Drago retint un hoquet de stupeur lorsque ce doigt fut pointé vaguement dans sa direction. Le professeur Trelawney continuait de murmurer «la clé» telle une litanie et les yeux de Neville brillèrent de folie lorsque la révélation éclata dans sa tête.
- La clé, susurra le Gryffondor, un sourire malsain déformant son visage.
Harry sentait la haine bouillir dans ses veines. Il n'avait qu'une envie en tête : forcer Malefoy à parler et le jeter aux Détraqueurs. Ce qu'il devait accomplir allait faire basculer l'issue de cette guerre et Harry était plus déterminé que jamais à stopper le Serpentard.
Drago remarqua que Harry et Neville le fixaient. Un violent frisson parcourut son échine et il baissa les yeux. Son cœur battait douloureusement vite dans sa poitrine et il sentit Baltus bouger sous son pull. Il posa sa main sur elle pour la rassurer et celle-ci s'immobilisa immédiatement.
Ce geste ne passa pas inaperçu. De grands yeux verts étaient braqués dans sa direction. L'esprit du Gryffondor tournait à plein régime. Drago avait posé sa main sur quelque chose de cachée sous ses vêtements. Cette chose avait bougé, il en était sûr. Harry se rappela de ce qu'il avait vu la nuit dernière et il comprit que ses soupçons étaient fondés. Le Serpentard dissimulait quelqu'un sous ses habits.
De son côté, Drago était terrorisé. Tout allait de travers et il se demandait comment il allait sortir en vie de ce pétrin. Il n'était pas idiot. Neville perdait complètement la tête et il se demandait jusqu'où il pourrait aller si jamais l'envie lui venait de « l'interroger » sur cette maudite histoire de prophétie.
Le regard de Potter n'était guère plus rassurant. Il planait également une lueur de folie dans ses yeux, une colère bouillonnante qui menaçait de se déverser à chaque instant. Drago glissa ses mains sous la table, celles-ci étant parcourues de tremblements incontrôlables. L'atmosphère devenait irrespirable et le Serpentard avait l'impression que les murs de la pièce se resserraient autour de lui, comme les griffes d'un chat sur sa proie.
Pansy, assise à sa droite, l'observait avec le peu de discrétion dont elle était capable. Elle le détaillait de la tête aux pieds, les sourcils froncés, l'air soupçonneuse et pensive. Drago déglutit bruyamment, se sentant plus exposé que jamais.
Le professeur Trelawney vacilla pendant plusieurs minutes et Lavande Brown finit par se lever de son pouf bleu pour l'aider à regagner sa table.
- Ne vous inquiétez pas professeur, je suis là, articula-t-elle, la voix chevrotante.
- Hein ? Oui ? J'ai raté quelque chose ? s'exclama soudain le professeur en fixant Lavande de ses yeux globuleux.
Des chuchotements fusaient à présent dans toutes les directions. Quant à Drago, il était silencieux, se perdant dans la contemplation de la trappe qui se trouvait à l'autre bout de la pièce. Il n'attendait plus que d'entendre sonner la cloche pour pouvoir s'enfuir.
Fuir, encore et toujours. Fuir parce qu'il était l'objet d'une prophétie qui lui donnait une place maîtresse dans la conclusion d'une guerre qui n'était même pas réellement amorcée. Il n'arrivait vraiment pas à comprendre comment il pouvait influencer l'issue de cette guerre, que ce soit dans le mauvais sens ou dans le bon. Il n'était qu'un exécutant placé au plus bas de l'échelle. Il était convaincu que le Lord Noir lui donnerait la tâche de bourreau. A moins que…
Drago redoutait le moment où Baltus reviendrait avec une lettre enserrée dans ses petites griffes, une lettre qui en apparence ressemblerait à toutes les autres, si ce n'est qu'elle présenterait un minuscule serpent argenté en guise de sceau. Le jeune homme en avait vu tant de fois sur le bureau de son père et maintenant, c'était à son tour de les recevoir.
Le Serpentard réussit à contenir sa peur pendant le reste de l'heure. Lorsque le bruit de la cloche retentit dans tout le château, Drago se précipita vers la sortie, ne s'aidant même pas de l'échelle pour descendre et après un bond qui manqua de peu de lui arracher ses tendons d'Achille, il dévala les marches de l'escalier en colimaçon sans s'arrêter, et une fois en bas, il se dirigea vers la salle de cours de Défense Contre les Forces du Mal.
Encore en haut de l'escalier, Neville, Seamus, Cormac McLaggen et Jack Sloper discutaient de ce qui s'était produit en cours de divination.
- Donc, si j'ai bien compris, je suis le seul d'entre nous à avoir vu le professeur Trelawney pointer son doigt vers Malefoy ? grogna Neville, exaspéré.
- Désolé, mais j'ai rien remarqué, confirma Jack d'une petite voix.
- Peu importe. On te fait confiance, Neville. Ce soir, on va lui démonter la tête ! s'extasia Seamus en frappant dans ses mains.
- Oui, continua Neville, mais n'oublions pas une chose : ce serait bien de lui faire cracher toutes les informations qu'il possède sur Voldemort et avec un peu de persuasion, on arrivera peut-être même à lui faire dire en quoi il est la clé.
- Oh cette nuit va être mémorable ! Il me tarde de lui effacer son sourire de prétentieux de son visage d'aristocrate. Ça va être tellement génial ! rugit Cormac de sa voix grave.
Tous éclatèrent d'un rire dérangeant, à la tonalité anormale, alors qu'ils commençaient à descendre les marches. Ils étaient les derniers élèves présents dans la tour. Leurs pas résonnaient agréablement sur les murs, donnant l'impression d'être dans une église. Chacun s'était retiré dans ses pensées, imaginant quel coup ferait le plus mal au Serpentard, quel objet lacèrerait le mieux sa peau diaphane, combien de temps ils pouvaient le torturer avant que la mort ne pose la dernière pierre sur l'édifice du châtiment. Une chose était certaine, tout se passerait ce soir, à la tombée de la nuit, à l'abri des regards indiscrets. Chacun savait ce qu'il avait à faire.
- C'est pas vrai, regardez qui est en train de monter les marches…murmura Seamus aux trois autres garçons.
- C'est Cheveux d'Ange ! s'exclama Neville.
Tous éclatèrent de rire et s'immobilisèrent, observant le Serpentard gravir les marches quatre à quatre. Montant la tête baissée, Drago ne les vit que lorsqu'il se trouva à leur hauteur. Il s'arrêta de justesse devant Cormac qui faisait au moins une bonne tête de plus que lui. Le Serpentard, à bout de souffle, s'appuya sur la rambarde en fer pendant un instant, ignorant tant bien que mal le regard scrutateur des Gryffondor. Il se retint de céder à la panique et de s'enfuir à toutes jambes.
- Qu'est-ce que tu fais là, Malefoy ? Notre compagnie te manque déjà ? ricana Neville d'un air mauvais.
- Ecarte-toi, répliqua Drago courageusement.
Contre toute attente, Londubat s'écarta, toujours souriant. Le Serpentard s'empressa de passer, quand une main large se referma sur son bras. Drago plongea son regard dans celui de Neville, le défiant silencieusement d'oser le retenir plus longtemps.
- Vas-y, cours. Cours, Cheveux d'Ange, tant que tu le peux, susurra le Gryffondor à l'oreille de Drago.
Ce dernier frissonna, mais ne réagit pas davantage. Neville finit par le relâcher et le Serpentard reprit sa course effrénée vers le sommet de la tour. Arrivé sous la trappe, il grimpa sur l'échelle et entra à nouveau dans la salle ronde de divination.
Il retrouva le professeur Trelawney, assise à sa petite table, qui était encore en train de respirer les vapeurs blanches du récipient en forme d'oignon.
- Excusez- moi professeur, je suis juste venu récupérer mes affaires. J'ai oublié ma mallette tout à l'heure, déclara Drago sans être bien certain qu'elle l'avait entendu.
Ne cherchant pas vraiment à ce qu'elle sorte de son état étrange pour le harceler avec des révélations plus ou moins farfelues, Drago n'attendit pas plus longtemps pour reprendre sa mallette. Au moment où il s'apprêtait à quitter la pièce, la tête du professeur Trelawney apparut soudain de derrière son épaule gauche. Il hoqueta bruyamment et pivota à cent quatre-vingt degré pour lui faire face.
- Professeur ?
- Aux premières lueurs pourpres de l'automne, haine, regret et pardon se succèderont…s'égosilla-t-elle d'une voix d'outre-tombe.
- Excusez-moi ?
- Il ne faut pas étouffer les cris du bébé ! poursuivit-t-elle, le regard terrifié. Les conséquences pourraient être dramatiques, voire funestes !
- Quel bébé, professeur ? De qui parlez-vous ?
Pour la deuxième fois dans la journée, elle se mit à vaciller en fermant les yeux. Drago la regarda tanguer, le cœur battant, la respiration irrégulière, avant de tourner les talons et s'enfuir de la salle de cours. A son grand soulagement, la tour était déserte et Drago dévala les marches de l'escalier en un temps record pour rejoindre son prochain cours.
La matinée se termina sans incident et Drago essaya de ne plus repenser aux paroles du professeur de Divination. De toute façon, il avait beau y avoir pensé pendant deux heures, il ne voyait pas à qui s'adressait cette prophétie. De plus, elle était réputée pour lancer des révélations douteuses à tout va. Avec un peu de chance, rien de tout cela n'avait de sens.
Il se força à manger copieusement, malgré son estomac noué. Il voulait pouvoir compter sur toute son énergie pour parer aux éventuels obstacles ou attaques de l'après-midi. Comme d'habitude, il s'était installé en bout de table, à proximité des premières années qui l'avaient observé d'un œil craintif. Apparemment, sa réputation de garçon malfaisant faisait encore écho dans les couloirs du château.
L'après-midi du jeune Serpentard fut jonchée de regards méprisants et curieux, en somme, rien de bien étonnant. La plupart du temps, il les ignorait et faisait semblant de noter le cours, mais son écriture d'ordinaire soignée ressemblait ce jour-là aux gribouillages d'enfants qui tentent d'apprendre l'alphabet. Mais Drago se fichait bien de cela. Son seul but était de ne pas attirer l'attention des professeurs sur lui. Il était incapable de se projeter dans l'avenir et d'imaginer le moment où il devrait rendre des devoirs sur ce qu'ils avaient étudiés en cours. Ses seules préoccupations du moment étaient de ne pas s'endormir en classe, ce qu'il fit malheureusement pendant quelques secondes avant de se pincer la peau de la main pour se réveiller, mais surtout d'éviter toute confrontation avec les élèves de cette maudite école.
Miraculeusement, la journée de cours prit fin sans qu'il ne lui soit arrivé quelque chose et Drago sentit une grande partie de la tension accumulée dans son corps s'évaporer au son de la cloche. Il resta tranquillement assis à sa table, laissant le flot d'élèves quitter la salle de cours avec animation. Etrangement, personne ne se retourna vers lui, comme s'il était devenu invisible aux yeux de tous. Le jeune homme était cependant loin de s'en plaindre.
Il attendit que la pièce soit vide pour rassembler ses affaires et quitter sa table. Drago avança lentement entre les tables en bois, posant sa main sur leur surface rêche et fatiguée par les années. Il se laissait bercer par le bruit sourd que faisaient ses talons sur les dalles de pierre blanche au sol, pendant que ses yeux d'un gris délavé contemplaient les dernières lueurs d'un ciel recouvert de nuages par les grandes fenêtres rectangulaires de la salle, placées sur sa gauche.
Drago vacilla soudain, une vague de fatigue le submergeant de la tête aux pieds. Il se rattrapa de justesse au rebord de la table la plus proche d'une manière peu élégante, avant d'essayer de se remettre droit. Ses jambes tremblaient tant que le jeune homme était certain de ne pouvoir marcher. Il ferma les yeux, refusant de s'inquiéter pour si peu, et il se concentra à rester immobile, tout le poids de son corps reposant sur ses bras tendus au-dessus de la table.
- Dis donc Cheveux d'Ange, pourquoi tu restes là, tout seul, à la merci d'une personne malveillante ? murmura une voix qu'il ne connaissait que trop bien. Londubat.
Le Serpentard frissonna de peur. Il savait qu'il était pris au piège.
- Tu sais qu'on t'attendait dehors depuis un moment déjà ? enchaîna une voix plus grave à côté de lui. Cormac MacLaggen. Drago sentait ses bras faiblir de seconde en seconde.
- On s'est dit que c'était dommage de te laisser seul ici alors qu'on t'avait préparé une petite fête…expliqua Seamus, un sourire faussement amical contrastant avec son regard malsain.
- Comme tout bon Mangemort, tu dois en connaître un rayon sur les différentes techniques de torture, hein ? susurra Jack Sloper dans son oreille. Drago déglutit avec difficulté, se sentant plus démuni que jamais.
- On a donc rivalisé d'ingéniosité pour te surprendre. Il n'y aura pas de magie ce soir, en tout cas pas lorsqu'on va s'amuser ensemble…continua Neville.
- Allez, dépêchons-nous maintenant, grogna Cormac. Quelqu'un pourrait entrer.
Drago ne lutta même pas et resta silencieux, dans la même position. De gros doigts peu délicats lui écrasèrent les joues pour le forcer à ouvrir la bouche. Un morceau de tissu poussiéreux fut enfoncé dans le fond de sa gorge, et tandis qu'il luttait contre l'envie de vomir, il entendait le rire cruel des Gryffondor tout autour de lui. Du scotch fut collé sur sa bouche et ses yeux furent plongés dans le noir lorsqu'on lui attacha un vêtement sur le visage.
Il sentit soudain quelque chose bouger sous son pull. Il réalisa avec horreur que Baltus était toujours là. Immédiatement, il glissa sa main sous ses vêtements, mais alors qu'il allait libérer sa petite chauve-souris, quelqu'un lui attrapa violemment les bras et l'obligea à pencher la tête jusqu'à ce que cette dernière percute brutalement la table. Le Serpentard mordit le bâillon avec rage et tenta de reculer, de se débattre, de s'enfuir, encore une fois. En vain. Les ricanements reprirent de plus belle.
Baltus se débattait maintenant entre les tissus. Elle savait que son maître avait des ennuis. Drago courba son dos et posa de nouveau sa tête contre la table. Ainsi, il espérait que la bête ailée aurait plus d'espace pour ramper vers une extrémité de son pull. L'idée qu'ils puissent lui faire du mal le rendait nauséeux et fou de rage. Il fallait qu'elle s'en sorte.
Quelque chose de lourd et volumineux fut posée sur le sol. Drago resta sans bouger, respirant furieusement par le nez, et écoutant ce qu'il se passait autour de lui. Baltus était enfin arrivée à son col et le Serpentard retint son souffle. Au moment où il crut qu'elle arriverait à s'envoler, un sort fut jeté sur lui, réduisant à néant tout ses espoirs.
- Immobilis, murmura Seamus avec empressement.
Drago sentit tout son corps, ainsi que celui de sa chauve-souris, devenir mou et il s'effondra sur le sol. Toujours conscient, il entendit des pas dans toutes les directions, puis son corps fut soulevé et jeté dans ce que le Serpentard devinait être une grande malle. Sa tête heurta durement le fond alors que ses jambes dépassaient de l'autre côté. Quelqu'un lui plia les jambes et lui tordit les chevilles dans un angle étrange pour qu'il rentre complètement dans la malle.
- Voilà ! Allons-y !
Le couvercle se referma sur lui dans un bruit assourdissant. Le trajet fut long et Drago se sentait étouffer, un sentiment de claustrophobie empoisonnant tout son être. La malle ballottait de droite à gauche, tournait de temps en temps, était penchée en arrière alors que des étages étaient gravis et le Serpentard se sentait toujours plus nauséeux.
Il fut légèrement soulagé lorsque tout mouvement s'arrêta. Il entendit quelqu'un faire plusieurs va-et-vient sur le sol et un son bizarre se fit entendre, comme si on polissait de la pierre. Puis, un bruit de porte qui s'ouvre arriva à ses oreilles et l'instant d'après, on avançait de nouveau la malle.
Il devina bien vite qu'ils étaient entrés dans la Salle sur Demande. La séance de torture allait commencer d'un moment à l'autre. La malle toucha enfin le sol et le couvercle fut soulevé dans un grincement.
- Réveille-toi, Cheveux d'Ange, ça va être ta fête ! ricana Neville.
Les trois autres Gryffondor éclatèrent de rire et Drago sentit vaguement son corps quitter le fond de la malle.
- Finite ! s'exclama Seamus.
Retrouvant toute sensation dans son corps, Drago se rendit compte qu'on le maintenait debout par les bras. Les muscles de ses jambes se remirent à fonctionner et le Serpentard se redressa de toute sa hauteur. Quelqu'un lui attacha les mains dans le dos, retira le vêtement qui lui couvrait les yeux et arracha le bout de scotch d'un coup sec. Drago en profita pour cracher le bâillon hors de sa bouche.
C'est alors que quelqu'un lui donna un coup derrière les genoux et le jeune homme s'effondra par terre, les mains attachées derrière le dos, les fesses en l'air et le front touchant le sol froid, dans une posture de prosternation.
- T'aimes ça, hein ? Courber l'échine devant ton Maître, cracha Neville avec dégoût.
Le Serpentard continuait de rester silencieux et cela poussa Cormac à bout. Il grogna d'impatience et asséna un violent coup de pied dans les côtes du jeune homme. Ce dernier étouffa un cri et haleta douloureusement par la bouche.
- Parle, sale pourriture de Mangemort ! Qu'est-ce qu'il t'a donné comme mission? En quoi tu es si important ? Allez, réponds ! explosa MacLaggen, les biceps tremblants de fureur.
- Va te faire voir…articula Drago, le souffle court.
- Mauvaise réponse, déclara Neville avec satisfaction.
Au moment où le Serpentard releva la tête, une énorme planche de bois incrustée de vieux clous rouillés alla s'abattre de toute sa largeur sur sa joue gauche. Drago hurla de douleur en sentant les pointes de fer agripper sa peau et l'arracher sur plusieurs centimètres. Des filets de sang s'écoulèrent instantanément de son visage et dans la panique, le jeune homme ne réalisa pas tout de suite que Baltus s'était enfin échappée de dessous ses vêtements. Il ne le comprit que lorsqu'il entendit Neville crier de rage.
- Enlevez-moi cette chose du cou ! Le Serpentard la vit enfoncer ses petites dents pointues dans la peau du Gryffondor et des gouttes de sang se mirent à perler sur son pull gris.
- Arrrrgghh ! Dégage !
Neville tournait sur lui-même, et les autres Gryffondor restèrent à une certaine distance, ne sachant comment s'y prendre.
- Toi, tu bouges pas ! s'écria Jack en pointant le Serpentard du doigt.
Neville réussit enfin à repousser la chauve-souris, qui battait furieusement des ailes pour rester en suspend dans l'air. Des sons stridents sortaient de sa petite gueule, telle une sonnerie d'alarme et Cormac tenta de la frapper de sa grosse main.
- Non ! Ne put s'empêcher de supplier Drago d'une voix chevrotante.
- Ah ? Elle est à toi peut-être ? sourit victorieusement Seamus en se rapprochant de Drago. On y tient à sa petite bête, pas vrai ? Voyons à quel point…
- Ne lui faites rien, ou je vous tuerai tous de mes mains !
Jack explosa de rire et se mit au même niveau que Seamus.
- Je crois pas que tu sois en position de pouvoir nous faire peur. Les ordres, c'est nous qui les dictons, pas toi, sale Mangemort, expliqua Jack d'une voix amusée. Dis-moi quel est ton rôle dans cette guerre et j'épargnerai ta bestiole volante.
- Par Merlin, je ne le sais pas moi-même ! Je ne sais rien du tout ! Laissez-la tranquille, c'est à moi que vous en voulez, d'accord ?
- Je crois que tu te trompes de Gryffondor, ricana Neville qui se tamponnait le cou avec un mouchoir, il n'y a pas de gentils compatissants Lions ici. Pas de Harry Potter, pas d'Hermione Granger. Supplier ou essayer de nous raisonner ne changera rien. C'est la fin pour toi, Mangemort. A moins que tu ne racontes tout ce que tu sais sur Voldemort.
Drago frissonna en entendant le nom du Seigneur des Ténèbres être prononcé avec tant d'assurance. Neville était vraiment fou et le Serpentard réalisa qu'il allait probablement mourir de sa baguette.
- Comme je l'ai dit, je ne sais rien. Je n'ai pas encore reçu d'ordre de mission.
- Tu mens, affirma Neville d'un ton sans réplique. Seamus, tue la chauve-souris.
- NON !
Bonsoir à tous!
Je poste ce chapitre maintenant car je n'aurai pas le temps demain.
Je vous préviens que le chapitre suivant cumule presque 10 pages de torture, alors réfléchissez déjà si vous voulez vraiment lire ça. Je devrais mettre un résumé donc, car il se passe quand même des choses importantes pour comprendre la suite.
Concernant les review anonymes du chapitre précédent:
- Eden: Je suis contente qu'Hermione te plaise. Harry et les autres sont des crétins puérils, c'était l'idée. Je dois dire qu'Harry m'a toujours énervé dans la saga, sauf quand il marche dans la forêt pour aller retrouver Voldemort à la fin. Là, j'ai quand même eu pitié de lui. A propos de Rogue, dans ma tête, il était à son bureau le nez dans son livre et la "discussion" se passait au fond de la classe, donc il a pas trop fait attention. C'est vrai que c'est pas son genre. Merci et j'espère que tu aimeras la suite.
- Laura: Merci pour ta review ! ça ne m'étonne pas que tu détestes Neville lol, je ne l'ai pas montré sous son meilleur côté mais je n'aime pas cantonner les personnages à un genre. Il y aura donc peut-être des changements... J'espère que la suite te plaira. A bientôt.
