Salut ! Comment ça va ? Pas trop fatiguées j'espère =)

Tout d'abord désolée pour le retard, ma bêta et moi on a été hyper occupées cette semaine

C'est pour ça que je vous le dis tout de suite: le prochain chapitre ne sera surement pas posté lundi mais plus tard dans la semaine.

Voilà, toujours en remerciant ma bêta-lectrice Momii !

Sur ce, bonne lecture !


Chapitre 7

« Tu te rends compte Sakuno, on a la chance de pouvoir les approcher !

-Tomo-chan, ils ne sont pas là pour signer des autographes mais pour nous apprendre à jouer au tennis. »

Le vestiaire des filles se voyait être éclairé par la faible lumière du matin. La jeune collégienne aux tresses écoutait distraitement les piaillements de sa meilleure amie qui se confondaient parfaitement à ceux des autres filles, chacune se mettant en tenue de sport, excitées pour les unes à l'idée de passer une journée avec les meilleurs joueurs de tennis des alentours (et accessoirement beaux gosses) et pour les autres démoralisées à la perspective de jouer au tennis, c'est-à-dire faire du sport, pendant toute la journée. Quant à Sakuno, elle faisait partie d'une toute autre catégorie; celle qui redoutait de jouer au tennis à cause d'une certaine personne. Une fille avec une chevelure ébène qui était le centre d'attention de tout le vestiaire.

« Akemi-chan, c'est vrai que tu es forte au tennis ?

-J'en fait depuis mes 5 ans, mais je ne suis pas si forte que ça.

-Tu es trop modeste Akemi-chan !

-J'espère qu'on sera dans la même équipe, Akemi-chan ! »

Cette dernière regardait Sakuno, un sourire bienveillant collé au visage. La plus jeune aurait adoré, mais vraiment adoré lui cracher à la figure qu'elle aussi était un monstre au tennis, qu'elle avait des techniques secrètes dignes des plus grands mangas d'action. Mais c'était faux, totalement faux. Elle arrivait à peine à frapper dans une balle, et encore fallait-il qu'elle arrive à tenir correctement sa raquette. Elle aurait aussi adoré lui faire ravaler son petit sourire hypocrite à souhait, mais bien sûr, elle ne pouvait pas car on la prendrai pour une folle, pour une petite première année simplement jalouse de sa si populaire sempai. Alors qu'en vérité, Sakuno avait l'impression que c'était le contraire.

Il avait évidemment fallu que la providence amène la classe de Sakuno et celle d'Akemi, ainsi qu'une classe de deuxième année à travailler ensemble pour ce petit stage de tennis qui avait lieu dans le collège du champion national, c'est-à-dire son collège, Seishun Gakuen. (ndlt: comme je me base selon le calendrier scolaire japonais, le tournois national ayant eut lieu en été est déjà passé, puisqu'ils sont maintenant en septembre. La rentrée des classes au Japon est en avril)

Les professeurs ne les avaient prévenus du stage que ce matin, « pour vous faire la surprise » avait-il dit. Super la surprise. Quoi que Sakuno le savait déjà depuis la veille, car Ryoma lui avait montré le message qu'il avait reçu, lui annonçant qu'il serait un des coachs pendant ce stage d'un jour et quelles classes participeraient.

Tout en se dirigeant vers les terrains de tennis -toujours entourée du brouhaha féminin- elle entendait encore Ryoma lui dire:

« Tu as encore beaucoup de chose que tu dois travailler, mais ne te décourage pas, tes efforts porteront leurs fruits un jour. »

Sakuno eut un petit sourire sarcastique au souvenir de cette réplique car pour elle, le « un jour » signifiait « jamais » ou bien « dans une autre vie peut-être ». C'est vrai, elle n'y pouvait rien si elle était une nullité en tennis. Ce n'était pas qu'elle n'aimait pas ce sport, mais plutôt que celui-ci la méprisait. En vérité, son rapport au tennis était un peu le même qu'elle avait avec Akemi Yamazaki; houleux. Elle soupira, se demandant pourquoi est-ce qu'il ne pourrait pas au moins une fois dans cette école, promouvoir autre chose que le sport… comme la musique par exemple. Elle sentit un regain de confiance monter en elle lorsqu'elle nota que le sport était sa faiblesse, certes, mais qu'elle excellait en musique, notamment au piano.

Elle aussi avait son domaine de prédilection, mais personne en dehors de ses proches ne le savait, car, trop timide pour s'inscrire au club de musique, elle gardait son talent, caché et bien enfoui au fond d'elle. Pour l'instant, elle ne savait pas trop quoi en faire, mais était persuadée qu'il lui servirait un jour.

Oui, elle aussi était talentueuse, elle aussi valait quelque chose. Fière d'elle, sa confiance retomba immédiatement lorsque le groupe d'élèves se retrouva en face des terrains de tennis et des coachs.

Sakuno reconnut de nombreux anciens adversaires de Seigaku; notamment Hyotei et Rikkaidai qui ont été de coriaces ennemis, mais également Josei Shonan et, à sa grande surprise, Shitenhouji.

Aussi, ce stage devait être assez important pour qu'ils viennent d'Osaka jusqu'ici. Tous -et surtout toutes- se turent lorsqu'arriva sur les courts sa grand-mère, Ryuzaki-sensei.

« Bien, bonjour à toutes et à tous ! Vous avez la chance de participer à ce stage d'un jour vous permettant de vous familiariser avec ce super sport qu'est le tennis ! »

Sumire Ryuzaki sembla vexée par le manque d'enthousiasme des jeunes en face d'elle, qui la regardait avec des yeux de merlan frit. En même temps, il ne faut pas trop s'attendre à des réactions extraordinaires à 8h30 du matin... Toutefois, elle continua sur sa lancée.

« L'objectif d'aujourd'hui n'est pas uniquement de faire du sport, mais également que vous fassiez connaissance avec des personnes d'autres niveaux et également d'entretenir les relations inter-collèges.

Pour cela, vous allez être répartis en groupe de 5 ou 6, tous niveaux confondus. Je compte sur vous pour ne pas entraîner de conflits. »

Ryuzaki leur fit alors son fameux regard-de-la-mort, les prévenant implicitement des foudres qui s'abattra sur celui ou celle qui osera lui désobéir. Tous baissèrent la tête, même Sakuno qui pourtant avait l'habitude de ce regard, devant souvent y faire face lorsque Ryota l'entraînait dans ses bêtises.

Les coachs d'un jour semblaient assez amusés par l'effet que produisait le regard de Ryuzaki Sumire sur les élèves. Mais ils rirent beaucoup moins lorsque cette dernière se tourna vers eux, non sans ajouter:

« Bien évidemment, cette remarque vaut aussi pour vous, messieurs. »

Après ce léger moment de malaise, l'enseignante, fière du silence qu'elle avait fait régner, déclara qu'elle allait à présent énoncer les groupes. En moins de temps qu'il ne le fallut pour dire 'tennis', le silence fut brisé par les cris des dizaines de fangirls, impatientes d'être aux côtés de leur 'princes'.

Sakuno eut soudainement honte d'appartenir à la gente féminine, car elle remarqua qu'elle était l'une des seules à ne pas hurler comme une sauvage en voyant les jeunes hommes, d'ailleurs complètement éberlués par le comportement de ces demoiselles.

C'était comme si une folie furieuse les avait toutes contaminées. Sakuno était un peu comme la survivante, elle entreprit de s'éloigner légèrement du petit groupe qui s'appliquait désormais à prendre des photos de leurs stars. Aussi certains se prirent volontiers au jeu, comme par exemple Atobe ou bien encore Wakajo.

Mais ces derniers arrêtèrent bien vite lorsque Ryuzaki-sensei les fusilla du regard-de-la-mort. Une fois la répartition faite, Sakuno se retrouva dans la team A avec Kachiro et Horio en première année, en deuxième année, une fille qu'elle ne connaissait pas ainsi qu'Arai et enfin, en troisième année...Akemi. A croire que le sort s'amusait à l'associer à Akemi dans toutes les situations. Mais elle était tout de même avec une bonne équipe, puisqu'elle connaissait bien Kachiro et Horio. Quant à Arai, bien que brute, il avait un bon fond et la deuxième année semblait gentille.

La team A se vit attribuer comme coachs attitrés pour la journée les trois capitaines de Hyotei, Rikkaidai et du collège d'Osaka, à savoir le richissime Atobe Keigo, l'enfant de Dieu Yukimura Seiichi et enfin la Bible de Shitenhouji, Shiraishi Kuranosuke.

« Ça alors, on a vraiment de la chance d'avoir des coachs d'exception comme eux ! »

S'était alors écriée Akemi en les voyant. Mais le petit doigt de Sakuno lui disait que la chance n'y était pour rien, mais plutôt que la jeune fille aux yeux émeraudes s'était arrangée pour qu'ils soient avec elle.

Après s'être présentés mutuellement, les adolescents écoutèrent avec attention les consignes des trois capitaines.

« Avant de commencer, nous aimerions que vous écriviez sur ces feuilles ce que vous pensez du tennis; si vous y avez déjà joué ou si vous en jouez et selon vous, quelles sont vos qualités et vos faiblesses en général. Surtout ne vous inquiétez pas, ces données resteront entre nous. Et n'essayez pas de nous mentir, car tout ce que nous voulons, c'est vous connaître pour mieux vous aidez. »

Ils leur distribuèrent les papiers (Sakuno observa avec amusement les regards aguicheurs que lançaient Akemi et la deuxième année aux capitaines) puis chacun se mit à réfléchir de son côté à ce qu'il allait mettre. Sentant un regard sur elle, Sakuno se retourna pour voir les yeux bleus électriques de Fuji posés sur elle. Elle le salua -non sans rougir-, il lui sourit puis retourna voir son équipe. Étrangement, elle se sentait protégée par le regard de son sempai, c'est donc sereinement qu'elle commença à écrire.

Ce qu'elle pensait du tennis ? Eh bien, que c'était un sport...bien. Il fallait tout de même qu'elle pousse un peu plus. D'un air concentré, elle écrivit que le tennis était un sport alliant individualité et travail d'équipe, dans lequel le mental et la force physique ne pouvait être dissociés et qui demandait aussi bien d'être stratégique et efficace tout en mesurant la puissance de ses coups. Satisfaite de sa réponse, elle passa à la réponse suivante.

Elle nota qu'elle faisait partie du club de tennis féminin de Seigaku mais qu'elle avait vraiment 'un très faible niveau', sous-entendu qu'elle n'en avait pas du tout. Elle poussa un bref soupir face à cette évidence qui s'imposait.

« Pourquoi soupires-tu Onigiri-chan ? »

Cette dernière leva la tête pour se retrouver face à Shiraishi qui l'observait, amusé. Sakuno haussa les sourcils; Onigiri-chan ? La dernière personne qui l'avait appelé comme cela était...

« Désolé, je n'ai pas retenu ton vrai prénom, mais Kin-chan t'appelle tout le temps comme ça, alors j'ai pris l'habitude.

-Ah...Je vois. Je m'appelle Ryuzaki Sakuno. Vous... Vous avez très bien joué aux nationales !

-Merci, mais nous avons tout de même perdu.

-Mais vous avez tout de même gagné contre Fuji-sempai, ce n'est pas rien !

-Haha, en effet Sakuno-chan. »

Tandis qu'il s'apprêtait à lui dire autre chose, une voix le coupa.

« SHIRAISHI, MOI AUSSI JE VEUX ÊTRE AVEC ONIGIRI-CHAN ! »

Tooyama Kintaro arriva près des deux adolescents en gesticulant des bras et en braillant comme un gamin qu'il voulait être le coach « d'Onigiri-chan ». C'est seulement après l'avoir menacé de son bras 'empoisonné' que le garçon à la chevelure flamboyante accepta contre son gré de retourner vers son équipe.

C'est après avoir dit son typique « Aahh Ecstasy », qui paraissait extrêmement étrange aux yeux de Sakuno, qu'il laissa cette dernière pour aller voir un Kachiro très intimidé. Elle aussi était impressionnée par l'aura si charismatique des jeunes hommes. Tout en regardant discrètement Akemi en faire des tonnes pour que Yukimura la remarque, un autre des coachs s'approcha de la jeune fille aux tresses qui tentait désespérément de se trouver des qualités. Elle était...gentille. Voilà.

« Alors petite fille, quelles sont tes qualités et tes défauts ? »

Cette fois-ci, elle fit face à la personne la plus arrogante qu'elle n'avait jamais vu; ce garçon, appelé 'affectueusement' par Ryoma et compagnie 'le roi des singes', se trouvait être Atobe Keigo, qui se passait négligemment une main dans sa chevelure soyeuse digne des publicités pour shampoing. Légèrement déconcertée par l'arrogance qui se dégageait du jeune homme, elle lui répondit timidement:

« Euh...Je ne sais pas trop, je dirai que je suis de nature calme et gentille mais que je suis beaucoup trop timide et pas assez forte pour me débrouiller toute seule...

-Hum... Ore-sama voit surtout une jeune fille d'une douceur infinie et forte en même temps.

-Moi forte ? Oh non, tu dois te tromper.

-Sache qu'Ore-sama ne se trompe jamais. »

Il sembla très fier de sa réplique puisqu'il claqua des doigts tout en déclarant, « Sois éblouie par la présence d'Ore-sama. » puis il partit voir la deuxième année -dont Sakuno n'avait pas retenu le nom mais qu'elle avait surnommé la fangirl- qui était à la limite de la transe en voyant le capitaine de Hyotei s'approcher d'elle. Elle nota ce qu'elle avait dit à ce dernier mais hésita à écrire ce qu'il lui avait indiqué. Elle décida de ne pas l'inscrire car elle ne voyait pas en quoi ce qu'il avait dit était vrai. Elle se relut puis se releva pour aller porter sa feuille aux coachs qui étaient encore en train de discuter avec les autres membres de la team A. Elle patienta jusqu'à ce que Yukimura vienne à elle.

« Hum... Sakuno-chan pas vrai ? Tu es la seule avec qui je n'ai pas discuté encore. Alors, dis-moi, qu'est-ce que tu penses du tennis ? »

La jeune fille lui expliqua ce qu'elle avait marqué tandis que l'enfant de dieu l'écoutait attentivement. Elle sentait qu'il avait la même aura inquiétante que pouvait avoir Fuji de temps à autre, mais c'était une personne extrêmement rassurante, elle n'eut donc pas de mal à lui parler. Lorsqu'elle eut fini et qu'il la félicita pour sa vision très intéressante du tennis, elle rajouta:

« Pour tout dire, je me base sur ce que j'ai vu de mes sempais.

-Vraiment ?

-Oui, leur lien m'a vraiment...touché. Moi aussi, j'aimerai beaucoup vivre un moment aussi fort que celui qu'ils ont vécu lors des nationales. »

Sakuno sentit alors poindre une note de mélancolie dans sa voix lorsqu'elle continua.

« Mais...Je ne pense pas que ce soit avec le tennis que je vais vivre ça. »

Yukimura qui n'avait rien dit jusqu'à présent lui déclara en toute franchise:

« Que se soit au tennis ou ailleurs, l'important c'est que tu t'amuses et que tu sois fière de ce que tu fais. Et aujourd'hui nous allons tout faire pour vous montrer à quel point le tennis peut être intense. Et puis, qui sait ? Ne renonce pas si tôt ! »

Intimidée par les paroles de son sempai, elle hocha timidement la tête puis le suivit vers le point de rassemblement de la team A. Elle était apaisée. Elle qui redoutait ce stage, il commençait plutôt bien. Mais en croisant le regard glacial d'Akemi ainsi que celui de la fangirl qui semblait la mépriser pour on ne sait quelle raison, Sakuno fut tout d'un coup moins sûre du bon déroulement de la journée.


Voilà pour ce chapitre ! J'espère que cela vous a plu =)

J'ai remarqué que souvent, quand je poste mes fichiers, des mots disparaissent ou se retrouve collés, est-ce que c'est que à moi que ça fait ça ;-;?

Sinon, pour les reviews, n'hésitez pas les amies (amis ?) !

A la prochaine !