Chapitre 7

L'ascenseur s'arrêta au niveau 28, et les portes s'ouvrirent en glissant. Jack y entra, ses rapports sous son bras, et pressa 22 sur la console du mur. Son ventre lui disait qu'il était l'heure pour un casse-croûte… de préférence un gâteau.

Oui, définitivement un gâteau.

« Retenez l'ascenseur ! »

La maint de Jack jaillit, et il empêcha les portes de se refermer juste à temps pour que Sam glisse son corps entre les panneaux partiellement fermés. Aussitôt qu'elle fut à l'intérieur, il laissa tomber sa main et les portes se fermèrent. Jack prit un instant pour la regarder, confirmant dans sa tête que oui, aujourd'hui était Mardi, et oui, elle était supposée être en congé, et oui, elle était habillée dans un adorable jeans et un haut bleu sexy.

« Carter, je m'imagine des choses ? Vous n'êtes pas censée être ici. »

« Je sais, Monsieur. Et je pars tout de suite. Je… seulement… j'avais besoin de vous parler. »

Jack haussa un sourcil. « Quelque part en particulier ? » demanda-t-il, faisant signe vers les boutons d'étages. Des souvenirs de la dernière fois qu'elle l'avait cherché parce qu'elle avait besoin de lui parler vint à l'esprit. 'Eh bien, au moins cette fois il n'y aurait aucune brune imprévue pour interrompre… espéra-t-il.'

Sam se pencha en avant et appuya brutalement sur le bouton STOP avec le dos de sa main. L'ascenseur sursauta en s'arrêtant.

« D'accord… très bien. »

« Je sais que je vais paraître folle, mais… je vais simplement vous poser une série de questions. Acceptez-vous d'y répondre sans trop penser au pourquoi ? »

Là maintenant, Jack avait beaucoup de mal à penser. Mince, mais ce jeans était sexy ! Il serrait ses cuisses à toutes les bonnes places ! Jack cligna des yeux.

« Quoi ? Oui, oui, bien sûr. Ce que vous voulez. »

Sam dandina d'un pied sur l'autre, bougeant nerveusement ses mains devant elle. « Ne pensez pas que je suis folle, d'accord ? »

« Carter, vous vous pointez le jour de votre congé, et vous nous coincez dans un ascenseur… Je ne pense pas encore que vous êtes folle … mais si vous ne commencez pas à parler-- »

« Quel est mon parfum favori de Jell-O ? »

« Bleu… » répondit-il.

« Comment je bois mon café ? »

« Comme moi. Noir, avec deux sucres. Je déteins sur vous », ajouta-t-il avec un sourire satisfait.

Peut-être, ses yeux s'assombrirent. « Quelles est ma taille de chaussure ? »

Jack dut s'arrêter momentanément à celle-ci. « Huit. »

Elle fit un pas vers lui, et Jack sentit la température monter dans la cabine de dix degrés. « Est-ce que je ronfle ? »

Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine comme un tambour détraqué. « Seulement quand vous êtes allongée dans une position bizarre, mais si je-- »

Sam s'approcha plus près, jusqu'à ce qu'elle doive lever son menton pour garder leur regard en contact. 'Fichus caméras de surveillance ! Merde !'

« Si vous quoi, Monsieur ? »

« Si je vous chatouille derrière l'oreille, vous vous retournez et arrêtez. » Ses doigts le démangeaient de toucher l'endroit qu'il venait de citer. « Et vous vous retournez toujours vers moi. »

« Toujours ? »

Jack hocha la tête. « Toujours. »

L'alarme au-dessus de leur tête sonna, et l'intercom grésilla avant que la voix de Walter ne sorte des hauts parleurs. « C'est le Sergent Harriman. Est-ce qu'il y a un problème dans l'ascenseur ? »

Jack grogna, et appuya sur le bouton de l'intercom avec son poing. « C'est le Général. Tout va bien. Je le remets en marche maintenant. »

Avec un autre coup de poing sur le bouton STOP, l'ascenseur fit une embardée en se remettant en marche. Sam se tenait de l'autre côté de la cabine, ses mains derrière son dos agrippant la barre. Ses joues étaient rouges et Jack observait sa poitrine monter et descendre avec sa respiration saccadée.

Jack s'avança vers elle cette fois, toujours attentif à garder la distance requise entre eux. Il continua à penser à la façon dont il l'avait sentie contre lui, combien il avait voulu l'embrasser, pour finalement sentir sa bouche sous la sienne sans influence alien ou boucles temporelles ou réalités parallèles.

« Vous aimez les doubles crèmes glacées au chocolat et au caramel, habituellement sur des brownies chauds au caramel. Vous êtes allergique au MSG. Votre shampoing est aux herbes et sent comme les jardins sur P3X292. Vous avez besoin d'une crème solaire d'indice 30 au minimum ou vous aurez un coup de soleil et vous préférez la marque Rocky Mountain à celle des stocks du SGC. Votre élément favori est l'hydrogène car vous aimez la simplicité d'un proton et d'un électron. Vous aimez Tetris et votre meilleur score est 999 999 mais c'est seulement parce que c'est le maximum que l'on puisse atteindre. Vous lisez des romances sur votre palm quand vous pensez que personne ne regarde. Vous avez trois tenues de moto en cuir, mais aucune d'elles n'est noire. Et », il se pencha juste un peu plus près. « Vous avez une préférence pour Victoria's Secret. »

Les paupières de Sam s'étaient baissées lourdement sur ses yeux, et le rouge sur ses joues s'était répandu sur sa gorge pour disparaître sous le col de son chemisier. Ses lèvres étaient entrouvertes, et ce fut presque la perte de Jack quand elle passa sa langue sur elles, laissant un éclat humide derrière.

Jack recula et se racla la gorge. « Ai-je répondu à toutes vos questions ? »

Sam hocha simplement la tête. L'ascenseur s'arrêta, et les portes s'ouvrirent au 26ème pour prendre d'autres passagers. Avant qu'ils ne montent, Sam les frôla en passant, et fut partie.

-----------

Sam regarda Pete s'éloigner, retirant la pancarte VENDUE alors qu'il passait devant.

Elle baissa la tête, la posant sur ses mains, et respira profondément.

Dieu, ç'avait été difficile ! Une des choses les plus difficiles qu'elle avait jamais faite dans sa vie. Le regarder en face, et lui dire qu'elle ne pouvait pas l'épouser. Que ce ne serait pas juste pour lui… elle ne pouvait simplement pas être pour lui tout ce qu'il méritait.

Même dans la vérité, il y avait eu des mensonges. Des demi-vérités. Parce que lui dire la vérité aurait été cruel, et il n'y avait aucune nécessité à être cruel.

'Je tiens à toi, Pete. Mais tu ne seras jamais comparable à l'homme que j'aime vraiment. Et je ne l'aurais peut-être jamais dans ma vie, mais c'est mieux pour moi de n'avoir personne que d'essayer.'

Non, cela aurait été trop cruel.

Sam se leva lentement, et regarda une dernière fois la maison que Pete Shanahan avait achetée pour elle.

Puis elle se dirigea vers sa voiture et y monta.

Si mettre fin aux fiançailles avec Pete avait été difficile… l'étape suivante le serait encore plus.

Mais, elle était prête.

Elle était finalement prête.

Sam tourna la clé, et s'engagea dans la rue.