Note : Bonjour/bonsoir :) Merci pour vos reviews, qui sont très importantes pour moi ! Plusieurs personnes m'ont demandé en MP jusqu'où j'avais traduit cette fic, la réponse est simple : il ne me reste plus que le dernier chapitre à traduire (le quatorzième donc). Il me donne un peu du fil à retordre mais rien de bien dérangeant. D'ici une semaine la traduction complète de la fic sera sûrement bouclée. Je ne changerai pas le rythme de publication pour me laisser le temps par la suite de chercher une autre fic à traduire :) Merci encore et toujours à ma Bêta et bonne lecture !
Taking Away The Loneliness
Chapitre 7 : Who Can Control His Fate ?
Harry fut réveillé par des chuchotements.
« Il est presque l'heure du dîner, Severus. Vous pouvez partir quand vous le souhaitez, » disait doucement Madame Pomfresh au Professeur Rogue.
Harry s'assit, se sentant bien plus reposé. Son estomac se manifesta à la mention du dîner, assez fort pour attirer le regard de l'infirmière et du maître des potions. Harry rougit et sourit d'un air penaud : « Désolé, murmura-t-il.
- Bien, vous êtes réveillé. Severus, vous pouvez escorter Harry jusqu'à la Grande Salle, je ne suis pas sûre qu'il soit bien stable sur ses jambes. Un bon repas est le meilleurs remède, pour tous les deux, déclara Madame Pomfresh.
- Je suis sûr que ça va aller, Madame Pomfresh, » assura Harry. Il se sentait embarrassé par ses dernières actions, même si Rogue ne l'avait pas réprimandé. Harry ne voulait pas le contrarier davantage. Le jeune homme se trouvait écrasé sous la force des sentiments et des sensations qu'il avait éprouvé ces derniers jours, il souhaitait simplement comprendre ce qui lui arrivait.
« Ne soyez pas ridicule, Potter. Je me rends également au dîner. Et Madame Pomfresh a bien raison, vu la difficulté avec laquelle je vous ai mis au lit. » Rogue lui lança un regard sévère, s'apercevant ainsi que les cheveux du Gryffondor étaient encore plus en bataille qu'à l'accoutumé et que ses joues étaient rosies. Il a touché mes cheveux, pensa Rogue, et qu'est-ce que ça ferait si je passais mes doigts dans les siens ? Idiot ! C'est un enfant, ton élève et je suis... je suis... son professeur de potions qu'il déteste. Rogue ne put s'empêcher de siffler : « Habillez-vous, Potter. »
Harry fixa Rogue. En faisant abstraction du regard sévère, il continuait à se sentir dévoré des yeux par ces deux onyx insondables. Il sursauta en entendant l'ordre proféré, et chercha les habits que Madame Pomfresh lui avait fait apporter. Il rentra rapidement dans la salle de bain. Merlin, pensa-t-il, si son toucher est aussi intense que son regard... cette pensée fit immédiatement réagir son corps. Il gémit puis s'habilla rapidement et tenta de coiffer ses cheveux. Il y eu un coup à la porte.
« Oui ? répondit-il.
- Êtes-vous malade ? J'ai entendu un bruit, dit Rogue.
- Non, j'ai juste... Je vais bien. » Harry abandonna l'idée de coiffer convenablement, ouvrit la porte et se cogna contre le Professeur Rogue.
L'homme attrapa les bras d'Harry pour l'empêcher de tomber. « Franchement Potter, nous devons cesser de nous foncer dessus de la sorte, murmura-t-il, d'une voix lente et avec une pointe d'amusement.
- Désolé monsieur, je ne m'attendais pas à ce que vous soyez si près. » Harry fit un pas en arrière, puis s'arrêta pour regarder Rogue. Est-ce qu'il vient de faire une plaisanterie ? réalisa Harry avec incrédulité. Puis il gloussa. Pour deux personnes censées se détester, nous avons vécu beaucoup de situations étranges dernièrement, pensa-t-il.
Rogue avait rapidement étouffé sa déception lorsqu'Harry avait commencé à s'éloigner, mais quand le jeune homme avait ri, il s'en été presque arrêté de respirer. Voir ces deux yeux verts pétiller d'amusement, sentir la vibration de son corps, si proche... Il sentait le biceps du jeune homme sous sa main, et le désir monta en lui. La perspective de l'interdit rendait ce désir d'autant plus fort.
Le rire d'Harry s'était depuis longtemps arrêté. Il était hypnotisé par le changement d'expression de l'homme. Il était devenu expert en ce qui concernait la lecture du regard de Rogue depuis des années mais rien ne l'avait préparé à l'intensité de celui qu'il reçut. Peut-être s'était-il senti dévoré des yeux avant, mais là, il se consumait entièrement sous ce regard perçant. La main sur son bras semblait brûler sa peau à travers les couches de vêtements et le désir d'avoir tout sa peau brûlée de la sorte devint plus fort. Il s'approcha, lentement, s'attendant à être repoussé.
Il ne s'est pas reculé. Rogue se sentit touché par toutes les implications que cela avait. Et puis il vit qu'Harry se rapprochait un peu plus, et quelque chose à l'intérieur de lui cria de tout arrêter pendant qu'une autre partie, plus forte, jubilait. Sans s'en rendre compte, Rogue se rapprocha un peu plus et, comme aimantée, sa bouche s'approcha des lèvres rouges qui lui faisaient face. Il était si près... il pouvait même sentir le souffle d'Harry s'accélérer, il pouvait presque goûter-
« Vous êtes prêts, messieurs ? » demanda Madame Pomfresh en entrant dans la pièce.
Harry se recula rapidement et Severus se recomposa un visage neutre avant de faire face à la femme, l'empêchant de voir Harry. « J'attends simplement Potter, » grommela-t-il. Reprends-toi, vite ! se dit-il.
« Est-ce que tout va bien ? demanda-t-elle.
- Oui, dit Harry en s'avançant d'un pas, s'efforçant de paraître calme malgré ses joues rosies.
- Vous êtes sûr ? continua Madame Pomfresh en sortant sa baguette pour lui lancer un sort de diagnostic.
- Je vais bien, insista Harry. Le Professeur Rogue me disait simplement de me magner. »
Rogue haussa un sourcil en entendant l'expression.
Harry eut un rictus amusé : « Bon, peut-être qu'il ne l'a pas dit exactement comme ça.
- Effectivement, » ricana Rogue.
Madame Pomfresh observa attentivement Harry avant de faire demi-tour. « Venez dans ce cas, » dit-elle en sortant de l'infirmerie. Rogue et Harry la suivirent de mauvaise grâce.
Harry suivait le Professeur Rogue et Madame Pomfresh, sans faire attention au chemin, son esprit étant totalement ailleurs. Il m'a presque embrassé. Il l'aurait fait, si Madame Pomfresh n'était pas rentrée. Et bordel, la façon dont il me regardait... Je veux qu'il recommence, qu'il me regarde encore comme ça, qu'il m'embrasse. Mais il me déteste, non ? Mais il a voulu m'embrasser. Les pensées d'Harry tournaient en rond, focalisées sur le baiser qu'il avait faillit partager avec son professeur.
De son côté, Rogue essayait tant bien que mal de faire attention à ce qui se passait autour de lui malgré le fait que ses pensées soient rivées sur son élève. Il discutait poliment avec Madame Pomfresh. Il ne savait pas vraiment de quoi ils parlaient, son esprit ressassant sa dernière entrevue avec Harry. Je l'ai presque embrassé. Je l'aurais fait, si Poppy n'était pas rentrée. Et bordel, la façon dont il s'est collé à moi. Je veux qu'il recommence, je veux qu'il ai envie de moi, je veux qu'il m'embrasse. Mais il me déteste, non ? Mais il voulait m'embrasser.
Harry trébucha lorsque Rogue et Pomfresh s'arrêtèrent en haut des escaliers. Une nouvelle fois, Rogue dut le rattraper pour l'empêcher de tomber. Il eut un sourire narquois. Madame Pomfresh les regarda étrangement avant de commencer à descendre les escaliers menant au rez de chaussé.
« Allez-y en premier, Potter. Ainsi, si vous retombez, vous ne m'entraînerez pas dans votre chute, fit Rogue, sarcastique.
- Et Madame Pomfresh ? Vous ne vous inquiétez pas de son sort ? demanda Harry, étrangement heureux de l'attitude de Rogue.
- Elle est assez loin. Elle aura le temps de s'écarter de votre trajectoire. »
Harry leva les yeux au ciel et descendit les escaliers, Rogue le suivant. A mi-chemin, Harry s'arrêta et se retourna. « Qu'est-ce qui se passe maintenant, Monsieur ? »
Rogue s'arrêta quelques marches au dessus d'Harry et réfléchit aux plusieurs réponses possibles à ça. « C'est une question plutôt vague, finit-il par dire. Et inappropriée dans un lieu aussi public. »
Harry hocha la tête descendit jusqu'à la Grande Salle. Il aurait juste à trouver un endroit plus privé pour poser cette question. Il rougit furieusement en pensant à ce qui s'était déjà passé en privé et où ça pourrait les mener la fois suivante. Une fois dans la Grande Salle, Rogue longea la table des Serpentards jusqu'à la table des professeurs. Harry vit Ron et Hermione, il se fit une place à côté d'eux et s'assit.
« Que s'est-il passé ? demanda Hermione. On a apprit que tu étais à l'infirmerie. »
Ron hocha la tête, aussi curieux que son amie.
« Plus tard », murmura Harry en regardant l'endroit où était Rogue. Le regard de celui-ci semblait éviter consciencieusement la table de Gryffondor. Harry s'en sentit légèrement déçu et il reporta son attention sur son assiette. Il se servit un peu de nourriture mais le cœur n'y était pas.
« Tu es parti, au milieu de la nuit, murmura Ron.
- On était inquiets, chuchota Hermione.
- Plus tard, » souffla Harry.
Ses deux amis, bien qu'ils semblaient légèrement blessés, abandonnèrent et se remirent à manger sans plus émettre un seul commentaire. Harry joua avec sa nourriture, son esprit revenant sans arrêt sur le presque baiser. En jetant plusieurs regards vers la grande table, il vit que Rogue l'ignorait. La faible complicité qu'ils avaient semblé partager pendant quelques instants était terminée.
« Harry ! Harry ! »
Harry cligna des yeux et regarda vivement autour de lui.
« La Terre appelle Harry ! s'écria Hermione.
- Quoi ? dit-il en focalisant son attention sur elle.
- On essaye d'attirer ton attention depuis plusieurs minutes. Tu étais parti au Pays Imaginaire, apparemment, dit Hermione, légèrement exaspérée.
- Désolé, murmura-t-il. J'étais perdu dans mes pensées.
- Le Pays Imaginaire ? demanda Ron.
- Ça vient d'un célèbre livre pour enfants moldus, Peter Pan, où trois enfants partent avec un garçon qui a des pouvoirs magiques, Peter, jusqu'à un endroit magique appelé le Pays Imaginaire. Venir à Poudlard c'est un peu comme aller au Pays Imaginaire, deuxième étoile à droite et tout droit jusqu'au matin, soupira Hermione.
- Elle est folle, murmura Ron en secouant la tête. Allez mec, on va à la Salle Commune, » dit-il à Harry.
Harry jeta un rapide coup d'œil à Rogue, le regard de celui-ci évitait toujours la table de Gryffondor. Plutôt déçu, il acquiesça et partit avec ses amis.
Rogue observa leur départ. Il avait bien vu les regards d'Harry et il en était irrité. Ne pouvait-il pas être plus discret ? Il soupira. Malgré ce qu'il voulait, malgré ce qu'Harry semblait vouloir, il ne pourrait jamais rien se passer entre eux. C'était mal. Il était trop vieux, Harry était son élève et il était encore innocent. Lui, son âme était souillée par des crimes qu'Harry ne pouvait même pas imaginer, et... il y avait tant d'autres raisons auxquelles il ne voulait pas penser. Un grand froid l'envahi lorsqu'il réalisa qu'il allait devoir renier ses désirs et repousser Harry. C'était le mieux à faire, même s'ils devaient en souffrir, tous les deux.
La salle commune était en pleine activité, comme tous les soirs. Malgré cela, le trio trouva une table où ils pourraient discuter sans être dérangés.
« Alors ? attaqua Ron.
- J'ai eu une nouvelle vision, chuchota Harry, si bas que Ron et Hermione durent s'approcher pour l'entendre. Bellatrix Lestrange est allée voir Voldemort, elle lui a dit qu'elle avait découvert la traîtrise de Rogue.
- Oh non ! » s'exclama Hermione. Plusieurs personnes se tournèrent vers elle. « Harry, tu n'auras jamais le temps de bien réviser si tu ne commences pas dès maintenant, » le réprimanda-t-elle fortement. Tous les Gryffondor qui l'avaient entendue retournèrent à leurs occupations. « C'est vrai, en plus, murmura-t-elle. Tu as raté une journée entière de cours. »
Ron leva les yeux au ciel. « Alors, qu'est-ce qui est arrivé ? continua-t-il.
- Voldemort a appelé tous ses Mangemorts. Je me suis immédiatement réveillé et j'ai couru pour rattraper pour Rogue. Il ne m'a pas cru et il voulait partir quand même.
- Le bâtard, jura Ron.
- Mais le Professeur Rogue était dans la Grande Salle... commença Hermione avant de s'interrompre et d'attendre qu'Harry termine son explication.
- Il ne voulait pas m'écouter, alors je l'ai pétrifié, murmura Harry, si bas que Ron et Hermione mirent un moment avant de comprendre ce qu'il avait dit.
- Brillant ! s'exclama Ron.
- Franchement Harry ! Ce n'est pas comme ça que vous allez vous réconcilier, l'admonesta Hermione.
- Qu'est-ce que j'étais supposé faire ? Le laisser aller se faire tuer ? demanda Harry. Je commence juste à-
- Quoi ? demanda Hermione. Tu commences juste à quoi ?
- Rien », dit Harry.
Hermione fronça les sourcils et Harry comprit que son cerveau tournait à toute allure. Heureusement, la question suivante de Ron la distrait.
« Mais alors, comment tu as terminé à l'Infirmerie ? Est-ce que Rogue t'a agressé quand il a repris conscience ?
- Non, Voldemort a utilisé plusieurs fois le Doloris sur Goyle et un autre Mangemort parce qu'ils n'avaient pas réussi à... » Harry se perdit dans les souvenirs de sa vision.
« Harry ? l'appela Hermione.
- Merde, j'avais complètement oublié le talisman, murmura-t-il en se levant. Je dois aller parler à Dumbledore. »
Hermione le fit se rasseoir. « Non, c'est bientôt le couvre-feu.
- Hermione ! » cria Harry avec colère. Plus personne ne parla dans la salle et tous les regardaient. « Je n'arrive pas à croire que tu ne me laisses pas aller à la bibliothèque ! ajouta-t-il précipitemment.
- C'est trop tard ; ça peut attendre jusqu'à demain matin. » Elle le suppliait du regard, l'implorant de l'écouter.
Harry soupira et hocha la tête. « OK, ça attendra demain matin. »
Hermione sembla satisfaite et les autres Gryffondor reprirent tranquillement leurs conversations.
« Qu'est-ce que c'est, ce talisman ? demanda Ron.
- Je ne sais pas. Goyle et un autre Mangemort l'ont cherché jusqu'en France mais ils en ont perdu la trace. Voldemort était furieux. Il doit vraiment le vouloir. Je me demande pourquoi... » Soudainement, Harry se sentit terriblement coupable d'avoir fait passer ses sentiments pour Rogue en premier et d'avoir oublié de faire part du plus important à Dumbledore.
- En général, un talisman est imprégné par la magie. Une magie qui peut protéger le porteur, ou augmenter sa puissance magique. Quelques uns sont connus, comme le Saint Graal qui est tellement connu que même les mythes moldus y font référence. Je suis persuadée qu'on pourra trouver beaucoup d'informations à la bibliothèque. Qu'as-tu appris d'autre sur ce talisman ? demanda Hermione.
- Pas grand chose. Son dernier propriétaire est mort et le propriétaire d'un magasin l'a acheté, au pays de Galles. Il a été vendu à un sorcier et ils ont perdu sa trace en France, expliqua-t-il avant de hausser les épaules. C'est tout.
- Je me demande si le talisman provenait du Pays de Galles, à l'origine. Ça pourrait réduire les possibilités. La légende du Roi Arthur était une histoire galloise, réfléchit Hermione.
- Tu penses vraiment que le Saint Graal existe ? demanda Harry, incrédule.
- Pourquoi pas ? Tu croyais que Merlin ou la Pierre Philosophale existaient avant d'aller à Poudlard ? répliqua la jeune fille.
Harry ne pu qu'être d'accord. Il y avait tellement de contes moldus qui s'avéraient bels et bien réels dans le monde magique.
« Ce ne sont que des spéculations pour l'instant, soupira Hermione. Nous avons besoin de plus d'informations.
- Je suis sûr que le vieux fou s'en occupera mais je doute qu'il nous tienne au courant de ses avancées. J'irai lui parler dans la matinée », déclara Harry.
Ron et Hermione acquiescèrent et ils commencèrent à faire leurs devoirs.
Plus tard dans la soirée, alors que Ron les autres Gryffondors étaient partis se coucher et qu'Hermione finissait de faire rattraper à Harry les cours qu'il avait manqué, elle décida qu'il était temps qu'ils aient une discussion d'ordre plus personnel.
« Il faut qu'on parle, » dit-elle, en faisant s'asseoir Harry devant la cheminée, avec elle.
L'estomac d'Harry se contracta sous le déluge de sensations qu'il subit. Hermione était incroyablement intelligente et Harry ne s'était pas préparé à lui faire face de sitôt.
« Okay, soupira Harry.
- Tu sais que je t'aime comme mon propre frère », débuta-t-elle.
Harry commença à paniquer. En général, quand elle commençait comme ça, c'était mauvais signe pour lui. Il attendit.
« Et tu sais que je ne révélerai jamais tes secrets, même à Ron, continua-t-elle. Alors dis-moi Harry, qu'est-ce qui se passe entre toi et le Professeur Rogue ?
- Rien ! » dit-il rapidement, en rougissant furieusement.
Hermione renifla dédaigneusement, croisa ses bras sur sa poitrine et fixa son meilleur ami.
« Pourquoi est-ce que tu crois qu'il y a quelque chose, de toutes façons ? » demanda-il. Je peux peut-être la mener sur une fausse piste. Tromper Hermione ? D'accord, c'est impossible.
« Franchement Harry ! Tu n'as pratiquement pas mangé ce soir tu as passé tout ton temps à le fixer. Tu as eu l'air plutôt déçu qu'il ne te rende pas ton regard. » Hermione leva les yeux au ciel en secouant la tête. C'était tellement évident. « Même s'il l'a fait.
- Il a fait quoi ?
- Il t'a fixé.
- Vraiment ? » Oh, et voilà que les papillons étaient de retour dans son estomac.
« Le Professeur Rogue te regarde toujours. Je suis sûre qu'il essayait de te prendre en flagrant délit, pour t'enlever plus de points, expliqua-t-elle.
- Oh, dit-il, les papillons s'évanouissant instantanément.
- Mais depuis quelques temps, son regard est différent. » Hermione ferma les yeux, essayant de se souvenir de l'attitude du Professeur Rogue durant dîner.
« Différent comment ? demanda prudemment Harry heureux qu'Hermione ne puisse pas voir l'augmentation de son rythme cardiaque.
- Je ne sais pas. C'est difficile de savoir ce qu'il pense. Il avait juste l'air moins... glacial. » Hermione observa Harry et vit celui-ci esquisser un petit sourire. « Alors dis-moi tout, maintenant. »
Harry réfléchit. Elle est intelligente et elle m'a toujours donné de bons conseils. Elle n'a pas été choquée quand elle a su que j'étais gay. Mais il est un professeur et ça, ça va poser problème. Mais elle s'y fera sûrement, au bout du compte. Et même si elle proteste, elle ne le dira à personne. Très bien.
« On dirait que tu as bien réfléchi. Qu'est-ce que tu as décidé? » demanda Hermione.
- Récemment, je me suis aperçu que j'inquiétais pour le Professeur Rogue et que je le trouvais plutôt attirant, » expliqua Harry. Il vaut mieux ne pas parler de mes fantasmes pour l'instant. Elle n'a pas besoin de tout savoir. « Je l'ai entendu râler après moi et il a admit à haute voix qu'il me trouvait sexy, ajouta-t-il. Etjel'aipresqueembrassé. »
Hermione fronça les sourcils en essayant de comprendre ce que son meilleur ami venait de dire.
« Et il m'a presque embrassé », murmura Harry.
Elle observa attentivement Harry pendant un long moment avant de tourner son regard vers la cheminée. Elle resta silencieuse pendant si longtemps qu'Harry commença à s'inquiéter. Elle est choquée ?
« Hermione, dit-il doucement. Est-ce que ça va ? »
Elle finit par cligner des yeux et elle le fixa. « Tu te rappelles notre conversation sur le contrôle que tu n'avais pas sur ta vie ? demanda-elle.
- Bien sûr, dit Harry en hochant la tête.
- Tu n'as jamais eu moins de contrôle sur les événements que ces derniers temps. »
Harry ricana. « Ouais, je sais. » Il se rapprocha d'elle et passa un bras autour de ses épaules. Hermione se cala contre lui et ils restèrent simplement assis à regarder les flammes dans la cheminée.
« D'après moi, dit doucement Hermione, il y a peu de choses dans la vie que nous pouvons totalement contrôler. Mais tu peux toujours contrôler tes choix. Tu as choisi de te battre contre Voldemort, alors que beaucoup d'autres ont choisi d'ignorer ce qui est en train de se passer et ne prennent pas part à la guerre. Tu as plusieurs fois choisi d'aider ceux qui comptent pour toi, au péril de ta vie, plutôt que de laisser faire quelqu'un d'autre. Tu as choisi de laisser la colère te guider lorsque le Professeur Rogue t'a fait sortir du placard. Tu peux aussi choisir de fréquenter le Professeur Rogue, autant qu'il te le permettra, et je pense que c'est ce que tu devrais faire. C'est un homme difficile et ce sera sûrement compliqué, mais les meilleures choses dans la vie sont celles qui sont les plus difficiles à obtenir. »
Harry embrassa gentiment Hermione sur la joue. « Je t'adore, » murmura-t-il.
Elle sourit : « Je sais. »
Review ?
