Voilà voilà, voici le dernier chapitre de la traduction de Serendipity ! J'espère que vous aurez apprécié ma traduction, qui fut un peu fastidieuse du fait des heures et des changements de l'italique au normal une ligne sur deux. Ce chapitre a été beaucoup plus rapide à traduire, et plus agréable peut-être.
Ce fut un plaisir de traduire cette fanfiction, et je l'espère un plaisir pour vous de l'avoir lue, c'est vraiment une chouette histoire !
N'hésitez pas à laisser une review et pourquoi pas un petit message à Snaxo pour lui donner vos ressentis, ça lui fera plaisir :)
P.S : j'ai vu que Snaxo a écrit un épilogue, mais je ne l'ai pas encore lu, dites-moi si ça vous intéresserait que je le traduise aussi.
Bonne lectuuuuuure !
Erik était debout, adossé au mur de briques, ses bras fermement croisés sur sa poitrine alors qu'il essayait de rester immobile. Son estomac s'agitait, ses nerfs excités tordant son corps et lui donnant l'envie irrépressible de vomir. Il se balançait d'avant en arrière, observant les alentours à la recherche de la tenue que Charles avait annoncée. Erik savait qu'il n'était pas dans la meilleure position pour être repéré, mais il voulait être certain de la présence de Charles avant de se montrer. Soupirant, il vérifia son téléphone pour la énième fois ; 09:56, Charles ne devrait pas tarder.
Merde.
Un large groupe de gens passa devant lui, bloquant la moitié de sa vue des alentours. Il se détacha du mur, regardant le groupe, et passa à travers. Ne voyant pas où il allait, il trébucha sur une fissure et perdit l'équilibre, tombant accidentellement sur quelqu'un.
De petites mains fortes attrapèrent ses biceps, un bras encerclant sa taille pour l'empêcher de tomber la tête la première sur le pavé. L'une de ses propres mains s'agrippa au t-shirt trop grand de l'inconnu alors qu'il reprenait contenance. Il regarda vers le bas, voulant s'excuser et partir au plus vite, mais s'arrêta net, ses yeux s'agrandissant sous le choc. L'inconnu haleta, ses lèvres ridiculement rouges s'entrouvrant légèrement alors que ses grand yeux bleus s'élargissaient. Erik le détailla – cheveux bruns, peau pâle, petit, cardigan bleu, t-shirt blanc, pantalon gris -
"Erik ?"
-Accent anglais. Un accent anglais particulièrement familier.
Charles.
Erik se baissa, réduisant la distance entre eux en pressant doucement ses lèvres contre celles de Charles. Le plus petit lui retourna son baiser, hésitant, et la main d'Erik cessa d'agripper le t-shirt de Charles pour venir le tenir légèrement à la hanche. Le baiser fut chaste, un simple mouvement, lèvres contre lèvres, mais Erik se dit que c'était le meilleur qu'il eut jamais partagé ; peu importe le fait qu'ils se tenaient en plein milieu d'un chemin.
Il s'éloigna suffisamment pour observer le visage de Charles alors qu'il parlait, décidant de rester dans l'espace personnel de l'homme. Il se racla la gorge et sourit, "Ce serait moi."
Charles lui rendit son sourire, le rouge lui montant légèrement aux joues. Ses lèvres bougèrent mais rien n'en sortit, comme s'il essayant de formuler une phrase mais que les mots ne lui venaient pas.
"Tu as un bel arrangement d'ADN", murmura-t-il après un certain temps, accompagné d'un petit rire, comme s'il ne pouvait croire que tout avait réellement lieu.
"On pourrait en dire autant pou toi", murmura Erik.
Charles continua à sourire, "Je ne m'attendais certainement pas à ça comme bonjour."
"Je t'avais promis un baiser, n'est-ce pas ?"
"En effet", le plus petit répondit, "Et il fut charmant."
"Ils ne vont que s'améliorer."
"Il y en aura d'autres ?"
"Bien sûr qu'il y en aura", dit Erik, "Sauf si tu n'en veux pas plus ?"
Charles secoua la tête, "J'en veux plus."
"Bien."
"On devrait bouger du chemin."
Erik acquiesça, s'éloignant complètement mais tendant une main pour que Charles l'attrape. L'autre homme le fit, ses doigts s'entremêlant à ceux d'Erik. "Il me semble t'avoir promis que nous jouerions au couple pénible dans le parc ?"
"On dirait bien que tous mes rêves deviennent réalité aujourd'hui", dit Charles, balançant doucement leurs mains.
Erik serra la main de Charles, plaçant le plus petit homme derrière lui alors qu'il se frayait un chemin à travers les groupes de gens et le long de la route menant au parc. "Je n'arrive pas à croire qu'on soit vraiment en train de faire ça."
"Moi non plus", répondit Charles, se rapprochant du corps d'Erik. "Je veux te faire asseoir devant moi et juste te regarder."
"Cela peut s'arranger," dit Erik, dépassant une femme en colère avec un landau. "Je crois que j'aimerais en faire de même avec toi."
Ils marchèrent le long du chemin, Erik gardant Charles tout près de lui, sa prise sur la main de l'autre homme ferme. "Je dois l'admettre, je ne pensais pas que tu serais si séduisant."
Erik gloussa, tournant la tête pour regarder l'homme dans les yeux. "Tu veux dire que toutes tes autres relations virtuelles n'étaient pas avec des personnes séduisantes ?"
"Très drôle", répondit Charles. "Tu es le premier, et j'espère le dernier."
Erik sourit d'un air satisfait, et Charles dut avaler sa salive. Sérieusement, il avait été chanceux sur ce coup. "Veux-tu t'allonger dans l'herbe ?"
"D'accord."
"Par ici, alors", Erik le tira à leur gauche et s'avança vers un coin d'ombre sous un grand arbre. Il lâcha la main de Charles, se laissant tomber au sol et s'asseyant les jambes croisées. Il regardant Charles dans l'attente d'un mouvement. Celui-ci rit en se laissant tomber sans grâce à ses côtés.
"Alors..."
"Alors ?"
Charles ne put s'empêcher de sourire comme un idiot, regardant l'herbe autour d'eux pendant un moment avant de rencontrer à nouveau les yeux d'Erik. "C'est irréel", dit-il, une main agrippant la manche d'Erik. "Je veux dire, je n'arrive pas à croire que c'est vraiment toi."
Erik se rapprocha, sa main attrapant une fois de plus celle de Charles. Il caressa ses doigts des siens, retraçant les creux et petites marques les recouvrant. "Une part de moi ne pensait pas que ça arriverait."
"Je n'aurais jamais cru possible de s'éprendre d'un mauvais numéro." Erik lui sourit, et malgré le nombre de dents et l'aspect de requin que sont sourire lui donnait, Charles le trouva attachant. "Je suis sérieux, je ne t'aurais jamais reparlé si tu ne m'avais pas demandé ce qui s'était passé."
"Es-tu content d'avoir disloqué le genou d'un pauvre garçon ?"
"Je ne lui ai pas-", mais Charles se stoppa, levant les yeux au ciel. "Non, je suis content d'avoir mal tapé le numéro de ma sœur."
"Si les premiers messages n'avaient pas été si étranges, je n'aurais probablement pas continué l'échange, remarque."
Charles fit la moue, il fit vraiment la moue, et Erik fut foutrement reconnaissant d'avoir continué à écrire à un inconnu.
Ils restèrent silencieux un peu plus longtemps, tous deux observant juste l'autre en essayant d'effacer les sourires idiots de leurs visages. "Je suppose que nous devrions parler de certaines choses," dit Erik, à un moment donné, et soupira en arrachant une poignée d'herbe du sol.
Charles acquiesça lentement, déplaçant son corps de façon à être allongé le dos contre le sol alors qu'il tournait sa tête sur le côté, regardant Erik. "Par où commencer ?"
Erik ne put s'empêcher de lui sourire tout en s'allongeant à son tour. Sa tête reposait dans sa main, son corps tourné vers Charles. Il laissa son bras libre entourer largement la taille fine de Charles. Etre si affectueux en public – ou en général – lui fit bizarre, mais il y avait quelque chose avec Charles qui le poussait vers lui, et il ne pouvait pas empêcher ses mains de le toucher.
"Je ne sais pas."
"Et si," Charles murmura, "Nous commencions par l'éléphant dans la salle, et je te disais qu'en ce moment tu fais battre mon cœur si vite que j'ai l'impression qu'il va se consumer dans ma poitrine. Ou que je ne veux vraiment rien d'autre que t'embrasser encore. Ou que ces derniers mois tes messages étaient les seules choses que je retiendrai de mes journées. Ou que je ne me suis jamais senti aussi connecté à quelqu'un en si peu de temps et que c'est ridicule que je puisse déjà t'apprécier autant, et que je crois honnêtement que je ne vais faire que t'aimer de plus en plus. Ou que, parfois, la raison pour laquelle je ne réponds pas immédiatement est que je veux que le message soit parfait. Ou que ça fait des semaines maintenant que je stresse à l'idée de donner un tournant romantique à notre relation, et que j'ai toujours espéré que tu ne plaisantais pas parce que je suis vraiment, vraiment, vraiment attaché à toi, Erik."
Erik, submergé par ces paroles, ne sut que répondre. A la place, sa main reposant sur la peau de Charles bougea pour tenir sa nuque, et il se baissa pour l'embrasser de nouveau. Plus longtemps, cette fois-ci, et un peu moins chastement. "Je n'ai jamais plaisanté", murmura-t-il contre la peau de Charles. Il se rallongea comme avant, ses mains traçant des motifs insensés sur le cou de Charles.
Charles haleta sous la caresse, "Bien."
"Non, vraiment, si j'ai un jour été distant c'est parce que j'étais effrayé – et je le suis toujours. Tu es – tu – je ne sais même pas, tu es différent de ce que j'ai pu expérimenter auparavant. Tu es juste –"
Les doux doigts de Charles caressèrent sa joue tendrement, "Tu ne peux pas mettre de mots dessus ?"
"Oui, non, je ne sais pas. Je suis normalement doué avec les mots."
Charles continua à sourire, "Essaie."
Erik resta silencieux un peu plus longtemps, prenant de profondes inspirations tout en essayant de mettre les mots sur ce qu'il ressentait, "Je peux tout aussi bien jeter ma réputation par les fenêtres avec ce que je m'apprête à dire."
"Je suis certain de t'aimer quand même quoi que tu dises," dit Charles, et Erik sourit.
"Tu me fais quelque chose que personne ne m'avait jamais fait. Comme maintenant ; je ne suis jamais aussi affectueux avec qui que ce soit, encore moins en public." Erik décala son corps afin de se rapprocher encore plus de Charles, "Tout ce dont nous avons parlé, ça m'a fait réagir comme jamais auparavant. Tu me fais vouloir des choses stupides. Je veux dire, je veux m'assurer que tu prends un bon petit-déjeuner chaque jour, et t'écouter en faire les éloges quand c'est vraiment bon. Je veux te laisser me lire ta thèse et tes recherches, et ne pas m'en plaindre. Je veux écouter toutes les histoires à propos de tes élèves et tes sorties ridicules avec ta sœur. Je veux te réveiller tôt le matin, ignorer tes protestations, et t'emmener quelque part où je pourrai te montrer ce putain de lever de soleil."
Erik souffla, ses bras raffermissant leur prise sur Charles, "Je veux m'asseoir dans notre cuisine, te regarder cuisiner, et te laisser me nourrir de restes parce que j'en suis venu à la conclusion que tout ce que tu cuisines est incroyable. Putain, je veux te regarder cuisiner, et ensuite manger l'horrible résultat pour te voir sourire. Je t'apprendrai même à faire la cuisine, si tu veux. Je veux pouvoir t'envoyer des messages et t'appeler quand j'en ai envie, mais je veux aussi pouvoir te voir et te toucher, parce que maintenant que j'ai commencé je ne pense pas pouvoir m'arrêter."
Les yeux de Charles étaient un peu mouillés lorsqu'il sourit à Erik cette fois-ci, une main tenant la nuque d'Erik alors qu'il le regardait. Il releva la tête ; ses lèvres se pressant durement contre celles d'Erik. Il se sentit un peu ridicule, de faire ça au beau milieu du parc, mais Charles ne pouvait pas moins s'en soucier, et il semblait bien qu'Erik non plus.
Erik s'éloigna un peu, haletant, "Je te ferai savoir que je ne suis pas prêt de recommencer cette séquence émotion avant un long moment."
"Ça me va," répondit Charles, incapable de retenir un sourire, "Je survivrai."
"Non, sérieusement, je mets ça sur le compte du fait que je n'ai presque pas dormi depuis une semaine, et aussi de l'adrénaline qui va avec notre rencontre."
"Tu ne peux pas revenir en arrière, j'espère que tu t'en rends compte," grommela Charles, "Tu m'as déjà transformé en une flaque de joie."
Erik embrassa son front, "J'ai atteint mon but, alors."
Charles resta silencieux pendant un moment, heureux de rester étendu à côté d'Erik.
"Je sais que tu veux me demander quelque chose."
Charles souffla, ses gestes hésitants alors qu'il demanda, "Veux-tu essayer d'être quelque chose ?"
"Définis quelque chose."
Charles donna un coup sur la poitrine de l'autre homme de sa main libre, "Tu sais très bien ce que quelque chose veut dire."
"Est-ce ce que tu souhaites ?"
Charles acquiesça, mordant sa lèvre. "C'est ce que je souhaite depuis un moment maintenant."
Erik se tourna, ses yeux fixant les buissons les entourant. "Je veux bien essayer, si tu en as envie, mais je n'ai jamais été très doué avec ce genre de choses."
"Tout comme moi, en fait, mais nous pouvons apprendre," répliqua Charles. "Mais vraiment, si tu ne veux pas-"
"Je le veux", le coupa Erik. "Crois-moi, chéri, je le veux. Je ne veux juste pas tout gâcher."
"Ce ne sera pas le cas."
"Tu ne peux pas le garantir."
"J'ai un bon pressentiment, en tout cas."
"Je ne connais même pas ton nom de famille," remarqua Erik. "Il me semble que c'est quelque chose que je devrais connaître."
Charles sourit, "Xavier," dit-il. "Charles Francis Xavier."
"N'y a-t-il pas une expression qui dit quelque chose comme "ne jamais faire confiance à un homme qui a trois prénoms" ?". Charles fit la moue, et Erik crut que sa poitrine allait exploser. "Ok, ok," dit-il, "Je m'appelle Erik Lehnsherr."
"C'est un joli nom."
"Tu es obligé de dire ça."
"Peut-être," répliqua Charles, "Mais maintenant que l'on connaît le nom de l'autre, cela veut-il dire que nous pouvons essayer d'être quelque chose ?"
Erik soupira, souriant, "Comme chose une et chose deux ?"
"Tu es ridicule."
"Tu m'aimes."
Charles embrassa sa joue, "Peut-être."
Erik souffla, "Je suis en train d'accepter de me mettre en couple avec quelqu'un rencontré via messagerie."
Charles lui fit un sourire radieux, "Nous allons tellement nous amuser, chéri."
"Yay", grommela Erik d'un ton enjoué.
"Mmhm," fit Charles. "Est-ce que ça veut dire que je peux annoncer à ma sœur que l'homme bizarre avec qui je correspondais est maintenant l'homme bizarre avec qui je sors ?"
"Bien sûr," rit Erik. "Du moment où je peux avoir une photo de toi portant du tweed pour prouver à Emma qu'il est possible d'être attirant avec."
Charles fit une grimace, acquiesçant, et s'assit, tournant son torse de manière à pouvoir regarder Erik. "Aussi agréable cet endroit soit-il, je ne suis pas le plus grand fan des démonstrations d'affection en public, et ça doit bien faire dix minutes que je résiste à l'envie de te sauter dessus."
Erik se mit debout, une main tendue vers le sol pour aider Charles à en faire de même. Ses mains trouvèrent leur chemin jusqu'aux hanches de Charles, un sourire séduisant aux lèvres. "Qui suis-je pour dire non à une telle proposition ?"
Charles sourit et embrassa le coin des lèvres d'Erik, "Mon appartement n'est pas loin d'ici."
"Je te suis, liebling. Il y a bien plus à voir que ce que tu as déjà aperçu."
Charles rit, sa main attrapant celle d'Erik alors qu'ils avançaient à travers le parc. "Ne me cherche pas, chéri, ou bien je trouve une ruelle sombre."
[22:03]
Appeler pour dire que j'étais malade aujourd'hui valait vraiment le coup.
[22:06]
Tu es ridicule, mais tu es aussi très mignon, alors ça va.
[22:07]
Aussi, j'attends toujours mon cupcake de "bienvenue" pour la prochaine fois.
[22:07]
Je pourrai te nourrir ?
[22:08]
Je pourrai manger sur toi ?
[22:08]
Je pense que l'on peut s'arranger.
