Hey !

Eh bien eh bien, que de réactions sur le chapitre précédent ! :-p Merci à toutes. Ce chapitre a été aussi facile que difficile à écrire. Et je suis ravie d'avoir réussi à vous faire vibrer avec nos deux amants maudits.

Cyhame : Merci, merci, merci. Woaw, ta review m'a fait juste trop trop plaisir. J'espère que la fin ne va pas te décevoir !

Graceyff : Woua je ne sais pas quoi te dire... Merci beaucoup ! C'est un plaisir de savoir que tu aies apprécié ce chapitre à ce point.

Jana : Merci pour ta fidélité (à quand un compte sur FFN ? ;) ) Contente que la fameuse scène dans les toilettes t'ai plu ahah.

Guest : Merci beaucoup pour tes compliments ! Il va cependant bien falloir que cette fiction s'arrête, mais possible qu'une autre voit le jour dans peu de temps ;)

Everlark : Merci beaucoup pour ton petit mot. :)

Elo : Merci. Et la suite, et bien... la voici ^^

On se retrouve un peu plus bas. Bonne lecture.


Chapitre 7

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J'ai l'impression d'être complètement déconnectée de la réalité… sur un petit nuage. Un nuage de tendresse… de sensualité… d'érotisme… de passion. Je crois que je ne suis même plus à bord de cet avion, il n'y a plus que Peeta et moi.

Je suis bien incapable de décrire ce que je ressens à ce moment précis. Il m'est impossible de mettre un mot dessus, tout s'embrouille dans ma tête. Parce que je me sens bien. Alors que je viens de tromper mon petit ami. Mais… j'ai l'impression d'être… à ma place. Oui, je me sens à ma place dans les bras de cet homme avec qui je viens de partager quelque chose d'incroyablement fort. Tout ce que je viens de vivre avec lui est tout simplement… indescriptible. Et cela me donne le vertige.

Je n'aurais jamais imaginé en montant dans cet avion que ma nuit se terminerait de cette façon.

Nous sommes toujours debout, l'un contre l'autre. Il me presse contre la paroi de l'appareil, m'encercle de ses bras et me serre tout contre lui. Nous ne parlons pas. Le temps est comme suspendu et je serais bien incapable de dire depuis combien de temps nous nous sommes éclipsés de nos places. Et tout ce que je sais, c'est que je n'ai pas du tout envie de quitter cet endroit.

Son front est plaqué contre le mien. On se regarde. On se sourit. Je laisse glisser le bout de mes doigts sur lui, je retrace lentement les contours de son tatouage. Je le sens trembler au contact de mes mains sur sa peau, et j'adore ça. Il caresse mon visage tendrement. Longuement.

Et puis ses lèvres se perdent dans mes cheveux, sur mon front, progressivement il descend le long de mon nez, et puis, elles reviennent effleurer ma bouche. Il commence à promener ses mains sur mon dos nu, et ce contact me fait frémir à nouveau. Alors j'enfouie ma tête au niveau de sa nuque et je respire son parfum, j'embrasse doucement sa peau, je profite de la chaleur de son corps contre le mien. Je me laisse aller dans cet échange qui me fait peu à peu perdre pied.

_J'aimerai ne jamais descendre de cet avion, je soupire finalement, lorsque sa bouche vient embrasser mon épaule.

_Moi non plus…, souffle-t-il en remontant progressivement en direction de mon cou.

Je ferme immédiatement les yeux et mes doigts s'enfoncent doucement dans le creux de son dos. Dieu… Je me sens bien incapable de lui résister lorsqu'il recommence à mordiller ma peau et qu'il fait lentement glisser sa langue contre moi.

_J'aime ta peau, me dit-il alors que ses mains reviennent se loger dans le creux de mon dos.

_Ah oui ?, je le taquine en caressant le sien du bout des doigts.

_Oui…, me répond-il en souriant pendant qu'il promène toujours ses lèvres sur moi en direction de mon visage.

Je sens alors ses mains qui glissent doucement en direction de mes fesses, qu'il attrape fermement. Il se presse contre moi et je ressens comme un courant électrique qui parcourt l'ensemble de mon corps.

_On devrait… peut-être retourner en cabine, je lui chuchote.

_On devrait oui, me murmure-t-il en m'embrassant.

_Nous sommes partis depuis trop longtemps…, je continue contre ses lèvres.

_Hmmm hmmm, soupire-t-il doucement sans cesser ses caresses.

_Et si jamais… il se réveille… que je ne suis pas là…

_Oui…, reprend-il sans décoller sa bouche de la mienne. Il faut qu'on arrête...

Je hoche vaguement la tête et laisse remonter mes doigts dans ses épaisses boucles blondes en l'attirant tout contre moi. Les siens glissent nonchalamment à l'arrière de mes cuisses. Il agrippe mes fesses pour me soulever à nouveau et me plaquer fermement contre la paroi, puis il guide doucement mes jambes de part et d'autre de sa taille.

Il frotte alors son corps contre le mien, et je me surprends à sentir à nouveau son érection qui reprend vie. Déjà ? Encore ?

Je me cambre un peu jusqu'à sentir son sexe contre le mien. Je sens mon bas ventre brûler de désir à nouveau, et notre étreinte devient de plus en plus forte. Je ne contrôle plus rien. J'ai envie de lui comme je n'ai jamais eu envie d'un autre homme. Alors je réponds à son mouvement en basculant mon bassin contre lui et je l'entends grogner.

_Je devrais… peut-être y aller le premier…, gémit-il contre mes lèvres.

_Bonne idée…, je lui réponds mais ni lui ni moi ne faisons quoi que ce soit pour que tout ça s'arrête.

Il glisse alors une main entre nous pour se guider, je le sens qui pousse à nouveau contre moi.

_On ne devrait pas…, je lui souffle en embrassant son cou tout en l'attirant plus près de moi.

_Non, vraiment pas…, me répond-il.

Et en disant cela, il glisse son sexe dans le mien et nos deux corps fusionnent à nouveau. J'ai l'impression que c'est comme s'ils n'avaient été faits que pour ça. Il fait lentement bouger son bassin, imprime un mouvement de va-et-vient absolument délicieux tout en agrippant mes fesses entre ses mains, et un râle terriblement sensuel sort alors de sa bouche, ce qui me fait frémir.

_Hmmm Katniss, gémit-il en faisant basculer ses hanches pour coulisser en moi plus profondément.

_Oui…

Voilà tout ce que j'arrive à lui répondre dans un souffle. Nos bassins se pressent l'un contre l'autre et il pénètre et se retire de moi, encore, encore et encore. Ses mouvements sont lents, et le rythme de torture qu'il est en train de nous infliger fait monter la tension et le plaisir, presque douloureusement. Je me replace et me cambre légèrement contre lui. Mes mains descendent en bas de son dos pour agripper ses fesses et je lui intime un mouvement plus rapide, en le ramenant en moi à chaque fois qu'il se retire.

_Plus fort…, je lui susurre doucement.

Peeta hoche la tête, saisit l'invitation au vol et -resserrant sa prise sur mes fesses- commence à accélérer la cadence.

_Putain…, grogne-t-il dans le creux de mon cou.

Nos peaux moites glissent l'une contre l'autre. C'est à la fois doux et bestial. C'est réellement incroyable… Chaque mouvement qu'il fait me rapproche un peu plus du point de non-retour, et cela m'arrache des gémissements incontrôlés. Des gémissements qui doivent lui plaire parce qu'il sourit, accélère encore, et m'encourage à me laisser aller. Il me murmure qu'il aime ce qu'il me fait, qu'il aime me donner du plaisir, et la façon dont il me le dit, le ton de sa voix secoué par le sien, me provoque des frissons tout le long de ma colonne vertébrale.

Et puis ses coups de reins finissent par déclencher un délicieux rappel de ce qu'il m'a offert quelques minutes auparavant. Car, alors que j'ondule mon bassin pour accompagner ses va-et-vient, un nouvel orgasme fait trembler l'ensemble de mon corps. Il roule des hanches contre mon corps, et puis je sens Peeta se tendre contre moi et l'entends gémir de plaisir. Il continue encore quelques secondes, et puis il s'effondre contre moi, le corps secoué par un orgasme aussi intense que le mien. Je l'enserre dans mes bras et je sens son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine.

_Bon sang, chuchote-t-il à bout de souffle. C'était… c'est…

_Incroyable…, je le coupe.

_Je n'ai jamais ressenti ça…

_Moi non plus…, je lui réponds en décollant quelques mèches de son front en sueur.

_Et je ne parle pas que du sexe…, me dit-il lorsqu'il encadre mon visage entre ses larges mains et me fixe avec ses yeux d'un bleu si profond.

Un large sourire se dessine alors sur son visage et je ne peux m'empêcher de lui sourire en retour. Misère ! Ce sourire pourrait me faire fondre sur place. Il est vraiment beau… Et bon sang qu'est-ce qu'il est sexy !

_J'ai jamais fait l'amour de cette façon… Je veux dire… Ça n'a jamais été aussi intense… Avec personne… Et… J'ai jamais été attiré… Jamais eu autant envie de quelqu'un comme j'ai eu envie de toi.

Il m'embrasse doucement avant de reprendre.

_Tu m'as fait… Tu me fais, corrige-t-il, un effet pas possible ! Je me sens incapable de te résister…

Je ne réponds rien mais je comprends ce qu'il veut me dire. Parce que je n'ai jamais été connecté à quelqu'un comme je le suis avec lui. Jamais...

_Dis-moi pourquoi je trouve ça si… naturel ?, je lui demande sans le lâcher des yeux.

Parce que c'est réellement le cas. L'alchimie entre nous est réelle. J'ai l'impression de le connaitre depuis des années.

_Je ne sais pas Katniss…, me répond-il en caressant doucement ma joue.

_Je n'ai même pas l'impression d'avoir fait quelque chose… de mal…, je lui murmure doucement.

Il me sourit et glisse ses doigts dans mes cheveux.

_Même si…

_Chuuut…, me coupe-t-il en plaquant ses lèvres sur les miennes.

Il me fait taire en m'embrassant longuement et je finis par céder et me laisse à nouveau aller. Mais j'entends que l'on commence à s'agiter autour de nous. Je suppose qu'il s'agit du personnel de bord qui s'affaire. Alors je finis par le repousser doucement, à regret.

_On devrait vraiment… retourner à nos places…, je lui suggère.

_Ouais…, me murmure-t-il alors. Parce que si tu ne m'arrêtes pas… Je pense que je pourrais te faire ça toute la nuit.

Je lui souris et sens mes joues virer au rouge. Parce que je suis exactement dans le même état d'esprit que lui. Mais cet avion finira bien par atterrir, alors nous partons chacun à la recherche de nos vêtements éparpillés ça-et-là autour de nous.

Une fois habillés, et après un dernier long et lent baiser, c'est Peeta qui quitte les toilettes le premier. Je reste quelques minutes de plus avant de le rejoindre. Je me regarde quelques secondes dans le miroir, fais couler un peu d'eau pour la passer sur mon visage et puis, je réajuste mes vêtements, me recoiffe, camoufle les marques que Peeta a laissé dans mon cou comme je peux, et retourne dans la cabine.

Les lumières sont toujours éteintes autour de moi, et l'avion semble toujours assoupi lorsque je remonte progressivement l'allée. Malgré notre quasi absence de discrétion, je remarque que nous n'avons réveillé personne. Étonnant, je pense en souriant bêtement.

J'arrive à hauteur de notre rangée de siège et je suis soulagée de voir que Gale n'a pas bougé de position depuis que je l'ai quitté tout à l'heure. Je l'enjambe comme je peux, et me réinstalle sur mon siège sous le regard de Peeta. L'accoudoir est toujours relevé entre nous. Ni lui, ni moi ne l'abaissons. L'assouvissement de nos pulsions l'un pour l'autre n'a rien changé. Nous avons envie, et besoin, de garder cette proximité entre nous. Alors lorsqu'il replace silencieusement nos couvertures, j'en profite pour me lover tout contre lui, et je colle à nouveau ma cuisse contre la sienne. Il m'imite et je sens ses doigts qui s'entrelacent aux miens sous la couverture. Je l'entends bailler et soupirer de bien-être.

_Tu es fatigué ?, je lui demande, les yeux plongés dans les siens.

_Un peu…, me répond-il en caressant doucement le dos de ma main avec son pouce. Pas toi ?

_Si, je lui murmure.

Le voyage, le décalage horaire et le contre coup des émotions que nous venons de vivre m'ont donné un méchant coup de barre ! Et je crois que je ne suis pas la seule si j'en juge par les cernes qui bordent les yeux de Peeta.

_Tu veux fermer les yeux ?, me demande-t-il, hésitant.

_Ok…, je lui souffle doucement.

Il me sourit et m'embrasse tendrement sur les lèvres. Et puis je repose ma tête sur son épaule et je sens la sienne se poser contre la mienne. Je suis bien. Mais malgré la fatigue, je n'arrive pas à fermer l'œil. Et je ne sais pas vraiment pourquoi. Sûrement que je n'ai pas envie que cela se termine… Sûrement que j'ai envie de profiter de ces quelques minutes qu'il nous reste à partager ensemble. Je sens mon cœur qui se resserre, j'enfouie ma tête dans son cou, respire son odeur à plein poumons et je ne bouge plus. Pendant de longues minutes. Je ne sais pas combien de temps tout cela dur, mais soudain, après un laps de temps qui me parait extrêmement court, les lumières se rallument. Je relève alors la tête et croise les deux prunelles bleues de Peeta.

Comment cela a-t-il pu durer toute la nuit ? Je n'ai pas vu le temps passer...

Nous sommes contraints de nous séparer et je sens, à regret, ses doigts quitter les miens. Gale commence à remuer à côté de nous, alors Peeta se penche rapidement contre moi pour déposer ses lèvres contre les miennes. Une dernière fois.

Et puis le voyage reprend son cours : Gale se réveille, on nous apporte les plateaux repas -aussi infâmes que le repas de la veille- et l'avion commence lentement sa descente en direction de l'aéroport.

Je jette des petits regards en coin à mon amant d'une nuit. Il me sourit. Un sourire triste. Je me rends compte qu'il n'a pas plus envie que moi que tout cela se termine. Mais il ne peut pas en être autrement. Lui comme moi le savons.

Le moment est fini et la parenthèse se referme .

Nous avons vécu quelque chose de très court, mais les sentiments que j'ai ressentis étaient forts, et intenses. Et pour moi, pour nous, la chute est brutale. L'angoisse de la séparation est un déchirement, qu'autour de nous, tout le monde ignore. Ma mine triste n'échappe pas à Gale mais il met cela sur le compte de la fatigue, du voyage.

S'il savait…

Et puis l'avion se pose. Après de longues minutes, on nous invite enfin à nous lever. C'est à nouveau la même cohue dans les allées que lorsque nous avons embarqué… Les passagers se bousculent, récupèrent leurs bagages dans les compartiments et nous, nous prenons part au flot des voyageurs dans l'allée, attendant patiemment que la foule se disperse sur la passerelle. Gale est devant moi, et je sens Peeta dans mon dos. Il profite de la cohue pour se coller tout contre moi. Je ferme les yeux et frisonne de tout mon être lorsque je sens la chaleur de son buste contre mon dos et son parfum qui m'est déjà devenu étrangement familier. Je fais un effort surhumain pour ne pas me retourner lorsque je sens son souffle au niveau de ma nuque et qu'il me murmure tristement :

_Je ne veux pas te laisser filer.

Mais je n'ai pas le temps de lui répondre car je sens qu'on me saisit le bras et qu'on me tire vivement en avant. Gale me presse à nouveau pour que nous quittions l'appareil. Alors à contre cœur, je lui emboîte le pas et une fois noyée dans le flot des passagers, je finis par le perdre de vue.

Nous nous frayons un chemin au milieu de tous les voyageurs, dans l'immense hall du terminal, et puis nous nous dirigeons au niveau des tapis roulants pour récupérer nos bagages.

Peeta finit par nous y rejoindre et je le vois se poster un peu plus loin. Il sort alors son téléphone portable et je le vois pianoter rapidement sur son écran. Une vibration dans la poche de mon jean me fait soudain sursauter et je le quitte des yeux, le temps de récupérer mon téléphone. Mon cœur se met à cogner durement dans ma poitrine lorsque je lis le nom de l'expéditeur du texto que je viens de recevoir. Peeta Mellark.

Je relève instantanément la tête dans sa direction et je croise son regard amusé. J'avais laissé mon téléphone en évidence sur la tablette devant mon siège. Il a dû profiter du moment où j'étais encore dans les toilettes pour récupérer mon numéro. Je me cache un peu de Gale et pianote pour ouvrir le texto.

Son « Dis-moi qu'on va se revoir… » et rapidement suivi d'un « On ne peut pas se quitter comme ça, Katniss… »

Ma respiration s'emballe et tout se bouscule dans ma tête mais je ne peux empêcher un large sourire d'étirer mes lèvres à cet instant. Parce que je repense à notre nuit. Parce que je sais qu'il ne sortira plus de ma tête. Alors même si c'est complètement fou, je pianote rapidement sur l'écran de mon portable et le regarde au loin.

J'aperçois alors le sourire qui m'a tant fait craquer illuminer son visage quand il lit la réponse que je viens de lui renvoyer :

« Non… Effectivement… On ne peut pas… »

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