B'jour tout le monde, je suis en retard, je sais. Avant toute choses merci pour vos reviews et votre patience. Merci de lire cette fic un peu "space".

Vous devez me maudire et imaginer toutes sortes de tortures pour me punir de cette loooooongue attente. Ahem, Lou lâche ta tronçonneuse … et ton scalpel aussi …

Je devais emménager dans mon nouvel appart … ben non, j'ai résilié le bail … bizarrement, je ne me sens pas d'avoir des cafards et autres bestioles indéterminées pour colocataires. Du coup, j'ai repris la recherche et les visites d'appart. Un conseil : faites gaffe aux arnaques immobilières, c'est super chiant de croire que « tout est bon » pour finalement se rendre compte qu'on c'est (presque) fait avoir.

Ensuite, j'ai changé d'abonnement internet, et il a fallut une bonne semaine pour que ça fonctionne. Bref ! Entre ça, le boulot et la fatigue … Disons que le ras le bol général n'est pas loin ! Grosse déprime !

Mais je vous adore et vous êtes des lectrices formidables, alors rien que pour vous, voilà la suite de cette fic. J'ai hâte de la terminer, le thème est vraiment trop horrible, mais j'expliquerai le pourquoi bientôt. Je ne suis pas sadique sans raison. Ca fait long, alors bises et bonne lecture !

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Chapitre 6

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Ca recommençait.

Rodney avait espéré que les invidiens l'achèveraient, que la souffrance s'arrêterait. Enfin. Mais visiblement ils n'en avaient pas terminé avec lui.

Au début, la douleur était encore supportable. Il les avait invectivés pour se donner du courage, raillant leur peuple « primitif », annonçant l'arrivée prochaine de ses amis. Mais ça n'avait pas duré …

Lorsqu'ils avaient attrapé ses mains, il s'était débattu, envahi par une peur ignoble. Une terreur fondée sur l'appréhension, qui annihilait toutes ses capacités intellectuelles. Puis l'invidien avait usé de sa lame. Et il avait crié, hurlé de toutes ses forces, jusqu'à ce que sa voix se brise, que sa gorge ne puisse plus émettre que de faibles gémissements.

Et seule la souffrance avait subsisté.

La souffrance et quelque chose d'autre aussi. Une incompréhension mêlée d'horreur. Au-delà de la douleur physique, une autre douleur, morale celle-ci, l'envahissait. Une tourmente face à laquelle son esprit désorienté, privé de ses repères,cédait peu à peu. Une question le tenaillait : pourquoi ? Il savait qu'il n'aurait pas de réponse, et pourtant seule cette interrogation le maintenait en vie. Elle lui permettait d'oublier.

Durant de brefs instants, il parvenait à occulter la douleur qui l'élançait tout entier, à fixer tant bien que mal son esprit sur autre chose que l'épouvante qui le transformait en une bête affolée rampant au sol. Parce qu'il voulait savoir, comprendre.

Désormais, la gorge déchirée, en feu, il n'avait même plus la force d'émettre ne serait-ce qu'un gémissement. Ses pensées paraissaient s'effilocher les unes après les autres. Il lui semblait errer dans un univers irréel, oscillant entre la terrible réalité et un monde virtuel, serein, crée de toutes pièces par son esprit épuisé. Il effectuait mentalement des « voyages » en des temps et des lieux divers. Et il y trouvait une certaine forme d'apaisement. De courte durée. Car il finissait immanquablement par replonger dans l'horreur. Lorsque la lame se rappelait à lui, lorsqu'il sentait sa morsure.

Et tout recommençait. Comme maintenant.

Une rumeur secoua la foule, parcourant les rangs des « spectateurs ». Il releva péniblement la tête et perçu un murmure.

Ses yeux. Ils parlaient de ses yeux.

Pourquoi ses yeux? Quelle torture allait-il encore connaître ?

Rodney fut pris de tremblements irrépressibles, qui ébranlèrent un peu plus sa raison. Il serra les dents, tenta de contenir la nausée qui s'emparait de lui, refusant encore une fois, de laisser couler ses larmes. Des larmes pourtant prêtes à être versées, des larmes anticipatrices de la souffrance à venir.

Il regarda de nouveau son bourreau, nota son sourire extatique. Il le regarda approcher, la lame haute. Un rayon de soleil occasionna un reflet argenté sur le métal.

Le chant était terminé. Les festivités pouvaient reprendre.

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John avait posé le jumper de l'autre coté de la falaise. Sur la terrasse, c'était impossible sans être immédiatement repéré. Pas de zone abritée. Après avoir confié les commandes à Lorne, son regard avait cherché celui dévasté de Carson.

« Nous … il aura besoin de soins. Tenez vous prêt. ».

L'écossais avait vivement hoché la tête, incapable de parler, encore sous le choc.

Une fois équipés, John, Ronon, Teyla et les deux snipers s'étaient mis en route, contournant la montagne en silence.Un silence qui pesait sur les épaules de John, qui le rongeait. Il avait alors songé que la première chose qu'il ferait en rentrant sur Atlantis, serait de hurler jusqu'à en perdre sa voix. Expulser toute la rage qui s'était accumulée en lui depuis quatre jours. Ainsi que la haine qui l'avait rejointe depuis quelques minutes.

Parvenus au dessus de la plate-forme, abrités derrière un amoncellement d'éboulis, ils avaient fait le point de la situation. Scrutant de temps à autre ce qui se passait en contrebas. Ils dessinaient sur le sol les plans d'actions, émettant juste des murmures pour préparer leur intervention.

Des murmures emportés par le vent.

Puis, ils s'étaient lentement rapprochés .

Et c'est là que les cris avaient retenti … non, pas des cris. Des râles, des gémissements étouffés, tout au plus. Mais dans lesquels pointait une douleur presque inhumaine.

Le souffle coupé, ils s'étaient figés. Les deux tireurs d'élite avaient tenté de masquer leur dégoût et de conserver leur impassibilité, rigoureusement professionnels. Sans grand succès.

Teyla avait porté la main à sa gorge, puis avait détourné le regard, les yeux brillants. Les dents serrées à s'en faire grincer la mâchoire, Ronon s'était raidi, se relevant à moitié. John avait immédiatement posé la main sur son bras, le retenant fermement. Ils ne pouvaient pas encore agir, trop éloignés de la scène. Avant d'attaquer les invidiens, ils devaient assurer la protection de Rodney, parvenir jusqu'à lui. Et ensuite …

Il fallait attendre, ne pas se faire remarquer. Tous s'étaient tournés vers lui, incrédules.

Une expression indéchiffrable, un visage lisse. Pas la moindre émotion visible. Pas même un tic nerveux ou un sursaut. Rien. Hormis peut être … oui, cette crispation des doigts autour du P90, imperceptible. Et cette rigidité du dos. Ces pupilles fixes, dures. Froides.

Celles d'un tueur.

Et ils étaient descendus, calmement, prudemment, prenant soin de ne pas remuer de pierres. Une demie heure de descente précautionneuse. Sans parvenir à faire abstraction des sons qui émanaient du demi cercle de pierre.

Des bruits qui leur glaçaient le sang.

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Le jumper resta en vol stationnaire, surplombant l'assemblée de invidiens. Invisible. Paré à l'atterrissage. Ses trois occupants fixaient l'homme enchaîné, tout en suivant la progression de l'équipe de sauvetage, alternativement, frémissant à chaque soubresaut du corps supplicié.

Parvenus à hauteur du cercle de pierre, légèrement décalés sur la droite, les deux snipers s'installèrent confortablement, prêts à tirer.

Après leur avoir donné les dernières consignes, John, Teyla et Ronon poursuivirent leur route et se glissèrent discrètement entre les rochers. Deux invidiens qui gênaient leur progression, probablement des gardes, s'écroulèrent, la gorge tranchée. Proprement, sans un bruit. Sans qu'ils puissent donner l'alerte. Ils avancèrent peu à peu vers le terre-plein central, et parvinrent finalement au niveau des deux piliers de pierre. Juste au dessus du prisonnier.

Nul n'avait remarqué leur présence, les « spectateurs » étaient bien trop occupés par la scène qui se jouait devant eux. Fascinés à l'extrême. Et il y avait de quoi …

Un invidien faisait face à Rodney, la main gauche posée sur sa joue, un poignard dans l'autre. Un poignard dont la lame reposait sur la joue droite duprisonnier. Le bourreau leva la pointe et appuya doucement, dessinant une espèce de signe cabalistique sur la peau. Un symbole rouge, sur fond clair.

Une gravure au sang, sur une peau cireuse.

La sensation de brûlure arracha un nouveau gémissement à Rodney, puis la pointe remonta lentement sur sa peau. Dangereusement.

Vers son œil.

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Ca va ? Le cœur est bien accroché ? Question (que je me pose à moi-même): suis-je tout à fait saine d'esprit ?

Hum … Je suppose que ce « à suivre » va me valoir beaucoup de hurlements et quelques menaces à peine voilées. Pas grave, j'ai un garde du corps génialissime, je ne crains rien. Son nom ? Oh … Carson. Ca vous dit quelque chose ? M'enfin, en attendant :

A suivre …