Bonjour tout le monde !
Merci beaucoup pour vos reviews (encore une fois : merci à Greidamanga pour ses supers reviews) pour le chapitre précèdent ! De plus en plus de vue sur les nouveaux chapitres, ça fait plaisir !
Rien ne m'appartient
Bonne lecture !
Alita reprit connaissance dans une pièce sombre, un cachot aux parois de pierre, éclairé par une unique torche en face de la portes, derrière elle. Une douleur sourde pulsait dans sa nuque et ses bras la faisaient souffrir. Elle était accrochée au plafond par les poignets. Ses liens, en métal, étaient juste assez longs pour que ses pieds puissent toucher le sol si elle se tenait sur la pointe des pieds. Ses mains était maintenues paume contre paume. Ses ravisseurs avaient sans doute peur qu'elle ne projette une boule de feu avec ses mains. Aussi ses chaines étaient extrêmement serrées pour l'empêcher de dégager ses paumes, elles la faisaient souffrir. Elle ne savait de toute façon pas lancer de boule de feu. Par contre elle pouvait manipuler, même sans ses mains, la flamme de la torche. Elle n'en voyait cependant pas l'utilité dans ce cachot aux parois de pierre. Elle ne portait plus son armure, uniquement sa tunique et son pantalon. A sa droite, Théo était attaché dans la même position, inconscient. Lui non plus ne portait pas son armure, il n'avait plus que son pantalon.
- Théo, Théo réveille-toi.
Le paladin ne bougea pas. Alita songea à ses autres amis, elle espérait qu'ils étaient libres, sains et saufs quelque part à l'extérieur de ce cachot. Elle avait vu Bob se faire attaquer par un aigle et Shin se prendre un éclair mais il lui semblait que Grunlek n'avait pas été blessé. Elle espérait que le nain avait pu secourir le mage et l'archer, que leurs blessures n'étaient pas trop grave.
Elle se souvint des paroles de Bob, on allait essayer de briser leurs âmes, ils allaient être torturés. La peur l'étreint, mais elle refusa de céder à la panique. Ses amis étaient vivants, ils allaient venir les sauver. Il fallait qu'elle s'accroche à cette idée, sinon le mage aurait déjà gagné. La première chose à faire était de réveiller Théo, il aurait peut-être une idée pout les sortir de ce mauvais pas.
- Théo, il faut vraiment que tu te réveilles, j'ai besoin de toi. Aller Théo. Réveille-toi !
Après plusieurs minutes, Alita s'apprêtait à abandonner, lorsque Théo ouvrit les yeux, avec difficulté. Elle continua de l'appeler, plus doucement, pour l'encourager à se réveiller.
- Qu'est-ce que… Où est-ce qu'on est ?
- Je sais pas, on a été capturé par les aigles, mais je sais pas où ils nous ont emmenés. Avec un peu de chance on est dans la maison dont Enoch a parlé et les autres ne vont pas tarder à nous retrouver. Il faut qu'on sorte de là, Théo. Tu as entendu ce qu'a dit Bob, il faut qu'on sorte au plus vite.
- Pour l'instant je vois pas trop ce qu'on peut faire. Tu peux te libérer avec des flammes ?
- Je peux m'enflammer, mais j'en vois pas l'utilité, les liens sont en métal. J'arriverais jamais à les chauffer assez. Sinon, je peux éteindre la torche mais à part nous plonger dans le noir… Et toi, tu peux invoquer la foudre ?
- Pas en intérieur, non.
- Ah, oui, évidement un cumulonimbus, ça tient pas en intérieur.
- Hein ?
- Un nuage d'orage, laisse tomber. On fait quoi alors ?
- Pour l'instant, rien. Je vais méditer pour récupérer ma magie. Tu devrais te reposer aussi. On va pas nous laisser seul dans ce cachot pour l'éternité, ils vont vouloir des informations ou je ne sais quoi. On verra quand ils viendront, on pourra peut-être faire quelque chose.
- Quand ils viendront…
Elle tremblait à cette idée, qu'allaient-ils leur faire ?
- J'ai peur, Théo.
Théo ne savait pas quoi faire, pourquoi Grunlek ou Bob n'étaient jamais là quand il avait besoin de lui ? S'il avait pu, il lui aurait tapoté le dos. A la limite il l'aurait prise dans ses bras. Mais là, il ne savait pas quoi dire.
- Ca va aller, Alita. On va s'en tirer. Et puis les autres vont bien finir par arriver. Repose-toi maintenant.
Elle tenta de se reposer. Mais la peur et la position inconfortable dans laquelle elle était maintenue l'en empêchèrent. Théo lui, méditait depuis ce qui lui semblait être des heures. Et c'était peut-être le cas, elle n'avait aucun moyen de mesurer le temps. Elle s'agitait inutilement sur ses liens, ne réussissant qu'à se blesser plus les poignets, lorsqu'une lumière lui parvient par-dessous la porte. Elle entendit un bruit de serrure. Une serrure en plus de leurs liens ? Ce mage était vraiment du genre prudent. La porte s'ouvrit en grinçant. Un homme de faible stature entra dans la pièce. Alita avait envisagé d'utiliser la torche de l'homme pour le bruler, mais il l'avait laissé à l'extérieur de la pièce sur un support. Théo, n'ouvrit pas les yeux, mais elle sentait qu'il s'était tendu, il ne méditait plus. L'homme se rapprocha d'eux. Il avait la peau pâle, des cheveux long et un bouc noir*. Il tenait une gourde dans sa main.
- Bien, vous êtes réveillés, très bien, susurra celui qui venait d'entrer. Venez m'aider vous autres !
Deux gardes, des colosses, répondirent à son appel. L'homme désigna Théo.
- Commencer par celui-là.
Les gardes, actionnèrent un mécanisme de l'autre côté de la porte. Les chaines de Théo tombèrent au sol. Le paladin retomba sur ses jambes, tituba mais tint bon et sauta sur l'homme avec visiblement l'intention de lui briser le cou. Les deux gardes l'en empêchèrent, le maintenant fermement à genou, les bras dans le dos.
- Voyons ça ne sert à rien du lutter, bientôt vous comprendrez…
L'homme enleva le bouchon de sa gourde. Un des deux colosses maintint la tête du paladin en arrière tandis que l'homme lui versait le contenu de la gourde dans la bouche. Le garde força Théo à avaler. Le paladin se mit à grogner sous l'effet de la douleur. Alita le voyait blêmir, il semblait souffrir énormément. Alita criait après les trois hommes, tentait de se libérer pour aller aider son ami, mais rien n'y fit. Un garde continuait de maintenir Théo mais il cessa rapidement de se débattre. L'autre garde retourna actionner le mécanisme. Les chaines de Théo se tendirent et le paladin se retrouva à nouveau accrocher par les poignets au plafond. A moitié conscient.
- A elle maintenant
A son tour, elle senti ses liens tomber. Ses jambes ne réussirent pas à la porter, elle tomba sur le sol. Elle ne tenta pas de se relever, une autre idée en tête. Lorsque les deux gardes et l'homme au bouc furent suffisamment près, elle s'enflamma entièrement. Les trois hommes reculèrent précipitamment, brulés. Elle ne pouvait maintenir ce niveau de magie longtemps, elle se jeta donc sur l'homme afin de lui infliger le plus de blessure avant que ses flammes ne s'éteignent. Mais ses Chaine la retinrent en arrière. L'homme et les gardes étaient hors de portée. Néanmoins l'un des colosses criait en se tenait le bras, elle l'avait blessé en s'embrasant. Elle aurait voulu maintenir ses flammes plus longtemps pour tenir les tenir éloignés tandis qu'elle libèrerait Théo, mais elle était trop faible et ses flammes s'éteignirent. Le garde qui n'avait pas été blessé la frappa violement au visage, elle senti sa lèvre se fendre et sang couler sur son menton. Il la remit à genou tandis que l'homme au bouc ouvrit à nouveau sa gourde. L'autre garde se tenait se tenait toujours le bras. Encore sonnée, elle senti un liquide brulant couler dans sa gorge. Une douleur au ventre la fit hurler de douleur. Elle avait l'impression que ses entrailles étaient en feu et, surtout, elle sentait sa magie se déconnecter d'elle. Elle se sentait subitement très faible. Elle sentie à peine ses bras se tendre à nouveau au-dessus de sa tête et ne vit pas les hommes repartir.
- Alita, reste consciente ! Il faut que tu luttes !
Théo vit, impuissant, la jeune elfe perdre connaissance à ses côté. Il était lui aussi très faible. Il ignorait ce qu'on venait de leur faire boire, mais il ne ressentait plus la présence de la Lumière en lui. La magie accordée par sa foi avait disparu. Le but de cette boisson était surement de les priver de leur magie pour les empêcher de retenter ce qu'Alita venait de faire. En repensant à la tentative, il ne put s'empêcher de sourire, cette petite avait du cran.
Il la regarda gémir doucement dans son inscience pendant ce qui lui sembla être une éternité. Il aurait pu méditer mais cela n'aurait servi à rien, pas avant que l'étrange boisson est cessé son effet. Alita fini par revenir à elle.
- Théo, je… je ne sens plus ma magie… Le Feu en moi… il a disparu… Je ne ressens plus sa puissance…
- Je sais Alita, je ne ressens plus la Lumière en moi non plus. Ça doit être l'effet de ce qu'il nous a fait boire. Ça ne durera pas, ne t'en fait pas.
- Je ne me suis jamais sentie aussi démuni, j'ai l'impression de n'avoir aucune défense, d'être nue.
- En même temps, tu t'es immolé avec tes vêtements, et du coup… Théo eu un petit rire idiot.
Alita baissa les yeux sur ses vêtements, presque entièrement brulés, ils tombaient en lambeaux. Habituellement, elle enflammait son épée ou son armure ignifugée, ce qui protégeait ses vêtements. Dans d'autre circonstance elle aurait rougit, dans d'autre circonstance Théo se serai moqué. Mais ils pensaient tous deux à autre chose. A présent qu'ils n'avaient plus accès à leurs magies ils n'avaient plus aucune défense. Ils avaient déjà perdu. Ils deviendraient comme les chimères qu'ils avaient combattues.
NON ! Elle se battrait ! Jusqu'au bout ! Pour survivre, pour être libre. Elle ne laisserait personne la dominer, effacer ce qu'elle est. Elle se battrait. Pour Théo, qui, elle le savait, lutterait jusqu'à son dernier souffle. Pour leurs amis, qui allaient venir les délivrer. Pour Meil, elle devait survire pour la venger. Elle n'abandonnerait pas ! Elle échangea un regard avec le paladin et lu la même détermination dans ses yeux.
Des pas approchaient à l'extérieur.
.
Grunlek regardait le soleil se lever, ses rayons se posèrent sur ses amis, les réchauffant après cette longue et froide nuit. Il avait passé la nuit à veiller sur eux, il était épuisé mais ils étaient saufs. Il les avait allongés l'un contre l'autre pour qu'ils aient plus chaud mais Shin tremblait de temps en temps. Eden dormait à ses côtés, elle avait senti son désarroi et ne le quittait plus depuis l'attaque. Il était temps de les réveiller. Théo et Alita avaient besoin d'eux.
Bob sentit une main le secouer.
- Laisse-moi dormir Théo, je suis blessé au cas où tu ne l'aurais pas remarqué. J'ai mal partout.
- Je sais, Bob, fit Grunlek d'une voie douce, mais il faut qu'on parte maintenant.
Grunlek ? Pourquoi Grunlek le réveillait-il ? Cela n'arrivait jamais, il y avait un problème. Bob ouvrit les yeux, regarda autour de lui. Shin était juste à côté. Grunlek, entre les deux, les secouaient pour les réveiller. Il ne vit ni Théo, ni Alita.
- Où sont les autres ? Pourquoi Théo ne m'a pas soigner ? Le radin. Il a utilisé sa magie sur Shin ? Ses blessures sont graves ? Mes blessures sont graves ? Combien de temps j'ai dormi ? Où…
Grunlek avait posé sa main mécanique sur sa bouche.
- Bob, si tu poses cinquante questions à la suite, je n'ai pas le temps de répondre. Les blessures de Shin sont importantes mais pas plus grave que les tiennes. Théo n'a pas pu vous soigner. Lui et Alita ont été enlevés par les aigles. Je vous ai laissés vous reposer cette nuit mais maintenant il faut partir.
- Enlevés ! Merde, merde, merde… Shin, debout ! On part !
Bob se releva, trop vite, sa tête tournait. Il avait dû perdre beaucoup de sang. Il poussa un juron, mais se resta debout. Shin aussi semblait avoir du mal à se lever mais il ne se plaignit pas. Grunlek les força à avaler un peu de mouton froid et refit leurs bandages avant de partir. Les trois aventuriers auraient eu besoin de plus de repos mais il était hors de question de retarder leur départ. Grunlek monta Lumière, tandis que Bob chevauchait Braise et Shin montait Gaïa, la jument d'Alita. Au moins, avec un cheval chacun, ils avanceraient plus vite.
Ils atteignirent un manoir perché sur le flanc de la montagne peu avant midi. Le terrain étant complétement découvert, ils ne cherchèrent pas à se camoufler pour approcher. Grunlek prépara son bouclier, Shin encocha une flèche de glace tandis que Bob se concentrait pour pouvoir lancer une boule de feu à la moindre alerte. Ils arrivèrent à la porte sans voir aucun mouvement aux fenêtres. La porte était entrebâillée, ils entrèrent, tous les sens en alerte.
Vide. Le manoir dans lequel ils espéraient trouver leurs amis était vide. Aucune trace de leurs amis. Certaine pièce, vide à présent, semblait avoir servies de laboratoire. Ils trouvèrent quelques livres, des traités de magie, d'anatomie que Bob étudia rapidement. Il y avait dans les cachots des reste d'humain et d'animaux, ceux qui n'avait pas survécut au briseur d'âme. Bob les examina, des écorchures plus ou moins importantes sur l'ensemble du corps, de nombreuses entailles, des fractures, des brulures, des marques de fouet. Ces malheureux avaient dû atrocement souffrir avant de mourir. Mais ils avaient eu de la chance, ils n'étaient pas devenu des chimères. Ils étaient encore eux-mêmes au moment de leur mort. La vision de Bob devenait flou sans qu'il comprenne pourquoi. Une larme tomba sur le corps qu'il était en train d'inspecter. Il pleurait. Il se reprit, marmonnant des jurons et se leva.
- Shin, Grunlek, on y va ! Ils ne sont pas partit depuis longtemps et puis, avec tout le matériel qu'ils devaient se trimbaler ils devaient avoir une carriole. Shin, tu peux voir si tu peux trouver des traces ? Il faut qu'on les suive.
Trop hébéter pour protester contre les ordres du mage, Shin acquiesça. Il avait vu des traces en arrivant mais n'y avait pas prêté attention. Il aurait toutefois aimé se reposer un peu, ses brûlures le faisaient souffrir, il était épuisé et il voyait bien que ses amis l'étaient aussi.
- On devrait se reposer un peu, proposa Shin. On ne sait pas où ils sont et on est tous crevés. Ici, on est à l'abri. On ne leur sera d'aucune utilité si on arrive mort de fatigue.
- Non, il faut aller les aider ! Protesta Bob. On ne sait pas à quelle distance ils sont, il n'y en a peut-être pas pour longtemps !
- Bob a raison, Shin. Si tu veux, tu monteras Lumière avec moi, tu pourras te reposer, je te tiendrais.
Seul contre deux, Shin ne protesta pas plus et refusa l'offre de Grunlek. Il ne voulait pas de traitement spécial. Il était néanmoins très nerveux et il sursautait à chaque bruit, à chaque brindille qui craque. Ils avancèrent pendant de longues heures. Les traces étaient faciles à suivre, ils progressaient rapidement.
Grunlek commençait à se demander si Shin n'avait pas eu raison en leur suggérant de s'arrêter pour se reposer au manoir. Il n'avait pas dormi la nuit dernière, ses réflexes s'en verrai amoindris en cas de combat. De plus il voyait devant lui l'archer qui ouvrait la marche et qui semblait avoir du mal à rester en selle. Shin avait été grièvement blessé deux fois en quelques jours, il faillait qu'il le protège mieux à présent. Il y avait aussi autre chose qui chiffonnait le nain.
- Pourquoi ton père nous a mentis ? Demanda soudainement Grunlek.
Cette question fit sursauter Bob.
- Je ne sais pas, ils sont peut-être partis qu'il nous ait dévoilé l'endroit où ils faisaient leurs expériences. Il cherche peut être à obtenir quelque chose du briseur d'âme et ne voulait pas nous avoir dans les pattes. Comment savoir avec un démon ?
Bob se demandait pourquoi leurs ennemis avaient quitté le manoir. Il ne comprenait pas cette décision. Il maudissait également son père de ne pas leur avoir dit qu'ils étaient partis. Il leur avait fait perdre du temps. Et il savait que chaque minute perdue représentait un risque pour leurs compagnons prisonniers.
Shin était partagé entre son inquiétude pour ses compagnons prisonniers et sa fatigue extrême. Les brulures dues à l'éclair que l'aigle avait détourné le faisaient souffrir. Il se concentrait pour ne pas s'effondrer. Il finit par se coucher contre l'encolure de Gaïa. La jument était docile elle suivrait Lumière sans s'écarter. Il se reposa ainsi, faisant confiance à ses amis pour le prévenir en cas de danger.
Au coucher du soleil, ils arrivèrent en vue d'un petit bourg au pied de la montagne. Celui-ci était très différent du village de pécheur duquel ils étaient parti quelques jours auparavant, de l'autre côté de la montagne. Il semblait plus bourgeois, rempli d'artisan et de commerce.
Les traces montraient que le convoi qu'ils suivaient depuis le manoir était entré dans le village mais ils en perdirent la trace sur la route pavée le traversait. Bob leur proposa d'aller à l'auberge du village, ils pourraient y poser des questions sur le convoi. Quelqu'un avait peut-être vu la direction qu'il avait prise. Dans le cas contraire, ils pourraient toujours se reposer et changer leurs bandages. Shin et Grunlek ne virent pas d'objection à la proposition du mage. Ils trouvèrent sans problème la charmante auberge du village. Une petite écurie était accolée au bâtiment principal, ils laissèrent leurs chevaux à l'écurie et entèrent dans l'auberge.
*Toute ressemblance avec une personne existante ou ayant existé serait purement fortuite.
Merci d'avoir lu !
J'espère que ce chapitre vous à plut ! Le suivant sortira sans doute seulement le week end prochain car je n'aurais pas le temps jeudi.
N'hésitez pas à laisser une review, je les adore (un peu comme une addiction au chocolat), même les plus négatives sont les bienvenues !
Figaro
