Chapitre 7 : La Tapisserie brûlée (I)

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Elle aurait pu retrouver le chemin de la Salle Commune des Serpentards les yeux fermés. Elle avait envoyé devant elle son Patronus. James avait raison, essayer d'entrer seule, au milieu de la nuit, dans l'antre du fan-club des Sangs-purs aurait pu être très dangereux pour elle.

Heureusement, l'heure tardive lui laissait l'espoir que Severus n'ait encore prévenu aucun de ses camarades de ce qu'il avait découvert. S'il n'avait pas vu les formes Animagi des Maraudeurs, il y avait toujours un espoir que tout finisse bien pour Remus…

Elle arrivait aux cachots. Une torche s'alluma magiquement devant elle, et illumina le visage de Severus. Sa robe de sorcier était tâchée de boue et il tenait fermement sa baguette dans sa main. Lily sortit la sienne de la poche de sa robe de chambre.

- Salut. Tu sais pourquoi je suis là.

- Pour me supplier de ne pas dénoncer tes petits amis ?

- Non. Pour te demander de ne pas détruire la vie de Remus. Il ignorait ce qui se passait. Tout était l'idée de Black.

- Tu me demandes de passer l'éponge ?

Sa voix vibrait de colère, mais Lily en perçut toutes les nuances. Le contrecoup de la peur. Sa fierté blessée. Et le ressentiment infini. Dirigé, elle le comprenait, contre Potter. Il lui avait, après tout, sauvé la vie. Quoi de pire qu'avoir une dette envers son pire ennemi ?

- Non. Je te demande de laisser Dumbledore s'occuper du sort de Black. Crois-moi, il ne sera pas tendre. Mais il sera juste. Je ne suis pas sûre que tu sois en état de l'être. Moi-même, je ne l'ai pas été et je ne le serais pas à ta place. Vous avez besoin d'un arbitre objectif.

- Dumbledore ? Objectif ? Il aime bien trop les Gryffondors… Ils doivent payer.

- Sev, ne m'oblige pas à effacer ta mémoire. Promets-moi…

- Je l'ai déjà dit à Mulciber. Et Avery.

Par Circé, Severus avait toujours tellement bien menti qu'elle était incapable de dire en cet instant s'il avait réellement partagé l'information avec ses amis Mangemorts. Elle ne le connaissait plus assez bien.

- Et même si tu effaces nos mémoires à tous les trois, combien de temps crois-tu qu'il me faudra pour déduire de nouveau que Lupin est un loup-garou ?

- Severus, dit-elle.

C'était presque une supplique.

- Tu as passé six ans dans la même classe que lui ! Remus est quelqu'un de bien. Il mérite d'être à Poudlard. Laisse-le continuer ses études normalement. Ne ruine pas tout.

Mais l'intensité de son regard vert ne rencontra que la froideur grise des yeux du Mangemort.

- Miss Evans, Mr Rogue, fit alors la voix aimable mais ferme d'Albus Dumbledore dans leur dos. Voulez-vous bien me suivre ? Je crois qu'une petite conversation avec messieurs Pettigrew, Potter et Black s'impose.

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Lily se dit une fois de plus que la décoration du directeur était contre-productive. Trop de choses merveilleuses à regarder dans ce bureau pour se rappeler qu'on y était convoqué pour des choses graves.

Elle remarqua un élément nouveau dans le décor. Un petit perchoir en or avait été installé à droite du bureau et un minuscule oiseau rouge et or dormait dessus. Parce qu'elle s'était déjà fait la réflexion que ce genre de créature aurait été une mascotte parfaite pour Gryffondor, elle sut qu'il s'agissait d'un phénix. Comment le Directeur avait réussi à en obtenir et en domestiquer un restait cependant un mystère.

Sirius, Peter et James étaient assis dans des fauteuils. Vu leur tête, James venait de passer le savon de sa vie à son meilleur ami. Elle remarqua, comme Rogue que le bras de James été guéri. Dumbledore invita aimablement Lily et Severus à s'asseoir.

- Professeur, tenta-t-elle.

Le regard perçant la fixa et elle se tut. Que dire, en vérité ?

- Mr Pettigrow vient de m'expliquer que Mr Black, et lui seul, a pensé faire une plaisanterie de très mauvais goût à Mr Rogue, en sachant qu'il aurait pu l'amener nez-à-nez avec un loup-garou dangereux. Messieurs Pettigrow et Potter les ont suivis et ont essayé d'arranger les choses et de tirer Mr Rogue d'affaire. C'est bien ce qui s'est passé ?

Son ton était plus sévère que Lily ne l'avait jamais entendu. Elle resserra ses bras autour de sa robe de chambre, et frissonna.

- Quant à Miss Evans, je suppose qu'elle voulait s'assurer personnellement que le secret de son ami ne serait pas divulgué. Est-ce que toutes les personnes au courant de la « situation » de Mr Lupin se trouvent dans cette pièce ? interrogea Dumbledore, en fixant Severus de son regard le plus pénétrant.

Lily se tourna légèrement vers le Serpentard.

- Oui, admit-il.

- Je vais me permettre d'insister pour que vous gardiez le plus grand secret.

On aurait dit que Severus venait de mordre dans un citron. Mais il ne s'opposerait pas à Dumbledore tant qu'il serait à Poudlard. La voix de Dumbledore n'avait rien d'agressif, et pourtant tous avaient senti la menace : si Rogue ruinait la scolarité de Remus, Dumbledore ruinerait la sienne.

Severus acquiesça.

- Bon, dit le directeur d'un air beaucoup plus joyeux. Je n'enlèverai pas de points cette nuit, mais vos parents recevrons demain matin une lettre leur expliquant les évènements de cette nuit. Et Mr Black, vous recevrez deux semaines de retenue. A ajouter à votre palmarès de début d'année. Maintenant, au lit.

James, Peter et Severus semblaient clairement penser que Sirius s'en tirait bien, mais lui ne semblait pas s'être rendu compte de la gravité de la situation. Ils se séparèrent au niveau de l'entrée, d'où partait le couloir qui menait aux cachots.

- Fiouh, soupira Sirius. On a eu chaud.

Le poing de James partit tout seul.

Sirius chancela, une main sur sa joue, et fixa, incrédule, son meilleur ami.

- C'était bas, et vil. Tu crois qu'il n'y a pas assez de gens qui meurent ? Il a fallu que tu aies une idée aussi bête et dangereuse – Sirius, je te jure que si tu fais un seul commentaire sur la tête que « Servilus » a tirée, je te casse le nez !

- James, calme-toi, dit doucement Lily, tandis que l'escalier sur lequel ils étaient se mettait à pivoter.

- Non, je ne me calmerai pas ! Sirius, ça n'avait rien de drôle, c'était seulement dangereux ! Pour Rogue, pour moi, pour Peter, pour Remus ! Et est-ce que tu as pensé un seul instant à Remus ? Si Rogue l'avait tué, pour ne pas être tué ? Et tu connais Remus ! Il va s'en vouloir ! Alors que c'est entièrement ta faute ! Grandis un peu !

James partit devant, dès que la dernière marche de leur escalier se retrouva face au palier supérieur.

- Il a raison, Patmol, dit Peter avant de lui emboîter le pas.

Sirius se tourna vers Lily, les sourcils froncés. Toute trace de sa fierté habituelle avait disparu de son visage. Visiblement, être remis à sa place par James l'avait plus ébranlé que son coup de poing.

- Toi aussi, tu vas me faire la morale ? Oui, j'ai foiré ! Par Merlin, je suis désolé !

- Ce n'est pas à moi qu'il faut le prouver, dit-elle simplement, sans hostilité. Bonne nuit, Sirius.

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Lily n'enviait vraiment pas le temps de sommeil qu'eurent les Maraudeurs ce week-end-là. Ils durent attendre toute la journée du samedi à la volière pour intercepter les lettres de leurs parents.

Elle se félicitait réellement de n'avoir jamais évoqué l'existence des Beuglantes devant ses parents... Les trois Gryffondors étaient nettement moins chanceux…

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Décembre arriva bien trop vite. Les Maraudeurs commençaient tout juste à se réconcilier.

Sirius avait été ostracisé par ses amis pendant près d'une semaine. Lily, qui partageait ses rondes nocturnes avec Remus, savait que le loup-garou avait beaucoup regretté ce choix, mais aussi qu'il savait, comme James, que seule la mise en danger de leur amitié pouvait faire réagir Sirius. Il se trouva qu'un oncle de Sirius, qu'il affectionnait, mourut à cette période, en lui léguant toute sa fortune. Les Maraudeurs ne purent se résoudre à abandonner leur ami face à ce deuil, alors qu'il avait tant aidé James au début de l'été, et cela sonna la fin de leur division. Les farces des Maraudeurs reprirent : aussi terriblement drôles qu'avant, mais inoffensives, et plus jamais humiliantes.

Et ils eurent besoin de rire. Au cours de la deuxième semaine de décembre, toute la famille Bones fut massacrée. Elle s'était publiquement déclarée opposée à Voldemort, dans un numéro de la Gazette du mois précédent. Il fut décidé qu'Amelia, Timothy et Edgar Bones, respectivement en sixième, septième et cinquième année dans la Maison Poufsouffle, resteraient à Poudlard : aucun des membres survivants de leur famille n'avait osé demander leur garde et ainsi associer son nom au leur.

Le fait que le Ministère les reconnaissent pupilles de la nation magique n'échappa pas à l'œil averti de Caspar Londubat, le rédacteur en chef de la Gazette. Ceux qui, comme lui, savaient lire entre les lignes avaient compris que désigner ces adolescents comme « fils et fille de victimes de guerre » revenait à admettre qu'ils étaient en guerre. Le Ministère avait immédiatement attaqué Londubat en justice pour ses « interprétations risquées », et demandé son renvoi, mais le père de Frank avait tenu bon. Il avait reçu assez de soutien de la part de membres influents de la communauté magique pour être intouchable.

Le massacre des Bones avait eu un autre effet. Lily avait pensé pouvoir profiter du calme de la salle commune, en restant à Poudlard pendant les vacances de Noël. Etant une cible privilégiée des Mangemorts et trop vulnérable loin du monde magique, elle avait préféré ne pas faire courir de risque à sa famille. Ses parents passeraient les fêtes avec Pétunia, qui était toujours dans son école de secrétaire, près de Brighton. Mais elle n'avait pu s'empêcher de remarquer le nombre impressionnant d'inscription sur la liste des élèves qui restaient au château pour les fêtes. Ted Tonks lui fit la même remarque pour la liste de Poufsouffle. En ces temps d'insécurité, l'internat dirigé par Albus Dumbledore semblait un des lieux les plus sûrs du monde magique.

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Dans l'après-midi du 24 décembre, Lily sortit dans le parc enneigé avec les jumelles Figg, et les quatre sœurs McDonald. Alice et Hildegarde étaient rentrées dans leurs familles respectives. Alastor et Ted Tonks discutaient un peu plus loin. Le rire franc du préfet résonna dans le parc derrière elles. Avec leurs robes noires et la neige qui s'amoncelait sur leur tête, Poudlard avait des airs de couvent surpeuplé…

Et lorsque quatre de ces simili-religieuses les aperçurent, s'engagea une bataille de boules de neige sans merci.

- Allez, Peter, le blanc te va si bien !

- Attention à droite ! s'exclama Louise McDonald.

Lily esquiva à temps la boule de Remus, mais au prix d'une douloureuse rencontre avec le dos de James Potter.

- Désolée ! dit-elle sincèrement.

Quand le sorcier se releva, les lunettes de travers, le bas de son visage était couvert de poudreuse, ce qui lui donnait un air grotesque de Père-noël. Il loucha comiquement sur la couleur carotte que prit son nez (un sort de Liv), et elle éclata d'un rire hystérique.

- Ma vengeance sera terrible !

Elle riait trop pour se défendre, et elle fut bientôt entourée d' « amis » pas du tout charitables qui la recouvrirent de neige.

- Arrêtez, dit à un moment la voix de Potter, qui était clairement hilare. Elle a les lèvres bleues…

- Je suis sûre que Slughorn acceptera l'excuse «s'est transformée en glaçon » pour ne pas venir à sa fête...

Ca marqua la fin des hostilités et leur petite troupe rentra au château (Peter prit quant à lui la direction de Pré-au-lard, où il passerait le réveillon avec sa mère), en faisant un détour vers les cuisines, où les elfes de maison leur concoctèrent un délicieux chocolat chaud.

Lily en serait quitte pour une bonne dose de Pimentine, mais la sensation du rire sur sa bouche valait toutes les réprimandes de l'infirmière…

Regulus détestait Noël. Surtout depuis que son grand-frère n'était pas là. Tous les Blacks « acceptables » se réunissaient au 12 Square Grimaud et le gratin des Mangemorts passaient exprimer leurs « vœux » à la famille. Et quels vœux…

Il lança un regard sombre à Rodolphus Lestrange, parfaitement révolté par les coups d'œil plein de désir qu'il échangeait avec sa cousine. A se demander ce que Bellatrix lui avait fait pour qu'il soit si… soumis. Au moins, Narcissa et Lucius étaient parfois en désaccord - signe que leur couple était beaucoup plus sain, selon lui… alors que Lestrange semblait littéralement envoûté par sa fiancée.

Rabastan lui sourit (c'était peut-être le seul Serpentard qu'il comptât comme un réel ami), et Regulus lui fit signe qu'il s'éclipsait. Il y avait de toute façon bien trop de monde au cocktail organisé par ses parents pour qu'on remarque sa disparition. Tout ce qu'il avait à faire était d'éviter de passer devant le portrait de sa mère. Mais il avait l'habitude. Le portrait avait un angle mort au niveau de l'escalier.

- Joyeux Noël Kreattur, dit-il joyeusement à l'elfe, en le croisant dans le hall.

Il était peut-être le seul à être aimable (ou du moins, aussi peu méprisant que sa mère l'aurait toléré) avec l'elfe, mais celui-ci le lui rendait bien.

- Joyeux Noël, Maître Regulus, répondit-il de sa voix sifflante. Et que le Seigneur des Ténèbres continue sa route…

Regulus hocha sa tête. Mais il se demanda à quel point l'elfe avait conscience du fait qu'il faisait partie des races inférieures que Voldemort comptait réduire en esclavage. Certes, ça ne le changerait pas, mais tout de même…

Bellatrix sortit à ce moment du salon, tirant Rodolphus derrière elle. Visiblement, le petit couple avait fini d'exhiber la bague de fiançailles de Bella (dont le diamant avait la taille d'un œuf de caille), et comptait partir s'encanailler dans l'un des nombreux étages de la maison. Mais en voyant son cousin, Bellatrix s'arrêta, et tout sourire, l'emmena près de la Tapisserie des Black, qu'on avait parfaitement mise en évidence dans le petit salon, pour que tous les invités puissent admirer la pureté de leur sang.

- Regarde ce que Mère a fait tout à l'heure! Ça, c'est vraiment un cadeau de Noël !

Regulus ne repoussa pas la main qu'avait posée Rodolphus sur son épaule, en une parodie de paternalisme. Il suivit le doigt que pointait Bella vers la tapisserie. Et fit de son mieux pour rester de marbre.

Un peu à droite du trou qui avait auparavant été le visage de Sirius, s'en trouvait deux nouveaux.

Alphard Black, son oncle. Sans doute parce qu'il avait nommé Sirius son seul héritier (sa mère avait tellement désiré cette harpe faite en cheveux de Vélanes et de sirènes...).

Et Andromeda Black était…

- En sursis, susurra-t-elle à son oreille. Mère lui a donné jusqu'aux prochaines vacances pour se débarrasser de ce Tonks, sinon elle ne remettra jamais les pieds au Manoir… n'est-ce pas merveilleux !

Clairement, Bella eût préféré que la tapisserie fut encore plus endommagée... Regulus ne comprenait pas qu'une telle haine puisse exister entre les sœurs Black. Mais après tout, il n'y avait eu qu'un frère, et sa mère lui avait toujours dit que les filles étaient bien plus sournoises que frontales dans leurs rapports…

Andromeda n'était pas rentrée pour Noël, refusant à la fois de passer deux semaines entourées de personnes qu'elles ne comprenaient pas et de rencontrer les trois prétendants de sang pur que sa mère avait sélectionnés pour elle. Et la veille, s'était ajoutée à cette nouvelle une seconde : Andromeda avait passé le Réveillon chez des Moldus, dans la famille Tonks. D'où le coupe-papier planté dans le mur - Druella Black ouvrait visiblement son courrier dans le petit salon.

- Reg', si tu veux venir à notre prochaine « réunion », sache que nous serons ravis de t'accueillir.

Et ils le laissèrent là, face à la preuve que sa famille était en train de se désagréger, au nom d'un inconnu qui se présentait comme le Salvateur des anciennes familles de sorcellerie.

La devise de la famille, brodée en lettres d'or en haut de la tapisserie, semblait le narguer.

Regulus lui lança un regard noir.

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- Stupefix !

James tomba une nouvelle fois.

- Je suis sûr que tu le maîtrises parfaitement, et que tu fais juste durer le plaisir !

Lily sourit. Elle était d'excellente humeur. La carte de nouvelle année de sa famille était arrivée, et cette année, Pétunia avait signé elle-même la carte !

- Quand j'ai proposé d'être ton « esclave d'un jour », j'avais clairement une autre idée en tête…

- Tu n'avais qu'à me trouver un vrai cadeau de Noël ! J'ai besoin d'un cobaye, James, sinon ces cours de Défense ne servent à rien…

James bougonna et se releva en se massant le dos.

Tous les deux étaient d'accord sur le fait qu'Albus Dumbledore était un magicien talentueux, mais qu'il n'était pas vraiment pédagogue… Sans doute parce que lui n'avait jamais eu de problème à exécuter les sorts qu'il leur enseignait… C'était oublier que le commun des sorciers avaient besoin d'explication et d'entraînement.

- Quel est le suivant ?

- Impedimenta. Le sort d'entrave.

- Pourquoi est-ce que des tas d'images très coquines me viennent à l'esprit ?

- Parce que James Potter a toujours l'esprit mal placé… Allez, Dom Juan, en place !

- Donquoi ?

- Le Sirius Black des Moldus du XVIIème siècle…

- Oh.

- J'y vais. Impedimenta !

James s'écrasa sur le mur. Ficelé comme il était, il y avait indéniablement quelques similitudes avec ces grosses chenilles qu'ils avaient étudiées en cours de Soins aux Créatures magiques.

- Tu as fini de te moquer de moi ? bouda-t-il.

- Tu aimerais bien…

Mais elle ne put dire un mot de plus.

Oh, non, par Circé, il n'avait pas

- Les informulés, Lily chérie, c'est là-dessus que tu devrais travailler…

Elle le regarda avancer vers elle.

Saleté de Petrificus Totalus.

Un pas de plus.

Clairement, il allait l'embrasser.

Non, non, non, non… NON !

Oups…

- J'ai peut-être un peu forcé sur la puissance ?

- Crois-tu ? grommela la version potterienne d'Absolem qui la regardait.