Chapitre 7 : Dursley VS Sarah

Un mois et demie passèrent entre la visite de Sarah et la fin de l'année scolaire. Harry et sa tante avaient beaucoup communiqué par lettre durant ce temps. Sarah avait entrepris de retaper sa maison d'enfance et elle y passait le plus clair de ces journées avec des amis. Elle lui avait envoyé plusieurs fois des photos de la maison du temps où elle était enfant et des photos d'aujourd'hui. Sur une photo, Harry reconnut les parents de Ron en train de monter des meuble de cuisine tandis que Sarah repeignait un des murs. Olivier Dubois qui passé par là, remarqua ouvertement que Sarah était canon. En effet, la jeune trentenaire portait une mini salopette en jean avec une T-shirt rouge. Elle s'était coupé les cheveux jusqu'aux épaules, mais elle les avait quand même attaché avec un ruban jaune. Un autre Gryffondor de la même année que Dubois glissa à ces amis que les tâches de peinture que Sarah avait sur le corps la rendaient très sexy.

Harry se sentit gêné, car très vite, toute la salle commune des Gryffondors se mit à débattre du sex-appeal de sa tante. Il ne savait pas trop comment réagir, jamais personne n'avait parlé ainsi de sa famille. Car justement, avant Sarah, il n'en avait pas. Alors quand Lee Jordan, le commentateur des matches de Quidditch, annonça qu'il aimerait bien se la "taper", le sang Harry ne fit qu'un tour. Il asséna un violent coup de poing à Lee, le coup fut tellement violent que Harry se cassa quelques doigts alors que Lee tomba à la renverse, assommé. La réaction de Harry choqua tout le monde. Il n'était pas de nature violente. Bien sûr Percy, ne put tenir sa langue et il en informa McGonagall qui leur passa un savon ainsi que toute la maison Gryffondor pour son irrespect envers une femme et envoya les deux sorciers à l'infirmerie. Il ne reste que deux jours avant le départ du Poudlard Express, elle ne voulait pas les punir pour une bêtise aussi futile.

La fin des cours avait sonné et tous les élèves se ruèrent vers le Poudlard Express pour retrouver leurs familles. Hermione, Harry et les Weasleys s'étaient installée dans un des wagons de tête. Ensemble, ils discutèrent de l'année écoulée, de ce qu'il allait faire pendant les vacances. Harry donna même le numéro de téléphone des Dursley à Ron. Le jeune Potter appréhendait ces vacances. Il devait passer la première semaine avec les Dursleys, puis la deuxième avec sa tante et ainsi de suite. Harry ne savait pas vraiment comment l'oncle Vernon allait réagir. Mais il arrêta très vite d'y penser quand Georges et Fred firent exploser dans les couloirs ce qui ressemblait à des boules puantes moldus.

Quand le train arriva en gare, tous les élèves de Poudlard furent surpris de voir de très nombreux journalistes sorciers.

Harry entendit Drago se vantait. Les journalistes étaient là pour interview son père sur sa remarquable gestion de la crise de Poudlard en ayant suspendu Dumbledore.

Les jumeaux explosèrent de rire en rappelant à Malefoy que son cher papa avait été viré du comité de direction de l'école justement à cause de la suspension de Dumbledore.

Lorsqu'ils descendirent du train, les Weasley furent étonnés de l'absence de leurs parents.

La foule de journalistes se trouvait plus loin et former un cercle autour d'une personne. Aucun d'eux ne fit attention aux élèves qui descendait intriguer par ce drôle de spectacle.

Une voix s'éleva dans les airs et une violente secousse renversa tous les journalistes.

- Mais vous allez me foutre la paix oui ? Avait crié cette voix.

Harry se retourna aussitôt, il ne l'avait entendu que deux fois. Mais c'était suffisant pour la reconnaître, c'était celle de sa tante. Derrière elle, Molly et Arthur Weasley lui demandèrent de se calmer un peu.

Malgré cet incident, les retrouvailles entre les deux Potter furent chaleureuse. Sarah serra dans ses bras son neveu, tandis que des flashes crépitent autour d'eux. Excédée par cette notoriété soudaine, Sarah jeta un sort aux appareils photo qui se mirent à fondre sous les rires des élèves de Poudlard.

Mais un peu plus loin, un élève ne rigolait pas. Énervé de ne pas être le centre d'attention, Drago Malefoy le fut encore plus quand il remarqua l'absence de son père. Seule sa mère était là. Narcissa, éloigna son fils, le plus des médias pour lui annoncer, la terrible nouvelle. Une enquête contre Lucius Malefoy avait été ouverte suite au procès de Sarah Potter. Il était donc provisoirement prisonnier au sein des cellules du ministère de la magie. Le choc et la honte pour Drago furent encore plus accentués lorsqu'un journaliste remarqua les Malefoy. Ils délaissèrent les Potter pour se précipitait vers eux.

Laissant l'agitation du quai 9 ¾ , Sarah et Harry traversèrent le mur pour retrouver le monde moldu.

À la sortie de la gare, Harry repéra les Dursley. Sa tante Pétunia les lèvres pincées lui montrait sa montre pour lui faire remarquait qu'il était en retard. Son oncle Vernon se curait le nez alors qu'il hâla Harry de se dépêcher. Et son cousin Dudley était assis dans la voiture en train de manger un gros Sandwichs.

- Des gens charmants. Dit Sarah.

Sa tante l'accompagna alors jusqu'à la voiture, mais les Dursley n'y prêtèrent pas attention.

- Et bien quand même, dit Vernon en mettant les affaires de Harry dans le coffre, Tu crois que nous n'avons que cela à faire, Harry ?

- Je suis désolé, Oncle Vernon, dit Harry. Il y avait beaucoup de monde à la gare.

- Ne nous répond pas petit insolent, déclara Pétunia les lèvres pincées. Tu as déjà de la chance que nous t'accordons un toit malgré ta bizareté

Sarah regardait la scène sans rien dire, se demandant quand ils allaient remarquer sa présence. Décidément, la famille de Lili était horrible. C'est lorsque Vernon referma le coffre qu'il remarqua Sarah. Il s'approcha de elle en levant son index boudiné comme pour la menaçait.

- Et vous, vous êtes quoi ? Une sorcière ? Demanda un Vernon. Je vous préviens vous n'avez pas intérêt à nous attirer des ennuis. Sinon ….

- Sinon quoi ? Interrompit Sarah. Vous allez me menacer. Vous pensez vraiment me faire peur ?

Pétunia sortit de la voiture et se mit alors à l'insulter de tous les noms. Selon elle, Sarah leur devait le respect. Harry regardait la scène comme affolait. Si la situation dérapé, Sarah n'aurait plus la garde de son neveu.

Contre toute attente, sa tante colla un sourire sur son visage et tendit la main au Vernon.

- Les présentations n'ont pas été faites, dit Sarah, Alors je me présente, je m'appelle Sarah Potter, je suis la tante de Harry.

Dudley s'étouffa avec son sandwich alors que ces parents regardaient fixement l'étrangère. Voyant qu'ils ne réagissent pas, Sarah sortit un document de son sac.

- Il y a un peu moins d'un moins, commença Sarah. J'ai fait une demande pour obtenir la garde exclusive de Harry. Les deux sociétés, magiques et humaines, l'ont accepté à une condition. Durant ces vacances d'été, nous allons avoir la garde partagée de Harry. Vous commencez. Je viendrai chercher Harry chez vous dimanche soir. Si vous refusez, vous devrez payer la somme qui se trouve en bas de la page. Des questions ?

Vernon et Pétunia étudiaient le document et relevèrent la tête vers Sarah. Ils acceptent le compromis puis montèrent dans la voiture avec Harry à l'arrière.

- Avant que vous partiez, dit Sarah à travers la fenêtre de Pétunia, Sachez que si jamais j'apprends que Harry ait été maltraité, humilié ou ridiculisé, je m'arrangerai pour vous le faire payer. C'est clair.

- Vous….Vous n'avez pas le droit d'utiliser la magie, balbutia Vernon.

- Ah non, c'est faux, seul les élèves n'ont pas le droit. Déclara Sarah d'un air menaçant. Allons, je ne vais pas vous retenir. À dimanche Harry.

Vernon démarra en trombe et Sarah fit signe à Harry jusqu'à ce que la voiture disparut.

Fière, de cette petite rencontre et de ces menaces, Sarah retrouva les Weasley. Elle leur raconta sa rencontre avec les Dursley puis elle transplana jusqu'à chez elle où elle se remit au travail.

La semaine chez les Dursley se révéla être très longue pour Harry. Vernon et Pétunia se montrèrent quand même moins méchant. Mais quand le dimanche soir, elle sonnette résonna dans la petite maison, Harry sortit de sa chambre et se précipita vers la porte d'entrée. Bien sûr, Dudley le poussa dans l'escalier pour arriver avant lui. Quand il ouvrit, la porte, Dudley se retrouva face à Sarah. Cette dernière portait des bottes montantes marron, un jean noir taille haute, un pull rouge et un manteau noir. Harry se releva et dit bonjour à sa tante du milieu de l'escalier.

- Bonjour Harry, répondit Sarah, Dudley, tu veux bien pousser tes grosses fesses ?

Dudley, vexé partit en pleurant dans le salon où se trouver ces parents. Pendant ce temps, Harry descendit la petite valise et sa chouette Edwige. Il posa le tout en bas de l'escalier quand l'oncle Vernon arriva dans le couloir.

- Vous n'êtes pas la bienvenue ici, s'empourpra Vernon. Et de quel droit osez-vous insulter mon fils.

Pour toute réponse, Sarah sortit au ¾ la baguette de sa poche. Les Dursleys se calmèrent aussitôt.

- Tu devrais aller chercher ton balai Harry, dit Sarah, ça fait longtemps que je n'ai pas joué.

Harry eu des étoiles dans les yeux pendant un court instant. Il se rappela ensuite que Vernon avait mis sous scellé toutes ces affaires.

Il se retourna vers son oncle qui avec un certains mépris, sortit rageusement un trousseau de clés et décadenassa la porte du placard pour que Harry prenne son balai. Alors que Venon s'apprêtait à refermer, Sarah l'interrompit.

- Un Instant, dit Sarah. Toutes tes affaires de Poudlard sont là-dedans ?

- Oui, dit Harry timidement.

- Vous savez que les professeurs donnent des devoirs pendant les vacances, dit-elle en s'adressant aux Dursley.

- Ce n'est pas notre problème, répondit rageusement Pétunia.

- Ça suffit. S'emporta Sarah. Harry monte dans la voiture. Et vous, dit Sarah en pointant les Dursley, vous allez rouvrir cette porte et mettre toutes les affaires de magie de mon neveu de le coffre. C'est un ordre.

Sarah se retourna brusquement et parti en direction de la petite voiture qu'elle avait loué. Harry avait déjà posé sa valise et Edwige sur la banquette arrière ainsi que son balai. Il regarda son oncle et son cousin déposer ces affaires de magie dans le coffre. Lorsqu'ils eurent fini, Sarah leur annonça qu'elle ramènerait Harry le dimanche soir prochain. Puis ils partirent.

La route fut très longue, plus de 3 heures. Quand ils arrivèrent enfin, Harry s'était endormi. Sarah n'osa pas le réveiller. Alors d'un coup de baguette, elle transporta Harry et toutes ces affaires dans l'ancienne chambre de James. Elle avait passé toute la semaine à la remettre en état. Et résultat, cette chambre était tel que dans son souvenir. Sauf que ce n'était plus James qui dormait dans ce lit, c'était son fils.

Lorsque Harry se réveilla le lendemain, c'était dans un grand lit. Il observa la pièce. Elle était plus grande que la chambre de Dudley et la sienne réunit. Il y avait, une grande commode, une penderie, un grand bureau aux couleurs de Gryffondor. De chaque côté du lit, il y avait deux tables de chevet suspendues. Les murs étaient de couleur blanc et gris, très sobre, mais des posters à l'image du blason de Gryffondors y était attaché. Au-dessus, de la commode, il y avait une grande fenêtre. Harry curieux, se leva et admira la vue. Elle donnait sur un jardin en friche et plus loin, il y avait une forêt ainsi qu'une clairière. Pas un seul bâtiment, ou poteau électrique ne gâchait cette vue. Il fut tiré de sa rêverie par une explosion au rez-de-chaussée suivi de plusieurs jurons. Harry ouvrit sa porte et entendit sa tante râlé encore plus. Apparemment, elle avait fait exploser leur petit-déjeuner.

Harry referma sa porte et ouvrit sa valise, pour se changer. Il remarqua alors, la porte à côté de la penderie. Toujours aussi curieux, il l'ouvrit et découvrit une grande salle de bain. Une douche, une baignoire, un lavabo, des toilettes et un meuble. Il se dépêcha de se préparer pour rejoindre sa tante dans ce qui devait être la cuisine. Il traversa un long couloir. En tout, il compta 5 portes dont celle de sa chambre. Il descendit l'escalier à se retrouva au milieu d'une grande salle à manger. À gauche, il y avait un salon et à sa droite, la cuisine. Le tout formant une seule grande pièce. Harry s'approcha de la cuisine. Il y avait un plan de travail qui servait aussi de mini-bar. Contre le mur, il y avait un grand frigo, un four moderne, un four micro-ondes, un lave-vaisselle, un évier et des placard suspendu. Tout semblait l'électroménager semblait neuf. Comment sa tante avait pu payer tout cela si elle ne pouvait pas toucher à son coffre se demanda Harry.

- Tante Sarah, appela Harry.

- Ici, répondit sa tante en arrivant sur sa gauche.

Juste à côté de l'escalier il y avait une porte que Harry n'avait pas vu. Sarah referma cette porte, mais Harry vit une machine à laver, ça devait être une buanderie.

- Tu as bien dormi ? Demanda Sarah. La chambre te plaît ?

- Oui, elle est plus grande que celle des Dursleys, répondit Harry. Et j'adore le poster.

- Ton père aussi l'adorait. Dit Sarah, c'était la chambre de James quand il était ado. J'ai essayé de la remettre telle quelle était, pour que tu aies l'impression de le connaître un peu.

- C'est super gentil, tante Sarah. Répondit Harry.

Harry s'assit sur un tabouret autour du minibar tandis que Sarah fit le tour du plan de travail et sorti des assiettes.

- Tu m'excuseras, mais j'ai fait exploser la pâte à crêpes, dit Sarah.

- Comment, c'est possible ? Demanda Harry, incrédule.

- Je suis vraiment nulle en cuisine. Rigola Sarah. À chaque fois que j'essaie, ça se finit en catastrophe la plupart du temps. Alors j'ai commandé à la boulangerie du village d'à côté. Ils sont passés, il y a 10 minutes.

Elle déposa une grande assiette de crêpes et de gaufres et sortit du Nutella et du lait. Harry et elle discutèrent du programme de la journée et de la semaine. Harry voulait jouer au Quidditch, mais le vent était trop violent. À la place, Sarah lui proposa de visiter un petit village à quelques mètres de là. Mais avant de partir, elle fit visiter la maison.

La maison était très grande. Au rez-de-chaussée, se trouvait une cuisine ouverte sur une salle manger et un salon. Il y avait aussi une buanderie et une grande véranda.

À l'étage, Harry avait bien supposé. Il y avait 5 chambre et chacune avec sa salle de bain individuelle. 3 des 5 chambres étaient encore en chantier. À l'extérieur, Harry constata que le jardin en friche était en pire état qu'il avait cru le voire. Et il fut étonné quand sa tante lui dit de faire attention, car il y avait une piscine sous l'amas de feuilles et d'herbes. Au fond du jardin, Sarah poussa un vieux portillon et entra dans le petit-bois avant d'aboutir sur la clairière.

- C'est ici que l'on jouait au Quidditch avec ton père, déclara Sarah.

Harry avait hâte de s'entraîner à nouveau. Il remarqua qu'ils ne seraient pas gênés par les voisins. La maison la plus proche était à un bon kilomètre. Une fois le tour du propriétaire fait, Sarah invita Harry à ranger ses affaires.

Alors qu'il rangea, sa chambre, Harry entendit sa tante au téléphone. Apparemment, elle avait subi un refus pour du boulot. Cette dernière raccrocha et se rassurant à voix haute.

Sur les coups de 10h30 Sarah et Harry partir pour ce fameux village à pied. Ils mirent moins d'une demie heure. Et sur la pancarte Harry lu " Bienvenue à Godric's Hollow".