Auteur: Katoru87
Rating: M
Couple: moi je sais et, pour l'instant, c'est suffisant.
Genre: UA (Univers Alternatif)
Résumé: Harry est un jeune étudiant désargenté et seul qui fait de son mieux pour survivre à Londres., une ville hors de prix. Il va jusqu'à vendre la seule chose qu'il possède vraiment: son corps.
And all that music
Chapitre 7
Ça m'a fait du bien de revoir Seamus et Dean. Quand je les vois, je me mets à croire en l'amour. C'est agréable de voir des gens s'aimer comme au premier jour, des années après que celui-ci ait eu lieu. Bon, maintenant je suis bon pour aller jouer dans leur restaurant un de ces soirs, mais ce n'est pas vraiment une corvée et puis, les pourboires sont pas mal du tout chez eux.
Grâce à eux, quand je suis rentré chez moi, mon studio ne me semblait plus menaçant, je n'avais plus l'impression de me retrouver dans une réplique glaciale de ce qui a été mon placard pendant des années. Et surtout, je n'avais plus cette impression immonde de me sentir battu ou tripoté par les Dursley. Tante Pétunia n'a jamais été plus loin que des attouchements, mais c'était déjà trop. Je me sentais répugnant, le pire c'était quand je devais faire face à son fils et son mari sans rien dire, à supporter qu'ils me traitent de monstre sans savoir qu'ils en aimaient un, dissimulé sous les traits d'une femme trop maigre. Je n'ai jamais bandé alors que elle, elle mouillait à en inonder sa culotte et ça l'a toujours mise en rage. Sa punition préférée était de me priver de nourriture, du coup, je n'ai jamais vraiment grandi, surtout que mon « oncle-rouge » n'était pas en reste de m'affamer. En plus, j'ai toujours eu un appétit d'oiseau et j'ai souffert d'anorexie quand j'étais au collège, depuis, il m'arrive encore de faire des crises et de ne rien manger pendant plusieurs jours. Ensuite, je reviens à moi et je recommence à m'alimenter, mais je n'ai jamais eu des habitudes alimentaires normales.
Il faisait toujours aussi froid et toujours aussi noir dans mon petit studio, à croire que les réverbères dans la rue avaient grillé avec la chaudière mais j'avais trop sommeil pour m'en préoccuper. Je me suis jeté dans mon lit, les couvertures par dessus la tête et j'ai dormi jusqu'au lendemain.
Je ne peux plus attendre. Là je n'ai pas le temps, mais ce soir, il faudra absolument que j'appelle Lucius.
o0O0o
Je me grouille de sortir du wagon dans lequel j'étais serré entre un vieux et une collégienne maquillée à la truelle, j'évite les petites vieilles qui me bloquent le passage et je sors enfin à l'air libre après avoir escaladé quatre à quatre les escaliers roulants du métro. Dehors, les trottoirs sont brillants de givre et la neige pelletée hors des trottoirs forme d'impressionnantes congères dans les canniveaux. Il fait si froid que j'ai l'impression que mon propre souffle se transforme en glace à chaque expiration. Je ne peux pas courir, sinon je risque de me casser la figure mais je marche le plus vite possible. J'accélère encore un peu quand je vois apparaître la façade blanche, et rendue presque brillante par le soleil hivernal, du conservatoire.
C'est bon, je suis à l'heure. Enfin, quand je dis ça, la vérité c'est que je suis en avance, mais depuis quelques semaines, Draco, Blaize et moi avons pris l'habitude de venir une demi-heure avant le début des cours pour profiter de la salle. Personnellement, je viens surtout pour profiter un peu plus de Draco et de sa nouvelle manie de me coller à lui. Quand il me presse contre lui, je peux sentir ses muscles sous ses vêtements et c'est foutrement tentant. J'aimerais pouvoir glisser mes mains sous sa chemise et le caresser, mais je doute qu'il le prenne bien. En tout cas, pas aussi bien que moi. Et puis, vu la différence de taille qu'il y a entre nous, je ferai pas long feu face à lui. Il fait une bonne tête de plus que moi – quand je me mets sur la pointe des pieds!
Quand j'arrive dans la salle, mon blond est déjà là. Comme d'habitude, il joue mais cette fois, je n'ai pas envie de l'admirer de loin, je veux participer à son extase. Une fois, il m'a dit qu'il adorait jouer en duo, qu'il sentait une communion, un lien se créer entre lui et son partenaire et que ça lui faisait le même effet qu'un câlin de son petit-ami. Alors, même si c'est psychologique, je veux me perdre dans la chaleur de ses bras. C'est affreusement guimauve à dire, mais c'est ce que je ressens. Alors, je pose doucement mon étui et je sors mon violon de son lit de velour noir.
Cet instrument est ma vie et celle de mon père. C'est le seul et unique cadeau que m'ont jamais fait les Dursley, ce morceau d'héritage, avec les cours pour apprendre à en jouer. C'est la seule et unique chose pour laquelle je leur suis reconnaissant.
Mon archet se pose sur les cordes et je sens mon corps vibrer quand mes notes se mêlent à celle de Draco dans une danse hypnotique. Je m'avance vers lui. Il me regarde sans cesser de jouer, je ne le quitte pas des yeux. Et je profite de ce câlin qu'il m'offre sans se douter de ce qu'il me donne.
Nous jouons le morceau que nous travaillons en ce moment avec Remus. Je ne me rappelle plus de son nom, je ne me rappelle plus de rien en fait. Devant mes paupières, je vois un Draco Malfoy nu, accueillir dans ses bras un petit Harry Potter, tout aussi nu. Si seulement ça pouvait être vrai!
Nous jouons sans regarder autour de nous et quand les dernières notes s'évanouissent dans l'air froid de ce mois de janvier, je remarque enfin que tous les étudiants sont là, qu'ils nous regardent. Même Remus n'a rien dit. Il me fait un bref signe de tête et je m'installe à ma place.
Je porte le pantalon en cuir noir qu'une personne a déposé devant ma porte le jour de noël, simplement emballé dans un sachet GAP.
Draco me sourit et le cours commence.
o0O0o
Draco répétait, perdu dans ses pensées. Quand le son d'un violon vint se mêler aux notes sûres et puissantes de son piano, il sût qu'Harry était arrivé – seul le brun était capable de jouer comme ça – et il joua comme jamais. Il sentit le lien se former avec le jeune homme et il s'offrit en entier à lui par l'intermédiaire de la musique.
Ses doigts volaient sur les touches mais Draco caressait Harry. Son corps bougeait en rythme, sans qu'il puisse s'en empêcher mais en fait, il ondulait et se frottait contre la peau pâle de Harry. Quand la musique monta crescendo, que la cadence se fit violente et les notes hérratiques, il s'enfonça loin dans le corps de Harry, dont le violon gémit de plaisir et il jouit dans les dernière vibrations de cordes, répandant sa passion dans le petit corps fragile du brun.
À deux, ils venaient de réinventer l'orgasme musical, avaient écrit une nouvelle définition de l'amour en musique en partageant cette instant magique de communion totale. Ils n'avaient fait qu'un, l'espace d'un morceau, l'espace d'un échange de partitions, ne formant qu'un seul être qui s'était dissous avec la fin de la mélodie.
Quand pourrait-il enfin avoir le brun vraiment à lui?
À lui et à son amant?
o0O0o
Je ne sais pas trop ce qui se passe, mais c'est la folie ce soir. Il n'y a pas une table de libre, mis à part celles qui ont été réservé et seront occupées dans les minutes à venir. Je cours partout et j'ai parfois du mal à ne pas rentrer dans un collègue. Le repas que j'ai avalé tout à l'heure dans les cuisines est déjà de l'histoire ancienne et mon estomac grogne à intervalles réguliers. Ma pause n'étant que dans une heure, il va falloir que je me force à tenir. Comme le chef m'aime bien, je n'aurai aucun mal à obtenir une petite collation. C'est l'avantage d'être petit et mignon: ils veulent tous me ménager le plus possible. D'habitude ça m'énerve parce-que j'ai horreur qu'on me prenne pour une lopette – pas parce-que j'ai un physique proche de celui d'une fille que je suis une nymphette moi! - mais cette fois, j'ai bien l'intention d'en profiter.
Je me mets à rêver à une part de gâteau au chocolat quand on m'appelle. Visiblement Matthew à du mal avec ses clients – faut dire qu'il couvre la zone la plus chargée du restaurant.
- Harry, tu peux aller chercher une bouteille de champagne pour la table quatre et porter les entrées à la table douze?
- Pas de problème. Tu tiendras le coup?
Matt a été opéré du dos récemment et il a encore un peu de mal à rester très longtemps debout. Quel con, il aurait dû rester chez lui une semaine de plus.
- Je tiendrai. Grouille-toi, la vieille de la quatre commence à s'énerver!
Je me dépêche de faire ce qu'on m'a demandé. La cave du restaurant est merveilleusement fournie en vin français, champagne et autre alcool de qualité. Toutes les bouteilles qui sont ici valent plus que tous mes salaires d'un mois c'est pour ça que j'aime pas les manipuler. Si j'en casse une, je risque jusqu'à ma place.
Je trouve la bouteille commandée et l'amène à la table où elle est attendue. Un sourire professionnel – lire hypocrite et intéréssé, mais poli quand même (des mois de pratique!) - et me voilà tout pardonné de mon retard. J'espère juste que cette bonne femme n'a pas cru que je m'intéréssais à elle, parce-qu'elle m'a l'air du genre collante. Rien que d'imaginer ses mains ridées et pleines de tavelures, j'en ai froid dans le dos. J'écarte l'image d'autres mains bien plus baladeuses et je me remets au travail.
Un éclair platine attire mon attention et je vois Lucius, seul, s'installer à sa table habituelle avec cet air royal qu'il a en toute circonstance. Magnifique, je n'aurais pas à l'appeler, je pourrais lui demander de vive voix. Si en plus ça pouvait être ce soir – je serai naze mais il n'a jamais eu besoin de ma participation jusque là – ça m'arrangerait. Il me reste tout juste de quoi tenir jusqu'à la fin du mois mais je n'aime pas ne manger que des pâtes ou du riz et le mois de février ne sera pas très excitant du point de vue des concerts. J'ai besoin de cette rallonge.
Je sais qu'il veut que ce soit moi qui le serve, mais je l'observe un peu, caché derrière un pillier en marbre.
Il est beau. De cette beauté froide qui prend aux tripes et ne vous lâche pas. Draco en a hérité et ce n'est pas la seule chose qu'il a de son père. Les mêmes cheveux et les mêmes yeux, la même carrure d'athlète, on pourrait presque croire des clones, mais mon pianiste a une douceur dans les traits que je devine venir de sa mère. Alors que le visage de Lucius semble taillé à la serpe, d'une virilité à fendre le coeur et d'une incroyable netteté, celui de Draco est plus doux, moins anguleux, presque androgyne en fait – même si ce trait n'est pas aussi poussé que chez moi. Ils ont en commun l'attitude aristocratique mais ça, à mon avis, ça vient surtout de l'éducation. À force de s'entendre dire qu'on se doit d'être parfait parce-qu'on est naturellement le meilleur, on fini par y croire. Et puis, les Malfoy ne sont pas n'importe qui, ils sont liés à la reine – à un degrés faible et très éloigné, reste d'un mariage arrangé il y a des siècles, mais ils restent une famille noble. Quand je parle de Lucius, je devrais dire Lord Lucius – il est quand même comte à la base – mais c'est un peu pompeux et j'aime pas les formalités.
Je m'approche enfin, un menu en main. Je ne sais pas pourquoi mais il ne vient jamais ici avec un membre de sa famille, que ce soit sa femme ou son fils. En fait, quand il est venu avec Snape – merde, ça faisait trop longtemps que j'arrivais à ne pas penser à lui – a été la seule fois où je l'ai vu accompagné. Peut-être qu'il aime sortir seul de temps en temps. C'est compréhensible.
- Bonsoir Lucius.
- Bonsoir Harry. Me répond-il en souriant. J'aime bien quand il sourit parce-que c'est le seul qui le fasse pour de vrai, pas comme les autres clients.
- Ce soir, le chef a préparé de la mousse au chocolat blanc. Dois-je aller en mettre de côté?
- Dés que j'ai commandé tu fonces m'en garder deux parts! Plaisante-t-il en buvant le verre d'eau offert par la maison. C'est vraiment un client que j'aime bien.
- Deux? Vous attendez quelqu'un qui ne vous rejoindra qu'au dessert?
- Non. Pure gourmandise. C'est pas bien!
J'éclate de rire et prends sa commande. En entrée, il prend toujours des langoustines, du coup, je suis surpris quand il me demande un carpaccio de boeuf. Moi qui avais voulu prendre un peu d'avance en notant déjà les fruits de mer... Enfin, le client est roi et lui, il en a même l'allure. En plat, il prend du homard. Il veut sentir le poisson ou quoi?
Il sourit et je sens que c'est le bon moment pour lui poser ma question, mais à l'instant où j'ouvre la bouche, je suis devancé par mon estomac qui me fait part de sa présence grâce à un monumental grognement. Et bien sûr, Lucius l'a très bien entendu. Je rougis comme pas possible.
J'ai tellement honte que je me tire dans les cuisines et demande à Andrew de changer de zone avec moi en répondant à ceux qui poseraient des questions que j'ai pris ma pause. Comme lui s'occupe des clients à l'étage – où il n'y a que quelques tables, mais c'est fatiguant comme tout à cause des escaliers – Malfoy senior ne pourra que le croire. Finalement, je lui passerai un coup de téléphone, pour ce soir, j'ai trop honte. Surtout que c'est à cause de ce genre de chose que je me suis vendu à lui.
Avant, je n'avais jamais pensé à ça comme moyen de m'en sortir, mais un soir en rentrant chez moi après le travail, j'étais tellement affamé que je me suis effondré par terre, en plein devant le resto. Il est sorti de sa voiture et m'a ramené chez moi. C'est en chemin qu'il m'a proposé de l'argent contre une nuit avec moi et sur le coup, j'ai dit non. Mais au bout d'une semaine, je me suis résolu, je n'avais pas d'autre choix.
Je finis mon service rapidement. Il n'y a que deux tables d'occupées à l'étage et les clients s'en vont vite. Je prétexte que je ne me sens pas bien et je retourne me changer aux vestiaires.
- Ça va pas Harry? Tu es tout pâle? Me demande Andrew en me rejoignant. Je lui dois une fière chandelle à ce type, il m'a évité de me ridiculiser encore plus. Il ne m'a même pas posé de question alors que c'est lui qui pourrait être en train de se préparer pour partir.
- Si, c'est juste que je me sens un peu vaseux. Je préfère rentrer avant de vomir sur quelqu'un.
Vomir quoi? C'est la question, mais on s'en fout en fait. Si cette excuse peut me faire rentrer chez moi, alors elle est parfaite.
Je monte quelques marches en courant et je me jette sur la porte de l'entrée de service. Elle donne sur une ruelle sombre et étroite sur le côté du bâtiment, dans laquelle on empile les poubelles chaque soir à la fermeture. Les murs sont couverts de tag obscènes jusqu'au fond de ce cul de sac. Il arrive qu'un drogué s'y planque pour consommer sa dope tranquillement mais c'est rare. L'air froid me frappe de plein fouet mais ce n'est pas ça qui m'arrête en chemin.
Devant moi, chaudement emballé dans un long manteau noir, se tient Lucius Malfoy. Il est comme un ange blond dans cet endroit puant où s'entasse les détritus du restaurant. Il me regarde calmement, tirant sur sa cigarette de temps en temps. Et moi, je reste planté là, à deux mètres de lui, le regardant comme une apparition du saint esprit. Manquerait plus que ça: que je divague à la Bernadette Soubirou!
Putain, il fait froid. Et mon estomac grogne encore.
- Nous voilà plusieurs mois en arrière Harry. Dit-il en recrachant sa fumée. Je suppose que tu es en difficultés en ce moment.
Je hoche simplement la tête. J'ai honte. Et lui qui me parle comme si je l'avais déçu – c'est vrai qu'il m'avait dit que je n'avais qu'à lui passer un coup de fil pour arranger ça, mais ce n'est pas évident, ni facile. En dépit du fait qu'il me paye pour me sauter, c'est quelqu'un de bien. Bon, c'est vrai que c'est pas un modèle de délicatesse et qu'il sait que j'ai besoin de lui, plus que lui n'a besoin de moi, mais il aurait très bien pu me tirer une fois et s'en laver les mains. Au lieu de ça, il m'a offert une aide, il m'a tendu la main, c'est pourquoi j'ai du mal à le voir autrement que comme mon sauveur. Même si c'est éxagéré. Je n'ai pas envie d'avoir l'air d'abuser de son aide.
- Je peux t'aider Harry. Viens avec moi, ça ne sera pas long.
Il me prend par la main et me guide jusqu'à sa voiture. Son chauffeur est en train de boire un coup au bar d'en face. Je me retrouve sur la banquette arrière de sa voiture, à l'abris derrière les vitres fumées, allongé sous un corps que je sais être très agréable, même si je n'ai jamais eu l'occasion de réellement le toucher.
Il nous déshabille tous les deux et place mes jambes sur ses épaules. D'un geste rapide il a enfilé une capote sur nos deux érections et je le sens déjà presser contre moi. C'est la première fois qu'on se regarde, d'habitude, il me prend en levrette et basta. Là, on est pas à l'hôtel, les piétons avancent en riant, les voitures passent à un mètres de nous dans un concert de moteurs, n'importe qui peut nous surprendre en ouvrant la portière et pourtant, nous n'avons jamais été aussi intime.
Je le sens glisser en moi, tout doucement pour pallier à l'absence de préparation. C'est douloureux mais supportable, il est moins épais que Snape, plus court aussi donc j'ai moins de mal à m'habituer. Et pour la première fois avec lui, je bande. Mais vraiment.
J'entame un mouvement de hanche et il commence à bouger. Il me prend pendant ce qui me semble être des heures. D'habitude, il n'est pas aussi long à jouir, mais je ne m'en plains pas. Je suis vraiment en train de prendre mon pied. Son corps chaud est autour de moi, sur moi, en moi et c'est très agréable. J'ai l'impression de me perdre en lui et le fait que je vois ses yeux, embués de plaisir, ne fait que renforcer cet effet.
Ses coups de reins sont lents et profonds jusqu'à une certaine limite, jusqu'à ce qu'il ait épuisé tout son self-contrôle. Ensuite, il accelère violemment et je le suis de bon coeur. Nos hanches se séparent pour mieux se rejoindre dans un frottement exquis. Je ne sais pas comment je fais, mais je renverse la situation et me retrouve à califourchon sur lui, en train de lui imposer un rythme que je ne croyais pas pouvoir atteindre avec un simple rapport pour de l'argent. Il se tord sous moi et gémit sans discontinuer, ses mains sont agrippés à mes fesses et à mes hanches qu'il malaxe sans pudeur. Il sert fort et je sais que demain j'aurais des bleus, mais je m'en fiche. Il se saisi de mon sexe et le pompe sans autre forme de procés.
Je jouis en me mordant les lèvres. Dans la blancheur de mon orgasme, j'ai vu le visage de Draco et j'ai failli hurler son nom. Heureusement, je me suis abstenu. Je sens sa queue tressauter en moi et il me rejoint, s'enfonçant une ultime fois, le plus loin qu'il peut, dans mon corps.
Je tombe sur lui et il me sert dans ses bras dans un réflexe post-coïtal que je ne suis pas assez stupide pour confondre avec de la tendresse. Il a vu le paradis notre cher Lord. Maintenant, il pourra vraiment dire à ses potes que je suis un bon coup, en admettant qu'il en parle à quelqu'un bien sûr.
Nous restons là, sans rien dire le temps de revenir vraiment à nous, puis on se sépare vraiment. On se tortille un peu pour se rhabiller et quand j'enfile mon pantalon, je sens quelque chose dans ma poche droite. Une rapide vérification m'indique que c'est ma paye. Ce type doit avoir des dons de magicien parce-que je n'ai pas la moindre idée de comment il s'y est pris.
Nous sortons de la voiture et malgrés nos efforts, nous sommes encore débraillés au point que personne ne s'y trompe. Les quelques regards dégoûtés ou amusés que nous attirons me font peur; je n'ai pas envie qu'un scandale éclate à cause de moi mais il me rassure d'un sourire.
- Ne t'en fais pas Harry, on ne risque rien. Rentre bien.
Il me serre dans ses bras – étrange – avec un pointe de ... regret dans la voix. Doublement étrange. Je ne sais pas ce qu'il se passe mais une impression ridicule me chuchote qu'il ne me baisera plus jamais. C'est stupide. Je lui rends son sourire et je m'éloigne en direction de Soho.
Je me retourne une dernière fois mais il a disparu derrière les vitres de sa bagnole de luxe.
o0O0o
La chaudière a été réparé dans la journée et c'est un plaisir de rentrer dans un endroit chaud. En plus, maintenant, je peux me permettre de vider mes placards, j'ai de quoi les remplir à nouveau.
Je fouille dans ma poche et en sors le petit tas de billets qui y est rangé. La somme habituelle. Sauf qu'un petit papier y est glissé, plié en quatre.
Un simple numéro de téléphone griffonné à la hâte et un court message: « Appelle-ici désormais et laisse un message sur le répondeur. »
Bizarre. Lucius doit être en train de changer son système de communication.
Quoi d'autre sinon?
À suivre...
