Dans le chapitre précédent, Severus fit la connaissance du professeur Xavier qui lui redonna peu à peu confiance en lui tandis que Tony avoua à son meilleur ami qu'il commençait à prendre son rôle de futur père très au sérieux.
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Chapitre 7
Le génie et le sorcier
Le jeune homme frissonna lorsque le vent glacial de l'océan balaya la plage sur laquelle il marchait depuis près d'une demi-heure. Après le petit-déjeuner qu'il avait pris en compagnie du professeur Xavier, il avait souhaité prendre l'air et se dégourdir un peu les jambes. Besoin de retracer les derniers événements et de réfléchir aux implications de la situation dans laquelle il avait été fourré. Il regarda autour de lui et roula des yeux en remarquant deux hommes assez musclés, vêtus de costumes sombres et portant des lunettes noires. L'un des hommes avait les yeux fixés sur lui tandis que l'autre surveillait les alentours, à l'affût du moindre danger.
Il lâcha un soupir et continua sa marche au bord de l'eau. Il n'avait pas été autorisé à quitter le manoir sans gardes du corps pour assurer sa protection et c'était un point sur lequel le majordome de la famille Stark avait été inflexible, refusant de céder à l'argumentation du sorcier, qui, excédé, avait fini par abdiquer. Il avait foudroyé le professeur Xavier du regard lorsque ce dernier avait osé sourire face à la défaite du potionniste anglais.
Il marcha dans l'écume blanche et glacée, souriant légèrement lorsqu'il vit un groupe de mouettes non loin de lui. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait été à la plage. La dernière fois, il s'en souvenait parfaitement, c'était l'été de ses douze ans aux côtés de la famille Evans. Cette semaine avait certainement été la plus merveilleuse de toute son existence.
Lily.
Elle avait représenté tellement de choses pour lui lorsqu'il était enfant, que maintenant qu'elle n'était plus de ce monde et qu'ils avaient rompu tout lien lorsqu'ils avaient quinze ans, il ne savait plus quelle place donnée à cette jeune femme qu'il avait aimé de tout son cœur. Il était attristé de se rendre compte, qu'avec le temps, l'amour qu'il avait éprouvé pour elle était en train de se dissiper peu à peu pour laisser place à autre chose. Il ne voulait pas que cet amour se fâne mais il ne pouvait rien faire pour arrêter le processus qui s'était enclenché depuis quelques temps. Désormais, il avait quelqu'un d'autre à aimer, quelqu'un qu'il pourrait chérir sans crainte d'être déçu et d'être abandonné. Maintenant, il n'était plus seul et ne le serait plus jamais. Il allait bientôt être parent et bien qu'Harry ait été un jour le fils de Lily et de James Potter, il était à présent le sien. Dans les veines d'Harry coulaient dorénavant son sang. Il était celui qui portait cet enfant et sacrifiait sa vie ainsi que sa liberté pour lui. Harry était le sien et personne n'avait le droit de lui enlever son fils. Il ne laisserait quiconque poser la main sur cet être qu'il avait juré de protéger au péril de sa vie et qui, au fil des mois, était lentement devenu son enfant.
Il se relaxa au bruit des vagues qui se cassaient sur les rochers dont certaines venaient se briser sur le sable blanc, trempant ses pieds dans l'eau salée. Le froid humide du bord de mer lui permit de penser à autre chose qu'à Lily et il s'inquiéta soudainement d'attraper un rhume qui pourrait le clouer de nouveau au lit. Il avait quitté le manoir sans se vêtir chaudement, trop pressé de pouvoir respirer l'air frais du dehors. Il eût un sursaut lorsqu'il sentit quelque chose se poser sur ses frêles épaules.
— Vous risquez de tomber malade si vous ne vous habillez pas un peu plus chaudement que ça, dit une voix douce dans son dos.
Il se retourna et rencontra le regard le plus bleu qu'il ait jamais vu de toute sa vie. Il fut scotché par les prunelles chaleureuses de l'homme qui souriait d'un air aguicheur.
— On aime ce que l'on voit ? plaisanta l'homme en arquant un sourcil suggestif.
Cette simple blague suffit à ramener le maître des potions à lui qui lança des éclairs avec ses yeux au jeune milliardaire et s'éloigna de quelques pas du génie scientifique.
— Certainement pas, mentit Severus avec hargne.
— Ne vous en faîtes pas, vous n'êtes pas le premier homme à me trouver irrésistible, dit Tony d'un ton taquin.
— Je vous trouve plutôt arrogant, monsieur… ?
— Stark, se présenta Tony. Je suis Anthony Stark mais tout le monde m'appelle Tony.
— Ainsi donc vous êtes celui à qui je dois mon malheur.
Tony blanchit brusquement aux paroles du sorcier et se mit à rougir d'embarras. Il afficha un air penaud et contrit, ne sachant pas comment réparer la situation et s'excuser auprès de l'homme. Il n'avait pas du tout anticipé une éventuelle conversation entre lui et l'étranger. Il avait rejoint l'homme à la plage après qu'il ait été informé par Jarvis que leur belle au bois dormant avait quitté le manoir pour prendre l'air. Tony y était allé sans penser qu'ils engageraient une conversation et qu'il se trouverait aussitôt à faire face aux conséquences de ses actes. Le coma du britannique avait été assez inquiétant pour lui mais cela avait permis de retarder l'échéance de quelques semaines.
— Je suis sincèrement désolé. Je… je sais que je n'ai aucun motif pour excuser ce que je vous ai fait mais je vous demande humblement pardon. Je…je vous promets que cela ne se reproduira plus jamais, s'excusa le milliardaire tout en balbutiant.
— Je l'espère bien, cracha Severus, car j'apprécie moyennement être renversé par une voiture.
— Pardon, répéta Tony, contrit. Je…je…
Il ne sut quoi rajouter d'autres pour expliquer à l'homme à quel point il était désolé. Il avait été ivre ce jour-là et cette nuit aurait pu se transformer en un cauchemar mais heureusement, Severus et l'enfant avaient survécu et ils allaient nettement mieux. Il s'était assuré d'être entouré des meilleurs ou plus précisément du meilleur pour que l'étranger et l'enfant puissent survivre. Ces trois dernières semaines, il n'avait pu fermer correctement un seul œil de la nuit, angoissé par l'état de l'homme et de l'enfant, priant pour qu'ils ne meurent pas. En plus d'être sans arrêt anxieux, il avait dû souffrir du syndrome du manque. Il avait décidé d'arrêter de boire le lendemain de l'accident et ce fut sûrement la décision la plus dure qu'il ait jamais prise de toute sa vie mais certainement la meilleure car il ne souhaitait pas mettre la vie d'autrui en danger une fois de plus. Heureusement pour lui, il n'avait pas été seul dans cette douloureuse épreuve, il avait été épaulé par son meilleur ami, Rhodey, et par son assistante personnelle, Pepper. Bien que la jeune femme soit toujours fâchée contre lui, elle avait tout de même décidé de rester auprès de lui et il lui en était reconnaissant pour cela. Il suivait un traitement à la clinique Stark et s'améliorait de jour en jour, ne souffrant presque plus du manque. Il était encore attiré par l'alcool et ressentait parfois le besoin de boire mais ne cédait jamais à ses pulsions car il savait qu'il ne le faisait pas uniquement pour lui. Il ne se battait pas tout seul et le faisait pour améliorer sa santé ainsi que son quotidien mais il le faisait également pour ses proches, pour son enfant. Pour ce petit être qui allait bientôt venir au monde. Il ne voulait pas que son enfant soit déçu par son père parce qu'il était alcoolique. Il ne souhaitait pas élever son enfant de la même manière qu'Howard avait eu à l'élever. Il voulait absolument le meilleur pour cet enfant.
Severus dévisagea le milliardaire, jaugeant de la sincérité des mots de l'homme. Il ne connaissait pas l'ingénieur mais quelque chose au fond de lui le poussait à croire en l'homme. Il ajusta le manteau que Tony avait posé sur ses épaules et se remit à marcher. Le milliardaire emboîta ses pas et marcha à ses côtés.
— Vous me pardonnerez un jour ? demanda Tony.
— À une seule condition, répondit Severus, interrompant à nouveau sa marche.
— Tout ce que vous voudrez.
— Que vous me laissez partir, moi et mon enfant.
Tony regarda Severus, éberlué.
— Je crains de ne pas être en mesure de comprendre, dit-il.
— Ne jouez pas à l'idiot avec moi, s'énerva le maître des potions. Vous pensez que je n'ai pas compris votre petit jeu ? Vous voulez m'enlever mon enfant et je ne vous laisserais pas faire ! Vous n'avez absolument aucun droit sur lui. Vous n'êtes pas son père.
— Pas son père ? ricana Tony. Cet enfant porte tout autant vos gènes que les miens.
— Sans mon consentement ! rappela Severus, irrité.
Tony comprenait tout à fait la colère de l'homme enceinte et compatissait quelque peu à sa situation mais tout ce qu'il avait fait, avait été de les maintenir en vie, coûte que coûte. Lui non plus, dès le départ, n'avait souhaité que les choses prennent une telle ampleur mais il avait dû assumer les conséquences de ses actions et avait fait bon cœur contre mauvaise fortune.
— Écoutez…
— Non ! le coupa le maître des potions. C'est vous qui allez m'écouter. Je ne veux pas de vous dans ma vie et encore moins dans celle de mon enfant. Il n'est pas le vôtre et ne le sera jamais. Je suis son seul et unique parent. Nous n'avons pas besoin de vous.
Tony comptait répliquer lorsque Severus grimaça soudainement de douleur et lâcha un gémissement. Le sorcier porta ses mains sur son ventre et poussa un petit cri. Tony se précipita aussitôt vers lui pour le soutenir.
— Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui ne va pas ? s'inquiéta Tony.
— Je… j'ai… aïe… mal…
Severus se tordit de douleur et des larmes se mirent à perler au coin de ses yeux. Tony, affolé, n'y réfléchit pas deux fois et souleva le maître des potions telle une mariée et ce dernier ne pensa même pas à protester tellement il avait mal. Les deux gardes du corps qui étaient restés en retrait sur la plage accoururent tout de suite vers eux.
— Monsieur, fit l'un d'entre eux. Souhaitez-vous que nous…
— Non, ça va.
Il porta le jeune anglais jusqu'au manoir et se dirigea vers le salon.
— Jarvis ! héla-t-il.
— Monsieur ? fit le majordome en surgissant de nulle part.
— Appelle le docteur, ordonna Tony.
— Tout de suite, monsieur.
— Que se passe-t-il ? questionna Charles qui apparut au seuil du salon, confus.
— Je ne sais pas, répondit Tony qui déposa délicatement Severus sur le grand canapé en cuir.
Ils attendirent pendant une demi-heure que le docteur qui surveillait désormais de près l'état du sorcier puisse faire son apparition. Le médecin ausculta aussitôt le maître des potions qui sentait les effets de la douleur se dissiper au fil des minutes. Il était soutenu par Tony qui n'avait pas voulu lâcher sa main, souhaitant être au plus près de l'homme enceinte, inquiet pour le bébé mais aussi pour le britannique.
Le médecin qui était une femme d'un âge mûr rangea son matériel et se tourna vers son employeur.
— Je ne vois rien de grave, déclara-t-elle. Tout me semble relativement normal. La douleur était certainement liée à une situation stressante donc au vu de ses antécédents, je vous conseillerais de le ménager et de lui éviter autant de stress que possible. Il a besoin de repos et d'avoir une alimentation saine ainsi que variée.
— Merci beaucoup, docteur Harper.
— Je vous ai fait parvenir une liste des aliments et de boissons non recommandés dans son état. Je souhaiterais que cela soit scrupuleusement respecté.
— Ne vous inquiétez pas, docteur, je veillerais à ce que vos instructions soient suivies à la lettre près, assura Tony.
La femme posa sa main sur celle du maître des potions et plongea son regard dans le sien.
— Surtout, reposez-vous, dit-elle avec douceur. Ne vous en faites pas pour votre bébé, il est en parfaite santé et se développe normalement.
— Merci.
Le médecin hocha simplement la tête, faisant ses adieux aux trois hommes puis quitta le manoir, raccompagnée par le majordome.
Severus se redressa en position assise et posa son regard sur le milliardaire qui se tenait debout devant lui.
— Je suis content de savoir que vous n'ayez rien de grave, Severus. J'espère vous revoir très bientôt mais pour l'instant, je dois prendre congé de vous. J'ai des responsabilités en attente, dit le professeur Xavier.
— Vous partez ? l'interrogea Severus, étonné.
— Oui, répondit le mutant. J'ai été requis au manoir Stark car votre état était préoccupant mais maintenant que vous me sembliez aller mieux, je pense pouvoir vous laisser sans crainte aux bons soins de monsieur Stark.
— Mais vous m'aviez dit que vous serez là ! lança le maître des potions avec une accusation silencieuse dans le regard.
Charles s'approcha et Tony se retira sur le côté pour laisser un peu d'intimité au mutant et au sorcier.
— Et j'honore toujours mes promesses, Severus. Quitter le manoir Stark ne veut pas dire que je vous abandonne. J'ai une école et en tant que fondateur de cet établissement, je ne peux fuir bien longtemps mes responsabilités. Je reviendrais, ne vous inquiétez pas et je vous appellerais aussi souvent que possible pour prendre de vos nouvelles. De plus, je pense bien que monsieur Stark se ferait un plaisir de vous amener à moi si jamais vous en éprouviez le besoin.
Charles se tourna vers l'ingénieur qui opina vivement de la tête.
— Oui, bien sûr, confirma-t-il.
Severus jeta un regard septique au milliardaire et au mutant, doutant de la parole de l'un et de l'autre. Tout était si soudain pour lui qu'il s'était attaché en quelques heures au mutant. Il avait cru que ce dernier vivait au manoir et qu'il aurait été plus présent que cela. Qu'importe !
— Je vais me reposer, dit-il de manière abrupte.
Il ne souhaitait pas rester une minute de plus dans cette pièce. Il commençait à étouffer et n'avait aucune envie de faire une crise d'angoisse devant les deux scientifiques. Il s'était toujours débrouillé tout seul et cela ne changerait pas en un claquement de doigts juste parce qu'il avait fait la rencontre du professeur X et du play-boy milliardaire.
Il frissonna lorsqu'il sentit deux mains froides se poser sur chaque côté de son visage. Il releva la tête et croisa le regard tendre du professeur Xavier.
— Je ne vous abandonne pas, répéta le mutant avec fermeté. Je reviendrais vous voir la semaine prochaine, je vous en donne ma parole.
Severus se sentit tout d'un coup rassuré et finit par hocher la tête.
— Prenez soin de vous, dit Charles en déposant un baiser paternel sur le front du maître des potions.
Severus fut choqué par le geste du mutant car c'était la première fois qu'une personne lui témoignait un tel geste d'affection. Il se retint de ne pas poser une main sur son front pour ressentir à nouveau les lèvres froides du mutant sur sa peau tiède.
Tony raccompagna le professeur Xavier jusqu'à la porte et avant de l'ouvrir, Charles cessa de faire avancer son fauteuil.
— Il a besoin de toi, Anthony.
— Et je ferais tout pour panser les blessures de son passé, promit le milliardaire.
— Je savais que tu comprendrais. Tu es le seul qui puisse comprendre sa douleur et l'atténuer.
Tony acquiesça d'un accord commun et la porte s'ouvrit, révélant la mutante Ororo Munroe qui salua le génie d'un bref signe de tête.
— Êtes-vous prêt à partir, professeur ? demanda la femme.
— Oui, Tornade, répondit le vieil homme. Ma mission est accomplie, nous pouvons rentrer à la maison.
Tornade quitta ainsi le manoir familial Stark en poussant le fauteuil du professeur Xavier vers le Blackbird.
Tony referma la porte derrière lui et retourna au salon où il retrouva Severus qui était assis sur l'un des fauteuils en cuir.
— Comment vous sentez-vous ? questionna-t-il.
— Qu'attendez-vous de moi ? demanda en retour le maître des potions.
— Je ne saisis pas.
— Il est évident que je serais prisonnier de cet endroit et que je ne pourrais aller nulle part sans que vous ne contrôliez mes sorties ou que je ne sois accompagné par vos chiens de gardes. Alors ma question est : qu'attendez-vous au juste de moi ?
— Souhaitez-vous vraiment en parler maintenant ? l'interrogea Tony, surpris. Le docteur Harper vous a conseillé de rester calme et je ne pense pas que…
— J'ai besoin de savoir, monsieur Stark, l'interrompit Severus. Vous me devez au moins cela.
— Très bien, soupira Tony.
Tony n'était pas une personne vraiment douée avec les mots mais au moins, il avait la qualité d'être toujours franc. Peu importait la situation, il était primordial pour lui de toujours dire la vérité. Il s'assit donc dans un fauteuil en face du sorcier et posa ses coudes sur ses cuisses, posant son regard sur Severus.
— Comme vous le savez maintenant, l'enfant que vous portez est aussi le mien et je compte bien réclamer mes droits sur cet enfant, dit Tony.
— Et si cet enfant avait un père ?
— Impossible, déclara Tony. Selon les analyses qui ont été effectuées sur vous, il manquait les gènes du père pour que l'enfant poursuive son développement. Un peu comme un œuf non fécondé.
— Sauf que comme vous auriez pu le constater, je ne suis pas normal ! répliqua Severus.
— Oui, je l'avais remarqué, ironisa Tony.
— Cet enfant qui est en moi avait des parents et était âgé d'un an avant qu'il ne se retrouve soudainement dans mon ventre à cause d'événements malheureux.
— C'est quoi cette histoire ?
Severus plaqua un sourire goguenard sur son visage et entreprit de relater les dernières années de son existence au moldu, espérant que la découverte du monde sorcier ferait changer d'avis à l'homme et qu'il prendrait aussitôt la poudre d'escampette, ne voulant rien à avoir à faire avec des gens anormaux. Après tout, c'était ainsi que la plupart des moldus réagissaient face à la sorcellerie. Il avait eu pour preuve son père alcoolique qui détestait sa mère et le haïssait par extension car il était un sorcier, un monstre selon les dires de Tobias. Alors, il fut choqué, lorsqu'à la fin de son récit, le milliardaire se leva brusquement du fauteuil et qu'il marmonna des jurons entre ses dents.
— Comment a-t-elle pu vous demander une telle chose alors qu'elle vous avait abandonné lorsque vous aviez quinze ans ? s'indigna Tony. Elle est vraiment magnifique l'amitié ! Et vous aviez dû mettre votre vie en péril et fuir ces sorciers juste pour honorer la promesse faite à une fille qui vous aura tourné le dos lorsque vous aviez le plus besoin d'elle ?!
Severus ne savait comment réagir face à l'indignation du génie. Il avait rejoint les mangemorts en tout état de cause, bien qu'il pensait à cette époque-là n'avoir pas d'autres solutions pour survivre dans ce monde qui lui était totalement hostile. Il avait fait du mal à des innocents et n'en était pas fier. Son âme avait été noircie par la marque qu'il portait désormais sur son bras.
— Vous ne comprenez pas, lança-t-il au milliardaire.
— Ô si ! Je comprends tout à fait que cette femme s'est servie de l'amour que vous ressentiez pour elle pour obtenir ce qu'elle voulait. Je comprends que son salaud de mari vous a persécuté pendant des années et cela n'a pas empêché cette bonne femme de l'épouser. Je comprends qu'elle n'a pensé qu'à elle jusqu'à la fin sans penser aux risques qu'elle vous faisait prendre. Je comprends que ce Bumbledore chose a permis votre harcèlement pendant que vous étiez sous sa responsabilité et qu'il s'est servi de votre remord pour vous manipuler ! Je comprends que vous êtes sous la menace d'un gouvernement qui aurait dû vous protéger.
— Je…
Tony se tourna vers lui et le fusilla du regard.
— Je comprends que vous soyez amoureux de cette femme et je respecte cela mais sachez que vous ne m'empêcherez pas de dire ce que je pense d'elle et de votre communauté, dit-il.
Severus avait les yeux tout ronds, abasourdi par la réaction du moldu. Non seulement l'homme ne semblait pas révulser par sa magie ni dégoûté par lui mais en plus, il prenait position pour lui, critiquant ouvertement une femme qu'il avait considéré comme une déesse pendant une grande partie de son existence.
— Vous ne quitterez pas ce manoir sans mon autorisation et je ne vous permettrais pas d'en sortir sans protection, ébaucha Tony. Ils sont peut-être magiques ces types mais je suis Tony Stark et ma technologie est un atout à ne pas négliger. Je suis un marchand d'armes et aucun groupe de terroristes ne me résiste. Ce n'est certainement pas des apprentis sorciers qui vont me faire peur. S'ils veulent la guerre, ils l'obtiendront.
Tony termina sa déclaration enflammée sous le regard interloqué du maître des potions. Il allait s'enfermer dans son laboratoire pour réfléchir à ce qu'il venait apprendre du sorcier lorsqu'il se retourna une dernière fois vers l'anglais pour poser son regard bleu sur le ventre arrondi de l'ancien Serpentard.
— Cet enfant est un Stark, déclara fermement le milliardaire. Il est le nôtre et certainement pas celui des Potter car leur fils est mort avec eux.
Et sur ces dernières paroles, Tony quitta précipitamment la pièce pour son sanctuaire, laissant Severus complètement hébété.
Note de l'auteure : Je ne pensais pas faire de cette fic une histoire longue mais avec tous vos commentaires qui me boostent énormément, je suis en train d'hésiter donc j'ai quelques questions à vous poser. Cela me permettra d'éclaircir quelques points.
Souhaiteriez-vous voir Harry grandir ? (C'est-à-dire aller à l'école et se faire des amis) Ou, préfèreriez-vous que l'on passe directement à son adolescence ?
J'hésite à agrandir la famille Stark. Souhaiteriez-vous que Tony et Severus adoptent les jumeaux Maximoff ou Peter Parker ou tout simplement les trois ?
Avec qui souhaiteriez-vous voir Bruce Banner en couple ?
Je tenais aussi à vous informer que je n'étais pas une très grande fan de Steve Rogers et qu'après le film War Civil, je l'ai détesté donc dans mon histoire, je ne pense pas être capable de rester neutre avec un tel personnage. Je m'excuse auprès des fans du capitaine.
