Salut tout le monde !

Mer revoici ! Merci pour votre impatience, notamment la guest qui m'a fait rire (et m'a mis la pression quand même un peu lol) ! Bref... J'ai eu un peu de mal à revenir dans le monde réel après cette magnifique convention... J'ai pu dire à Lana tout ce que je voulais et même lui demander un câlin. Je peux donc mourir tranquille ;-)

Si vous voulez plus de détails, je vous raconterai en MP, mais rapidement, j'ai particulièrement apprécié le fait qu'elle ait remarqué des drapeaux gays dans la salle. Elle a aussi dit qu'elle ferait part aux auteurs de notre souhait de voir le SQ dans la série... C'était vraiment bien...

Donc, voilà, j'avoue que me remettre à l'écriture, c'était difficile donc je suis désolée mais ça aura donc été 15 jours et non pas 10 comme j'espérais...

Rapidement, je réponds à la guest Raphi5930 : merci pour ton accueil !

Pour répondre au petit jeu du précédent chapitre : le fait que Regina lui permette de voir ses parents dans son miroir était inspiré de la Belle et la Bête. Mais bon, c'était un détail !

Enfin, dernier point : je pense que je m'étais mal exprimée sur le précédent chapitre : Emma ne pardonne pas à Regina de l'avoir violée. Elle s'en veut juste d'avoir ruiné toute nouvelle tentative d'évasion. Elle ne ressent encore rien pour Regina. Je ne veux pas qu'elle ressente le syndrôme de Stockholm tout de suite...

Ce chapitre est un tout petit peu plus court que les précédents, mais il y a plus d'action alors vous ne m'en voudrez pas ;-) J'espère que ça vous plaira...

Bonne lecture et on se retrouve en bas !


La délégation

Des jours durant, l'image oppressante de ses parents tarauda l'esprit d'Emma. Elle ne pouvait s'empêcher de les revoir, assis sur ce trône, impuissants et affaiblis, et cette vision la torturait. Elle n'arrivait pas à penser à autre chose, et ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable de les avoir placés dans cet état. Régulièrement, les larmes lui venaient, et elle les laissait couler. Sentir la chaleur de ces gouttes sur ces joues lui rappelait qu'elle est encore un peu vivante.

Quand elle ne pensait pas à ses parents, son esprit était envahi par la Reine. Elle ne la comprenait pas et cela la perturbait. Si seulement elle savait ce que la souveraine comptait faire d'elle, elle aurait pu anticiper les coups et se battre. Mais son étrange comportement intriguait la princesse. Pourquoi l'avait-elle torturée, si elle la soignait quelques temps après ? Pourquoi la maintenait-elle enfermée, si elle lui permettait d'utiliser son miroir personnel ? Et surtout… que signifiaient ces étranges regards dès que la reine posait les yeux sur elle ?

Régulièrement, elle repensait aussi à sa tentative d'évasion manquée. Elle maudissait cette impulsivité qui l'avait toujours caractérisée. Son caractère fonceur lui était souvent bien utile, mais pas ici, dans ce château. Elle aurait dû profiter de la confiance naissante de la reine à son égard pour étudier l'enchevêtrement des portes et escaliers au lieu de foncer tête baisser sans stratégie.

Ses réflexions n'étaient qu'occasionnellement interrompues par un cri de prisonnier, le passage d'un garde, ou, plus rarement, une visite d'Henry lui apportant nourriture, eau, ou même une simple conversation. Ces visites étaient indispensables à l'équilibre mental d'Emma, qui ne manquait pas à chaque occasion de le remercier et de lui conseiller la prudence, ce qui avait fait rire le vieil homme, un soir :

- Tu me conseilles d'être prudent ? dit-il en riant.

- En effet, qui sait ce dont la reine serait capable si elle apprenait que vous m'aidez ainsi ?

Henry se fit plus sérieux avant de répondre :

- Je sais ce que je fais, Emma. Si je ris, c'est que je suis frappé par votre bonté. Vous risquez bien plus que moi, et je le regrette, croyez-moi. Vous ne pensez pas à ce que vous, vous risquez et vous me conseillez d'être prudent alors que c'est vous qui êtes enfermée dans ces cachots. Je suis touché, princesse…

La bonté de la princesse avait traversé les royaumes. La rumeur de son extrême gentillesse mêlée d'un sens aigu de la justice avait fait son chemin jusqu'au Royaume Noir, mais Henry semblait la redécouvrir chaque jour. Et chaque jour, il en était de plus en plus convaincu : cette princesse serait celle qui sauvera sa fille.

Il en avait eu la conviction un matin, quand il avait voulu soigner sa cheville blessée :

- Ce n'est plus la peine, avait dit Emma en enlevant sa chausse pour lui montrer.

- Mais, comment cela est-il possible ? Ce n'est quand même pas mon onguent qui…

- Non, avait-elle rit. Je ne sais l'expliquer mais il se trouve que votre fille, à défaut d'être une bonne souveraine, est une bonne guérisseuse.

Henry avait mis un moment à comprendre, mais quand il avait relevé le regard, il n'avait plus eu le moindre doute : Regina n'aurait jamais fait cela pour aucun de ses prisonniers. Aux yeux de sa fille, Emma était spéciale, unique… Et c'est cela qui la sauvera.

- A-t-elle dit quelque chose : un mot, une explication…? avait-t-il demandé, l'espoir ayant envahi son cœur.

- Elle n'a rien dit du tout… Elle a même dit qu'elle ne savait pas pourquoi elle faisait cela.

Ce jour-là, Henry était reparti le cœur plus léger.

Quand Henry ne lui changeait pas les idées, Emma dormait, mangeait, pensait. Tous les jours et toutes les nuits se ressemblaient.

Cela faisait maintenant une semaine qu'Emma n'avait pas vu la reine.

oOo

Cela faisait maintenant une semaine que Regina refusait de rendre visite à la princesse.

Elle mourait d'envie de retourner auprès d'elle, depuis ce remerciement sincère quand elle l'avait soignée. Mais elle savait que la douleur en la voyant serait trop forte. Elle ne pourrait pas se tenir à ses côtés et la traiter comme une prisonnière.

Après tout, elle était la reine, elle aurait pu la contraindre à nouveau, elle aurait pu l'attacher et la posséder encore et encore. Mais elle s'y refusait. Ce n'était pas ainsi qu'elle voulait la toucher et l'embrasser. Elle voulait qu'Emma la touche et l'embrasse, d'elle-même et sans être forcée.

« As-tu des sentiments pour la princesse ? ». La question pourtant toute simple de son père tournait en boucle dans sa mémoire, comme une petite voix discrète mais omniprésente. La naïveté de son père la faisait sourire. Des sentiments ? Impossible… L'amour était un mot banni de son vocabulaire depuis des années, et elle s'en glorifiait. Jamais elle ne s'abaisserait à ressentir quelque chose d'aussi vulgaire que l'amour. C'était bon pour les paysans, pas pour une reine. Une reine prenait ce qu'elle voulait, sans s'encombrer des telles sensations épuisantes.

Pour autant, Regina n'arrivait pas à se convaincre elle-même. La petite voix lui soufflait à l'oreille qu'elle appréciait sa force, et qu'elle admirait son courage. Pourquoi ne l'avait-elle pas tuée quand elle a essayé de fuir ? Pourquoi l'avait-elle soignée ? Pourquoi son regard émeraude venait jusque dans son lit envahir ses rêves ?

oOo

Un matin, Emma fut réveillée par des petits coups frappés sur les barreaux de sa cellule. Quand elle ouvrit les yeux, elle eut l'agréable surprise de découvrir un Henry Mills enjoué.

- Princesse, réveillez-vous ! Je suis venu dès que j'ai su : vos parents arrivent ! Ma fille vient de l'apprendre par un de leurs messagers…

Les yeux pourtant encore embués de sommeil, Emma reprit rapidement ses esprits à l'entente de ces mots.

- Quoi ? Mais… comment ?

- Ils laissent une dernière chance au Royaume Noir. Avant de déclarer la guerre, ils envoient une délégation cet après-midi afin de discuter des termes d'un éventuel traité de paix ! Tout va bien se finir, Emma, j'en suis sûr !

- Je l'espère, dit-elle, moins convaincue.

Toute la journée, Emma tourna dans sa cellule, le cœur battant et le cerveau en ébullition. Que pouvait-elle faire pour faciliter la réussite de cette mission diplomatique ? Si seulement Ruby parvenait à lui donner des informations et une action à réaliser... Elle se sentait tellement inutile, au fond de ce cachot…

La délégation annonça son arrivée quelques heures plus tard par trois coups d'olifant soufflés devant le château. Aussitôt, le pont-levis s'abaissa et quatre cavaliers suivis d'un magnifique loup gris s'engouffrèrent au cœur de la forteresse.

Le roi et la reine du Royaume blanc, en armure argentée étincelante frappée aux armes de leur monarchie, descendirent de leur monture, imités par les deux chevaliers qui se postèrent derrière eux dans une attitude protectrice. Les quatre militaires étaient éblouissants de beauté et de jeunesse. Vêtus de leur casque, personne ne pouvait deviner leurs traits tirés par la fatigue et l'inquiétude. Seule se dégageait une impression de puissance, rendue encore plus forte par la lumière du soleil qui se reflétait dans leurs cuirasses.

Arrivés devant la salle du trône de la reine, un des gardes fixa le loup et dit :

- Ces animaux ne sont pas tolérés dans la salle du trône. Laissez-le ici.

- Ce loup fait partie de la délégation. Il a fait le voyage jusqu'ici, il entrera avec nous, rétorqua Snow en s'avançant d'un pas en direction des portes d'entrée.

Mais à peine avait-elle fait un mouvement que les deux gardes encadrant la lourde porte croisèrent leurs lances, l'empêchant de faire un pas de plus.

- Ce… loup… n'entrera… pas.

Snow s'apprêtait à répondre quand le prince prit la parole :

- Très bien. Puisqu'il en est ainsi…

Et à ces mots, il se tourna vers le loup et secoua rapidement la tête. L'animal comprit immédiatement et s'assit, immobile, tandis que les quatre humains franchissaient les lourdes portes qui venaient enfin de s'ouvrir dans un bruit sourd.

oOo

Si la délégation du Royaume Blanc étincelait de lumière, la reine du Royaume Noir en était alors l'exact opposé. Eblouissante de beauté sombre, elle se tenait debout devant son trône, le corps moulé dans une robe du même noir que ses cheveux et que ses yeux. Snow et Charming retinrent leur souffle devant l'apparition. Ils n'avaient pas vu la souveraine depuis des années et il leur semblait qu'elle n'avait pas changé d'un pouce. Aussi charismatique et aussi belle que dans ses souvenirs, Snow sentit ses terreurs d'enfant prendre possession de son corps. Elle se mit à trembler imperceptiblement. Charming, sentant la fébrilité de sa femme, lui prit la main et ils continuèrent à avancer vers le trône, du haut duquel Regina les fixait, les yeux perçants et un imperceptible sourire aux lèvres. Sa position en hauteur lui apportait un charisme supplémentaire, et bien que confiants en passant les portes de la salle, plus ils s'avançaient vers le trône, plus leur assurance s'envolait.

- Snow, Charming… Quelle agréable surprise… lança-t-elle, ironique, d'une voix puissante. Que me vaut donc l'honneur de cette visite ? J'imagine que ce n'est pas une visite de courtoisie.

- Regina…, commença Charming d'un ton qu'il voulut assuré. Nous venons en paix, afin de te proposer un traité de paix.

- Un traité de paix ? interrogea ironiquement la reine. Mais la guerre n'est même pas encore commencée…

- Si nous pouvons l'éviter, nous le ferons. Une guerre ne serait bonne pour aucun de nos peuples. Mais à une condition…

- « A une condition » ? Parce que vous pensez avoir les moyens de fixer les termes ? lança Regina, refusant de se faire voler la conduite de cette discussion. Parlons un peu de chiffres voulez-vous… Combien avez-vous de soldats ? Un millier… deux … ? J'en ai le double. Vous n'avez pas la moitié de ma puissance militaire…

- Les lycanthropes se sont ralliés au Royaume Blanc, coupa Snow. Avec eux à nos côtés, vous ne pourrez…

- Ahahaha !, éclata-t-elle de rire. Parce que vous croyez vraiment qu'une bande de chiens gâleux peut rivaliser avec ma magie ? Tu as dû oublier à quel point elle était puissante, petite Snow… dit-elle en descendant de l'estrade et en s'approchant à pas lents de la délégation.

Le cœur de la reine blanche s'emballa, et elle se pétrifia de peur. Elle se força à se ressaisir et à se rappeler le but de leur visite au cœur du royaume noir.

- Notre condition, donc, est de récupérer notre fille saine et sauve. C'est à cette condition, et uniquement à cette condition que nous ne vous déclarerons pas la guerre…

- Mais c'est qu'elle a bien grandi… Où est donc la petite fille apeurée que j'ai connue ? minauda Regina qui se trouvait maintenant à un pas de son adversaire.

Sans même s'en rendre compte, les quatre personnages s'étaient mis à reculer imperceptiblement.

- Des années sans se voir et te voilà toute transformée… Je suis déçue, j'ai raté toutes ces belles années auprès de toi. Tu aurais pu tant m'apprendre, on aurait pu tant partager… J'aurais tant pu te détruire, comme tu m'as détruite !

Regina hurlait maintenant, devant les yeux effrayés de son ancienne ennemie, bien incapable du moindre mouvement. Elle continua :

- Mais maintenant, plus rien n'a d'importance car je tiens enfin ma vengeance ! Je détruirai le bonheur de ta fille comme tu as détruit le mien !

- Regina, nous n'étions que des enfants, ne mêle pas ma fille à cela, supplia Snow qui ne pouvait empêcher ses larmes de couler.

- Nous étions des enfants mais tu as détruit ma vie ! Et pour cela, je ne te le pardonnerai jamais !

Snow s'agenouilla devant la reine et dans un torrent de larmes, l'implora :

- Alors, dans ce cas prends-moi. Libère ma fille, et prends-moi à sa place.

Le proposition était alléchante, se surprit à penser Regina.

- Hum… fit-elle semblant de réfléchir. C'est intéressant. Mais je vais devoir décliner cette offre. Ta fille m'offre bien plus de jouissances que tu ne pourrais le faire. Tu n'es pas aussi jeune et jolie qu'elle…

Si elle devait être honnête, Regina devait avouer que la perspective de relâcher sa douce Emma ne lui avait pas traversé l'esprit un instant. Et sa vengeance n'était qu'encore meilleure quand elle voyait dans quel état de souffrance elle mettait son ennemie de toujours.

- Je t'en supplie, Regina, libère mon enfant…

- Ton enfant, ton enfant… Si mes souvenirs sont exacts, avec ce que je lui ai fait, elle n'est plus vraiment une enfant

Regina savait comment faire mal et s'y prenait particulièrement bien. Comprenant ce que sa petite fille avait subi, Snow s'effondra aux pieds de Regina. C'en fut trop pour le prince qui bondit et approcha sa dague à quelques centimètres de la gorge de la reine qui ne cilla même pas.

- Dois-je te rappeler que tu es dans mon château, entouré de mes gardes, et que j'ai la pleine jouissance de ma magie ? dit-elle calmement. Es-tu inconscient ou tout simplement suicidaire ?

- Qu'as-tu fait à notre fille ? souffla-t-il. Rends-la-nous ou…

Et sans finir sa phrase, il appuya sa lame contre le cou délicat de la souveraine, où perla une goutte rouge. Sans se précipiter, elle amena sa main à sa gorge et observant le rouge sur son doigt, elle dit :

- Tt –tt – tt, ça, tu n'aurais pas dû, Prince…

Puis, tout s'enchaîna. Dans un mouvement d'une rapidité qui les surprit tous, elle leva les bras, envoyant le prince s'écraser contre le mur du fond de la salle du trône. Au même instant, la porte s'ouvrit et un des deux gardes cria :

- Le loup s'est échappé, Majesté !

- Le loup ? Quel …

Puis, comprenant enfin, elle hurla, comme prise d'un accès de démence :

- VOUS AVEZ LAISSÉ ENTRER UN LYCANTHROPE DANS LE CHÂTEAU, ESPÈCE D'IMBÉCILE ?

- Ma Reine, je ne savais pas, pardon…

Mais toutes les excuses du monde n'auraient pu racheter les actes irréfléchis du soldat qui n'entendit qu'un cri rageur avant de s'écrouler. Il était mort avant de toucher le sol.

La reine avait les joues rosies par la colère et ses yeux étaient encore plus noirs qu'à leur arrivée dans la salle. Doucement, elle leva sa main, et laissa échapper les cendres du cœur du malheureux, en fixant droit dans les yeux le couple royal.

Elle reprit d'un ton doux mais qui ne trompa personne, la colère déformant ses traits.

- Imaginons, je dis bien imaginons, que ce loup se soit enfui sans votre consentement ni votre ordre. Devrais-je alors prendre cela comme une trahison ? Ou bien considérez-vous alors ceci comme une déclaration de guerre ?

Et à ces mots, une boule de feu apparut dans sa main droite. Snow et Charming eurent à peine le temps de se pencher en avant qu'elle avait déjà été envoyée vers un de leurs deux fidèles chevaliers. Le corps du pauvre homme implosa en des milliers de fragments carbonisés.

- Puisque c'est ainsi, la guerre vous sera déclarée demain à la première heure, dit Charming, souhaitant rester officiel malgré la peur qui lui broyait les entrailles.

- Mais avec grand plaisir…


Vous avez aimé ? Dites-moi tout :-)

Des bisous et à la semaine prochaine !

A suivre : Emma retrouve une amie mais en perd un autre...