Bonjour à tous. Sans transition le chapitre 6, mais avant, je vous rappelle, une fois n'est pas coutume, que l'univers et les personnages d'Harry Potter ne sont pas les miens, mais appartiennent à J.K. Rowling.


Chapitre 6 : Chaos

20 juillet 2009

Lorsqu'Harry et Ginny Potter pénétrèrent chez les Weasley, une odeur que l'on pouvait qualifier de particulière vint leur chatouiller les narines. Ils saluèrent la petite elfe de maison vêtue d'une robe de poupée venue leur ouvrir la porte. Celle-ci paressait préoccupée.

- C'est la maitresse, monsieur…

- Je m'en doutais, dit Harry.

- Elle est très mal ? demanda Ginny.

- La maitresse ? Non elle va très bien, au contraire. Ce matin, elle a chassé Mindy et Tinky de la cuisine et s'est mise à préparer des gâteaux, couina Mindy. Nous ne pouvons pas faire notre travail.

- Des gâteaux ? s'étonna Ginny, Harry et elle échangèrent un regard surpris.

- Oui, depuis 5 heures, ce matin, elle n'arrête pas. Nous aimerions bien avoir accès à la cuisine pour préparer le petit-déjeuner.

- Merci, Mindy, nous allons lui parler.

Dans la cuisine, ils furent accueillis par une Hermione rayonnante qui leur offrit un sourire lumineux.

- Harry ! Ginny ! Bonjour ! Je termine le petit-déjeuner, servez-vous.

Le comptoir de la cuisine était assailli par des crêpes, beignets et gâteaux en tout genre dont la plupart étaient brulés. Hermione était en train de sortir une nouvelle fournée de brownies au chocolat.

- OK, là c'est super bizarre, murmura Ginny à Harry.

- Je ne vois pas en quoi, elle a l'air d'aller très bien, dit Harry en s'installant au comptoir.

- Justement !

- Au fait Harry, Leonora vient courir avec nous ce matin, elle va bientôt arriver.

- OK ! répondit-il en engloutissant une madeleine.

Le regard de Ginny faisait des allers-retours entre son mari et sa meilleure amie, elle était consternée. Elle vit Harry faire une drôle de tête avant de recracher discrètement ce qu'il avait dans la bouche.

- Hermione, tu n'as pas plutôt du café ?

- Oui, sers-toi.

- Heu… Hermione, tu vas bien ? s'enquit finalement Ginny.

- Oui très bien. Je sais que tu es là à cause de Ron, mais ça va. Ne vous inquiétez pas.

Elle sourit à son amie puis vérifia l'heure.

- Oh, je dois aller déposer les enfants, ils sont dans la salle à manger. Vous venez ?

Harry trop heureux d'échapper au « petit-déjeuner » d'Hermione ne se fit pas prier, Ginny les suivit. Leonora arriva peu de temps après leur retour.

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Hermione était allée se changer après leur jogging lorsque cette dernière interrogea Ginny tandis que Harry qui venait de se changer s'installait dans un fauteuil.

- Elle va bien Hermione ? On dirait qu'elle est sous LSD. Elle sourit tellement que j'en ai mal aux joues pour elle.

- Ron a rompu hier soir.

- Quoi ?! Ce crétin… désolé Ginny… Non, mais attends, pourquoi elle est si heureuse alors, elle regarda Harry puis Ginny, qui lui a filé des antidépresseurs ?

Ginny leva les yeux au ciel.

- Mais personne enfin, je me demande aussi…

Elle fut interrompue par un vacarme assourdissant qui provenait de l'extérieur de la propriété. Ils se précipitèrent hors du salon pour comprendre ce qu'il se passait à l'extérieur. Ils atteignirent le hall au même moment qu'Hermione qui paraissait très calme. Elle terminait de descendre les escaliers sa baguette à la main, derrière elle flottait une malle et quelques valises ainsi que la cage de Coquecigrue.

- Hermione, demanda Harry alors qu'elle s'apprêtait à sortir de la maison, tu sais ce qu'il se passe ?

Elle se tourna vers lui avec un sourire.

- Oui, j'ai appelé la presse.

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- Oh merlin ! Oh merlin ! Oh MERLIN !

Draco grimaça, qu'est-ce qu'il prenait à Astoria de vociférer de la sorte. On ne pouvait vraiment pas prendre son petit-déjeuner tranquillement dans cette maison.

Non contente de hurler à en percer les tympans des voisins, sa femme apparut bientôt dans la salle du petit déjeuné avec un air de profond ravissement.

- Drago ! Il faut absolument que tu voies ça ! ça tourne en boucle, c'est merveilleux !

- Qu'est-ce qu'il y a Astoria ? l'interrogea-t-il levant les yeux de son journal et songeant qu'un jour elle lui ferrait vraiment perdre patience.

- Il semble que madame parfaite ne le soit pas tant que ça finalement.

- Mais qu'est-ce que tu racontes ?

- Viens !

Elle disparut dans le couloir. Drago se leva de son siège pour la suivre en se demandant ce qu'il avait bien pu faire pour mériter ça. Il rejoignit une Astoria excitée comme une puce dans le salon où ils avaient installé un télévoyeur Thomas & Finnigan.

- Quoi ?

- Regarde !

Ses yeux se posèrent sur l'écran aussitôt, il fut transporté dans la rue devant chez Hermione. Cette dernière sortit de la maison suivie d'une malle, trois valises et une cage qui flottait derrière elle. Potter et sa femme ne tardèrent pas à apparaitre également ainsi qu'une très jolie jeune femme blonde. Hermione agita sa baguette et la malle, les valises et la cage s'empilèrent d'elles-mêmes. Elle eut un sourire gracieux avant de déclarer :

- Hey, Ron Weasley, n'oublie pas de venir chercher tes affaires. Je suis certaine que ta nouvelle amie sera ravie de passer son temps à plier tes caleçons.

Potter et sa femme avait l'air tellement choqués que leur mâchoire menaçait de se décrocher. La blonde, quant à elle, était aussi excitée qu'Astoria sinon plus et ne cessait de sautiller en tapant des mains, un air réjoui sur le visage. Mais Hermione n'en avait pas terminé.

- Je peux maintenant affirmer, elle regarda Dago dans les yeux (1), qu'Hermione Granger est de nouveau célibataire.

Le cœur de Drago manqua un battement.

- Yeahhh ! Hurla la blonde que Drago reconnu comme étant la journaliste et mannequin Leonora Walton, elle prit Hermione par les épaules et lui planta un baiser sur la joue, ça, c'est ma copine ! Dans ta fa…

- Je crois que l'on va s'arrêter là, intervint Potter sortant de sa léthargie.

Il saisit les deux jeunes femmes par le bras et s'engouffra dans la maison, suivi de son épouse. À peine, eurent-ils disparu que Rita Skeeter prit leur place.

- Eh bien ! ça, c'est du scoop…

Drago détourna les yeux de l'engin.

- Je ne m'en lasse pas, jubila Astoria, elle a complètement perdu la tête…

Mais Drago ne l'écoutait plus, il était dans un état second. Il embrassa Astoria sur la joue et sortit de la pièce sous le regard interloqué, voire choqué de cette dernière. Elle pouvait penser ce qu'elle voulait, Drago n'en avait que faire, il était de très bonne humeur.

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Leonora était toujours secouée de rire et les yeux de Ginny lançaient des éclairs.

- Mais enfin Hermione qu'est-ce qui a bien pu te passer par la tête ? Tu étais au courant Léo ?

- Non, bien sûr, d'ailleurs ce n'est pas sympa Hermione, tu aurais pu m'appeler moi au lieu de cette Skeeter.

- Désolée, dis simplement la concernée.

- Désolée ? Désolée ! Oh Hermione est désolée, tout va bien… non, mais tu te rends compte que tu as semé le chaos dehors ?

Et c'était peu dire, Harry avait réussi à chasser la majorité des journalistes, mais étaient restés des irréductibles. Il avait ensuite dû gérer un Ron furieux menaçant d'étrangler Hermione. Chose malaisée, mais il avait tout de même réussi à empêcher le rouquin d'entrer. Cependant, les irréductibles précités n'ont pas manqué une miette du spectacle. La télévoyeuse était heureusement partie, mais les derniers journalistes présents se sont chargés de retranscrire les propos peu flatteurs de Ron à l'égard d'Hermione et de Leonora. Finalement, Ron avait récupéré ses affaires et était parti, Harry avait été obligé de le menacer.

Tout ça avant 9 heures du matin. Harry état épuisé, il regardait Hermione avec un air ahuri.

- Hermione, tu ne vas pas bien, mais alors pas bien du tout, déclara Harry.

- Je t'en prie parle-moi, approuva Ginny.

Hermione lui sourit.

- Je vais très bien, c'est le moyen le plus rapide que j'ai trouvé pour qu'il vienne chercher ses affaires sans que j'aie à lui parler.

Les trois autres étaient bouche bée. Leonora rompit le silence.

- Hermione, mon cœur, tu as pris des médicaments ?

- Non, pourquoi ? s'étonna-t-elle.

- Pour rien, pour rien…

- On devrait partir Harry, il est moins le quart.

- Tu sais Hermione, ce n'est peut-être pas une bonne idée d'aller travailler aujourd'hui…

- Bon ça suffit tous les trois, s'énerva Hermione, je vous dis que je vais bien. Je vais au ministère, j'ai une longue journée de boulot qui m'attend. Harry tu viens ou pas, tu fais comme tu veux.

Elle sortit de la pièce.

- Je vais y aller avec elle, dit Harry, je ne pense pas que ce soit une bonne idée de la laisser seule.

- Je crois aussi, approuva Ginny alors qu'Harry l'embrassait pour lui dire au revoir.

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Lorsqu'il fut sorti à son tour, Ginny se tourna vers Leonora.

- Il faut qu'on fasse quelque chose, elle part totalement en vrille.

- Je ne crois pas qu'on puisse y faire grand-chose, répondit Leonora.

- Comment ça ?

- Elle est sous le choc au cas où tu ne l'aurais pas remarqué. Elle fait ce qu'on appelle une réaction de type maniaque, ne me regarde pas avec cet air ahuri, tu le saurais toi aussi si tu avais un père psychiatre. On ne peut rien faire sinon attendre qu'elle sorte de son déni et être là pour elle.

- Un psy quoi ?

- Psychiatre, c'est un psychomage pour moldu.

- Ah… Donc il faudrait la laisser faire n'importe quoi comme alerter la presse ?

- Non, écoute j'ai des articles en avance, je vais rester avec elle et m'assurer qu'elle ne fasse pas trop de bêtises.

- Toi ? Écoute Léo, je t'adore, mais tu ne te surveilles pas toi-même alors…

- Tu vas finir par me vexer Ginny, dit Leonora en souriant, je suis capable de me dominer, si je le décide, rajouta-t-elle sous le regard sceptique de son interlocutrice.

- Ah bon ? Et tout à l'heure ? Tu l'as encouragé.

- Avoue tout de même que c'était vraiment très drôle, j'aurais aimé voir la tête de Ron, il devait être vert.

- Non ce ne l'était pas, soutint Ginny en réprimant un sourire.

- Si ça l'était, tu te retiens de sourire ! Bref, je l'ai encouragé parce que c'était la première réaction « normale » qu'elle ait eue. Sérieusement, beaucoup plus que ses grands sourires flippants. Si Harry te quittait, tu ne voudrais pas lui rendre la monnaie de sa pièce ?

- Si, mais…

- Voilà ! Pourquoi Ron est-il parti au fait ?

Ginny lui fit un rapide aperçu des évènements de la veille. Ron était arrivé chez les Potter tard dans la nuit, dans un état lamentable, et avait dormi dans l'une de leurs chambres d'amis.

- Au moins, il a fini par se rendre compte qu'elle était trop bien pour lui.

- Léo !

- Écoute Ginny, ce n'est pas que je n'apprécie pas ton frère…

- Vraiment ? fit Ginny septique.

- Bon c'est vrai, je ne l'aime pas, mais ce n'est pas de sa faute à lui, c'est juste que je me suis toujours dit qu'Hermione méritait… quelqu'un qui lui correspond plus, continua-t-elle en se retenant de dire mieux. Tu connais Hermione depuis plus longtemps que moi, tu as dû voir qu'ils étaient mal assortis, il ne la rendait pas heureuse et elle non plus, mais comme lui n'est pas mon ami, je m'en fou.

- Tu as sans doute raison…

- Évidemment, j'ai raison ! Hermione est la femme la plus ambitieuse que je connaisse, elle est géniale et la seule ambition de ton frère est de réussir à ingurgiter le maximum de cuisse de poulet en une fois.

- Léo…

- J'exagère, mais je pense que tu vois ce que je veux dire. Il aspire à une vie tranquille, elle veut changer le monde, ce n'est pas compatible.

Ginny soupira.

- Tu n'as pas tort, mais j'adorais avoir Hermione comme belle-sœur... Enfin, l'essentiel c'est qu'ils soient heureux tous les deux. On verra bien comment les choses vont évoluer.

- Pour l'instant, Hermione n'est pas très bien, mais elle se rendra compte que ça devait arriver, c'est une fille intelligente. Il faut qu'elle fasse son deuil. Quant à ton frère quand il se rendra compte de l'énorme bêtise qu'il a faite il sera trop tard je peux te l'assurer avec son esprit lent…

- Leonora Walton ! Pour la dernière fois, cesse d'insulter mon frère ou je me fâche et je ne te parle plus.

- Ginny… Tu sais que je t'adore n'est-ce pas ? Tu ne me ferais pas ça ? Sinon j'en serais réduite à jeter de grands sourires à tout le monde comme Mione, hum ? fit Leonora avec une moue triste.

- Laisse le tranquille alors, lui aussi souffre de la situation. Tu aurais dû voir dans quel état il était hier. Ron est parfois idiot, mais c'est quelqu'un de bien, avec un cœur énorme et il est très compétant en tant qu'Auror.

- Oui, tu as raison je dois l'admettre même si ça m'écorche les lèvres de le reconnaitre.

Ginny sourit à son amie, Leonora n'était pas méchante, elle était juste très protectrice à l'égard de ses amies et était d'un franc parlé parfois déroutant.

- Bon je vais y aller, dit Léo, je vais juste passer me changer chez moi.

- OK, moi je file à la gazette, j'ai deux articles à rédiger et je dois voir Cuffe.

- Il te fait encore des crasses parce que tu rédiges des articles pour les éditions Granger ?

- Non, depuis que je lui ai fait comprendre que si j'avais à choisir, ce ne serait pas la gazette, ce cher Barnabas ne m'a plus posé de problèmes, je pense que c'est en rapport avec Harry, mais je n'en suis pas certaine. Il a essayé de l'interviewer, mais Harry a refusé, s'il croit que je vais l'aider… Bref je vais voir aussi si on ne peut pas limiter le bordel qu'a foutu Hermione, pour la télévoyeuse c'est trop tard, mais qui ne tente rien n'a rien.

- Bonne idée. Je vais passer chez Sorcière Hebdo. Par contre pour le bon sorcier, je crains le pire…

- Ce qui est fait est fait, nous verrons ce soir. Il faut vraiment que je parte vieille bien sur Hermione.

- Aussi bien que je veillerai sur moi-même.

Ginny disparut non sans un dernier regard inquiet à Leonora.


(1) La caméra

Voilà, c'est tout pour ce chapitre. Alors, dites-moi, que pensez-vous de la réaction d'Hermione ? La trouvez-vous cohérente ? L'imaginiez-vous comme ça ? Ou alors, au contraire, la trouvez-vous complètement WTF ? Je veux tout savoir. En tout cas, très bonne semaine à vous pleine de belles choses et surtout prenez-soins de vous.

Bises,

Lolielo