6, Bleach The Black Out
Vengeance.
Quelle magnificence, n'est-il pas ?
Ichigo n'aurait jamais cru que ce mo trouverait un jour grâce à ses oreilles. Pourtant, quelle beauté ! Quelle splendeur ! Quelle sanglante impression ce mot vous laisse dès lors que vous le prononcez dans un murmure chuchoté à votre pire ennemi… C'était si jouissif, comment ce mot avait-il fait pour rester caché dans un coin de sa tête si longtemps ?
Ah, lala.
Fini les épanchements tragiques, aujourd'hui commence l'ascension.
« Etranges paroles de la part d'un soldat, sourit pourtant Aizen.
Un petit air satisfait, sadique, souriant et terriblement malveillant apparut sur son visage dans une exacte réplique de ses pensées à la vue d'un si joyeux spectacle.
- Ichigo, Ichigo… Si tu te départissais de cet horripilant sourire, j'admettrais volontiers que tu fais présentement moins pitié qu'hier…
Cette fois-ci, par contre, il semblait presque ennuyé et son ton ressemblait à celui d'un enfant négociant avec un minois angélique quelques bonbons. Mais ceci n'est qu'une ruse futile, si futile, face à quelqu'un qui a déjà tout vu…
- Moins pitié qu'hier ? Répéta Gin avec une grimace, en se tournant vers Aizen.
Ichigo sourit davantage, par pur esprit de contradiction. Notez que la réplique de Gin semblant dédaigneuse et qu'il reproche particulièrement à son ami ce qu'il a pu faire. Ou alors va-t-il se rattraper ?
- Tu rigoles, Sôsuke-kun ! Il n'a jamais eu l'air si vivant !
Las Noches ne serait plus aussi amusant sans Gin, non ? Les vraies hostilités commenceront le jour où il ne se contentera plus de sous-entendre des choses… Mais lorsqu'il les réalisera. En attendant, l'un des nombreux esclaves du maître aimerait faire une remarque tout à fait pertinente :
- Il est mort, lui fit remarquer Tousen sans bouger autre chose que ses lèvres.
Magnifique. Saluez l'exploit ! Applaudissements !
- Rabat-joie » rétorqua l'autre avec une mine boudeuse.
Aizen souriait, son regard planté dans celui d'Ichigo avec intensité, cherchant à percer le mystère de cet être singulier qui se tenait devant lui, osant provoquer sa toute puissante autorité. Une marrée noir et or scrutait le Maître de Las Noches en retour, avec toute l'intensité de sa haine, se souvenant parfaitement de comment il en était venu à cette situation, ignorant pourquoi, mais sachant déjà que les réponses se trouvent en face de lui, derrière le regard supérieur de ce traître qui était sommes toutes un bien pitoyable Roi atteint d'une mégalomanie et d'une paranoïa extrême.
« Yammy. »
Un léger grognement. Des pas lourds pour quelqu'un d'inoffensif. Au loin une porte s'ouvre, puis plusieurs autres, et les pas s'approchent, tandis que le corps d'Ichigo se tend en avant, vers Aizen, immobile, souriant, narquois. Ces flammes dans les yeux de son cher captif, le Maître les avait déjà vues. Pas d'intimidation. Pas de détours. Pas de faux-semblants. A la première occasion, au premier relâchement, à la première erreur, ce serait terminé pour lui. Et les flammes dans les yeux de son captif ne précipiteraient pas sa chute, pas plus que la haine dans son cœur obscurci par la mort. Aizen est de ceux qui ne font jamais d'erreur. Non, il prévoit toujours tout, jusqu'au détail le plus infime. Même un papillon malencontreusement écrasé ne changerait rien à son plan parfait aux rouages trop bien réglés.
Le colosse était derrière son Maître, face à son ennemi. Ceux-ci ne bougèrent pas un cil, leurs yeux accrochés l'un à l'autre dans une silencieuse communication pourtant si significative. L'air devint soudain lourd, irrespirable, on suffoquait dans cette pièce pourtant si bien agrandie par les soins de Gin pour recevoir bien plus de personnes qu'elle n'en a jamais contenu de toute sa pauvre existence.
Aizen haussa un sourcil et claqua des doigts.
Yammy frappa.
« Apprend qu'ici le Roi c'est moi. » Lâcha Aizen avec dédain.
Sa voix résonna quelques secondes dans l'air, provoquant un climat de tension plus horrible encore. Qu'était-ce donc ? Ici, le Roi, un Shinigami ? Jamais de la vie… Ichigo cracha à ses pieds. Un filet de sang coulait de ses lèvres toujours étirées dans ce si provoquant sourire qu'il arborait avec fierté – ou était-ce de la folie ? – face à Aizen.
« Et que je ne tolère pas la désobéissance. »
Il s'éloigna lentement, suivi par ses deux âmes damnées et sa garde. Yammy termina de boucher la vue d'Ichigo, qui observait avec un curieux sentiment d'indifférence la lumière provenant du long couloir traversé par Aizen et ses sbires. Il y avait longtemps. Combien, au juste ?
Oh, peu importe.
Maintenant que le Roi Blanc a noirci, le nouveau Roi est en marche. Et il sait qu'il doit sortir d'ici. Pourquoi donc ? Il expérimentait un nouveau mode de fonctionnement : l'instinct. Cet orage qui gronde au fond de vous comme si jadis vous étiez une bête qui avait refoulé ses pulsions les plus primaires. Cet orage qui n'attend que vous pour sortir et éclater. Et ce jour viendra. Ce jour viendra où tout déferlera sur vous avec une puissance si malsaine et vengeresse que vous ne verrez rien venir.
Son sourire se poursuivit alors que la nuit restait seule locataire de sa cellule, et ensemble ils attendirent, patiemment, qu'Aizen et sa clique viennent le trouver avec ses ordres, loin des doléances de Tousen et d'autres plaignards couards et lâches, soucieux de leur survie alors même que le prisonnier n'était pas plus dangereux qu'un vulgaire cloporte. Voir le danger où il n'est pas est un drôle de don qu'Aizen ne comprendra décidemment jamais, fusse-t-il utile en de rares occasions. Oh non, provoquer le danger là où il n'y en a pas, c'est bien plus jouissif et tellement plus expérimental, malsain et diabolique, que c'est un jeu formidable auquel il préfère s'adonner dès qu'il le peut. Monter le fier Kurosaki contre son monde, ses amis et sa famille, c'est d'une magnificence extrême, ça témoigne d'un savoir-faire grandiose dans la manipulation, et d'une grande folie chez un mégalomane. Mais peu importe, car ne dit-on pas que folie et génie sont deux qualités qui vont ensembles ? Aizen se plaisait à voir les choses ainsi, à se décrire comme un esthète loin de convictions humaines pathétiques comme l'amour ou l'amitié, le respect et l'honneur ; mais ça, personne ne peut le comprendre. Oh non…
« Tousen, j'ai bien envie d'une partie d'échec… »
Surpris, Gin croisa les bras et s'en alla. Ce jeu l'avait toujours profondément ennuyé, car bien qu'il comprenne les règles, les stratégies et l'utilité des pions, le fait d'y jouer seulement pour jouer le laissait ennuyé et vexé.
« Vous jouez les Hollows, Aizen-sama ? »
Un ricanement le fit froncer les sourcils alors que l'ombre fantomatique de Gin se glissait hors des appartements privés d'Aizen.
« Oui, car il y a certains pions qui peuvent enfin ressortir du placard… »
Se glissant vers la terrasse, le maître alla contempler son royaume le temps que tout soit installé. Oh, Dieu qu'il adorait ce jeu. Manipulation, mensonges, obéissance et stratégie. Tout dans ce jeu pourtant humain lui ressemblait tant… Et il y avait un nouveau pion qu'il mourrait d'envie d'essayer…
« Aizen-sama, à vous l'honneur, fit Tousen une fois placé devant son camp.
- Le camp d'en face porte déjà le deuil de son impossible victoire, ricana son adversaire en s'accoudant à la table qui portait le plateau de jeu.
Tousen se raidit, attendant que son maître face un geste. Ses yeux passèrent d'un pion blanc à un autre, s'arrêtant soudain sur la nouvelle pièce de sa collection qu'il prit entre ses doigts, la portant à ses lèvres pour l'embrasser avec un sourire victorieux.
- J'amène Ichigo aux devants de tes Shinigamis, Tousen.
- Voyons comment il s'en sort, répondit-il, déjà perdu dans la partie.
- Patience, son jour viendra… »
Tout l'art de jouer contre Aizen, c'était de perdre. Perdre, sans avoir l'air de le faire exprès. Déjouer les pièges qu'il commettait contre son propre camp pour vous empêcher de mener votre stratégie de perdant jusqu'au bout.
Jouer contre Aizen, c'est jouer à comment vous allez perdre.
Pourtant, lui-même vous dirait qu'on est acteur de sa propre fin, et qu'il n'est rien d'autre que celui que vous avez décidé de ne pas suivre, courant vers une mort certaine. Alors, vous perdiez toute chance de redevenir un jour son pion, son cher et tendre pion… Et il vous ôtera toute chance de faire de même avec les autres camps, que ce soit ces perdants de Shinigamis ou le sombre placard où vous attendiez jadis votre tour.
« J'ai gagné. »
Un ton empreint d'ennui commençait à le gagner. Comme si le fait d'avoir Ichigo dans ses pions ne l'avait pas plus amusé que cela, contrairement à ce qu'il semblait croire au début de la partie. Tousen fit usage des fioritures verbales de rigueur pour la victoire de son maître, et celui-ci se retourna vers son placard, à la recherche de quelque obéissant serviteur capable de le distraire.
Et malheur sur le serviteur qui se trouva sur sa route ce jour-là, car cette simple pièce lisse et blanche qui était son allégorie sur le plateau allait signer sa perte, tandis qu'entre les doigts d'Aizen glissait un pion sur lequel un trois barré était à moitié effacé par le temps et l'oubli.
« Neriel ira contre Ichigo dans le dôme… Murmura-t-il avec un sourire de conspirateur. Fais prévenir les Espadas et les serviteurs que demain, un joli spectacle aura lieu sous notre dôme de Las Noches, veux-tu ? »
Son âme damnée partie, il se tourna de nouveau vers le pion, son sourire devenant malsain. Un Arrancar ne poserait aucun mal à la chose qui vivait entre ses murs et dont ses serviteurs avaient si peur depuis qu'elle était réveillée de son long sommeil d'une décennie. Pourtant, quelque part au fond de lui, cette étrange sensation que le danger se cache là où on ne l'attend pas l'agressait avec ferveur, lui rappelant… De ne jamais tout prendre à quelqu'un. Oh, mais il ne prenait pas tout. Il prenait absolument tout. Ichigo, il l'avait suivi, observé et avait influencé sa vie de tellement de manières, que le pauvre garçon n'était presque qu'un objet de sa création, pourtant au départ si peu maîtrisé et si instable, et au final devenu docile, prisonnier de ce monde qu'Aizen maîtrisait, loin de tout élément perturbateur qui aurait pu changer le cours des choses… Oh oui, tout était parfait.
« Si ce cher Genryusai avait su à quel point il était dans le faux, ricana Aizen en se dirigeant vers la sortie de ses appartements, suivi par Tousen. Il doit s'en mordre les doigts ! »
Un éclat de rire suivit, et son écho précéda le maître dans les couloirs de son immense demeure, alors qu'il s'enfonçait toujours plus loin dans des allées labyrinthiques, guidé par Gin dont les changements soudain de direction faisaient grogner Tousen, qui pestait contre l'inefficacité du Superviseur Ichimaru, lui-même très amusé de ce qu'il voyait sur ses écrans, une moue adorable s'étirant sur son visage moqueur. Les portes s'ouvrirent jusqu'à la fameuse cellule où leur seul prisonnier de guerre gisait, pendu par les bras au plafond, attendant avec la nuit pour seule compagne qu'un de ses chers geôliers vienne lui souhaiter le bonjour… Ou le bonsoir…
Un filet de lumière vertical passa sur le corps prostré dans l'ombre.
« Oh, tu es réveillé ? S'étonna Aizen en s'adossant à l'entrée de la cellule, empêchant une partie de la lumière de circuler.
Un tintement et un ricanement plus tard, un œil doré sur fond noir apparut entre deux mèches d'une crinière orange devenue envahissante avec les années. Alors l'œil unique croisa le regard du Maître de Las Noches, souriant et confiant, comme si rien n'échappait jamais à sa vigilance.
- J'ai bien assez dormi, répliqua Ichigo avec un sourire insolent qui dévoila quelques dents blanches cachées par les immenses poils hirsutes qui lui servaient de cheveux.
- Je vois ça, Ichigo.
Son nom prononcé par un tel individu lui donnait la gerbe, mais c'était mal venu de dire ça devant le concerné, surtout si celui-ci semblait prêt à vous dire quelque chose d'un intérêt moins médiocre que le dernier ragot circulant dans les couloirs à propos des Espadas et de leurs serviteurs dévoués.
- Crache, lança le prisonnier après un long échange de regard entre lui et le maître.
- Neriel semble dépérir dans sa cellule. Elle semble manquer de compagnie malgré les soins assidus que ce cher Noitora lui apporte quotidiennement… Alors, demain, vous jouerez dans la même cour pour notre bon plaisir. » Acheva Aizen après s'être approché de la bête tapie dans l'ombre.
Bête qui se sentait comme nostalgique d'un temps passé à l'entente d'un nom qui ne lui évoquait rien de plus qu'un bon repas et une récompense probable. Mais le sourire d'Aizen lui rappela qu'une embrouille n'est jamais loin, et qu'au-delà d'un simple combat se cachent toujours des motivations bien plus grandes qu'un peu de distraction… Inutile de tenter de le monter contre ses amis.
« C'est déjà le cas, pauvre clown ! » Songea Ichigo avec un fugace sourire, tandis qu'Aizen faisait demi-tour, sortant de la pénombre pour retourner dans les trop lumineux couloirs de sa demeure.
Dans les méandres de la folie il y a certaines choses qu'on comprend malgré l'embrument d'un trop long sommeil dont on sort à peine. La panique, quand on sent les murs se refermer sur soi, l'étroit espace de sa cellule glacée cogner avec violence contre ses membres engourdis, se rétrécir davantage à chaque fois qu'il se battait, jusqu'à ce que ne soit plus qu'une petite boîte trop petite pour se mettre debout et trop peu large pour s'allonger. La douleur, quand ses geôliers et leurs armes firent leur office, découpant chair et os, lui infligeant milles morts et une douleur qui lui était inconnue jusqu'à lors, le plongeait dans une douce folie qui lui fit oublier ses malheurs. La tristesse, enfin, quand on comprend que personne ne viendra jamais, alors que lui aurait accouru toutes griffes dehors, enragé comme un animal à qui on aurait volé sa proie. Et puis vint la folie, ses plages et ses mirages, jusqu'à que l'oasis apparaisse, providentielle et pourtant porteuse de morts : mort, le Roi Blanc. Mort, le Roi. Disparue, l'épée qui jadis les servait. Ici bas, on ne compte que sur soi-même. Ici, il ne faut pas juste être bon, il faut être le meilleur.
Ainsi va la vie au Hueco Mundo.
Alors, pour demain, il lui fallait cette épée. Ce pouvoir. Ce tranchant. Le poids d'une arme à abattre sur le corps sans défense de son ennemie dont le doux nom n'évoquait rien d'autre qu'une proie, un obstacle sur sa route vers la sortie. Ichigo s'arqua, faisant tinter ses jolis bracelets. Ces chaînes meurtrissaient ses poignets depuis des siècles, alors que cela ne durait que depuis une nuit. Une nuit trop longue. Une nuit qu'il espérait être la dernière dans ce château de malheur… Mais il avait compris, à la vue de l'étincelle de convoitise dans les yeux d'Aizen, que ce serait la dernière chose que le maître de Las Noches provoquerait… A moins d'y être contraint et forcé.
Et c'était justement la chose à faire.
Les quelques rouages de son cerveau encore marche grincèrent et se remirent à fonctionner, égrenant les secondes restantes avant l'affrontement, tandis qu'Ichigo plongeait dans le gouffre sans fond de son âme pour y trouver ce monde jadis englouti qu'il y avait découvert, peu de temps auparavant. Y entrer fut d'une simplicité enfantine. Y trouver ce qu'il cherchait semblait néanmoins être plus compliqué. Et les immeubles se dressaient, hauts, immenses mêmes, sans aucune trace d'eau, sans commencement ni fin, sans toit ni rez-de-chaussée, s'étendant juste comme s'ils étaient une représentation de l'infini, parfois découpé par des nuages qui volaient paresseusement ici et là.
« Ichigo. »
Le vieil homme d'un calme alarmant se tenait là, tel une ombre qui s'étiolerait au gré du vent.
« Tu étais là, l'autre fois, lui lança Ichigo avec hargne.
Il se coupa, se rendant soudain compte de l'étrange animosité qui l'animait lorsqu'il posait les yeux sur la personnification de son épée. Quel étrange sentiment, alors qu'hier encore, il était respectueux et plutôt admiratif de cet homme âgé qui visiblement portait le poids du monde sur ses frêles épaules de vieillard morbide et à l'aspect général d'un clochard. Celui-ci ne sembla d'ailleurs pas prendre ombrage du ton colérique d'Ichigo, comme s'il avait été habitué à des années de mauvais traitement auparavant, ce qui refroidit quelque peu le prisonnier, surpris.
- Oui. Et je le serais encore, attendant que tu hurles mon nom.
- Donne-le moi, et je le ferais, contra-t-il.
Le vieil homme se mura dans le silence et un sourire amer naquit sur le visage d'Ichigo.
- Ah oui, c''est vrai, fit-il avec une lassitude théâtrale. Je dois « m'en souvenir par moi-même, parce que sinon tu vas disparaître », le singea-t-il ensuite avec un air moqueur. Je suis dans la même galère que toi, vieux, alors mets-y du tien, gronda-t-il.
- Je ne puis.
- Alors je ne puis te sauver, déclara le nouveau Roi en tournant les talons comme pour sortir.
Un bruit d'arme sortant de son fourreau chanta aux oreilles d'Ichigo qui se tourna, avide.
- Je ne peux t'offrir mon pouvoir si tu ne m'appelles pas par mon nom, Ichigo.
- Sans déconner !
Un effort suffirait sans doute. Mais en se tournant, Ichigo ne trouva nulle arme entre les mains du vieil homme qui se tenait toujours debout au même endroit, attendant qu'on le nomme enfin.
- Pourquoi ne me donnes-tu pas ton nom ?
- Parce que tu n'en étais plus digne.
Curieux personnage qui ne répond qu'à la question qu'on lui pose, bis.
- Qu'avais-je donc fait ?
- Tu as perdu.
- Et une épée décidé de se faire la malle à cause d'une défaite, quel exemple de loyauté !
- Tu as perdu tout droit sur moi le jour de ton renoncement, idiot incompétent, Roi de pacotille faible et borné ! Mon pouvoir ne sied qu'aux puissants, et de mon nom tes ennemis auront peur autant que de toi !
Devant un tel emportement, les lèvres d'Ichigo s'étirèrent en un large sourire.
- On y arrive, on dirait. »
Ichigo souhaitait ardemment comprendre. Oh, certes, il se souvenait de certaines choses, mais d'autres demeuraient floues, incompréhensibles, abstraites et totalement inatteignables dans son état actuel. Si jadis son arme était là, elle le serait de nouveau, ceignant son dos de tout poids, se calant dans sa main comme si elle ne l'avait jamais quittée. Aizen pouvait bien envoyer Nell, Rukia, Renji, Chad, qui il voulait, Ichigo les déchirerait tous pour sortir d'ici. Pour se libérer et atteindre la sortie, pour tuer et se venger de ceux qui avaient survécu sans que lui ne soit aidé, pour détruire et ronger, pour ravager et tuer.
Premier pas Sombre, le retour du Zanpakuto.
En avant.
« Hurle, mon nom est… »
