Salut! L'opération "Mary-Sue" se déroule à merveille, Mathieu Sommet, Antoine Daniel et Angel MJ sont en train de signer le contrat alors que je les regarde avec mon regard de braise où les paillettes d'or s'y trouvant me rendent encore plus attirant qu'une montgolfière de luxe. Ahahah! Si j'avais su que je pouvais les avoir d'une façon aussi conne, je l'aurais fait dès le début! Oh, mais...Que vois-je au loin? On dirait une montagne qui se déplace...Non c'est...UNE COHUE DE FANGIRLS! MERDE! Elles viennent pour me déchiqueter parce que je suis une Mary-Sue! Mon plan était pourtant parfait! Non, fangirls! Alliez-vous à moi plutôt! Ne me tuez pas ce n'est pas dans votre intérêt! NON!
L'auteur est momentanément morte et vous prie de bien vouloir l'excuser pour la gêne occasionnée.
Si cette fic dérange une des parties concernées, je la supprimerais ("une des parties concernée, appelez-moi RHUBARBE maintenant.)
L'histoire se passe dans un univers semi alternatif.

N'oubliez pas de laisser une review, ça me permet de tenir le Patron à l'écart.

Chapitre spécial Beck.


CHAPITRE 7

Enfin, je suis arrivé sur Terre. C'est magnifique ! Il y a de l'herbe, des arbres, des fleurs et quelque chose glisse sur moi. C'est froid, un peu humide. Ah oui, l'ange Bescherelle, avant de devenir fou, nous avait dit qu'il pleuvait parfois ici. C'était de la pluie alors!
J'étais tout excité, jeune ange que j'étais de partir à la découverte de ce monde. Je me retourne et voit Grise à côté de moi qui contemple aussi le monde avec émerveillement, enfin, je crois que c'est de l'émerveillement. La pluie lui donnait une allure assez pitoyable mais ce n'était pas grave. Père nous avait enfin envoyé en mission. J'étais le magnifique Assistant et Grise était le Gardien. Et notre élu était sans doute dans la région.

"Bon, on commence à le chercher?

-C'est quoi son nom déjà, demandais-je.

-Euh...Père l'avait noté. Attends, je cherche, dit la jeune femme blonde en sortant un papier de sa tunique, alors année 1873...on cherche un Jean-Nicolas Arthur.

-Les trois noms à la fois, m'étonnais-je.

-Hum, ah, il y a une annotation, c'est Arthur Rimbaud.

-Ah oui, c'est plus simple.

-Et c'est encore plus simple quand la personne dont vous parlez est directement en face de vous, intervint un homme d'une vingtaine d'années, les cheveux en bataille et un sourire de travers.

Je sursautai. Alors c'est comme ça que se produisait les rencontres entre ange et protégé? C'était saisissant!
Le garçon tendit sa main et Grise et moi on la fixa tout en souriant. Haha, il était drôle notre élu à nous montrer sa main comme ça. En plus, il n'arrêtait pas de me regarder, me détaillant de la tête au pied. Mais je ne suis pas ton Gardien, mon ami, c'est Grise. Quoique cette dernière n'était pas vraiment la mieux placée pour s'occuper de quelqu'un. Elle avait déjà du mal à se souvenir de son propre nom. Bah, je m'en chargerai à sa place, c'est à ça que sert mon rôle. J'aurais quand même bien aimé partir avec l'ange Antoine Daniel. Avec lui, c'est sûr, on aurait bien pu se marrer mais il était assigné à la protection de l'arbre sacré pour l'instant. Dommage.

-Tu viens me serrer la main, mon cher? se moqua l'humain.

-Oh alors c'est ce que je dois faire, répondis-je avec un sourire.

-Vous n'êtes pas de la région, n'est-ce pas? Je vous ai vu arriver de manière forte étrange.

-On est des envoyés.

-Du gouvernement? Cela m'étonnerait. Vous m'avez l'air d'un homme sensé. Et vous êtes en bien charmante compagnie. Aucun homme de pouvoir ne peut s'attirer les sympathies des jolies dames.

-Merci, en revanche, vous avez l'air seul.

-Je n'en ai pas l'air, je le suis et cela me mettrait en joie que de vous savoir à mes côtés pendant un moment puisque vous sembliez me chercher.

Je dévisageai le jeune homme qui ne m'a pas lâché du regard. Me parle-t-il à moi ou à nous? J'observe le comportement de Grise qui tournait le bout de papier entre ses doigts, inconsciente de la situation. Oh...Elle ne prenait pas son boulot de Gardien au sérieux, il valait mieux que je sois prêt à endosser son rôle sinon on ne s'en sortirait pas.

-J'accepte avec plaisir, répondis-je d'un ton courtois et nous nous dirigeâmes vers le boisé à proximité, laissant Grise avec ce même regard perdu.

XXXXX

C'est fou ce que les années sur Terre passent vite. Le jeune homme grandissait très vite mais peu importe ce que je tentais de faire, il restait mélancolique, voire déprimé et je le sentais car je m'étais approprié le lien qui était normalement réservé à Grise. Je voyais le fil blanc se teinté d'ombre et je n'arrivais pas à le faire redevenir aussi clair qu'avant. J'imagine que c'était aussi lié à l'affection profonde que je lui témoignais. C'était d'ailleurs un sentiment très étrange, je savais qu'il n'existait pas d'équivalent au Paradis et le ressentir me peinait autant qu'il me réconfortait.
Grise avait disparu dès la première année et je ne l'avais jamais revue alors je suis resté aux côtés d'Arthur. J'ai appris avec lui tout ce qu'être humain pouvait signifier et j'ai même découvert des sensations dont je ne pouvais même pas prendre conscience avant. Mais à force de voyage, d'aventure, de déprime, on arriva à cette fameuse année : 1891.

Il meurt.

Il me laisse seul.

Je meurs intérieurement.

Je suis seul.

Je ne veux pas d'un monde sans lui et je ne peux qu'en vouloir à Grise. Elle n'avait pas été là et elle ne réapparut jamais devant moi. Était-elle remontée au Ciel? C'était bien égoïste de sa part. Le protégé était le sien...Non, c'est le mien. Mais désormais, son cadavre allait pourrir sous terre et le mien allait errer sur terre. Si Grise était de nouveau au Ciel, je ne voulais pas la revoir et puis, qui sait, peut-être arriverais-je à aider d'autres protégés? Peut-être que je pourrais les libérer de la déprime qui a embrasé Arthur?

XXXXX

Automne 1940, elle était apparue devant moi. J'étais un ange dévasté, ravagé par la condition humaine. J'avais bien essayé de m'octroyer d'autres protégés, je pouvais les sentir quand ils étaient choisis mais leur Gardien me défendait d'approcher. Ils croyaient faire mieux que moi? J'étais un si bon Assistant que je me suis auto-proclamé Gardien et même si mon protégé était mort prématurément, il était devenu un génie dont on parlait encore, même en ce temps de guerre, réconfortant par ses vers des centaines de soldats se battant pour un vulgaire territoire.
Mais elle, elle était différente.

Sa jolie frimousse était couverte de boue quand je l'ai vu tuer sans hésitation deux hommes sur le front. Nos regards s'étaient croisés et nous avons instantanément su qui nous étions respectivement. Des Assistants.
Elle s'était cachée ici car son protégé n'était pas encore né et elle devait surveiller le père afin qu'il engrosse la mère. Elle devait s'assurer qu'il reste vivant.

"Mais, ton Gardien n'est pas celui qui devrait s'occuper du père? avais-je demandé entre deux explosions de mines tuant le groupe de personnes qui nous accompagnait.

-Non, je lui ai dit que je m'en chargeais et je l'ai envoyé surveiller la future mère.

-Laisse-le moi! Laisse moi m'occuper de votre protégé! Tu pourras être l'Assistante! Je serai un meilleur Gardien que celui que tu as! avais-je supplié.

-Non, Beck, m'avait-elle répondu, je vais laisser mourir le père. Au diable les protégés..."

Deux choses m'avaient frappées : elle venait de me donner un nom que je continuais encore à porter et c'est la première fois qu'un ange reniait son élu. A ce moment-là, je me suis rendu compte que l'admiration que je portais à l'époque envers Père s'était transféré sur cette rousse. Une bleue dont la pensée était le contraire de ce qu'un ange devait ressentir. Elle lui rappelait son idole angélique, Antoine Daniel, l'ange dont le mode de pensée différait également des autres.

"Tu vas le tuer? avais-je chuchoté, impressionné par la confiance de la jeune femme.

-Regarde-moi bien, m'avait-elle dit avant de lever son fusil et tirer sur un homme près des barbelés qui aidait un de ses camarades à s'en dépêtrer.

Une gerbe de sang sortit de sa poitrine et il s'écroula comme une poupée de chiffon.

-Plus de protégé et mon Gardien s'en voudra à jamais de ne pas avoir été là. Et tu sais, il mourra aussi.

-Pourquoi fais-tu ça? lui demandais-je par curiosité, nullement choqué par ses actes.

-Pourquoi ne le ferais-je pas?"

Elle me sourit et son expression était si douce et chaleureuse que je ne pus qu'être emporté par elle. Il fallait que les anges changent. On ne pouvait pas rester tels des moutons. Ces histoires de protégés n'étaient qu'un moyen de nous contrôler et de ne pas céder à nos instincts de tueurs. Héléna s'en était aperçue, je suis sûr que si Antoine Daniel est différent c'est parce que lui aussi en avait conscience. Et moi, moi qui ait commencé comme un ange de bas-étage, j'avais le privilège de faire parti de l'élite qui savait. Je n'étais pas un de ces aveugles à plumes que Père envoyait.

XXXXX

C'est 20 ans plus tard, en 1960 qu'on rencontra Mamie. C'était la première fois que nous étions confronté à un ange d'apparence obsolète. Elle aussi était un Assistant qui avait, dans un excès de rage, tué son Gardien et son protégé en même temps.
Depuis, nous trois trainions toujours ensembles. Héléna nous avait avertis qu'avant d'agir, il fallait se mettre l'Assistant dans la poche quitte à ruser. Il fallait que tout le monde comprenne qu'on nous manipulait d'en haut. Il fallait absolument tuer les protégés en priorité et tué le Gardien s'il tentait d'avertir le Paradis. C'était tout simple. Mamie s'est vite rallié à nous. De toute façon, elle avait déjà commencé le travail sans le savoir.

XXXXX

"Tu lui as dit quoi? demandais-je à Héléna.

-Pas grand-chose, il avait l'air en détresse alors je lui ai offert une épaule sur laquelle pleurer, lui répondit la rousse, tu devrais le rejoindre, il te ressemble.

-Je ne prends pas de poudre, moi, grognais-je.

-Certes, mais tu ressens des émotions comme l'amour. Lui aussi. Tu es le plus à même de le comprendre et de t'en faire un allié. Va le rejoindre, il est en train de réfléchir mais il va vite retourner près de son Gardien."

Je hochai la tête et quelques minutes plus tard, me voilà à côté de ce grand dadais. Il me dégoutait, cet enfoiré prenait de la poudre, il ne prenait pas son rôle au sérieux, comme Grise. Mais il aimait, il ressentait cette émotion. Est-ce que le châtain pouvait saisir la portée de son sentiment? Non, il était abruti par la poudre.
Et regardez-le faire son mec étrange. Il ne comprenait rien. Ce Mathieu se méfiait de lui, pas étonnant vu le personnage. Lui aussi était dégoutant. Rien à voir avec mon Arthur. Et savoir que c'était Antoine Daniel son Gardien... Quelle injustice! Tant de talents gâchés, en plus le con se croyait humain.

Plus tard dans la journée, une occasion de se mettre Angel MJ dans la poche se présenta. Héléna avait prédit que son Gardien allait sûrement tenter quelque chose pour prévenir le Ciel de ce qui se tramait ici. Cela faisait trop longtemps qu'il foulait cette terre, il devait mourir maintenant.
Et tout ça se passa en douceur. Rien de plus simple. L'ange m'avait appelé suite à notre discussion et m'avait dit qu'il trouvait le comportement d'un type suspect. Je rigolai intérieurement en me rendant compte que 'le type suspect' était le Gardien de Héléna.

Je marchais avec le châtain près de l'immeuble de Mathieu et c'était comme si on nous servait la scène sur un plateau. Le Gardien commit l'erreur de vouloir avertir Antoine qui ne pouvait pas comprendre un mot de ce qu'il entendait et cela me permit de jouer mon rôle. Je me tournai rapidement vers le plus grand et le prévint :

"Il veut du mal à ton Gardien, tu peux le laisser se faire tuer ou bien agir et le sauver. T'auras les couilles de le faire, puceau?

-Regarde-moi bien, me répondit-il et je sentis un frisson d'excitation quand cette phrase sortit de sa bouche.

La même réplique que Héléna. Je savais qu'il allait le faire.

Sans surprise, l'autre tomba comme au ralentis et je vis les deux autres s'enfuirent, choqués.

-C'est incroyable, petit...

-Personne ne touche Antoine. Je le protégerais jusqu'à ma mort.

Angel MJ avait certes, encore utilisé sa poudre afin de faire un vœu mais quelle classe. L'arme invisible avait filé avant que l'autre ne révèle des choses trop importantes.

-Je vois. Alors qu'est-ce que tu comptes faire ensuite? demandais-je, le sourire aux lèvres.

-Je refuse de tuer Antoine, c'est mon ami.

-Donc tu vas t'occuper de Mathieu?

-Non.

-...Pourquoi m'as-tu appelé dans ce cas?

-Je ne tuerai personne, c'est sûr mais si je m'arrange pour que Mathieu soit malheureux, il y a une chance, comme tu l'as dit tout à l'heure qu'on puisse tous les deux retourner au Paradis.

-Tu vas t'y prendre comment?

L'angelot regardait Antoine partir en courant d'un air triste.

-Je n'ai pas le choix, il faut que je l'éloigne définitivement d'Antoine. C'est lui qui le rend heureux."

Je suis bien d'accord. L'ange casse-gueule faisait jamais les choses comme tout le monde. Je soupire. J'aurais vraiment aimé que ce soit lui qui se batte à nos côtés. Je suis certain que Héléna et lui auraient pu être les meilleurs leaders qu'on puisse rêver dans notre rébellion contre le Ciel mais le destin en avait voulu autrement. Pas de chance. Mais cela promettait tout de même un duel au sommet plutôt intéressant.
Notre rousse charismatique et le brun imprévisible. La stratégique contre l'instinctif. Pas mal. On en ferait des films un jour (comme ces histoires d'extra-terrestres qui fascinaient les humains).

Le châtain me salua sobrement avant de repartir à sa tâche. Bien, j'avais d'autres chats à fouetter et je sentais que Héléna m'appelait. Enfin, je me la pête en disant que 'je sentais' mais la vérité était que je la voyais à cinq mètres de moi et qu'elle me fixait, donc on repassera pour les pouvoirs extra-sensoriels.

"Tout s'est bien passé, lui annonçais-je même si je savais que c'était inutile. De toute évidence, elle avait tout vu.

-Oui, mais il a utilisé sa poudre. Il va devenir comme l'ange Bescherelle, ce n'est qu'une question de temps. Il vaudrait peut-être mieux le laisser tomber. Cela pourrait devenir dangereux.

-Non! protestais-je, il peut nous être utile et même s'il est dépendant de son auréole, ses forces pourront être décuplées!

-Mais il perdra pied, c'est inévitable, dit la rousse qui sembla réfléchir ensuite quelques instants.

-Cependant, je conçois qu'il nous sera utile pour faire tomber Antoine. Ce dernier m'inquiète un peu.

-On le tue ?

-Non, il y a toujours une chance de manipuler ses souvenirs pour qu'il s'allie à nous. Mais son protégé est inutile."

Beck reconnaissait bien là la personne qu'il admirait tant. Quoique soit les actes qu'elle comptait faire, son degré d'implication avoisinait toujours 0. Pas de sentiments, juste une froide objectivité servant ses desseins. D'un côté, il l'enviait d'être aussi détachée, lui ne pouvant pas rester de marbre face à un événement qui le concernait. De l'autre, il n'aurait voulu, pour rien au monde, être à sa place. Les responsabilités qu'elle endossait étaient phénoménales et elle s'arrangeait toujours pour que les autres n'aient pas à porter le moindre fardeau. Un ange. Un vrai.

"On s'en débarrasse, alors, demandai-je.

-Je ne sais pas. Je ne crois pas qu'agir maintenant serait dans notre intérêt. Il est attaché à Antoine Daniel mais ses sentiments ne sont pas encore assez forts. Peut-être dans un an ou deux...

-Pourquoi prendre en compte ses émotions? Si on le tue, ça ne sert à rien, constatai-je.

-Je préfère avoir un plan B. Si nous n'arrivons pas à faire flancher le Gardien, il faudra qu'il soit meurtri et pour ça, il est plus sage de faire grandir leur sentiment d'amour afin que les deux ne survivent pas."

Je souris, cette logique froide était parfaite.

Nous rejoignîmes Mamie qui n'avait pas quittée son banc. Elle leva ses yeux clairs sur nous avec ce même regard blasé.

"Le petit con d'ange qui nous a parlé était vraiment trop con. Sale con de mes deux...Enfoiré...

-Il est naïf, Mamie, répondit Héléna en s'asseyant à son tour.

-Il faut vraiment être bête pour croire que Père nous reprendra si on tue ses Gardiens. Bête comme ses pieds, siffla-t-elle en crachant par terre, et nous on va rester comme trois pauvres glands à errer sur cette Terre jusqu'à la fin des temps.

-Pas si on élimine tous les anges qui nous résistent et leurs protégés. Tu le sais bien, Mamie.

-Tch...Ton plan pourrait ne pas marcher rouquine..., murmura la vieille.

-S'il ne marche pas, on aura notre poudre d'auréole à ingurgiter et on deviendra comme l'ange Bescherelle.

-Quel dingue celui-là..."


Bon sang, j'arrive plus à m'arrêter d'écrire...(Si je continue, ça va partir en mode Game of Thrones et vous ne verrez jamais la fin...)