Thème : Vampires – Félin –flamme –tremblement pour la nuit de la Ficothèque Ardente.

Couples et personnages : Japon(vampire)/Grèce (chat garou) et Turquie (sorcier).

Le félin sauta sur les genoux de Kiku puis il se mit à ronronner en se frottant contre lui. Héraklès avait beau faire tout son possible pour le réconforter, Kiku broyait du noir depuis qu'il était devenu un vampire.

Assis à la limite du campement, il caressa d'un air absent le pelage du chat garou auquel il tenait tant.

N'arrivant à rien par ce biais, Héraklès reprit forme humaine.

La lune n'était pas loin d'être pleine, et sa douce lumière était suffisante pour dessiner les contours de la silhouette d'Héraklès en laissant des parts d'ombre bien intéressantes. Le regard de Kiku ne put que s'attarder sur cette peau bronzée bien appétissante. Héraklès se baladait toujours avec juste un short pour cacher son intimité, tous son corps lui était donc offert à portée de main.

Ses crocs sortirent contre sa volonté à la vue excitante de son homme.

« Mords-moi, insista Héraklès, ça ira mieux après. »

Kiku secoua la tête refusant même l'idée de boire du sang malgré la faim qui le tiraillait.

« Est-ce que tu préfères vraiment faire gonfler ta soif jusqu'à en perdre l'esprit ? Et me sauter dessus, et me faire du mal…

- Pas sur toi.

- Je te plais beaucoup, mon sang doit te tenter. Et n'oublie pas, je suis un chat, je suis capable de le supporter. »

Kiku déglutit bruyamment, ce froid dans ses veines devenait vraiment insupportable, il sentait la mort à plein nez alors qu'Héraklès était tellement chaud, tellement vivant, tellement attrayant. Il ne méritait plus son attention.

Héraklès se rapprocha de lui, Kiku bascula en arrière contre le sol, il croisa le regard déterminé de son compagnon qui le surplombait.

« Je me demande encore comment tu peux résister à la tentation de planter tes crocs juste là. »

Avec lascivité, Héraklès dégagea sa nuque de ses fins cheveux bouclés. La pulsation de sa jugulaire le fit se sentir mal et impatient.

« Ne te gène surtout pas, je saurais t'arrêter à temps. Je n'ai pas envie que tu dépérisses sous mes yeux. »

Héraklès se pencha encore plus pour frotter la peau tendre de son cou contre ses canines. Cette odeur, ce battement de cœur, cette douleur dans l'estomac, toute cette salivation, pour du sang. Kiku n'hésita pas très longtemps face à cette provocation, et il mordit pour aspirer le liquide vital pour satisfaire sa soif intense. Ce n'était pas aussi désagréable qu'il l'aurait imaginé, il se sentait revivre, et il commençait à éprouver de la satiété.

Il pompa à travers ses canines autant qu'il le put jusqu'à ce que Héraklès le stoppe dans son repas. Il montra ostensiblement les crocs en étant dérangé puis il se calma un peu en profitant de son état de bien- être.

Pourtant, il manquait encore quelque chose, et il trouva la réponse dans l'attitude d'Héraklès.

Son homme semblait émotionné par la morsure ainsi que très attisé.

Kiku savait que ce genre d'activité pouvait plaire à la victime d'un vampire même s'il avait toujours douté qu'on puisse retirer du plaisir à se faire mordre. Héraklès soupira, il bougea souplement contre lui pour lui faire ressentir l'amplitude de son désir, Kiku s'en trouva immédiatement excité. Il avait l'impression d'avoir déjà beaucoup plus de forces et d'allant que les nuits dernières.

Héraklès l'embrassa malgré le rouge sur ses lèvres. Kiku se laissa emporter par sa bouche, il était de nouveau dans les bras de son amant. Ils étaient encore ensemble après autant d'épreuves, et nul doute qu'ils en auraient d'autres à surmonter avec leur longévité.

Encore, ce regard plein de braise chez le chat le rendant toute chose.

Héraklès était toujours là malgré la morsure, il voulait encore de son corps malgré sa froideur, et il l'entraînait de lui-même vers la luxure de leurs ébats.

Kiku ne pouvait pas s'échapper de son étreinte farouche, de ses baisers et de ses caresses. Il ne se dérobait pas, au contraire, il allait à la rencontre de l'autre. Il le prit dans ses bras alors qu'il se glissait entre ses cuisses pour s'approprier son corps. Il ne retint pas ses cris sous les assauts vigoureux de son amant qui lui faisait oublier tout à part eux.

Complètement rassasié, il s'endormit aux côtés de son homme chat très câlin.

Il ne se souvint pas comment il se retrouva à l'abri du soleil le lendemain matin mais il savait très bien à qui il devait la vie sauve.

Un petit sourire apaisé se dessina enfin sur son visage.