Fin de cette fic, mais dès demain, je continue à rapatrier une nouvelle fic ici, toujours du Ron et Hermione bien sûr : soyez au rendez-vous !
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Le travail de Ron donnait toute satisfaction. A la fin du mois de janvier, il reçut son premier salaire. Il rayonnait de bonheur. Hermione quant à elle était triste car elle était persuadée qu'à présent il voudrait partir et se trouver un appartement.
- On va fêter ça, je vous paye le restaurant, ce soir, Hermione, dit Ron en rentrant.
- Mais …
- Pas de mais, je vous invite, ça ne se refuse pas. Mettez votre plus belle robe ! Vous aimez les restaurants italiens ?
- J'adore ça, mais…
- Pas de mais, j'ai dit !
Elle s'exécuta, mais sentit qu'il reprenait son indépendance et sa liberté…
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Au restaurant, ils commandèrent des tagliatelles au saumon avec un vin rosé et au dessert, une crème glacée.
Hermione restait triste malgré les babillages de Ron qui lui racontait les anecdotes de la librairie et comment Ginny en voulant attraper un livre sur un haut rayonnage l'avait fait tomber sur la tête d'un vieux monsieur indigné …
- Qu'y a-t-il Hermione ? Je vous sens triste depuis ce soir, ça ne va pas ?
- Si, si…dit-elle d'un ton peu convaincant
- Bon si vous le dites…
Ron n'insista pas.
- Dites-moi Ron, maintenant que vous gagnez votre vie, vous allez chercher un appartement ailleurs?
- Oh, je vois, dit Ron comprenant soudain, les yeux écarquillés, je deviens envahissant, c'est ça, je m'en rends compte, je vous serez éternellement reconnaissant de m'avoir accueilli chez vous, mais c'est vrai qu'il est temps maintenant que …
- Oh, non ! Ce n'est pas ça, bien au contraire ! Depuis que vous êtes chez moi, je me sens revivre, depuis mon divorce, je ne sortais plus, je ne souriais plus, je me sentais tout le temps triste, depuis que vous êtes là, même depuis que je vous ai rencontré dans le parc, je me sens revivre. Je voudrais que vous puissiez rester mais c'est impossible…
- Vous voudriez que je reste ? Moi ? Mais ce serait avec plaisir : en contrepartie, je vous payerez tout simplement un loyer et le prix des courses, et je pourrais bricoler.
- Vraiment ? Vous aimeriez rester ?
- Oui, rien ne me ferait autant plaisir, moi aussi, je me suis habitué à vous…
Ils se sourirent...Ron regardait Hermione avec un regard enveloppant, Hermione rougit.
- Il est temps de payer l'addition, après tout, je travaille demain ! coupa Ron.
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En entrant dans l'immeuble, tout était silencieux. Hermione essaya d'allumer mais l'ampoule du couloir était grillée. Pendant que Hermione essayait de trouver le trou de sa serrure à tâtons, Ron la regardait dans la légère clarté projetée par les lumières de la rue.
- Zut, je ne trouve pas le trou, vous pourriez m'aider ? demanda-t-elle en chuchotant et en levant les yeux vers Ron.
Ce chuchotement ravit Ron qui resta à la regarder, charmé.
- Qu'est-ce qu'il y a, Ron ?
- Vous êtes très belle, vous savez ? murmura-t-il, légèrement grisé par les quelques verres de vin qu'il avait bu et surtout par le doux parfum floral émanant d'Hermione.
Il la sentit plus qu'il ne la vit rougir dans l'obscurité. Elle tourna la tête et tremblante, réussit enfin à trouver la serrure, tourna rapidement la clé et ouvrit la porte, elle alluma la petite lampe sur la table d'entrée.
Ron suivit derrière : maudissant dans sa tête, il rageait de ne savoir s'y prendre pour lui déclarer son amour.
Fermant la porte derrière lui, il décida de se lancer, et alors qu'elle venait de poser son manteau, il lui attrapa le poignet :
- Hermione ?
- Quoi ? dit celle-ci vivement, sur la défensive.
- Hermione, écoutez-moi ! Vous me plaisez beaucoup, je vous aime…
- Non …
- Si ! Je vous aime, Hermione ! Dites-moi que vous m'aimez aussi, que je ne suis pas seulement le clochard de la rue que vous avez recueilli… Dites-le, rassurez moi !
Il l'attira à lui et la serra dans ses bras. Il pouvait sentir son parfum, et elle pouvait sentir les effluves de son corps. Elle aimait sa force, sa douceur…
Elle leva les yeux vers lui, et il comprit qu'il devait faire le premier pas, parce qu'elle n'oserait pas. Il pencha son visage et l'embrassa doucement, ses lèvres effleurant les siennes. Il la regarda à nouveau, puis voyant qu'elle était consentante, il s'enhardit, resserra ses bras autour d'elle, et pencha à nouveau sa tête pour un autre baiser. Cette fois, sa langue frôla doucement ses lèvres et sans la forcer, il l'amena à ouvrir sa bouche. Hermione se laissa aller. Son cœur battait la chamade lorsque la langue de Ron entra dans sa bouche et joua avec sa propre langue. Il avait un goût de miel, légèrement épicé. Ron abandonna ses lèvres et la regarda à nouveau. Il sentait le désir monter en lui comme une vague grandissante. Hermione, se sentait faible, ses jambes ne pouvaient plus la soutenir si bien que ce fut lui qu'il la porta jusqu'à son lit, dans sa chambre, où ils consommèrent leur union toute fraîche, avec une passion aussi ardente et longue que les quelques années qu'ils avaient passées tous les deux sans contact charnel. Elle s 'étonna par son abandon et le plaisir ressenti, et il l'étonna par sa grande maitrise et son savoir-faire en la matière …
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Le lendemain, ce furent les miaulements de protestation et de faim de Pattenrond assis au pied du lit qui les tirèrent du sommeil : les longs cheveux châtains d'Hermione mélangés à ceux cuivrés du beau rouquin… Ron n'aurait pas besoin de chercher un appartement, il avait trouvé sa place auprès d'Hermione : comme s'ils avaient vécu ensemble depuis des années ou qu'ils s'étaient connus dans une autre dimension, leur nouvelle vie à deux commença ce jour, dans un parfait bonheur…
FIN
