Me revoilà, avec la suite de votre fic préférée (looool je me prends au sérieux XDDDD)

Disclaimer: Tout est à Hoshino-sama, sauf... Komui!!! Il est à moi (Mouahahahaha)

Merci à Elinska (qui me lit depuis toujours ou presque ^^), Synmelia (pareil^^), Kyusee Heiky, Kamazu-la-cinglée (mais pas tant que ça... elle a commencé une belle deathfic merveilleusement dramatique ^^), kandaxlavi vs kandaxcross (le pseudo qui me fait frémir d'appréhension... Kanda... et Cross? Brrr), Ayionna, 'Flore, et surtout... MISS OSAKIIIII (bah oui vu que je la connais, j'étais encore plus emballée en recevant sa review^^ .)

Note: le titre de ce chapitre est bizarre, c'est le moins qu'on puisse dire. Vous comprendrez en lisant (j'ai des références très Walt Disney ^^)

Chapitre 6 : le sablier de la Bête

-Yuu, tu viens pas travailler ?

-Non. Toutes les classes que j'ai aujourd'hui sont en voyage je sais plus où.

-Pff t'en as de la chance… soupira Lavi en regardant Kanda, allongé de tout son long dans son lit.

-A ce soir ! dit le Japonais en se retournant pour plonger sa tête dans les oreillers.

-Je vais devoir aller au lycée à pied ! pleurnicha Lavi pour apitoyer son petit ami.

-Ça te fera faire de l'exercice.

-Mais j'avais pris goût à ta moto, moi-euh !

-Tch.

-S'teu plééé !

-Bon, d'accord…

Kanda se leva sous les cris de victoire de Lavi.

N'importe quoi, vraiment. Un gamin.


-Je reviens te chercher à seize heures, dit Kanda d'un ton sec en déposant Lavi devant le lycée.

-Tu viens même pas manger avec moi ?

-Tu es dépendant, mon pauvre petit.

-Mais je suis pas petit !

-Tch.

-YuYuu eh ben il est méchant avec moi !

Le Japonais le fit taire d'un baiser.

-Ta gueule, Lapin Débile.

-A ce soir, grommela Lavi en partant.

Il se retourna en entendant le moteur gronder et adressa un dernier signe de la main à son amant.

« Mais qu'il est beau ! C'est pas permis d'être beau comme ça ! »


Kanda se retourna dans ses draps.

Il avait prévu de dormir toute la journée pour rattraper toutes les nuits qu'il avait passées à corriger des copies, mais il était incapable de rester immobile.

C'est déjà ça que j'ai tenu jusqu'à midi…

Il se leva, torse nu et cheveux défaits, pour s'appuyer sur le rebord de la fenêtre.

Il alluma machinalement une cigarette et la fuma en silence, en regardant la ville palpiter sous le soleil de midi.

Il se rendit soudain compte que, quelques semaines auparavant, il s'était tenu là, en pleine nuit, fumant la même cigarette, scrutant la même ville, les cheveux défaits retombant en cascade sur ses larges épaules.

Il se souvint de ses pensées de cette nuit-là.

Un bruit derrière moi. Ce serait juste la porte qui s'entrouvre.

La porte s'ouvrit sans bruit, il n'entendit rien, plongé dans ses pensées.

Il serait là, dans ma chambre, derrière moi, celui qui sait qui je suis.

Lavi regarda Kanda penché par la fenêtre, soufflant des nuages de fumée grise.

Il s'approcherait sans bruit et m'entourerait de ses bras.

Le roux s'avança dans la chambre et serra Kanda contre lui.

Le Japonais sursauta un peu. Il ne s'y attendait pas.

Je sentirais enfin son odeur en vrai.

Une odeur délicieuse, mélange de chewing-gums à l'orange, de cigarettes Lucky Strike, de pastilles à l'eucalyptus, de lessive à la lavande enveloppa Kanda.

Il me murmurerait quelques mots à l'oreille.

Lavi approcha ses lèvres de l'oreille de Kanda.

Mon nom.

-Yuu, mon amour…

Il me dirait qui je suis.

Je suis Yuu Kanda. C'est tout. Shinmoku, c'est quelqu'un d'autre, c'est une autre vie sans la moindre importance.

Puis il se tairait simplement, le regard suivant le mien, plongé dans la nuit scintillant de centaines d'enseignes de bars, de milliers de poteaux électriques et de millions de cigarettes allumées… il en allumerait une de plus, une Lucky Strike, et son odeur emplirait mes narines et mon cerveau fatigué.

C'est pas tout à fait la nuit, mais c'est pareil…

Lavi attrapa une cigarette dans le paquet déjà ouvert et fuma avec lui, le tenant toujours dans ses bras, son menton posé sur l'épaule du Japonais.

-Tu pleures, Yuu ?

Kanda regarda les quelques petits ronds plus foncés sur le rebord de pierre bleue.

Tiens, oui…

Il faut toujours choisir, à un moment ou un autre.

On ne peut pas tout avoir.

Mais quoi que l'on fasse, on fait toujours le mauvais choix.

J'ai choisi le futur. LE FUTUR ! Il serait temps que mon cerveau le comprenne.

-Je suis revenu pour manger avec toi…

-Mais…j'ai rien dans mon frigo.

-Alors on ne mangera pas ! conclut Lavi en l'embrassant et en le poussant dans le lit.


-Pas envie de retourner travailler…

Kanda regarda Lavi, allongé en travers de son lit, les mains derrière la tête, les cheveux un peu plus ébouriffés que d'habitude, l'œil un peu plus brillant aussi.

-Tch.

-Toujours aussi bavard, à ce que je vois…

-Hmpf.

-Quand j'étais petit, j'avais un ami comme ça qui ne parlait presque pas.

-Ah.

-Eh bien, avec les copains de la maternelle, on l'a torturé jusqu'à ce qu'il parle.

-Quoi ?! s'écria Kanda, pas sûr d'avoir bien entendu.

-On l'a chatouillé jusqu'à ce qu'il explose de rire. Après, il a été normal.

-Tu racontes n'importe quoi.

-Tu crois que si je te chatouille, tu te mettras à parler ?

-Essaie toujours, dit Kanda sur un ton de défi.

-Tu es chatouilleux ? demanda Lavi d'un air inspiré.

-Je… ne sais pas.

Personne n'avait jamais pris le risque de chatouiller Yuu Kanda.

-Comment tu ne sais pas ? Tes parents ne te faisaient pas des chatouilles quand tu étais petit ?

Euh… je dis quoi, là ?

-Je suis… orphelin. Mes parents sont morts quand j'étais tout petit.

Bah, je m'en suis bien tiré.

Euh… pourquoi il fait cette tête d'enterrement ?

-Tes parents sont morts quand tu étais tout petit ? répéta Lavi d'une voix empreinte de tristesse.

-Hein mais non enfin si enfin mais ça va quoi c'est pas grave je vais bien puis de toute façon je m'en souviens même pas mais t'inquiète c'est bon tout va bien… dit Kanda tout d'une traite.

-Je me rends compte que… je ne sais rien de toi…

Quelle ironie, c'est lui qui me connaît le mieux !

-Et qu'est-ce que tu voudrais savoir ?

-Tout. Ta musique préférée, tes plats préférés, le shampoing que tu utilises, les endroits où tu aimerais aller en vacances, tes meilleurs souvenirs, tes rêves, tes cauchemars, tes…

-Le shampoing que j'utilise ?

-Tes cheveux sont trop beaux. Je veux le même shampoing.

-N'importe quoi, conclut Kanda en se levant pour aller se doucher.

« Il ne répond pas à mes questions. Il me cache quelque chose… »

Qu'est-ce que je dois lui dire ?

Kanda ouvrit les robinets d'arrivée d'eau de la douche.

Qu'est-ce qu'il faut dire de son passé quand on n'en a pas ?

-Je n'aime pas beaucoup la musique. Mon plat préféré, c'est les soba. Je m'en fous d'où je passe mes vacances tant que c'est avec toi. Mes meilleurs souvenirs sont tous ceux depuis que je suis prof au même lycée que toi. Mon rêve, ce serait de m'installer avec toi dans une grande maison solitaire où je pourrais faire du kendo toute la journée. Mes cauchemars… ça dépend. Pour le shampoing, tu peux m'en prendre de ma salle de bain quand tu veux. C'est tout ?

-Je crois que tu n'as jamais parlé autant depuis que je te connais !

« Je retire ce que j'ai dit, il ne cache rien ! »


-Bon, ben, je vais travailler.

-Hm, hm.

-Tu m'amènes ?

-J'arrive, dit Kanda en cherchant une chemise dans sa garde-robe.

Il souleva le T-shirt blanc qu'il avait retiré du mur et trouva une chemise noire.

Je devrais peut-être le jeter…

Je ferai ça plus tard, ça va faire suspect de jeter comme ça un T-shirt à la poubelle…


-Trois mois ! s'écria Lavi, heureux comme si on lui avait annoncé que le groupe 3C s'était soudain passionné pour les causes politiques de la chute de l'empire romain.

-Trois mois… répéta Komui d'une voix mi-interrogative, mi-hésitante.

-Ça fait trois mois que Yuu et moi on est ensemble ! Ça mérite… une fête !

-Trois mois. C'est rien, trois mois, dit Komui d'une voix désabusée.

Sa copine l'avait quitté la veille, après deux ans de relation.

-C'est merveilleux, tu veux dire ! continua Lavi d'une voix vibrante de passion.

Kanda était assis à sa droite et il se serrait l'arête du nez entre le pouce et l'annulaire.

Ce type est définitivement cinglé.

-Que diriez-vous d'une bouteille de champagne pour fêter l'événement ? demanda Lavi, toujours aussi emballé.

-Lavi, calme-toi. On ira au restaurant si ça peut te faire plaisir, mais arrête de soûler tout le monde avec ça.

-YuYuu, tu es un rabat-joie.

-Mais oui.

-Bon, faut que j'y aille, j'ai les révisions de ces abrutis de la 3C pour les examens de Noël, dit Lavi en vidant sa tasse et en écrasant son mégot dans le cendrier.

-Sushi ? souffla Kanda.

-Quoi ?

-Un restaurant de sushi, ça te dit ?

-Ouiiii !!! s'écria Lavi, de plus en plus joyeux.

Le roux sortit en criant sa joie à quiconque osait l'approcher.

-Hm, Kanda, il faut que tu saches que Lavi t'a préparé un cadeau d' « anniversaire », dit Miranda.

-Ah.

-Donc il serait bienvenu que tu en prépares un aussi.

-Oui, oui.

Dans quoi je me suis embarqué ? Un cadeau ? Quel cadeau ? Qu'est-ce que je pourrais bien lui offrir ?


-J'ai un cadeau pour toâââ ! dit Lavi d'une voix épanouie, par-dessus ses sushi au saumon.

-Moi aussi.

-Tiens.

Il lui donna un petit paquet rectangulaire.

Kanda lui tendit une boîte encore plus petite.

Ils échangèrent leurs cadeaux et les ouvrirent.

-Troooop mignon ! s'extasia Lavi.

Il en fait un peu trop, là… je me demande si les 3C ne l'ont pas drogué, il est bizarre…

Il prit le minuscule piercing en forme de lapin entre son pouce et son index et le regarda plus affectueusement que si ç'avait été un oiseau tombé du nid.

Il enleva l'anneau qu'il avait à l'oreille et le remplaça par le petit lapin.

-Merciiii !

Il est complètement shooté.

Kanda regarda son cadeau avec plus de réserve.

-C'est… quoi ?

Il s'agissait d'une chaîne d'or blanc et d'un petit pendentif en cristal, pas plus grand que l'ongle du petit doigt, en forme de sablier.

Dans la partie supérieure, un minuscule lotus taillé dans l'améthyste.

Dans la partie inférieure, quelques microscopiques pétales mauve pâle.

A côté de ça, son piercing faisait bien pâle figure…

-C'est un pendentif.

-Oui, j'avais bien vu, mais… pourquoi un sablier ?

-Je ne sais pas… quand je l'ai vu, je suis tombé amoureux.

Kanda se demanda vaguement s'il parlait de lui ou du pendentif.

-Merci…

Il passa son collier autour de son cou.

Il était très beau, mais il lui faisait penser à ce dessin animé, qu'il avait vu par hasard à l'orphelinat, quelques mois après le crash…

La Belle et la Bête.

Kanda ne se souvenait pas du détail, mais la malédiction de la Bête lui était restée en mémoire.

Le prince changé en monstre par une sorcière avait un délai limité pour trouver quelqu'un qui l'aimerait malgré son apparence, et ainsi briser la malédiction.

Ce délai était limité par une rose perdant lentement ses pétales.

Si on considère mon amnésie comme une malédiction, ce lotus comme une rose, mon état actuel comme celui de la Bête, mon passé comme le prince – même si d'après Lavi, c'est Shinmoku la Bête et moi le prince – cela voudrait dire que, lorsque le dernier pétale du lotus tombera, je ne retrouverai jamais mon passé…

Kanda se moqua intérieurement de ces pensées stupides.

Les améthystes, même taillées en lotus, ne perdent jamais de pétales…

Et puis, je m'en fous de retrouver mon passé, non ?

Il n'en était plus si sûr.

Chaque jour qui passait le rendait plus hésitant.

-… très beau.

-Pardon ? Excuse-moi, j'étais perdu dans mes pensées…

-Ce pendentif est très beau. J'espère qu'il te plaît.

-Oh… oui. Oui, beaucoup. Merci.

Lavi termina son assiette, un grand sourire peint sur les lèvres.

Kanda paya l'addition – un peu pour se faire pardonner de la médiocrité de son cadeau – et ils retournèrent à l'appartement de Lavi.


-Kyaaaah que c'est mignon ! s'extasia Lenalee en voyant le petit lapin et le sablier.

-Lenalee, tu fais peur…

-Hein oui que c'est beau, Nii-san ?

-Hum ? Oui, oui.

Lavi se demanda s'il était en train de s'imaginer un plan d'attaque pour assassiner Allen et le roux songea à lui proposer son aide.

-Je te pique une pastille à l'eucalyptus, dit Kanda en prenant une petite boîte ronde dans la poche de la veste de Lavi.

-Tu veux arrêter de fumer ?

-Euh… oui.

-Toi aussi, t'es fâché avec les Lucky Strike ?

-Hein ?

-Quand j'ai arrêté de fumer, c'est pas parce que je puais la cigarette. C'est parce que ça me faisait trop mal de me rappeler Shinmoku.

Kanda n'osa pas lui dire que c'était exactement pour la même raison.

-Mais maintenant, je vais mieux, j'ai pardonné aux Lucky Strike !

-Pourquoi ?

-Parce que maintenant, c'est à toi qu'elles me font penser.

Assez paradoxal, cette histoire… Je fumais pour me souvenir de mon passé, puis j'arrête de fumer pour l'oublier. Lavi a arrêté de fumer pour oublier mon passé, et s'y est remis parce que je les fumais pour retrouver mon passé dont il ne voulait plus entendre parler.

Mon cerveau va imploser.

Kanda prit une pastille et partit en cours.


Alors?? Cela mérite-t-il des reviews??? *chibi eyes*

Il reste deux chapitres et un mini-épilogue que je posterai en même temps que le dernier chapitre... donc, cette fic sera clôturée dans... six semaines. Que le temps passe vite ^^