restait bien en position pendant que les deux autres se mirent devant elle et la mirent en joue.
Rick comprit bien vite qu'ils allaient liquider Kate et réagit immédiatement en cherchant a bousculer ses ravisseur.
Les prenant par surprise il réussit à se laisser tomber à genoux devant Kate. Il rencontra le regard de la jeune femme et fut dévasté de n'y trouver que de la résignation. Elle l'avait retrouvé. Il n'était pas mort et ils n'avaient pas l'intention de le tuer. Il allait être emmené ailleurs où on réclamerai une rançon. Rick était riche et Alexis ferait en sorte qu'on paye. Les gars veillerai aussi à ce que Rick rentre bien à la maison. Il allait s'en sortir alors tout allait bien.
Rick compris ce qui se passait dans la tête de Kate. Elle ne réagissait pas parce que si elle le faisait ils risquaient de les tuer tout les deux. Alors que si elle ne bougeait pas il ne tuerai qu'elle.
Mais Rick n'était pas d'accord. Il secoua la tête, les larmes aux yeux il regarda Kate.
« Non, ne fais pas ça... S'il te plait. » Il la suppliai maintenant.
La scène n'avait duré qu'une seconde, que deux battement de cœur et pourtant Rick avait cru que c'était la plus longue scène de sa vie. Mais déjà les hommes derrière lui réagissaient et approchaient pour l'emmener loin d'elle. Mais avant qu'il puisse protester il sentit les mains de Kate encadrer son visage et sentit ses lèvres se plaquer contre les siennes.
C'était un baisser d'adieu, un qui veux résumer en une scène une pièce entière d'amour. C'est le baiser unique que l'on voit à la fin des films romantiques et dans lequel les acteurs doivent nous faire transparaitre une vie d'amour. Le genre de baiser qui rend accro, le genre de baiser qui vous laisse sur votre fin.
Rick aurait aimé que ce baiser dure, encore et encore … « always ». Il en perdait pied mais les liens qui maintenaient ses mains derrière son dos lui rappelaient qu'il n'était pas à la fin d'un film romantique mais plutôt dans une tragédie.
Puis on le saisit sous les aisselles et on le souleva avec force pour l'éloigner encore une fois d'elle. Elle avait laisser le plus longtemps possible ses mains contre son visage. Pour le sentir jusqu'au bout de ses doigts. C'était la dernière fois qu'elle touchait quelque chose et elle était contente que ce soit lui.
Autour d'elle le temps semblait ralentir elle regardait Castle être éloigné d'elle non sans lutter pour revenir vers elle. Elle ne regardait que lui jusqu'au moment où les hommes se replacèrent devant elle, lui cachant l'accès a son bel écrivain. Alors pour qu'il reste la dernière chose de sa vie elle ferma les yeux. Elle passa ensuite la langue sur les lèvres pour profiter du goût sucré de Rick et attendit.
Elle n'entendait plus rien et attendait … attendait … attendait … Une balle qui ne vint pas.
PUB !
Pas d'insultes les amis, je travail déjà sur la suite.
En attendant, laissez des reviews. C'est gratuit et ça fait arriver les suites plus vite ! ^^
