Disclaimers : Ils ne sont pas à moi
Hellou, hellou, voici un nouveau chapitre de Miroir miroir avec du lemon soit une scène d'amour entre hommes explicite donc si cela vous irrite les yeux, ben partez tout de suite, vous risqueriez d'avoir encore plus mal. Sinon, bonne lecture. :)
Shouyou regardait la chambre de Tobio d'un air ébahi, elle était beaucoup plus dépouillée que celle de Tsukishima avec une pile de mangas présentes au pied du lit et un simple bureau. Pourtant, le simple fait d'être dans la chambre du passeur suffisait pour que le roux le considèrât comme un lieu magique. Tobio était parti appeler sa mère pour la prévenir qu'il avait un invité ce soir. Celle-ci ne rentrerait probablement pas vu qu'elle était partie voir une de ses tantes. Shouyou en profita pour plonger dans le lit de celui-ci en reniflant les draps. L'odeur de Tobio était partout. "Mmmmh, ça sent bon.
-Qu'est-ce que tu fais?, fit Tobio qui venait de rentrer.
- Oh désolé, fit Shouyou en s'asseyant en tailleur, ça a été avec ta mère?
-Oui, elle était contente d'entendre que j'ai invité un ami."
Le numéro 9 s'assit avant de poursuivre :"Il y a quelque chose que je veux te montrer."
Shouyou le regarda sortir un coffre de sous son lit avant de l'ouvrir. Le roux fut surpris d'y voir une multitude d'ours en peluche, certains avec des couleurs plus vives que d'autres ainsi que des petits napperons cousus main avec pour la plupart des motifs floraux. "Ouaaaah!
- C'est moi qui les ai faits, répondit le passeur d'une voix presque inaudible. Il avait peur de la réaction de Shouyou.
- Tout ça?"
Tobio hocha la tête avant de voir le roux se ruer sur un des ours en peluche pour le caliner."Ils sont trop, trop mignons, j'adore!
-Hein?" Il ne s'attendait pas à ça.
- J'aime ce qui est mignon, expliqua Shouyou en souriant, même si au fond de moi, je pense que tu es plus mignon que toutes ces peluches réunies."
Tobio ne savait plus quoi dire, ce que venait de déclarer Shouyou le rendait heureux...et un peu embarassé aussi. Il décida de lui confier alors son plus grand secret en lui présentant son ours en peluche orange : " Voici la première peluche que j'ai faite. J'avais cinq ans quand je l'ai fabriquée", il inspira légèrement avant de continuer," comme je n'arrivais pas à me faire des amis, j'ai demandé à ma mère de m'apprendre à coudre pour que je m'en fasse un."
Tobio détourna son regard, la suite allait être particulièrement gênante : "Je lui confie tout ce que je ressens lorsque j'arrive dans ma chambre après le lycée et...Je l'ai baptisé Shouyou parce que tu as été mon...Premier ami."
Après cela, le numéro 9 se tut.
Shouyou le regarda un moment. Pauvre Tobio. Il avait oublié que le passeur avait d'énormes difficultés de communication. Le roux tentait de faire en sorte que celui-ci se sociabilise un peu mais maintenant il découvrit à quel point cela était dur pour lui. Donc je suis son premier ami? Ces mots le touchèrent profondément. Shouyou prit doucement la peluche des mains de Tobio, il la prit dans ses bras avant de déclarer :" Bonsoir Shouyou, à partir de maintenant, je vais te remplacer. Je vais veiller sur Tobio à ta place." Il posa la peluche sur le bureau sous l'oeil médusé de Tobio avant de ranger son coffre sous le lit. Le roux poussa ensuite doucement le plus grand sur le lit. "Prends-moi dans tes bras comme tu le ferais avec ton ours." Tobio s'exécuta et Shouyou se retrouva la tête posée contre le torse de celui-ci .
Le roux dit en se blotissant davantage contre lui : "Tu sais, maintenant tu peux me confier tout ce que tu ressens, tes joies, tes peines, tout. Je serai ton ami, enfin," il rougit "je veux devenir beaucoup plus, si tu le veux bien."
Tobio lui caressa les cheveux en souriant : "Ce sera avec plaisir, Shouyou."
Shouyou sourit : "Ouaiiis! Au fait, il y a autre chose que je devrais savoir sur toi?
- Je fais la manucure de ma mère de temps en temps.
-Ah ça explique pourquoi tu arrives si bien à te limer les ongles durant l'entrainement. Pour ma part, tu as pu voir que je peux cuisiner mais je pense qu'on a maintenant tout le temps d'apprendre l'un de l'autre, non? "
Tobio le regarda, interloqué. Depuis quand Shouyou était-il si mature?
"Quelque chose ne va pas, Tobio?
-Euh, non rien."
Shouyou se rapprocha davantage de lui pour capturer doucement ses lêvres :"Je t'aime Tobio.
- Moi aussi Shouyou."
Ils partagèrent un long et tendre baiser avant que le roux le rompit en murmurant à l'oreille de Tobio : "Tobio, j'ai envie de toi." Il lui lécha le lobe de l'oreille, ce qui fit frissonner le passeur.
"Ma mère ne reviendra certainement pas ce soir, donc on peut le faire.
- Cela ne te dérange pas si c'est moi qui..." Tobio secoua la tête. Il savait très bien que d'habitude, ils se seraient querellés pour ce genre de choses mais là : "Montre-toi tel que tu es, Shouyou. Je suis tout à toi."
Oh là là, il sait vraiment trouver les mots. "C'est de la triche, Tobio."
Le numéro 9 laissa le roux déboutonner sa chemise avant d'enlever son t-shirt. Shouyou se lécha rapidement les lèvres avant d'attraper un téton dans sa bouche tout en titillant l'autre de ses doigts. "Oh, Shouyou..." Mmmm, depuis le temps que je voulais les gouter. Un petit cri retentit. Tiens, Tobio a l'air d'être sensible à cet endroit. Le roux donna un petit coup de langue. "Oh!" Continue de gémir, Tobio, tes cris sont vraiment beaux à entendre. Celui-ci avait plongé les mains dans les cheveux roux pendant que celui-ci alternait ses caresses en utilisant ses doigts qui pinçaient légèrement et sa bouche qui suçotait les petits bourgeons avec délice, Tobio se laissa dériver au fur et à mesure que Shouyou embrassait et caressait chaque parcelle de sa peau, allant et venant sur son torse.
Il se sentait assez vite à l'étroit dans son pantalon. Le roux aussi d'ailleurs. "On va se mettre plus à l'aise, proposa-t-il. Ils se déshabillèrent avant que Shouyou se mit au-dessus de Tobio, frottant doucement son bassin contre le sien tout en s'emparant des lèvres de son partenaire.
Leurs mouvements devinrent de plus en plus erratiques au fur et à mesure que leur baiser s'approfondissait. Tobio avait enroulé ses longues jambes autour de la taille de Shouyou pour plus de contact pendant que celui-ci continuait à bouger, s'abreuvant des soupirs qu'il entendait contre ses lèvres. Le roux s'arrêta cependant et se dégagea pour prendre un tube de la poche de son pantalon laissé à terre. Tobio lui lança un regard interrogateur. "Je..., fit-il en rougissant, euh, quand tu m'as dit hier que tu m'invitais, j'ai pris ça au cas où...C-c'est du lubrifiant. J-je l'ai commandé secrètement sur Internet et...
-Je vois. Tu sais comment t'en servir?
- O-Oui, répondit Shouyou en rougissant davantage." Là, il va vraiment voir que je suis un pervers, j-je l'utilise sur moi, p-pour mes doigts afin de..."
Tobio lui posa un baiser sur le front en lui prenant le tube. "Que...?" Il enduisit ses propres doigts. "Tobio, qu'est-ce que tu fais?" Celui-ci écarta les jambes avant d'approcher un de ses doigts de son intimité."Cela ne se voit pas, non?, fit-il d'un ton amusé que Shouyou ne connaissait pas, maintenant, tais-toi et regarde."
Shouyou contempla son futur amant en train de se préparer juste devant lui. Tobio le regardait, les yeux océans voilés par le plaisir, un sourire alangui aux lèvres, le visage légèremenr rougi. Il est vraiment splendide. "Ce n'est pas que je...ne voulais pas que tu me fasses...Ah!...Ça, fit Tobio en haletant tout en continuant ses va et vients, mais je pensais que tu aimerais...Mmmm...Me voir...Ainsi, hein, Shouyou?
-Oh ouiiii." fit le roux en se touchant. Purée, je ne vais pas tenir s'il continue.
Tobio poussa un cri lorsqu'il toucha un point sensible. C'est bon. Il s'allongea pendant que Shouyou s'approcha de lui pour se positionner, mettant les jambes de Tobio sur ses épaules, et lubrifiant ensuite son propre membre. Le numéro 9 ne put s'empêcher de le trouver beau ainsi, dans son désir et sa détermination à lui faire du bien, cela dit, pour lui, Shouyou était toujours magnifique.
Il serra les dents pendant que le roux le pénétrait. C'était un passage obligé, il le savait mais la douleur était présente. "Ça va, Tobio?, fit la voix inquiète de Shouyou. Il hocha la tête. Le roux attendit que Tobio s'ajuste un peu. La chaleur présente à l'intérieur de son amant lui montait à la tête mais il devait patienter, attendre que Tobio ait moins mal.
Celui-ci lui donna le feu vert posant une main sur une des épaules du roux qui commença à bouger lentement. Tobio sentit la douleur se métamorphoser petit à petit en plaisir pur au point de demander à son amant d'aller plus vite ce qu'il fit. Shouyou commençait à perdre progressivement pied, il ne cessait de regarder Tobio qui criait de plus en plus, gémissant son nom d'une manière si vulnérable, son visage exprimant un total abandon. Il voulait savoir ce qu'il ressentait, l'entendre de vive voix. "Tu...aimes ça, Tobio?
- Oui, Shouyou, oui..., fit-il en entrelaçant les doigts aux siens, vas-y plus fort maintenant."
Un changement d'angle lui fit perdre momentanément la voix. C'était bon, trop bon, si Shouyou continuait comme ça, une main toucha son..."Shouyooouuu!. Celui-ci imprimait des vas et vients de plus en plus rapides aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Tobio ne tint plus.
- Ah, To...bio, at...tends, ne te resserre...pas comme... ça, sinon je vais...Aaah!"
Ils vinrent tous les deux, Shouyou se déversa en Tobio et celui-ci dans la main du roux ainsi que sur leurs deux ventres peu de temps après. "Ouaaah!", fit Shouyou après s'être retiré.
Tobio hocha la tête en reprenant son souffle. "Oui, c'était..." Il en était totalement retourné. "On prend un bain?" Le roux hocha la tête.
Shouyou se prélassait dans la baignoire avec délice, Tobio étant en train de se reposer tranquillement derrière lui, les bras encerclant sa taille. Le numéro 10 l'avait aidé à se nettoyer avec amour et tendresse et maintenant il était en train de se détendre avec son petit ami (car il pouvait le considérer ainsi), dans ses bras. Tobio ne pouvait pas rêver de mieux.
"Au fait, lui demanda Shouyou, comment tu as appris à faire euh...Tu sais?"
Le passeur comprit ce qu'il insinuait : "A l'époque où j'étais à Kitagawa Daiichi, j'ai surpris Oikawa-san le faire aux vestiaires devant Iwaizumi. Il m'avait remarqué cependant ce qu'il ne l'avait pas empêcher de dire tout ce qu'il faisait assez fort pour que je l'entende."Il poussa un soupir."A mon avis, la situation entière l'excitait, c'est pour ça que je te dis que tu n'es pas un pervers, Shouyou. Et puis, en l'observant, continua-t-il en serrant tendrement le roux contre lui, je me suis dis que cela me serait utile plus tard, la preuve."
"C'est tout Tobio, ça." pensa Shouyou en souriant. Il l'embrassa. "Je vais appeler ma mère pour lui dire que je ne rentre pas. Je lui dirai que tu m'aides pour le festival de l'école. Ma classe veut faire une maison hantée et je dois être un des monstres.
-Je vais faire ton costume si tu veux, ma classe veut faire un café avec pour thème le chateau de Versailles. Je vais me proposer pour faire les costumes, je n'ai plus à me cacher maintenant."
Ils sortirent de la salle de bain, se séchèrent et s'habillèrent. Les deux garçons passèrent une partie de la soirée à discuter du festival puis de tout et de rien, heureux de s'être trouvés.
Voilà pour ce chapitre, la suite se passera au festival de l'école.
