Chapitre 7
Coucou tout le monde^^ fidèle à moi-même, j'ai encore pris plein de retard, ne me fusillez pas T.T (c'est la faute de la fac, les profs me donnent trop de boulot T.T) Comme ce sont les vacances, je vais pouvoir recommencer à écrire ^^
Merciiiiiiii milles (au moins !) fois pour toutes les reviews X3 merci merci merci ^^
Bon, pas trop de blabla, voici le chapitre ^^ enjoy ^^
Toya faisait inlassablement les cent pas dans la pièce unique qui composait la hutte de réunion. Des dizaines de plans étaient accrochés sur les murs, et Kurogane allait bientôt en ajouter un nouveau, celui du repaire des outsiders.
Une grande table, la sœur jumelle de celle que possédait Clow, remplissait l'espace de la pièce, et un amoncellement d'objets couvrait la couleur du bois. De temps en temps, Toya prenait une carte, puis la reposait aussitôt. L'attente semblait le ronger.
Yukito attrapa un pan de la chemise de Toya, et, tout en douceur et sourire, le força à s'asseoir.
- Tu me donnes le mal de mer, tu sais.
- Désolé. Mais qu'est-ce qu'ils attendent ?! c'est une réunion d'urgence !
A ce moment précis, Clow entra dans la pièce.
- Pardonnez-moi ce retard, mais il y a eu un imprévu, nous avons un problème de plus, dit-il avec un ton apaisant.
Kurogane le suivait, l'air grave.
- Nous avons dû réunir une partie des villageois pour qu'ils commencent la préparation de flèches. Nous n'avons presque pas d'armes, en tout cas pas assez pour tenir contre une attaque de grande envergure, ni pour survivre à un long siège, et nous n'avons pas non plus assez de nourriture. Toya, si tu avais réussi à trouver un plan qui s'étale sur plus de 2 jours, tu peux l'oublier immédiatement, on ne tiendra pas le coup.
Clow avait parlé sur un ton clair et net, presque chirurgical, la situation était désespérée. Il reprit :
- Je sais que tu es un excellent stratège, Toya, mais l'aide de Kurogane ne sera pas de trop.
Le mécanicien acquiesça lentement. Il fixa Kurogane, plantant son regard dans les yeux rouges du militaire. La survie du camp reposait peut-être sur ce nouveau venu.
- Alors, une idée ?
Kurogane s'avança jusqu'à la table, et y appuya fermement ses mains, comme pour les ancrer dans le bois.
- Ils n'attendront pas demain. On doit s'attendre à une attaque nocturne.
- Quoi ? hurla Toya. Jusqu'à maintenant, chaque attaque a toujours été annoncée, et on respectait ces annonces ! Pour eux comme pour nous, c'est un reste d'humanité !
- Avant, oui. Maintenant, Marek est furieux. J'ai vu ses hommes, il ne règne que par la terreur qu'il inspire, mais les outsiders commencent à se lasser de cette guerre à rallonge. Marek s'amuse, il use vos nerfs, il ne fait aucune grande attaque alors qu'ils sont presque dix fois plus nombreux. Croyez-moi, son autorité ne repose plus que sur une victoire. C'est comme un chat qui s'amuserait à torturer une souris, maintenant il va la mettre à mort par pur plaisir.
Toya venait de perdre 5 centimètres tellement ses épaules s'affaissaient sous le poids des explications de Kurogane.
- On est foutus…
- Non, pas tant qu'on respire encore. Réfléchi ! L'attaque de cette nuit sera une surprise totale, Marek sait que c'est toi qui commande, et que tu penses qu'il a autant de sens de l'honneur que toi. Il faut se tenir prêts. Une attaque nocturne, c'est forcément silencieux, il ne pourra pas envoyer beaucoup d'hommes, on peut repousser l'attaque.
Le mécanicien réfléchissait à toute allure.
- On doit poster des hommes le long de la palissade. Et il faut renforcer la surveillance ! Ou plutôt non, il faut laisser le même nombre de gardes que d'habitude, sinon ils vont se douter de quelque chose. Ah ! il faut aussi prévoir des seaux d'eau, je suppose qu'ils ne pourront pas s'empêcher d'avoir envie de brûler le village.
Tout en écoutant Toya parler, Kurogane eu un petit sourire désabusé.
- Ca ne repoussera que la première attaque, dit le militaire. Ensuite, on aura tout le camp des outsiders sur le dos. Il faut prévoir dès maintenant la seconde attaque, parce qu'il se peut très bien qu'ils n'attendent pas l'aube pour se venger si on repousse la première vague.
- Qu'est-ce que tu proposes ? demanda Toya, conscient que le militaire avait raison.
Kurogane pris le temps de bien peser ses mots, ce qu'il allait dire allait avoir du mal à passer.
- Il faut être près à détruire notre camp si nécessaire. Et à mon avis, ce sera nécessaire.
A ces mots, Toya fit un geste pour bondir sur Kurogane, mais il fut freiné dans son élan par Yukito, qui venait de se poster devant lui. Toya se mit à crier.
- Détruire le camp ?! Et puis quoi encore ?! Je faisais partie des premiers prisonniers qui ont débarqué ici, je l'ai quasiment construit moi-même ce camp ! Et toi, tu te ramènes ici, et tu dis qu'on doit le détruire ?! Pas question, on se battra à mort s'il le faut, mais on ne détruira pas notre seule et unique maison !
- Ta vie vaut donc moins qu'une cabane, Toya ? demanda Clow, toujours avec ce ton si posé, tout en se tournant vers Yukito. La tienne, et celle des autres ?...
Toya ne répondit pas, mais la colère se lisait dans ses yeux. Ainsi que la résignation.
- Bien, j'en conclu que ton choix est fait. Donne les ordres aux hommes, et tiens-toi près.
Sur ces paroles, Clow fit un signe qui voulait dire que la réunion était finie. Kurogane sortit de la hutte, et se dirigea tout droit vers celle où Fye avait été placé, une sorte d'hôpital rudimentaire, dans lequel étaient stockés plusieurs lits, et une grande collection de plantes médicinales, qu'un médecin gardait. Pour la deuxième fois, Kurogane sentit un sourire monter jusqu'à ses lèvres, mais celui-ci était purement ironique ; il repensait à ce fameux médecin, totalement hypocondriaque et obsédé par l'hygiène (autant qu'il puisse exister de l'hygiène sur cette île).
Le militaire entra dans la cabane, et se dirigea directement vers le lit de Fye. Le blond semblait endormi, mais dès que Kurogane fut auprès de lui, il se réveilla.
- Kuro-chan ?
Il ne releva même pas l'utilisation du surnom débile.
- Oui, c'est moi. Qu'… (il s'arrêta en voyant l'air pitoyable qu'avait Fye en cet instant, et se dit que lui demander « mais qu'est-ce que tu foutais à me suivre en pleine jungle bourrée de outsiders sanguinaires et psychopathes, crétin ?! » n'était peut-être pas la meilleure chose à lui demander maintenant, Il lui résuma rapidement la réunion, et les décisions qu'ils avaient prises). Euh… Ca va mieux ?
Fye ferma les yeux.
- Je n'ai plus mal. C'était une bonne idée d'emporter de la morphine. Et Stan le médecin m'a dit que rien d'important n'avait été touché. Pourquoi est-ce que tu m'as sauvé ?
Kurogane tressaillit légèrement en entendant la question. Fye l'avait posée sur le même ton indolent que les autres, mais il sentait bien que si la réponse ne convenait pas à Fye, il le perdrait. Le jeune homme lui avait demandé de le laisser mourir, et il avait ignoré cela.
- Pourquoi je t'ai sauvé ? Ca me semble clair.
Fye le dévisagea avec un air purement interrogatif. Kurogane soupira.
- Enregistre bien ça dans ton p'tit cerveau, tu n'y auras droit qu'une fois (1). Je t'ai sauvé parce que s'il y avait la moindre chance pour que tu sortes de cet enfer, je devais la saisir ; parce que si tu mourrais, moi je n'aurais plus eu de raison de vivre ; parce que je ne pouvais pas te laisser mourir sans rien faire, et tout ça, c'est simplement parce que je t'aime !
Les derniers mots, il les avait presque hurlés. Peut-être pour qu'ils passent plus facilement la barrière de ses lèvres.
Fye serait peut-être celui qui lui indiquerait comment se pardonner ses fautes, et comment retrouver l'envie de se battre pour vivre ; pas seulement survivre par réflexe, par habitude, comme il l'avait fait depuis qu'il avait détruit le village au Vietnam. Peut-être que Fye lui redonnerait goût à la vie. Et en échange, Kurogane était prêt à faire n'importe quoi pour le rendre heureux, même s'il n'exprimait jamais ses sentiments, il pourrait faire en sorte que Fye sente qu'il tenait à lui et…
Kurogane cessa purement et simplement de penser quand il vit une larme couler le long de la joue de Fye.
- Moi aussi…
Le militaire ne pouvait pas savoir que son amant avait dû faire taire toutes les voix furieuses dans sa tête, qui criaient que ça ne justifiait pas ça ! Que Kurogane avait accepté de le livrer à un sort pire que l'enfer simplement parce qu'il l'aimait et qu'il ne voulait pas être responsable de sa mort.
Mais la toute petite voix, celle qui disait qu'il s'en était sortit, et que maintenant tout irait bien, cette petite voix irrationnelle, c'était celle que Fye avait choisit d'écouter.
Et quand ses lèvres s'unirent à celle de Kurogane, il ne put que se dire qu'il aurait fait exactement la même chose à sa place.
Fye attira doucement Kurogane à ses côtés, tout en le déshabillant.
- Ce n'est peut-être pas raisonnable, vu ton état, fit remarquer Kurogane.
- Je m'en fous totalement. De toute façon, on va peut-être tous mourir ce soir (il sourit légèrement). Tu crois qu'un jour on fera l'amour sans qu'il y ait une menace de mort dans les 24H qui vont suivre ?
Kurogane sourit aussi.
- Promis, si on survit à cette nuit, on le fera APRES la menace de mort.
Et il reprit passionnément possession des lèvres de Fye. Ils allaient survivre, pas question de mourir sur cette île alors qu'il avait enfin trouvé le trésor qui le ferait aller de l'avant.
Voila voila^^ désolée, ce n'est toujours pas bien long ^^ »
Ah, oui, je sais que je réutilise le motif (1), comme dans « what I want », mais j'ai une excuse, si si ^^ (mais non ! pas juste un manque d'imagination ^^ »). En fait, c'est juste que Kurogane parle si peu qu'un truc aussi important, il ne doit sûrement pas le répéter plus d'une fois ^^ A mon avis, c'est tout à fait son genre de dire une fois pour toute « je t'aime » comme une vérité absolue et incontestable ^^ (bon, ce n'est que mon avis, et c'est simplement pour justifier cette petite phrase ^^)
J'espère que ce chapitre vous a plu, je vais faire un effort (ou au moins essayer ^^ ») et poster au plus vite le chapitre suivant^^
Une petite review pour m'encourager ? :D
