Bonsoir à tous ! Vous avez de la chance, je viens de finir le chapitre ! Je tiens à vous prévenir que je ferai tout pour que cela n'arrive pas, mais qu'il y aura peut-être des courts retards de publication pour les derniers chapitres. Non pas qu'il faut que je me concentre d'avantage sur le bac qui approche (en fait il faudrait, mais bon je me connais, cela ne m'empêchera pas d'écrire), mais bien qu'ayant un plan succin, je n'ai aucun début de texte déjà rédigé sur lequel m'appuyer, et peu d'éléments des intrigues secondaires qui permettent notamment de rendre le récit plus vivant (j'ai une grosse page blanche concernant le devenir d'Ombrage…). Donc voilà, vous êtes prévenus !

ATTENTION : il s'agit du chapitre ''légèrement BDSM'' (présence d'une cravache…) J'ai mis des étoiles au début et à la fin du loooong passage. Sensible s'abstenir, merci. Je ne tiens pas à recevoir des plaintes du genre « c'est dégeuuuuu ! »

Un merci du fond du cœur aux nouveaux favoris et followers, et plus particulièrement aux reviewers : shenendoahcalyssa, Hinanoyuki, Walala35, Noooo Aime, hathor2, stormtrooper2, yumi-elfeuw, Chambre 313, Lyxie, Elizabeth Snape, akuryouxxakuma, cilandra et shishi-sama76. Je ne peux pas croire à tant de fidélité, les larmes m'en montent aux yeux !

Bon je ne comprends vraiment pas pourquoi tu ne passe pas dans le format docx, j'ai pourtant tout essayé, donc je te remercie ici Angela . rx, en espérant que ça passe (doigts croisés)

Avertissements : il s'agit (toujours, ça n'a pas changé depuis le premier chapitre!) d'un slash ! Donc homophobe s'abstenir ! On parle ici de relation entre un mineur et un adulte sensément responsable.

Bonne lecture, et n'oubliez pas les reviews ;)

Disclaimer : tout est à JKR

Cinquième Jour : Récompenses et Punitions

« Monsieur Potter, vous resterez à la fin du cours pour m'aider à ranger le matériel. » Des grognements mécontents s'élevèrent chez les Gryffondors. « Quelqu'un a quelque chose à ajouter ? » Le silence revint dans l'instant. Les Lions étaient peut-être courageux, mais ils n'étaient certainement pas fous.

Les autres élèves sortis, il rangea la salle d'un tour de baguette, et fit signe au garçon de s'asseoir à une paillasse libérée. Installé en face de lui, il le darda d'un regard sévère.

« J'ai entendu dire que vous aviez créer un petit groupe de soutient en DCFM. Vous avez conscience qu'il s'agit d'une attaque on ne peut plus directe à l'enseignante de cette matière ?

- Je suis désolé mais je ne vois pas en quoi cela vous concerne. Et comment êtes vous au courant ? C'était sensé être un secret…

-Un secret ?! Il aurait peut fallu être plus discret lors de votre première réunion pour que personne ne l'apprenne... Mais en bon Gryffondor que vous êtes, vous avez organisé un rassemblement, soit disant secret, avec autant de grâce qu'un éléphant ! La moitié du bar dans lequel vous et votre stupide équipe étiez est au courant de votre projet. Si quelqu'un m'en a déjà parlé, je pense que les autres professeurs seront au courant dans la semaine. Et je ne parle même pas d'Ombrage, qui doit déjà avoir l'information en poche, avec l'argent qu'elle dépense chaque mois pour que des sorciers ivrognes lui révèlent les intrigues du Monde Magique. Son informateur a du récupérer un sacrée récompense pour cette révélation : Harry Potter formante un complot pour l'évincer, il veut lui piquer sa place ! Comme si vous n'aviez pas assez de soucis comme cela...

- On a juste mis en place une association de défense, pour l'aide à l'apprentissage de la matière. Les clubs ne sont pas proscrit à Poudlard. On a rien fait d'interdit, Hermione s'en est assurée ! Je vous promets de faire attention, et de ne pas provoquer Ombrage… Je pensais sincèrement qu'on avait été suffisamment prudent, je suis désolé Monsieur.

- Potter, il faut que vous compreniez qu'elle veut votre peau. Les événements de ces derniers jours ne l'ont même pas refroidit… Dès qu'elle aura la preuve de votre implication dans votre groupe et de votre but, elle s'empressera d'interdire toutes réunions, voir de vous renvoyer. Si les choses continuent comme cela, elle aura pris le contrôle de l'école d'ici la fin de la semaine !

- De toute façon, Hermione a ensorcelé la liste des participants pour qu'ils ne puissent pas nous dénoncer sans de sérieuses représailles ! Vous voyez bien qu'on ne risque rien pour l'instant, alors pas la peine de s'inquiéter !

- Je crois que vous ne comprenez pas bien la situation dans laquelle vous vous trouvez, vous et votre petite bande de copains. Malgré les talents de votre amie, vous êtes à la tête d'une association illégale, une armée, qu'Ombrage veut détruire au plus vite. Vous vous êtes en plus proclamé professeur, sans aucune expérience en la matière et sans programme et idées directrices pour faire passer vos idées et vos enseignements.

- Vous êtes là, vous ! Vous pouvez me conseiller ! Par quoi faudrait-il que je commence, à votre avis ?

- Je vois qu'il ne sert à rien de tenter de vous raisonner, mais que cela soit clair, vous assumerez seul les conséquences de vos actes, et je ne prendrai certainement pas votre défense. Concernant les cours… Il faudrait que vous évaluiez le niveau des participants, et que vous les classiez en petits groupes avec un chef d'équipe. Vous, vous pourrez tourner entre eux pour prodiguer des conseils avisés, et leur apprendre de nouveaux sortilèges.. Je vous conseille de d'abord faire une remise à niveau avec des sorts de base comme l'expelliarmus, puis vous pourrez tenter de leur montrer des enchantements de plus haut niveau, peut-être le patronus, cela ne pourra qu'être utile. Dans tous les cas, trouvez un lieu de rassemblement discret et grand, il ne faut pas que des personnes extérieures découvrent où vous vous éclipsez, mais vous aurez besoin de place.

- Merci beaucoup, vous ne pouvez pas savoir à quel point vous me soulagez ! Je n'avais aucune idée d'où commencer ! Et j'ai hâte de leur montrer le patronus ! »

Un silence confortable s'installa entre les deux interlocuteurs, qui réfléchissaient chacun au futur des plus compliqué qui se dessinait de jour en jour.

De but en blanc, comme s'il s'était retenu longtemps de poser la question, Harry demanda :

« Savez-vous qui a organisé l'humiliation d'Ombrage ? J'aimerai le remercier ! C'était un travail magnifique, digne des Jumeaux ! »

Les yeux verts émeraudes remplis de curiosité posés sur son vis-à vis, le jeune homme, immobile, attendait une réponse. Il était sûr que le Directeur de Maison savait qui était derrière tout cela, restait à savoir s'il en parlerait librement avec lui…

« Et pourquoi ne pensez vous pas qu'il s'agit justement des Weasley ? Après tout, ce genre d'actions est leur spécialité, n'est ce pas ? » lui demanda Severus avec un fin sourire.

« Ne vous moquez pas de moi ! Je sais que ce n'est pas eux ! Je suis leur partenaire commercial, ils me l'auraient dit !

-Un partenariat entre des Weasley chahuteurs et un Potter qui se met constamment en danger, que Serpentard nous en préserve ! Mais vous avez raison, effectivement ce ne sont pas eux » rigola-t-il doucement sous les yeux écarquillés de surprise, à cette vue pour le moins étonnante, de Potter.

« Vous savez donc qui a fait ça ? » s'excita le gamin.

« Effectivement, je sais. » statua-t-il pour l'énerver.

« Alors ? Qui est-ce ? Un Serpentard ? C'est pour cela que vous ne l'avez pas dénoncé ?

- Je ne dirai rien de plus, Potter. Nous nous reverrons ce soir, après le dîner, vingt heure, pour votre séance personnelle. A propos, vos initiatives d'hier, bien que bienvenue, ont une origine précise ?

-Le dernier numéro de PlayWizard s'est révélé très instructif et imagé.

-Et bien vous apprendrez bientôt que l'univers du sexe ne se résume pas à ce que vous lisez dans un journal…

-Vous êtes jaloux parce que je vous ai remplacé par une feuille de choux ?

-Je peux vous garantir que la feuille de choux ne vous inspirera qu'un désintérêt profond après ce soir… Maintenant, disparaissez de ma vue ! »

Le potionniste se fit la réflexion que le comportement du petit saligaud ressemblait de plus en plus à celui d'un Serpentard pure souche.

… … …

Severus se déshabilla rapidement, l'adolescent n'allait pas tarder à arriver et il voulait que tout soit prêt. Il allait regretter de l'avoir provoqué. Ses doutes de la veille oubliés, il s'excitait tout seul à l'idée d'expérimenter ce qu'il avait imaginé pendant la discussion avec Potter. De toute façon, il n'avait pas à s'inquiéter, se persuada-t-il, la Magie de Merlin empêchait toutes dérives entre initié et initiateur, il fallait que les deux soient consentant. Ce qui se passait avec le garçon devait être normal, après tout, les initiatives et les lectures de son protégé étaient des preuves de sa bonne volonté. Et cela arrangeait bien le Serpentard qu'il était. Manquerait plus qu'il ne se découvre une conscience!

D'un geste souple, il transforma pour l'heure qui allait suivre sa baguette en une cravache longue au manche doré et à l'extrémité noire. Des coups retentirent à la porte et il sourit. Le jeu allait commencer, et il ne permettrait pas à l'étudiant de rester en contrôle cette fois ci. Or de question qu'on l'ignore aujourd'hui !

Potter entra et écarquilla brièvement les yeux à la vue de la nudité de son professeur, mais se reprit rapidement. Le Maître des cachots sourit, le garçon ne resterait pas calme longtemps, il s'en était fait la promesse.

Comme à son habitude, l'élève prit place nu derrière la paillasse, prêt à réaliser une solution de Force. Snape en profita et passa rapidement la cravache sur le dos bronzé du jeune homme qui tressaillit sous la caresse. Tout au long de la préparation, l'instituteur donnait de petits coups de cravache sur l'arrière train rebondi de son élève quand celui-ci commettait une erreur ou le caressait quand il réussissait une étape délicate. Les fesses devenaient rosées et se tendaient inconsciemment vers l'arrière, en attente de caresses agréables.

Harry semblait très perturbé par la leçon. Rapidement, son sexe s'érigea, et il prêta de moins en moins d'attention à la préparation, attendant autant les récompenses que les punitions. La potion était plus ratée que d'habitude, et le Maître des Potions siffla son mécontentement. Sans ménagement, il fit s'asseoir l'étudiant sur son tabouret, les cuisses écartées, les mains dans le dos.

« Que faut-il rajouter dans votre chaudron après les ailes de fées nippones ? » questionna sévèrement le professeur.

« -Je...une écaille de vipère d'Albanie, Professeur ?

-Bien sûr que non ! Et moi qui pensais que la leçon d'hier vous avait été profitable, j'ai l'impression d'être en compagnie d'un vulgaire poisson rouge ! Vous deviez rajouter des fragments de pierre du désert de Nazca ! »

Severus s'échauffa, les cours particuliers ne semblaient même pas faire beaucoup progresser le gamin dans sa matière, malgré les efforts et le temps qu'il y consacrait. Il donna une petite tape sur la verge du jeune homme en représaille et continua une série de questions, alternant entre la récompense d'une caresse et la punition d'un coup. Plus les questions défilaient, et moins le garçon réussissait à garder un semblant de contrôle, recevant correction sur correction . Il finit par glisser au sol, gémissant, le sexe arqué vers la cravache.

Quelques coups supplémentaires suffirent pour qu'il laisse éclater son plaisir qui lui recouvrit le ventre d'un voile blanc de pureté. Snape fit disparaître la semence d'un geste de cravache, et redressa le l'adolescent un peu brutalement. Il le mit à genoux et lui présenta son membre gonflé.

« Prends le dans ta bouche. » ordonna-t-il, le souffle aussi court que celui de son élève.

L'initié hésita un peu, puis prit en bouche le pénis gonflé. Il resta immobile, mettant inconsciemment au supplice son Maître, ignorant ce qu'il devait faire ensuite. Un mouvement de hanche le prit au dépourvu et il tenta de garder le sexe en bouche, faisant ainsi sa première gorge profonde. Puis, il suivit les conseils donnés, sortant sa langue et l'enroulant de son mieux autour de la verge, léchant et aspirant le gland, creusant les joues, faisant des vas-et-vient tantôt rapides tantôt lents.

Severus glissa son esprit dans celui de l'homme qui lui faisait face. Il y était allé un peu dur quand même, sa colère n'était pas une raison pour utiliser Potter comme un objet et il voulait vérifier son état d'esprit. Il fut très surpris de ses découvertes. Sucer ne dérangeait pas plus que ça le Survivant, mais il ne comprenait pas vraiment l'intérêt. Le gamin, vierge de ce côté là également, était totalement ignorant du plaisir qu'il lui apportait. L'information l'enflamma et, tout en contrôlant son corps pour ne pas faire mal au jeune homme en s'enfonçant trop brutalement dans l'antre brûlante, il atteignit son point de rupture. La jouissance le laissa détachée de la réalité pendant quelques minutes, et il ne reprit pied que pour voir Harry - toujours à genoux - s'essuyer la bouche sur la main après avoir avalé difficilement sa semence.

L'étudiant se releva un peu titubant, et le professeur fut surpris de la vague de culpabilité qui l'assaillit. Il ne traitait clairement pas correctement l'initié, il s'était voilé la face suffisamment longtemps, il fallait qu'il prenne ses responsabilités. Il l'attira dans ses bras et déposa un baiser sur son front, l'enfant se raidit de surprise puis soupira de contentement. Un peu de tendresse ne le tuerait pas, essaya de se persuader Snape.

D'un mouvement souple, il hissa ses jambes autour de sa taille et entreprit de le bercer, tout en lui murmurant des mots de réconfort à l'oreille. Il prit plus tard le chemin de la Tour des Gryffondors, sa charge endormie appuyée contre son épaule.

Heureusement il était tard, la Grosse Dame ne fit aucune réflexion sur son attitude inhabituelle, et plus personne n'était dans la salle commune. Il monta silencieusement l'escalier qui menait au dortoir des élèves de cinquième année et déposa l'élève nu sur son lit. Il le borda et lui caressa les cheveux, incapable de le laisser dormir sans lui cette nuit là. Une heure passa avant qu'il ne se décide enfin à se lever et à rejoindre ses cachots. Étrangement, ils ne lui paraissaient plus aussi accueillants maintenant.

Il quitta l'antre des lions, le regard dans le vague, perdu dans ses pensées. Il avait à peine fait quelques pas qu'il entendit un toussotement caractéristique. « Ombrage » fut le seul mot qu'il réussit à faire sortir de sa bouche soudainement asséchée. La petite femme était sortie de l'infirmerie le matin même, malheureusement toujours aussi avide de pouvoir et de reconnaissance et sans une once de jugeote. Elle semblait avoir oubliée tout ce qui s'était passé la veille, au contraire des étudiants. Elle avait aussitôt institué de nouvelles règles pour empêcher le rapprochement de moins de vingt centimètres entre élèves, une autre mesure incompréhensible et impossible à tenir.

« Bonsoir Severus, je n'ai pu m'empêcher de remarquer que vous quittiez à l'instant la tour Gryffondor. Je me demandais les raisons de votre présence à un horaire si tardif. Hmm ?

- Dolores, ces fichus lions sont toujours les premiers à faire des sottises. La plupart de mes visites se font dans un but préventif, pour éviter que la frénésie de ces derniers jours ne se reproduisent. Je suis sûr que vous approuvez ce but louable, il serait dommage que d'autres professeurs aient à souffrir du même traitement que celui qui vous a été imposé la veille. Personne ne mérite cela, n'est-ce pas ?

-Vous avez tout à fait raison ! Ces petits saligauds ne paient rien pour attendre ! Dès que j'aurai la preuve de l'implication d'un étudiant, il apprendra à qui il doit le respect. Faites moi confiance, je ferai tout pour que le message rentre, profondément s'il le faut ! Au fait comment se passent les retenues avec Potter ?

-Je suis sûr que vous leur ferez payer au centuple ! Quand aux retenues, Potter se révèle moins pénible que je ne le pensais. C'est étonnant, je suis persuadé qu'il prépare une vengeance, il prend des initiatives étranges parfois…

-Je vous fais confiance pour le mater. Il a la tête dure, l'imbécile. Il faut savoir être ferme avec ce genre de cas. Je vais vous laisser retourner vous coucher, vous en avez bien besoin après toutes les heures supplémentaires que vous faites. Vous êtes assurément un des professeurs les plus dévoués au Collège. Je vous promets que quand je serai enfin Directrice, je vous augmenterai, vous méritez bien ça ! Passez une bonne fin de nuit, cher collègue.

-Je vous retourne la politesse, Dolores. »

Il reprit son chemin d'un pas rapide, quittant le couloir en faisant virevolter sa longue cape derrière lui. Arrivé devant la porte de ses cachots, il eut la surprise de découvrir une Minerva en robe de chambre émeraude l'attendant, visiblement impatiente. Il ouvrit juste la porte et la laissa entrer en grommelant contre ses collègues insomniaques.

« Severus, des alarmes placées dans la tour des élèves de ma maison m'ont informée que vous aviez ramené un élève endormi dans son lit, et que vous étiez restés dans son dortoir pendant l'heure qui a suivi. J'attends des explications. D'autant plus qu'il s'agit de Potter. »

La première réaction de l'enseignant fut de s'étonner : depuis quand y avait-il des alarmes chez les Gryffons, personne ne l'avait mis au courant. Et elles étaient précises les bougresses ! Passée cet première phase, son cerveau tourna à vide jusqu'à arriver à une unique conclusion : il allait bien falloir qu'il parle de la situation à quelqu'un un jour. Et qui de mieux placé que la Directrice de Maison de Potter pour commencer ?

« J'ai pris Potter comme initié devant Merlin » Parfois, il fallait mieux dire les choses vite, comme un pansement qu'on arrache d'un seul coup. Il avait peut-être un côté Gryffondor finalement. Potter déteignait sur lui, c'était certain maintenant.

« Vous avez fait quoi ? » s'étouffa péniblement Mcgonagall.

« Vous avez parfaitement compris. »

Le monologue de récriminations qui suivit fut un des plus longs de la vie du professeur. Rapidement il se déconnecta de la conversation, préférant ne pas écouter les arguments qui passaient déjà en boucle depuis la veille dans son propre esprit.

« … Et en plus vous ne m'écoutez même pas ! Bon sang Severus ! Nous savons tous les deux que je ne peux pas m'opposer à une telle magie, mais sachez tout de même que je désapprouve formellement. Si cela ne tenait qu'à moi…

- On ne peut plus rien y changer maintenant de toute façon, il faut que je finisse la semaine. Nous aviserons après. Je vous demanderai de ne pas vous mêler plus que vous ne l'avez déjà fait de cette histoire. » Parfois la meilleure manière de finir une conversation était de couper abruptement et impoliment son interlocuteur.

La professeure de métamorphose lui fit part de son mécontentement pourtant déjà manifeste en quittant la pièce, la tête haute, en silence. Elle s'y ferait, il en était sûr. Après tout, elle avait bien accepté, en son temps, que Lucius deviennent son Maître sexuel, alors qu'il avait seulement quatorze ans. Certes la différence d'âge était moindre, mais laisser un de ses élèves de quatrième année coucher avec un Mangemort officieux avait du être très difficile pour la stricte enseignante qu'elle était.

Minerva partie, il se versa un verre généreux de Whisky pur feu et le descendit d'un trait. La cheminée de ses appartements crépitait joyeusement, en contraste total avec ses tristes pensées. Il avait été totalement fou de commencer cette relation avec Potter. Il se demandait quand il avait bien pu penser que c'était judicieux. Son attitude avait été détestable, indigne du rang de Maître sexuel, de protecteur. Cette liaison, qui devait être bénie par la magie de Merlin elle-même, avait viré à l'humiliation pour l'initié, qui était devenu plus un objet de plaisir qu'un être humain conscient de ses aptitudes sexuelles. Bien entendu, Harry ne s'en rendait pas compte, mais c'était parce qu'il ne connaissait rien sur ce que devait être une relation normale. Il avait échoué jusqu'à maintenant.

Il lui restait deux jours pour rattraper les dégâts. Mais bon, il restait un Serpentard, si quelqu'un pouvait réussir ce défi, c'était bien lui !