Elle se réveilla un matin et l'âtre était éteint. Elle trouva un peu d'eau et se rafraichit le visage. Elle chercha la tenue la plus simple quand Dormis entra dans la chambre.

-Déjà levée ma chère Dame! Je viens à peine de revenir de la fête! Je croyais que vous alliez dormir encore une demi-douzaine d'heures!

Tauriel sourit. Ce rythme de vie était très amusant.

-Les elfes dorment beaucoup moins et je ne reste pas aussi longtemps que vous aux fêtes.

-Je sais bien, le prince Kili préfère surement le silence lui aussi . Sourit-elle.

Elle vint s'assoir et la regarda avec insistance;

-et puis?

-et quoi? Sourit Tauriel.

-Est-ce qu'il a fait sa demande? Sourit-elle.

Tauriel pinça les lèvres :

-Qui? Demander quoi?

Dormis mit la main sur la bouche comme si elle n'aurait pas du parler. Tauriel finit de lacer sa tenue aux allures citoyennes et elle dit :

-Avant d'aller dormir, pourrais-tu me trouver un ami digne d'être mon guide, j'aimerais aller voir la ville?

-Je peux aller chercher, mon seigneur Le Prince Kili si vous le souhaitez? Dit-elle en se levant.

-En fait, j'aurais besoin que ça ne soit pas lui.

La servante sourit :

-Quelqu'un qui connait bien les artisans, je suppose?

Tauriel fit exprès de ne pas sourire :

-Peut-être.

Dormis leva ses jupons et parti au pas de trot :

-Je crois savoir qui sera le meilleur à ce sujet.

Elle parla au garde. Elle pensa chuchoter mais Tauriel entendit bien qu'elle demanda à ce que « Le Prince Fili vient accompagner la Chevalière Tauriel chez les artisans pour trouver une bague ». Elle entendit ce garde marcher jusqu'au suivant et il répéta le message. Ainsi, dans quelques heures la montagne entière serait au courant. « Sous la montagne, les rumeurs font échos » se dit-elle. Kili serait probablement au courant avant qu'elle ne le croise dans la journée voir même avant qu'elle ne trouve son anneau.

-Je ne crois pas que cette tenue soit d'occasion. Je vous ai sorti cette ensemble pour sortir dans la forêt, se salir… cela me semble un peu trop commun pour votre rang.

La servante tendit une robe chargée de pierre et de broderies.

-J'aime beaucoup vos goûts Dormis, mais je ne passerais pas ma vie en robe de soirée.

Dormis regarda la robe puis montra la sienne :

-C'est la même chose, Dame. Sauf que vos pierres sont plus somptueuses que les miennes et les fils plus colorés. Si vous avez peur de paraître surchargée, comprenez que c'est la tunique la plus banale dans votre collection.

-J'ai déjà une collection?

-En fait, la Reine avait très bien entreposé ses vêtements. Certains ont été mordillé par les rats ou les champignons mais une fois lavé et ajuster à vous...bah! Je n'ai pas osé prendre dans les armoires de la Princesse, mère des princes, sœur du Roi car elle est toujours vivante et est sur son chemin de retour, mais on m'a permis de prendre tout ce qui était nécessaire dans les appartements de la Reine pour vous.

Tauriel ne savait pas quoi en penser.

-Mais personne ne va le remarquer! La majorité des nains qui ont vu la Reine vivre sont morts aujourd'hui. J'ai du même emprunter des rideaux pour allonger la plus part de vos robes et les nouveaux rubans font toutes la différence.

Tauriel aimait bien l'idée d'être habillée des chiffons de la grand-mère et de rideaux. Cette banalité rendait ses vêtements clinquants adorablement moins luxueux.

-Mais dites-le moins si vous préférez quelque chose, sinon, profitez de votre marche dans le hall des artisans pour prendre des étoffes qui vous plaisent, des rubans et je vais vous coudre ce que je suis capable de faire.

Tauriel sourit et la naine sorti un peigne et des bijoux pour coiffer sa rivière rousse :

Lorsque son allure richissime fut au goût de la servante, Tauriel exprima sa réflexion :

-Je ne veux pas être vu comme cela. Je suis déjà une légende pour un acte magique et impromptu qui ne me semble pas méritoire. Je ne veux pas qu'on me voit comme une princesse enchantée.

-Je viens tout juste de finir! Dit la naine.

Tauriel sourit intérieurement de sa familiarité;

-Pas aujourd'hui, mais à l'avenir... J'aimerais qu'on me voie pour ce que je suis.

-La Sauveuse, une princesse? Demanda la servante bien fatiguée.

-Une guerrière avant tout. J'ai vu Thorin. Des apparats lourds, des pièces d'armures et une couronne de guerre... Comme un guerrier avant tout...

-Je vois... Les dames ne se vêtissent pas de la sorte chez nous...?

-Chez moi non plus, les sœurs de Légolas portaient des robes brodées à manches ouverte, comme le Roi Thranduil portait des tuniques à traines décorés de pierres... Ils sont des nobles idylliques mais le prince avec qui j'ai vécu portait l'armure de l'aube au couchant et ne mettait pas de bottes sans être armé. Si je dois être une princesse, je serais comme lui.

Dormis ne comprenait pas trop le fondement moral mais en matière de tenues et d'apparats, on ne faisait pas mieux.

-Vous aurez besoin de piger dans votre trésor pour que je puisse vous confectionner cela. La Reine n'avait rien ainsi…

-1000 croissants d'or, je peux acheter quoi avec cela?

Dormis sourit;

-Autant de tenues et d'armures qu'on peut en rêver.

-Je te fais confiance, fais-moi une tenue comme cela. Pleins de tenues. J'aimerais aussi avoir des toges de nuit à ma taille aussi.

Dormis rougit d'excitation. Pendant que le Prince fut dépêché. Elles parlèrent des couleurs et des gemmes à choisir. Tauriel dû concéder de l'espace pour des rubans à broderies d'or et quelques pierres. Fili arriva. Lui aussi avait surement un servant expert des apparats, il paraissait mieux que jamais. Il avait choisi un bleu océanique, moins azuré que son oncle et moins foncé que Kili portait. Ce turquoise mettait en valeur ses poils blonds;

-On m'a dit que vous aviez hâte de dépenser votre fortune, Chevalière. Rit-il.

Elle se leva avec grâce et Dormis prit congé s'en demander son reste. Elle était déjà épuisée.

-Avec Dormis, je crois qu'elle va vite se transformer en robe et en bijoux. Déclara-t-elle en marchant vers lui.

Il semblait surpris :

-Me semblait que vous peiniez à vous tenir debout récemment?

Elle croisa ses jambes et fit un petit tour;

-Je ne crois pas que mes jambes soient blessées, peut-être juste épuisées de tant de repos.

Ils marchèrent un moment et Fili guida admirablement la conversation.

-Chez les nains, les couleurs sont importantes. Gris, c'est un drôle de choix pour faire le tour du marché c'est la couleur des nuages, la pluie. Ça veut dire le voyage, l'amertume.

-Les gens vont penser que je vais m'enfuir? Sourit-elle.

Il eut un petit rire grave suivi d'un sourire impeccable.

-Pour les elfes, le gris c'est la couleur des étoiles. Débuta Tauriel. C'est parmi la couleur la plus sacrée. Mais j'y pense, si les elfes portent le vert, c'est parce que c'est la couleur de la forêt. Le gris ne devrait pas être comme la pierre?

-Vous avez une façon de voir intéressante. Je n'aurais jamais choisi le gris comme couleur de ma maison. À mes yeux, Erebor devrait être jaune.

Il la guida vers un balcon qui surplombait le quartier des artisans. Les murs de pierre étaient illuminés de toutes parts d'un éclat doré. Les étendards fraichement lavés décoraient tous les couloirs publics de leur dorure et l'emblème de l'Arkenstone aux rayons de soleil. Derrière chaque torche et chandelle, il y avait des miroirs en or poli. Voilà pourquoi la lumière stellaire était si froide aux yeux de Kili; que de chaleur de cette lumière sous-terraine. Les quartiers animées d'Erebor n'avaient rien du gris de la pierre, elle regarda Fili;

-Votre regard est si différent sur la vie.

-Tutoies-moi lorsque nous sommes seuls.

-Je parlais des nains, en fait.

Il sourit :

-Tel est le vôtre, si tu vois ce que je veux dire .

-et le vert? Si pour moi c'est la couleur de la maison, une couleur simple, pratique du guerrier de pied, qu'elle est la vôtre.

-Le rouge. C'est la première couleur qu'on ne distingue plus dans le noir, avant le noir et ça cache les blessures. C'est une couleur facile à teindre et ça va bien à tout le monde…

-Mais on ne se camoufle pas dans la forêt de jour en rouge.

-Mais on ne sort pas le jour dans la forêt, Rit Fili. Sinon, les couleurs de terre sont communes chez tous les peuples. On aura rien à dire que vous soyez vêtue de noir, marron, taupe ou brun, sauf que l'abondance de noir est signe de deuil, ce qu'il serait étrange pour la Sauveuse.

-Au moins, je pourrais remettre mes vieux brassards. Dit-elle simplement.

-Il faudra conquérir une couleur en même temps que conquérir le cœur de mon frère, ainsi vous vous distinguerez plus.

-Qu'est-ce qui vous dit que j'ai à conquérir quelconque cœur?

Il s'esclaffa et reprit la route :

-En pratique, je crois qu'il était déjà irrationnellement attaché à toi dès que tu es venu à notre secours, avant de tomber dans la fièvre du poison. Mais, les coutumes naines sont très complexes pour...

-Il m'en a parlé. Finit-elle. Je n'imagine pas la pression que vos femmes ont, si elle est comparable à la mienne.

-Tu te sens pressée? Dit-il en s'arrêtant.

-L'enjeu avec mon royaume , être le centre d'un enjeu politique, que les gens s'inclinent et me regardent comme un prophète. C'est beaucoup. Tauriel, c'est un des noms les plus communs des elfes, fille de la forêt, je ne suis pas celle qui doit incarner autant de...

-Pour les nains, Enfant de la Forêt, c'est un nom très intéressant. La coupa-t-il. Je déposerais bien une main sur ton épaule pour te chicaner mais si je te touche, le royaume entier va inventer des histoires ,rajouta-t-il en plissant les yeux avant de sourire. Je vous comprends. J'ai toujours su que je devais être un prince et cela fait quatre jours que tout le monde fait comme si j'en étais un depuis toujours. Avec ma mère, mon oncle et mon frère, nous avons vécu une vie bien simple avant d'entreprendre cette quête. Nous avons été élevés dans un grange à faire des tâches et s'occuper des porcs et des cultures. On s'était fait des épées et haches en bois. On jouait comme tous les petits garçons, nains ou humains, à se battre et affronter des dragons imaginaires et récolter des trésors. Je ne pensais pas que ce jeu allait devenir réalité.

-Sauf que moi, je n'ai jamais eu de poupée prince mâle nain avec qui faire tomber en amour ma poupée elfette aux cheveux roux. J'ai été offerte au roi, puis mes parents sont morts au combat et j'ai commencé à être garde avant d'avoir finir à apprendre à lire. Personne ne m'a nourri avec les rêves de gloire, rien ne m'a appréhendé à la vie dans laquelle tous aspirent pour moi.

Fili reprit le chemin, comme si la conversation n'était plus assez sérieuse pour la faire en privé :

-Ton humilité prendra une raclée et avec le temps, tu apprendras à te défendre OU l'accepter...voir l'ignorer. Rit-il.

-Si c'est comme mon premier orc, quelqu'un va finir en deux morceaux!

-Sauf que tu ne peux pas attaquer tous Erebor en même temps! Répliqua-t-il.

Il tira sur une chaîne et la porte du palais s'ouvrit vers le quartier des artisans. Cette porte faisait plus que le normal cliquetis de chaine et d'engrenage. À l'ouverture, elle émettait une note claire, comme un cor du Rohan.

Elle vit que les gens se déplacèrent et attendirent devant la porte. À la vue des deux nobles, la populace de toute la rue se tue et s'inclina durant un moment respectueusement (trop) long , puis se relevèrent avant de reprendre gracieusement leurs activités;

-Alors, qu'est-ce qu'on cherche aujourd'hui, Chevalière Tauriel?

Son ton était très soigné, la voix officielle et publique du jeune prince.

-Des étoffes et des bijoux.

Il la guida jusqu'aux marchands de textiles. Elle sélectionna trois sortes de tissus : une soie, un chiffon fait de quadrins en lin et une toile à rayures de laine. Elle demanda qu'on les teigne en violet. Le commerçant lui présenta son maître des encres et elle put lui expliquer la couleur précise qu'elle voulait :

-Un base de bleu azur avec le sang de la guerre. Un violet d'aubergine mais comme...

Elle regarda ses gants. Elle en enlevant un et pointa une de ses marques :

-Comme ça.

Elle réfléchit la lumière :

-Sans briller, spécifia-t-elle.

-Une couleur qui ira à ravir, Dame. Dit-il en s'inclinant.

Il mélangea des poudres et sorti un pinceau et peint sur un torchon, la couleur! Toute sa métaphore y était, le rouge sur sang guerrier et l'appartenance au Bleu de Durin:

-Sur vos étoffes selon va sortir différemment, mais la couleur va être aussi dense. Les effets de nuances vont être sublimes sur des étoffes à textures mixtes que vous avez choisies.

Elle était ravie et hocha la tête :

-Jamais une dame si douce ne m'avait demandé la couleur de Mahal, c'est un choix de guerrier célèbre. Une couleur divine... Rajouta le vieux maître.

-Ça doit être pour cela que ça me va bien. Dit-elle.

« Que la rumeur de mon tempérament guerrier fasse écho » se dit-elle.

-Je vous conseille Notre Dame Gurdz pour des rubans de choix. Demandez-lui de voir son coffret spécial, il y en a qui serait bien assortis avec votre choix.

Fili approuva ce choix et remercia le commerçant. Elle commanda aussi du linge pour faire des toges de nuit.

-On ne le paye pas? Demanda-t-elle en chuchotant.

-Chez les nains, un client digne paye quand il reçoit. Il faut vraiment être un mauvais client pour qu'un artisan nain demande paiement d'avance pour une commande.

Elle trouva effectivement des rubans adéquats chez cette Dame Gurdz. Elle avait une larme émue en voyant l'elfe choisir dans sa collection privée;

-Je vous en fais cadeau, Gente Dame. Dit la marchande avec une larme à l'œil

Tauriel décida d'accepter avec humilité ce cadeau. Le prince approuva son attitude.

En finissant, elle demanda qu'est-ce qu'elle n'avait pas compris :

-Ces motifs sur l'or se nomment des arcs-en-boucs, pour les faire ,des flocons de neige doivent refroidir le métal pendant qu'on les tisse. C'est ce qui fait les traces, comme des fleurs dans le métal. C'est un travail de moine. C'est ce qui ce fait de plus cher en la matière. Il existe plus personne qui sache faire cela, son mari était le dernier arc-en-bouteur et il est mort quand Smaug a envahi notre royaume. Je ne crois pas qu'elle les aurait vendu pour de l'or, c'est trop précieux pour le vendre...comme une Arkenstone.

Elle sourit :

-Je ne les détruirais pas pour sauver quiconque alors.

Fili s'esclaffa avec la sincérité et le souffle que les nains peuvent donner au rire en attirant les regards;

-Tu vas voir, tu vas en avoir des cadeaux. Les nains ont aiment les richesses, on devient fou à cause de l'or mais beaucoup de choses n'ont aucune valeur marchande à nos yeux. Généralement, plus leur valeur est inestimable, plus on tente à l'offrir en cadeau. Il n'existe aucune meilleure preuve de reconnaissance et d'appréciation.

Elle toucha sa bague à travers son gant.

-Chez les elfes, on ne se fait pas de cadeau comme cela. Du moins, les elfes comme moi ne reçoivent pas de cadeau et n'ont rien à offrir.

-Et maintenant, tu profites des vieux quartiers d'une Reine, n'est-ce pas comique? Dit-il avec un merveilleux tact pour changer de sujet.

Ils arrivèrent à l'avenue des Bijoutiers. Elle ne s'étonna pas que la variété des marchands et des articles soient la plus variées de toute la montagne. Elle voulait trouver une bague sans que les marchands puissent comprendre. Elle en profita pour regarder des tiares, des pendentifs d'oreilles qui lui allaient si bien mais qu'elle confondait avec les bracelets à breloques ou des boucles de ceinture.

Elle vit un artisan non loin qui était en train de monter un bracelet de bicep avec des franges de soieries blanches. Elle l'entendait parler avec son assistant. C'était un bijou traditionnel pour les mariés. Il le restaurait pour un client important. Tauriel avait eu droit à un cours sur les vêtements nains. La queue de fourrure et le brassard à frange était les apparats des mariés sous la Montagne.

Le Prince Kili fut abordé par les marchands pour des bijoux de barbes, des bracelets de guerre engemmés et il essaya tout ce qu'on lui proposait :

-Je ne sais pas si des bagues ça me dérangerait pour tenir une épée! S'exclama-t-il bien fort pour attirer le regard de Tauriel.

-Il suffit d'essayer, Dit-elle.

Un nain amena une épée et une hache et il essaya les plus absurdement grosses bagues;

-Je crois finalement, qu'une taille quatorzième de croissant serait bien, hum-hum pour mon annulaire.

-Et douzième pour l'index, approuva le marchand. Mais Maître Katzurr fait les bagues plus petites, méfiez-vous de lui. Chuchota le nain en pointant son compétiteur.

Tauriel comprit le message et regarda les bagues de grandeur quatorzième de croissant, une unité basée sur les cercles de la pièce de monnaie d'or. C'était une grandeur moyenne et accessible.

Il y en avait une qu'elle aimait bien. En argent, avec deux feuilles d'or qui enlacent le doigt, le centre était une gemme jaune avec des pois de fragments dans son intérieur. Elle n'avait pas la singularité des bijoux d'Erebor. Sa connaissance n'était pas encore assez poussée mais cela était surement le travail d'un autre peuple de nain.

-Je vous ferais un bon prix pour celle-là, Dame. Je l'ajusterais gratuitement aussi. Dommage, un beau travail mais la pierre s'est étoilisée.

-Étoilisée?

-Ça arrive à certains béryls... Ce n'est pas la pierre la plus solide, mais qu'on elle fait face à un contraste de chaleur, la pierre forme ses imperfections comme des étoiles. Dans le métier, on dit une pierre étoilisée. Ça perd la moitié de sa valeur. Je peux aussi vous la changer mais les renforts sont encastrés dans le motif de la bague, tant qu'à y être j'en referais une neuve mais c'est un style très difficile à imiter!

Pour elle, une pierre remplie d'étoiles valait encore plus cher, rien ne pouvait mieux unir leurs deux mondes. Deux feuilles qui enlacent une pierre. Une pierre jaune qui imite les étoiles. Elle enleva un gant pour l'essayer, c'était ridicule, elle pouvait rentrer deux doigts dedans mais c'était la grandeur exactes de l'annulaire de Kili, elle en était sur. Elle retourna sa main et elles réfléchissaient à travers la gemme. Les lumières réfractèrent de petits rayons d'arc-en-ciel jaunâtre comme un quartz.

-Ces étoiles la rendent encore plus jolie. Sourit-elle.

Le marchand était émerveillé par ses mains.

-Habituellement, elle brise la lumière à cause de cette imperfection, jamais je n'ai vu la faire dévié comme cela. On dirait de vrais astres!

-Je crois que cette bague n'ira à personne d'autre alors.

Elle remit son gant et demanda le prix :

-un quartier de croissant d'or, sera suffisamment, ma Dame.

Elle regarda Fili ne sachant pas la valeur de leur monnaie;

-Tu demanderas à Glóin de te l'ajuster plus tard, dit le Prince avec un faux clin d'œil dans le regard. Rendu-la on pourrait t'en faire un bracelet!

Elle tendit la pièce de monnaie et garda son bijou dans son gant avant de le ranger près de sa poitrine en détournant vers un autre marchand.