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Dans la salle du trône, tout se passait bien. La cérémonie était finie, et Hugh, non, Etius, profitait bien de son nouveau rôle de roi de la galaxie. Il contemplait la vue du lac de Celestis qu'il avait de sa royale chaise. C'était grandiose. Adria, debout juste à côté de lui, lui murmurait des mots doux, tentant de le charmer peu à peu.
Elle pensait avoir tout son temps, mais elle ne l'avait pas. Deux prêcheurs entrèrent dans la salle, et c'était bien rare d'en voir autant en une seule fois.
« Que se passe-t-il, pourquoi nous dérangez-vous ? cria Adria tandis que Etius se relevait.
- Ma Reine, des humains sont parvenus à pénétrer votre divine demeure, dit un prêcheur et s'agenouillant.
- Incapables ! Vous n'avez même pas retenus des minables comme des humains !
- Pardonnez les gardes de leur vigilance, par pitié. Nous ne sommes en rien responsables, ce n'est pas nous qu'il faut blâmer…
- En châtiment, vous allez immédiatement …
- Cela suffit Adria, dit Etius en l'interrompant. Retournez à vos occupations, et mobilisez plus de soldats dans toute la cité pour les retrouver ! dit-il majestueusement aux prêcheurs.
- Comment oses-tu ?
- Non, tu ne dois pas traiter tes sujets de cette façon…
- C'est ma cité ! »
Pour la faire taire, il l'embrassa, sachant pertinemment qu'elle arrêterait les reproches. Elle était immensément gênée. Elle était devenue rouge, plus rouge que l'aura de feu qui était autour d'elle. Elle le regardait dans les yeux, avec un petit sourire timide. Lui, sourit par gentillesse, mais, ne l'aimant pas, retourna vers son trône.
A ce même moment entra l'équipe de SG1, et Daniel criait, sommait Hugh de le regarder.
« Gardes ! s'exclama Adria en les projetant à l'autre de bout de la pièce. Emmenez-les au cachot.
- Attendez Adria, laissez-moi vous parler, dit Daniel
- Il est hors de question que je vous laisse dire un mot de plus pauvre ignorant !
- Chut Adria, écoutons-le, il m'intéresse, murmura Hugh en se retournant.
- Etius comme on vous appelle, je m'adresse à vous. Vous, que nous appelions Hugh. Vous souvenez-vous de ce que vous avez fait depuis votre naissance ? Non, bien sûr, vous avez tout oublié. Vous voulez savoir ?
- Gardes ! Comment les laissez-vous prendre le dessus ? Hugh… Etius, tue le sur le champ, ou tu ne mérites pas ta place de roi !
- Attends, répondit-il en lui prenant la main, ce qui eut pour effet de la calmer.
- Jeune garçon solitaire, vous avez vécu avec des parents difficiles, reprit Jackson. Votre mère, cette femme qui vous criait toujours dessus, mais qui au fond, vous aimait bien. Votre père, un vrai ivrogne, adepte de la télévision et de la bière, mais au fond, il vous porte dans son cœur. Comment les avez-vous oubliés ? Oui, vous avez des images qui vous reviennent, je le vois. Comment vous êtes-vous donc oublié ? J'ai lu ce que vous avez écrit. Vous êtes un penseur, et vous ne saviez pas quel est votre rôle dans la vie. Est-ce celui-ci ? Tuer et massacrer des peuples, assujettir toute une galaxie ?
- Etius, écoute-moi, écoute ces doux murmures, tout ce qu'il dit n'est que mensonge, il essaie de te corrompre, de te rallier à sa cause qui est perdue… Tue le ou il polluera ton cœur et ton âme de ses paroles impies.
- Attends Adria, dit-il en descendant une marche, je l'écoute.
- Oui, vous réfléchissez beaucoup, vous avez un cœur énorme, toujours prêt à défendre les autres. Et pourtant la vie ne vous a pas gâté. Vous m'aviez raconté la fois où, âgé de 6 ans, vous vous êtes fait frapper dans la cour de récréation. Vous étiez jeune, et amoureux. Une fille qui ne vous avait jamais regardé. Et d'autres garçons, nombreux, allaient vers elle pour lui réclamer les bonbons qu'elle mangeait, et, un, pour la charmer. Vous y êtes allé et vous l'avez défendue. « Laissez-la tranquille, vous êtes méchant », c'est ce que vous avez dit. Elle, elle s'est enfuie, et a esquissé un sourire. Vous, vous êtes resté sous les coups des autres, et on vous a jeté au sol, vous en avez une cicatrice, à la jambe gauche. Vérifiez. Vous voyez bien.
- Tue-le Etius. Ne descend plus de marche. Si tu descends la dernière c'est que tu m'as trahie. Tue-le ou je le tue !
- Vous savez maintenant, vous savez ce qu'ont vécu vos ancêtres. Mais au détriment de ce que vous avez vécu. Ne laissez personne vous contrôler. Faites juste ce qui vous semble le meilleur pour vous, et les autres. Et rappelez-vous. Rappelez-vous quand vous m'avez dit me faire pleinement confiance. Vous êtes mon ami. Tu es mon ami Hugh, un ami avec lequel sans m'en rendre compte je me suis beaucoup lié. Un peu comme mon petit frère.
- Je… Je me rappelle, pas tout, mais… c'est étrange, qui suis-je ?… Hugh.. Oui…
- Etius, maintenant, ça suffit, si tu ne le tues pas je le tuerai, je te signale que tu es en train de descendre la dernière marche !
- Je le ferai, dit-il en se retournant vers Adria et remontant les marches, avec une lumière dans les yeux qu'Adria reconnut.
- Oh non, tu ne peux pas faire ça ! Je te confisque le pouvoir de nos dieux ! Tu n'es plus rien. Laisse-moi te tuer Hugh, oui, tu te souviens, mais tu ne te souviendras plus longtemps si tu n'es plus là. Prends ça ! »
Adria le bombardait de flammes et de magie noire. Mais Hugh, était là, résistait tranquillement.
« Comment est-ce possible ? cria-t-elle.
- Tu as peut-être le pouvoir des Ori, moi j'ai celui de mes ancêtres. Ils me défendront, toujours, je suis leur unique moyen d'exister dans la vie concrète, et le seul moyen de changer la vie des humains sans intervenir directement. Ahh ! »
Hugh avait une vision, une vision, tellement réelle… Deux personnes venaient à lui, des personnes aux allures pures, de blanc vêtues… Gal'Ahn et Soph'Oa.
« Mon fils, tu es notre grand descendant… Tu es celui qui peut vaincre le Mal. Et là, nous te fournissons assez d'énergie, et tu dois choisir. Choisir entre sauver tous tes amis et les ramener sur ta planète, ou bien anéantir Adria. Ne te sens pas forcé de suivre ce que nous faisions, et de la détruire. Suis ton cœur, nous te faisons confiance. Nous veillerons sur toi. Tu as toujours été bon, et nous avons toujours veillé sur toi. Le peuple que tu allais massacrer, nous l'avons protégé, même si tu ne le sais pas. Mais tu n'allais pas les tuer. Au fond de toi tu ne pouvais pas tuer, et tu n'allais pas le faire. Tu as toujours été pur. Sois-le, et écoute ton cœur, ne reproduis pas l'erreur que nous avons faite de ne plus aimer. Prends tes amis, et pars. Ton destin est grandiose. Tu es un héros… »
« Tous les héros ont une fin Hugh, c'est la tienne ! cria Adria, tandis qu'elle multipliait ses pouvoirs.
- Non, c'est juste la fin d'une bataille. Ta fin, elle viendra plus tard. Au revoir. »
Sur ces mots, lui et ses compagnons disparurent. Ils étaient sur Terre dans la salle d'embarquement de la Porte des Etoiles. Hugh, lui, s'était directement installé dans sa petite chambre d'infortune, sur son lit, pleurant. Il pleurait parce qu'il avait été le Mal, parce qu'il avait traité tout le monde d'une manière monstrueuse. Il s'en voulait terriblement, et voulait rattraper les erreurs qu'il avait commises. C'était comme ça, il était coupable des pires atrocités. Rester parmi des amis ? Impossible, il pourrait leur faire du mal, ou bien en les voyant il verrait le visage des pauvres gens qu'il a maltraités. Il devait s'enfuir, et payer pour ses crimes. Comment ? Devenir une sorte de héros serait une bonne idée maintenant qu'il avait ses pouvoirs. Non, trop, c'était trop pour lui. Il fallait juste qu'il fuie.
Il prit son sac et sortit dans le couloir. Il croisa le docteur Jackson, qui voulut lui parler. Malgré la joie qu'Hugh ressentait de le revoir, il suivit sa route, et Jackson lut dans son regard la culpabilité. Il comprenait, et il savait ce qu'il allait faire. S'enfuir. Il ne pouvait l'en empêcher, car il savait qu'il en avait besoin.
C'était facile pour lui de s'enfuir, de se rendre coller les gardes aux murs et d'ouvrir les portes. Oui. En quelques instants il se retrouvait dehors, sur la grande montagne, en face du paysage au dessus duquel le temps se déchaînait. Une tempête faisait rage. Hugh, était là, et aux gouttes de pluie qui coulaient sur son visage se mêlaient des larmes… Il partait…
