Max Rimberg x Fem!reader / Commande sur Wattpad
Pour faire simple, le lycée, on pouvait le séparer en trois camps distincts, même si parfois, les limites n'étaient pas si claires que ça et que chaque camp avait ses propres différences en son sein. Enfin, techniquement, d'un côté, il y avait les populaires, de l'autre, les nazes, et au milieu, tout ceux dont personne ne se souciait, mais qui étaient les plus nombreux. La cloche de la courbe de Gauss, en somme.
Toi, tu étais en plein dans cette dernière. Pas populaire, pas impopulaire, pas assez belle ou drôle pour être remarquable, mais assez pour avoir des amis – et des vrais, ce qui, pour le coup, n'était pas le cas pour tout le monde. Et tu devais tout de même avouer que quelque part, c'était rassurant, de se dire que tu pouvais te fondre dans la masse, et ne jamais être remarquée.
Sauf que, bien évidemment, les choses ne restent jamais telles qu'elles sont. Tu poussas un long soupir, avant de croiser tes bras sur ta poitrine, et finis par relever les yeux pour croiser ceux de Max Rimberg. Lui, par exemple, il faisait parti des populaire. Pas parce qu'il était riche ou parce qu'il faisait parti du club de foot tout en ayant des notes parfaites, non, lui, c'était parce que… et bien, tu pensais pouvoir affirmer que c'était parce qu'il était l'exemple typique du bad boy qui avait toutes les filles du lycée à ses pieds, plus quelques gars – et toi aussi, au passage, mais ceci n'était pas important.
Seulement, là, c'était avec toi qu'il était censé faire ce stupide devoir de math, sauf que tu refusais catégoriquement de faire le travail toute seule et qu'il ne semblait pas décidé à bouger son magnifique postérieur.
- Bon, finis-tu par dire, ne sachant pas réellement par où commencer, mais au moins cela eut le mérite d'attirer sur toi l'attention de ton partenaire. Plus vite on s'y met, plus vite c'est fini, non ?
Max fronça les sourcils, te regardant de haut en bas avant de se reculer sur sa chaise.
- Tu sais quoi ? Demanda-t-il, et tu hochas la tête négativement. Je vais te laisser faire ce truc sans moi. T'es bonne en maths, alors démerde toi toute seule.
Tu seras ta mâchoire, te penchant légèrement en avant, assez agacée, parce que ce n'était pas car tu avais un léger coup de coeur sur lui que tu appréciais qu'on te parle de cette façon.
- Le principe d'un travail à deux est de se faire à deux, grognas-tu à moitié, faisant fit de l'étonnement de Max – il ne devait pas avoir l'habitude d'être contredit. J'ai autre chose à faire que de faire ça toute seule, et t'as sûrement autre chose à faire que de rester ici toute la journée. Alors on bouge notre cul, on fait ça, et on le rend, okay ?
Pendant un instant, tu fus choquée de toi-même d'avoir réussi à balancer ça comme ça au mec qui faisait la pluie et le soleil au lycée, et qui par conséquent, pouvait te faire basculer de Léa-que-personne-ne-connaît à Léa-que-tout-le-monde-chahute. Mais étrangement, Max se mit à rire, avant de s'asseoir plus correctement sur sa chaise.
- Et bien, tigresse, je m'attendais pas à ça de ta part. Où est passée la petite fille timide qui n'ose jamais parler en classe ?
Tes joues se mirent à rougir et tu détournas le regard, avant de pousser tes feuilles pour que vous puissiez les voir tous les deux.
- Peu importe. Juste… On peut s'y mettre ?
Et si Max eut un nouveau rire, il finit par se pencher sur les feuilles, et deux jours plus tard, vous obteniez une autre pas parfaite, mais vraiment bonne. Seulement, maintenant, les gens savaient que tu avais bossé avec le Max Rimberg, et tous les jours, tu pouvais entendre les gens discuter dans ton dos. Avec un soupir désabusé et fatigué, tu refermas la porte de ton casier, écoutant vaguement la conversation que tes amies avaient juste à côté, avant de sursauter brusquement lorsque quelqu'un s'appuya sur les casiers à côté de toi.
- Tigresse ?
Tu redressas la tête avec étonnement, regardant Max, qui était juste à côté de toi, avec ses foutus yeux qui te fixaient.
- Ou-oui ? Bégayas-tu à moitié, te demandant où était passée la fermeté qui t'avait poussé à lui tenir tête une semaine plus tôt.
- Demain soir, tu fais quelque chose ?
- Je – oui, j'ai mon cours de pa -
- Et bien, tu annules. Je passe te chercher à dix-neuf heures, on fait ciné-restaurant.
- Hein ? Quoi ?
Max roula des yeux, te regardant comme si aujourd'hui, tu étais particulièrement lente.
- Peu importe. Soi prête à dix-neuf heures.
À côté de toi, tes amies étaient bouche-bée, comme toi, en fait, et comme toutes les personnes qui étaient assez proches pour entendre votre conversation.
- C'est un rencard ? Finis-tu par réussir à demander, et un sourire en coin illumina le visage de Max.
- Ouais. Et au cas où tu aies besoin de motivation…
Max laissa un instant sa phrase en suspens, avant de se pencher soudainement, posant une main sur les tiennes qui tenaient les cours que tu venais de récupérer, et il t'embrassa.
Comme ça, devant tout le monde, sans te prévenir, alors que c'était tout juste si depuis votre travail, vous échangiez quelques mots. Et il ne te laissa pas te défiler, non, son autre main vint se plaquer sur ta taille te rapprochant de lui, et tu ne pus faire autre chose que de fermer les yeux et profiter.
Lorsque tu finis finalement par être à bout de souffle, Max se recula légèrement, son sourire en coin toujours sur les lèvres.
- N'oublie pas, Tigresse, demain, dix-neuf heures !
Et il partit, comme ça, te laissant encore une fois bouche-bée.
- Attteeeennnnds, demanda ta meilleure amie, à côté, totalement choquée. Depuis quand il fait des rencards ?
- Ben… Jusqu'à maintenant, il n'en faisait pas, répondit une autre personne, et toi, tu finis par refermer la bouche, te rappelant encore du goût de cigarette qu'avaient les lèvres de Max sur les tiennes.
Le lendemain, à dix-neuf heures, tu pus les goûter une seconde fois, et ce ne fut pas la dernière.
