Hello !
J'espère que vous allez tous bien !
Merci à poppy-cheery et Nom-aléatoire pour vos commentaires :
Poppy-cherry : Oui les joutes verbales de Sasuke et Sakura sont très prolifiques et c'est ce qui rend leur relation si palpitante. C'est l'amour vache, enfin amour... Nous verrons par la suite ! J'espère que l'histoire continuera à te plaire et te souhaite une bonne lecture !
Nom-aléatoire : Je pense que tu as misé juste mais je te laisse découvrir la suite pour le savoir. Oui Sasuke n'est pas prévenant du tout mais c'est ce qui fait son charme. Pour le ShikaIno, je ne peux pas encore te promettre que cela va durer durant les siècles à venir mais bon, qui sait avec le fil de l'histoire, les péripéties ! J'ai déjà établie une ligne de conduite pour l'ensemble de l'histoire mais comme je suis maître de mon récit, je peux toujours changer d'avis, retourner des situations ; c'est ce qui à mon sens fait l'attrait des fanfictions. En ce qui concerne les drames autour de l'eau, à vrai dire, cela n'a rien à voir avec moi mais c'est intrinsèquement lié à Sakura. Cela étant, vous n'en saurez plus que lors de la deuxième partie de l'histoire d'ici huit/neuf chapitres.
A part cela, je traverse une période surchargée de travail en ce moment (je suis un peu comme une super business-woman qui fait des heures supp à foison... Si on enlève le côté super bien sûr) période qui devrait s'étendre jusque début décembre dans le meilleur des cas. Je ne suis par conséquent pas certaine de pouvoir suivre le rythme de 1 chapitre hebdomadaire mais je vous promets de faire mon possible pour ne pas vous faire trop attendre !
Crédits : les personnages de Naruto sont l'oeuvre de Masashi Kishimoto et par conséquent ne m'appartiennent pas.
Chapitre n°6 : La nouvelle
Sakura, que se passe t-il ?
C'est-... C-... Na... Na-naruto... La-... La piscine... Sasuke... Oh mon dieu...
C'est tout ce que je pus dire compte tenu des vagues d'émotions qui parcouraient l'ensemble de mon corps. J'étais terrorisée, d'autant plus terrorisée qu'aucun des deux garçons n'était encore remonté à la surface. D'un point de vue rationnel, il ne s'était passé que quelques secondes mais elles semblèrent être pour moi comme une insoutenable éternité. Neji sauta par-dessus la rambarde et scruta le bassin dans l'espoir d'apercevoir une ombre remonter à la surface. J'avais le cœur qui battait à cent à l'heure, le souffle erratique et une constante angoisse au ventre. Je me sentais inutile et c'était une sensation tout à fait détestable. Si seulement j'avais su nager... Si seulement je n'avais pas aussi peur de l'eau...
- Tout est de ma faute...
, bafouilla Kiba d'une voix qui exprimait distinctement la honte et l'inquiétude. Il se tenait le visage entre les mains et ne dit plus un mot. Une grande inspiration qui semblait difficile pour celui qui l'effectuait me tira de mes pensées et je me retournais pour apercevoir Sasuke dans l'eau, tenant contre lui le corps inerte de Naruto. Il cria à Neji de prendre Naruto tandis qu'il tentait lui-même de reprendre son souffle et de ne pas sombrer au fond de la piscine quasi-olympique. Sasuke remonta péniblement sur le bord et je me précipitais vers eux :
- Est-ce que ça va ?
Pendant ce temps, penché sur le corps de notre blondinet, Neji tentait d'identifier les signes de vie. Après avoir écouté son coeur et senti son pouls minutieusement, il déclara :
- Il est encore en vie, seulement inconscient et décidément trop bourré pour son propre bien
Cette simple constatation me soulagea réellement ; nous avions évité le pire de peu. Tandis que Neji tentait de réanimer le jeune homme à coup de petites claques, je me tournais maintenant vers Sasuke dont le costume de Van Helsing, le célèbre chasseur de vampires, était maintenant plus trempé qu'autre chose. Il frissonnait et la pâleur de sa peau sous le clair de lune me parut bien plus morbide qu'elle ne l'était ordinairement. Un étudiant qui était partit prévenir la maîtresse des lieux, à savoir Ino, revint avec des renforts et des couvertures. Il m'en tendit une que je passais autour de Sasuke après qu'il se soit relevé. Hinata arriva à ce moment et ne put s'empêcher de porter ses mains devant ses lèvres lorsqu'elle découvrit Naruto étendu à terre et toujours inconscient. Tout le monde savait que Hinata était très sensible. Je voulus aller à sa rencontre mais une main me retint, celle de Sasuke. Il est vrai qu'il avait risqué sa vie puisque moi-même n'en était pas capable et par conséquent je ne pouvais pas le délaisser pour aller m'occuper de quelqu'un d'autre. J'assistais alors au spectacle, impuissante ; Hinata s'effondra dans les bras de Tenten et pleura tout son saoul. Neji et Shikamaru soulevèrent le corps encore inanimé du jeune homme et l'emmenèrent à l'intérieur, dirigés par Ino qui les conduisait jusqu'à une chambre d'amis, à l'abri des regards.
La fête s'acheva quelques heures plus tard, sans que la plupart des convives ne sachent quel drame avait été évité de justesse près de la piscine. Seuls nos amis ne dansaient plus et nous étions tous regroupés dans un petit salon de thé au deuxième étage afin d'être au calme tandis que Hinata et Tenten veillaient le jeune malade. J'étais assis tout contre Sasuke, à sa demande. Ino s'était installée contre son cher Shikamaru, tenant sa main nerveusement et ne disant mot. Un silence pesant nous tenait compagnie tandis que nous attendions avec impatience la venue du médecin de famille jusqu'à la demeure. Tout le monde semblait se demander si Naruto avait délibérément décidé de sauter dans la piscine ou si, sous l'effet de la trop grande ingérence d'alcool, il était tout simplement tombé dedans.
Certes, nous étions tous plus soulagés que lorsque nous ne savions pas où il se trouvait mais un doute persistait, d'autant plus avec ce que Kiba nous avait révélé. Ce dernier avait discuté avec Naruto en début de soirée et lui avait confié vouloir draguer la jolie Hyûga tout en sachant pertinemment que le blondinet en pinçait pour elle. Kiba voulait seulement tenter sa chance, voyant que son ami blond ne faisait toujours rien pour conforter son état amoureux en invitant la jeune fille à sortir avec lui. Il nous expliqua que Naruto avait surement dû les voir danser ensemble et avait probablement tiré des conclusions trop hâtives sur les relations qu'entretenaient Kiba et Hinata. C'était, en effet, certainement ce qu'il y avait de plus plausibles pour expliquer le coup de folie alcoolique du jeune homme.
- C'est de ma faute. Tout est de ma faute...
Il ne cessait de répéter ces paroles empreintes de culpabilité et de remords. Nous restâmes tous silencieux jusqu'à ce que le médecin arrive, examine notre ami et nous congédie, déclarant au passage qu'il n'avait pas jugé l'état du jeune homme très inquiétant. Ino me recommanda de ramener Sasuke jusqu'à chez lui ou chez moi, peut importait, du moment que je restais à veiller un peu son état. Et c'est ce que nous fîmes, appelant ma mère pour qu'elle vienne nous chercher, lui expliquant brièvement ce qu'il s'était passé puis envoyant un petit message à la mère de Sasuke afin qu'elle ne s'inquiète pas de ne pas découvrir son fils profondément endormi dans son lit lorsqu'elle se lèverait. Pour finir, Sasuke et moi nous étions couchés l'un contre l'autre, dans mon lit. Pour une fois Sasuke ne dormait pas en caleçon mais dans un des survêtements de sport de mon père.
- Quelle soirée...
Il avait prononcé ces mots dans un murmure, sans vraiment attendre de réponse de ma part. Je trouvais qu'il était particulièrement livide et frissonnant de froid depuis qu'il était sorti du bassin. Ce n'était pas que je m'inquiétais pour lui mais, s'il venait à tomber malade, nous n'aurions plus de joutes verbales et ma vie scolaire perdrait son côté palpitant. Par conséquent, je le laissai donc se serrer contre moi pour plus de chaleur, me prêtant au jeu et enlaçant mes jambes avec les siennes, caressant ses cheveux soyeux dans l'unique but de faciliter son endormissement. Nous avions tous eu peur pour Naruto ce soir et à présent il ne nous restait plus qu'à attendre un bon rétablissement de sa part.
Octobre avait laissé sa place au mois de Novembre et les températures commençaient à baisser sensiblement. Naruto s'était réveillé le lendemain de la soirée comme si de rien n'était et tout semblait indiquer qu'il était simplement tombé dans la piscine par accident, même si je l'avais vu broyer du noir à Halloween. Une chose avait été rudement positive pour lui dans toute cette histoire ; Hinata était à présent aux petits soins de Naruto et ce, pour le plus grand plaisir de ce dernier qui était amoureux d'elle. Enfin, ce n'était plus un secret pour personne et même Hinata savait que le jeune homme l'aimait. Cela étant, leur relation n'avançait guère plus, tous deux étant sans doute bien trop timides pour oser parler à l'autre d'un éventuel « nous »... Cela me semblait incroyable venant de Naruto qui était d'un naturel très optimiste et conquérant.
Pour en avoir discuté avec Ino et Sasuke, la seule explication qui nous vint à l'esprit était que ce dernier ne devait pas savoir que son amour pour Hinata était réciproque ; la jeune fille n'avait surement pas su comment répondre aux attentes du jeune homme par les mots et le seul moyen de lui faire comprendre était par des gestes encore un peu trop hésitants. Je ne préférais pas m'en mêler, comme à mon habitude, je n'aimais pas jouer les entremetteuses comme le faisait si bien Ino.
Cette dernière s'affichait plus ouvertement en public avec Shikamaru depuis que nous l'avions vu tenir nerveusement sa main dans le petit salon au deuxième étage. Oh, bien sûr, ils avaient fini par nous expliquer comment l'impensable était arrivé : les parents des deux adolescents étaient des amis d'enfance et, lors d'un repas, tous deux s'étaient éclipsés afin de ne pas entendre les habituelles conversations ; ils avaient fini par trop boire, allongés sur le lit du jeune homme et s'étaient embrassés. Ino et Shikamaru nous avaient affirmé qu'il n'y avait pas d'amour entre eux et je savais que c'était vrai ; ils ne s'envoyaient pas de petits messages romantiques, n'avaient pas pris de petites habitudes niaises telles que je soupçonnais Ino d'en prendre étant amoureuse. Ils ne se regardaient pas amoureusement et nous finîmes tous par comprendre que c'était seulement parce qu'ils se sentaient bien ensemble qu'ils s'étaient mis en couple.
Quant à moi et à Sasuke, l'incident près de la piscine avait quelque peu calmé nos ardeurs et à présent nous ne nous battions qu'à phrases interposées. Nous nous étions tous les deux rendus compte que nous aurions pu aller beaucoup trop loin ensemble, à jouer à ce jeu d'enfants, à toujours vouloir obtenir le dernier mot. Nous étions parvenus à un accord par conséquent. A présent, nous ne nous battions que par un échange de phrases cinglantes et j'avoue que cela me manquait quelque peu de ne plus pouvoir lui faire de mauvais coups et je savais que pour lui aussi, il en était de même.
Bien sûr, de temps en temps nous nous permettions quelques écarts de comportements. Sasuke m'avait fait un croche patte dans les couloirs de chimie, et je m'étais étalée de tout mon long, lui dévoilant au passage la couleur et les motifs de ma culotte ; il avait beaucoup moins rit cependant lorsque je lui eus envoyé « accidentellement » un onigiri en pleine poire et qu'il avait pué le poisson et la mayonnaise durant tout un après-midi. La bande s'amusait d'ailleurs à nous taquiner là-dessus, déclarant que c'était notre manière de nous prouver que nous nous aimions malgré tout. Comme à chaque fois, je me dépêchais de rétorquer que c'était totalement faux ; ils n'étaient pas dans ma tête et encore moins à l'intérieur de l'organe qui faisait circuler le sang dans tout mon organisme. Sasuke, lui, riait seulement à cette remarque ce qui lui valait d'être bien plus persuasif que je ne l'étais et ce qui me valut d'être reléguée au rang détestable de « fille amoureuse de l'autre crevette ».
Quoiqu'il en soit, lorsque le lundi matin, une semaine après la fête, on m'annonça qu'une nouvelle élève allait intégrer la classe, cela ne me fit ni chaud ni froid. J'entendais déjà Sasuke dire qu'elle serait surement folle de lui dès qu'elle le verrait et il aurait surement raison. Je m'installais donc en silence, attendant l'arrivée du professeur et de la nouvelle élève sans impatience, avec un léger dégoût réprimé ; encore une fille de plus à courir après Sasuke, encore une fille qui allait me dégoûter un peu plus de mon fiancé, qui, si elle était jolie, répondrait surement à ses invitations, dans l'unique but de me faire enrager. Le pire c'est que ça marchait plus ou moins bien, dans le sens où j'avais hélas des principes que mon stupide fiancé adorerait surement bafouer ; on ne s'aimait pas mais j'apprécierais quand même qu'il ne cherchât pas à me tromper. C'était comme dégrader mon honneur.
A huit heures moins dix, le professeur de mathématiques, Asuma-sensei entra dans la salle, un paquet de feuille couvertes de marques rouges, signe qu'il allait nous rendre nos contrôles de la semaine dernière. Il s'assit à son bureau puis déclara platement :
- Bien, comme beaucoup le savent déjà, aujourd'hui nous accueillons une nouvelle élève. Je vous demanderais d'être très courtois et de l'aider à bien s'intégrer d'autant plus qu'elle nous vient tout droit de France et que son japonais n'est pas encore très bon. Entre donc.
Des pas raisonnèrent dans le couloir et on vit entrer une grande blonde dans notre classe ; elle portait l'uniforme de notre établissement et sa démarche me disait vaguement quelques chose... Elle tourna son visage fermé vers nous et nos regards se croisèrent, j'en fus toute ébahie. Elle me pointa du doigt, un grand sourire gracia ses lèvres roses pâles et elle cria, hystérique :
- Kyaaaaah, Saku-chan ! Comme je suis heureuse de te voir !
- Te- Temari-san ?
- Oui oui, c'est bien moi. Tu as vu, je t'avais bien dis que je réussirais à convaincre mon père de m'envoyer poursuivre mes études au Japon !
Je voyais les élèves présents et le professeur nous regarder, étonnés. Il fallait dire aussi que nous étions les seules à savoir parler français. La jeune fille sautilla joyeusement vers moi et me serra contre elle :
- Cela fait si longtemps que nous ne nous sommes pas vues !
- En effet. Cela remonte à au moins cent ans !
Le professeur me fit un signe de tête :
- Vous vous connaissez ?
Ah. Oui, c'est vrai. J'en avais presque oublié le reste de la classe, qui nous regardait comme si nous étions folles, cela dit en passant. Je répondis d'une voix pleine d'émotion, encore sous le choc de cette heureuse découverte :
- Ah euh, oui, nous nous connaissons. Voici Temari no Sabaku , elle était ma meilleure amie dans mon lycée de France.
- Bien, puisque tu la connais, je te charge de lui faire découvrir notre lycée et de faire en sorte qu'elle s'intègre bien.
Je hochais de la tête en signe d'approbation tandis que Temari s'asseyait rapidement à côté de moi. Nous avions du temps à rattraper et probablement quelques potins à nous échanger et j'en connaissais un qui n'allait pas être content mais qu'importe. Et j'eus raison, comme à chaque fois. Lorsqu'il arriva dans la salle de classe, toujours de son pas nonchalant, Sasuke fut légèrement surpris de trouver quelqu'un assis à sa place. S'approchant de nous, il me demanda, d'un ton légèrement méprisant :
- Haruno, c'est qui elle ?
Je luis souris fièrement, consciente qu'il n'aimait pas qu'une inconnue se soit assise à sa place :
- Uchiwa, je te présente Temari no Sabaku, ma meilleure amie de France.
- Uchiwa ?
, murmura la dite jeune fille en réfléchissant.
- Quoi ?
, rétorqua-t-il d'un ton désagréable.
- Ah... C'est toi le crétin préhistorique que ma pauvre Saku doit épouser. Tu as raison, ma chérie ça m'a tout l'air d'être un abruti.
- Sakura...
- Oui Sasuke ?
Il eut un rictus, s'assit derrière moi et chuchota dans mon oreille :
- L'abruti veut te parler à la pause de dix heures.
- Entendu.
Le cours commença et Naruto arriva en retard comme chaque matin. Penser à lui acheter un réveil en métal afin qu'il ne puisse pas le casser encore... Il s'excusa vivement puis partit s'asseoir aux côtés d'Hinata et le cours reprit dans le calme. Moi, j'aidais Temari qui n'avait jamais été très douée en maths et encore moins lorsqu'ils étaient expliqués en japonais. A la pause de dix heures, je suis sortie dans le couloir avec Sasuke et nous nous écartâmes un peu de l'attroupement d'élèves. Je reposais mon corps contre le mur et il entoura ma tête ses deux bras, se penchant au-dessus de moi :
- Alors comme ça je suis un abruti...
, murmura t-il, la mine sombre.
- Quoi... Tu n'étais pas au courant ?
, raillais-je, en regardant deux jeunes filles se chamailler un peu plus loin.
Il ne répondit pas ce qui m'interpella et ce que je vis dans ses yeux me fit peur ; de la tristesse et peut-être même de la peine. Il eut tôt fait de se reprendre, cela dit, et de soupirer :
- Mais qui est le plus abruti de nous deux, Sakura... J'aimerais bien le savoir.
Il y avait tout de même un faible timbre dans sa voix qui trahissait la blessure que je venais de lui infliger ; je ne comprenais pas. Je l'avais toujours traité de tous les noms et sous prétexte qu'une personne tiers que je connaissais lui en faisait part, voilà que Monsieur se mettait dans tous ses états. Ah, les hommes, ils ont beau dire, parfois ils sont aussi sensibles que nous, les femmes. Des vrais bébés.
Je le laissais donc repartir dans la classe sans le suivre et ce n'est que lorsque la sonnerie retentit que je revins me placer dans la salle. Le professeur d'histoire arriva et nous enchaînèrent ainsi nos heures de cours. Je présentais correctement Temari durant la pause déjeuner à nos camarades, agrémentant mon récit de quelques anecdotes et de quelques éloges :
- Les amis, voici Temari no Sabaku. Temari , je te présente notre bande de joyeux lurons.
- Salut et enchanté ! Désolée pour mon japonais, je ne parle pas très bien.
, dit-elle avec un grand sourire.
- On t'aidera. J'espère que tu te plairas parmi nous,
s'enchanta Ino, ravie de pouvoir parler avec une véritable française.
- Oh ne vous inquiétez pas trop pour Temari. C'est une battante, elle va s'accrocher ! Je me souviens de nos cours de Physique-Chimie avec M. Vernon comme si c'était hier. Tu te souviens de ta première note ?
Elle s'esclaffa de rire, bruyamment :
- Oh ça oui ! J'avais récolté un glorieux moins deux. Je ne savais même pas qu'on pouvait obtenir en dessous de zéro.
Je rigolais à l'unisson :
- Qu'est ce qu'il t'avait mise en colère ce jour-là M. Vernon, n'empêche ! Tu l'avais traité de tous les noms d'oiseaux et il t'avait viré du cours.
- Ah le bon vieux temps... Mais j'avais recollé les morceaux ! J'ai quand même eu un beau huit et demi à notre dernière interro.
Shikamararu arqua un sourcil, légèrement moqueur :
- Et tu t'en vantes ?
- Eh bien, oui. Quand tu passes d'une note négative à un huit, mon vieux, bah tu es content.
- Ah désolé. Le fait est que je n'ai jamais eu en dessous de quatorze, alors un huit pour moi c'est l'inconnu, tu sais...
- Mais dis-moi, tu te prends pas pour de la merde mon coco ! Môsieur ne sait pas ce que c'est que de galérer en cours. Ça doit être facile tout le temps pour toi, hein ? Et ta mère, elle fait ton repassage et elle te torche le cul aussi ou tu peux le faire ça ?
Le ton montait quelque peu. Temari avait toujours été très sanguine et déballait les mots hors de sa bouche sans juger de leur importance. C'est précisément pour cela que je l'adorais, d'ailleurs. Elle ne prenait pas de gants, ne se laissait jamais marcher sur les pieds et ne se gênait pas pour cracher à votre figure ses quatre vérités sans la moindre finesse. Avec elle, tout était franc parlé, aucune finesse. Juste une honnêteté brute.
Shikamaru la toisa du regard avant de se lever de la tablée :
- Tss, mais t'es quoi comme femme, une femme pirate ? T'es super vulgaire et t'es chiante. Les mecs, elle m'a saoulé, je me tire.
Puis il partit vers le labo... de chimie ! Quelle coïncidence. Le reste de l'après-midi se passa sans encombres et à la fin de la journée, la directrice en personne passa dans toutes les classes pour nous faire part d'une grande nouvelle ;
- Comme vous le savez déjà tous, chaque année nous organisons un voyage scolaire au mois de novembre et cet année la destination pour les premières années est Okinawa, la chaleureuse île ensoleillée. Cela étant, hum... pour des raisons budgétaires (comprendre ici : parce que j'ai acheté trop de bouteille de saké pour ma propre personne), nous avons décidé de faire un petit concours afin de départager la classe de chaque promotion qui aura l'immense chance de partir en vacances pendant une semaine. C'est pour cela que je vais vous demander de vous remuer les méninges afin de trouver une bonne attraction pour la journée portes-ouvertes de ce samedi. La classe qui remportera le plus de vote aura l'immense privilège de partir en vacances. Sur ce, je vous souhaite à tous une bonne chance !
Elle partit, nous laissant tous pantois. On se retourna tous en même temps et la salle fut vite remplis d'un brouhaha. Tout le monde rêverait de partir à Okinawa en novembre. Il fallait vraiment que nous réussissions ce concours...
Voilà voilà ~
Alors, que pensez-vous qu'ils vont organiser pour réussir ce concours ?
Quoi qu'il en soit, merci d'avoir pris le temps de lire ce nouveau chapitre et on se dit à la prochaine !
