Chapitre 6 Servir un Prince
L'ascension d'un éventuel Héritier au trône du Royaume Uni avait longtemps fait sujet de discussions dans le pays sorcier. Les questions telles que : était-il digne de son Prédécesseur ? Régnerait-il en partage ? Serait-il pacifiste ou tyrannique ? revenaient sans cesse. Déjà du temps d'Harry, élu en tant que Prince, le débat avait intéressé l'Empire entier. En revanche, la nouvelle d'un Héritier assassin, devenant serviteur et esclave, était parvenue, en moins d'une demi-journée, à créer une polémique suffisamment énorme pour intéresser non seulement les sujets et les esclaves, mais également les pays voisins.
Tous s'inquiétaient de cette décision capricieuse qui pouvait devenir dangereuse. Certains disaient que le Prince était manipulé, quelques un qu'il était fou. Beaucoup se réjouissaient tandis que d'autres s'en inquiétaient. Les avis étaient mitigés, on ne savait plus trop quoi penser. La seule chose dont ils étaient sûrs, c'est que cela aurait des répercussions dans les jours ou les mois à venir.
Ils n'avaient pas vraiment tort.
Dans la salle de réunion de l'Ordre du Phoenix, Dumbledore et Grindelwald étaient convaincus que ce nouveau prétendant était une menace, Neville Londubat craignait pour la vie de son ancien compagnon de jeu, et la première phrase que Sirius Black vint à dire, quand il apprit la nouvelle, était que son filleul ne manquait pas d'audace.
- Du côté des favoris, Lucius, Regulus et Severus s'arrachaient les cheveux d'inquiétude tandis que Bellatrix, Alecto et Croupton Jr cherchaient un moyen discret pour assassiner ce gêneur.
- Je le savais ! hurlé Bellatrix. J'aurai dû étouffer ce Jedusor quand il était dans son cachot.
- Mais qu'est ce qui lui est passé par la tête ? grogné Alecto. Un assassin devenant Héritier, c'est du jamais vu !
- Severus, tu es sensé être le tuteur du Prince ? Alors qu'est ce que tu attends pour le faire changer d'avis ? déclara Croupton.
- Parce que tu penses sincèrement que je vais y arriver ? Ce gosse est plus têtu qu'une mule ! J'aurai autant de chance d'apprendre à Crabbe la lecture !
- Mais tu as de l'emprise sur lui, non ? Alors réagis !
- Et tu veux que je lui dise quoi ? contra Severus de mauvaise humeur. Je n'ai déjà pas réussi à mettre un peu de bon sens dans sa cervelle de Prince gâté ! Mauvaise influence de James Potter ça ! J'aurai dû l'avoir dès sa naissance, on n'en serait pas là !
- De toute façon, le mal est fait, annonça Lucius. Tout ce qui nous reste à faire maintenant, c'est d'éviter ce que ce Jedusor accède au pouvoir.
- Tuons-le et faisons passer ça pour un accident, décida Bellatrix.
- Mauvaise idée, soupira Regulus. Le Prince va comprendre de suite, et je n'ai pas du tout envie de subir son mauvais caractère.
- Quoi qu'il en soit, je suis d'avis à surveiller ce sorcier de près, informa Malfoy. Je ne lui fais pas confiance et il risque d'avoir une mauvaise influence sur notre Souverain.
- Je suis d'accord. Tâchons de limiter les dégâts puis nous aviserons. En attendant, je vous propose d'organiser une réunion toute les semaines sur cette évolution.
- Réunion secrète, j'imagine, grommela Alecto.
- Tu peux toujours informer notre Prince, ricana Bellatrix, mais je pense qu'il n'appréciera pas.
- Oh non, soupira Severus. Je confirme, il risquerait de ne pas apprécier du tout.
Ignorant les complots qui se tramaient dans son dos, Harry, accompagné de son nouveau serviteur et futur Héritier, se rendait au dernier étage du château et en faisait visiter chaque partie.
- le 7ème étage n'est utilisé que par moi. On y trouve ma chambre, mon bureau, mon petit salon, ma bibliothèque, et ma salle à manger personnelle. C'est une partie privée, mais mes favoris, mes gardes et mes serviteurs ont l'autorisation d'y venir. Ta chambre se trouve aussi à cet étage, pas très loin de la mienne.
- Quelle chance, grommela Tom.
Harry fit comme si il n'avait rien entendu et l'amena dans une pièce de bois où se trouvaient un lit, une petite table et une chaise bancale. Face à ce décor insalubre, on pouvait voir d'épaisses toiles d'araignées et des monceaux de poussières sur le mobilier. L'endroit ne semblait plus avoir servi depuis des années.
- Voici ta chambre. Elle est assez sobre mais rien ne t'empêche de changer la décoration.
- Elle est miteuse, grinça le nouveau serviteur.
- Non, juste… inutilisée. Ne te plains pas, ma défunte servante avait une pièce plus petite.
- Défunte ?
- Je l'ai noyée hier parce qu'elle n'avait pas préparé mon petit déjeuner correctement.
Tom Jedusor regarda son ennemi avec des yeux ronds. Merlin, ce Potter ci ne correspondait vraiment pas à celui qu'il avait connu. Depuis quand le défenseur de la lumière tuait pour une raison pareille ? Quoi que, le terme défenseur ne correspondait plus vraiment, désormais. Il allait avoir du mal à s'y faire. Retenant un soupir, il se laissa entrainer vers la chambre du gamin : celle-ci faisait l'équivalent de deux pièces, dans les tons beiges et bleutés, avec un ameublement luxueux mais confortable. Un endroit magnifique et reposant.
- Mon petit déjeuner doit être servi à 8h et j'aime prendre mon bain tiède. Tâches de t'en souvenir car, à la moindre erreur, je te punirai. Je suis toujours de mauvaise humeur le matin.
- Pourquoi devrais-je te servir de larbin. Tu ne sais pas faire couler ton bain comme un grand garçon ?
Avant qu'il n'eut le temps de faire le moindre geste, l'insolent reçut une claque magistrale qui, non contente de résonner dans toute la pièce, l'envoya à terre. La joue cuisante, ne s'attendant pas du tout à une telle force de la part du garçon, Tom regarda Harry avec étonnement. Jusqu'ici, jamais personne ne l'avait frappé… jamais ! Comment avait il osé ?
- Encore une remarque de ce genre, Tommy, et je me ferais un plaisir de t'apprendre la politesse.
Tommy ? Potter se permettait de lui donner un surnom aussi ridicule ? Il allait payer, oh oui, il allait lui faire regretter à ce morveux !
- Je te conseille de ne pas abuser de ma gentillesse, continua le jeune Prince en ignorant superbement le regard plein de haine qu'il lui lançait. Crois-moi, je peux me montrer très méchant quand je le souhaite. Ce n'est pas parce que tu as été désigné comme futur successeur que je ne peux pas te couper un doigt ou te crever un œil. Un héritier borgne serait assez amusant, tu ne crois pas ?
Pour toute réponse, Tom retint ses pulsions meurtrières, serrant les dents pour ne pas empirer la situation. Chaque chose en son temps, il lui ferait payer cet affront…mais plus tard, quand le bon moment viendrait. Il fallait juste qu'il se montre patient.
- Bien, maintenant que les choses ont été mises au point, tu peux retourner dans ta chambre pour le reste de l'après midi. Ta présence m'ennuie. Sois devant ma porte à 19h, ce sera l'heure du souper avec mes fidèles.
Ainsi congédié, Tom n'eut pas d'autre choix que d'obéir, ce qui ne l'empêcha pas de lui lancer un dernier regard meurtrier et de quitter la pièce avec toute la fierté qui lui restait.
- Décidément, Harry m'étonnera toujours. Je vois d'ici la tête que doit faire père et mon cher parrain.
Installé devant son bureau, Drago Malfoy, la mine réjouie et un sourire moqueur sur les lèvres, lisait avec attention la Gazette du Sorcier qui relatait en plusieurs pages les derniers exploits de son ami. Comme d'habitude, il n'était pas déçu : Faire d'un criminel le prochain souverain du pays ? Du grand art, digne de l'esprit suicidaire du Prince qu'il était.
- Harry ne va pas s'ennuyer dans les jours à venir, ça va devenir très amusant. Je me demande si je le rencontrerai demain, ce fameux Héritier ?
- Maitre Drago, je t ai apporté ton costume, interrompit une petite voix rêveuse dans son dos.
Le fils Malfoy se retourna et vit Luna Lovegood, sa servante, portant dans ses mains un ensemble sorcier vert. C'était une jeune fille un peu plus jeune aux cheveux blonds et emmêlés qui portait, au dessus des ses vêtements gris, un collier de bouchon de biéraubeurre. Un éternel sourire naïf sur le visage et un caractère des plus spécial, celle-ci semblait constamment vivre dans un autre monde, au grand dam des Malfoy qui ne savaient plus comment réagir en sa présence.
- Luna, espèce de petite dinde ! Gronda Drago. Je t'ai demandé mon costume noir !
- Je sais, répondit la jeune fille, imperturbable. Mais il est infesté de nargoles, j'ai donc demandé aux Elfes de Maisons de préparer un rituel mais ça n'a pas marché.
Poussant un soupire de désespoir, Drago tenta de se calmer, essayant de se contrôler au maximum. Bien que la fille soit de Sang Pur, elle avait été réduite au rang d'esclave après que son père ait traitreusement rejoint l'Ordre du Phoenix, puis achetée par Narcissa en guise de cadeau à son fils… cadeau empoisonné puisque Drago ne parvenait pas à s'en faire obéir et la soupçonnait même d'être atteinte de folie.
- Je t'ai déjà répété que ces bestioles n'existent pas !
- Si, lui répondit-elle avec douceur. Mais tu ne peux pas les voir, il faut des lunettes spéciales.
- Va me chercher mon costume noir !
- Je ne peux pas, il est à la poubelle.
- A la poubelle ! Mon costume ? Mais il m'a coûté une fortune ! Qu'est ce que tu as fait ?
- Je l'ai brulé en pratiquant le rituel.
Drago dût alors faire appel à toute sa maitrise de soi pour éviter d'aller l'étrangler. Folle, cette fille était complètement folle ! Merlin, mais qu'avait il fait pour avoir une servante pareille ? Le pire, c'est qu'il ne trouvait pas le moyen de la punir puisqu'elle était complètement déconnectée de la réalité.
- Sors d'ici ! Et rapportes-moi ma tenue d'été !
- Celle en coton ? C'est dangereux, les nargoles y ont pondu leurs œufs, tu risques d'être contaminé. Tu crois que je dois pratiquer le rituel aussi ?
- Surtout pas ! Et cesse de me tutoyer !
Maintenant, il en était persuadé : il était temps qu'il change de domestique sinon ses nerfs n'y survivraient pas.
Quand les pendules du château royal vinrent à sonner les 7 coups du soir, Harry terminait d'ajuster sa tenue pour le repas. Être présentable en toute circonstance était son devoir quotidien, il prenait donc soin de la choisir lui-même, bien qu'il trouvait cela assez barbant et lui donnait l'impression d'être coincé sous une centaine de règles de bienséance. Morgane toute puissante, il aurait tout donné pour ne pas être obligé de jouer les adolescents bien élevés mais Severus devait être, en ce moment, suffisamment de mauvaise humeur pour, qu'en plus, il se permette de venir avec des vêtements simples et négligés.
Tout à ses réflexions, il entendit trois coups cogner contre sa porte. Se doutant que Jedusor devait être derrière, il l'autorisa à entrer et décida de passer ses nerfs sur lui. Un bon moyen de l'endurcir, cet insolent.
- 36 secondes de retard… On ne t'a jamais appris la ponctualité, Tommy ? Remarque, un mage noir peut bien s'autoriser ce petit extra… oh mais, suis-je bête, tu ne l'es plus, ricana le jeune monarque. Je me demande bien comment tu devais traiter tes serviteurs… est ce que tu les punissais quand ils étaient en retard ?
Tom préféra ne pas répondre, serrant les lèvres le plus possible afin de ne pas laisser à ce sale morveux l'occasion de lui nuire d'avantage.
- Hum, dois-je te corriger également ? Ce serait peut être un bon moyen pour toi d'apprendre à lire l'heure correctement.
Un silence glacial se rependit dans toute la pièce, Harry se réjouissait de l'air mauvais que lui lançait le plus vieux, convaincu d'avoir réussi à le faire enrager.
- Bien, pour une fois, je vais me montrer charitable, continuait-il avec provocation. Un prince se doit d'être miséricordieux avec les simples d'esprit, retiens bien cette leçon Tommy.
- Calmes toi ! Ne réponds pas ! Ne tombes pas dans son piège, il n'attend que ça ! s'ordonnait Tom, en serrant fortement ses poings.
- Dépêchons nous. Le diner va commencer, je ne tiens pas à faire attendre mes favoris.
Ils quittèrent donc l'aile réservée au Prince et descendirent jusque dans la salle à manger où, comme convenu, attendaient docilement les six privilégiés. Tom dût alors faire face aux yeux haineux qu'on lui lançait. Etrangement, cela le perturba quelques secondes : il s'était souvent amusé de la pathétique servitude de Severus, Lucius, Regulus, et Alecto, alors que Bellatrix et Barty Croupton Jr lui vouaient une admiration aveugle. Les voir aujourd'hui aussi dédaigneux lui semblait anormal.
- Allons, vous tous, cessez de dévisager mon Serviteur de cette façon, railla Harry. Vous allez le mettre mal à l'aise, le pauvre.
Ce fut la phrase de trop, Tom ne parvint plus à contenir sa rage et hurla avec force :
- Je n'ai pas besoin de ta pitié, Potter ! Mêles-toi de tes affaires !
Harry lui jeta alors un air triomphant, ravi d'être parvenu à le prendre en faute. Cela ne plut pas, cependant, à Bellatrix Lestrange qui quitta sa place énervée, sortit sa baguette et s'apprêta à châtier l'ancien Mage Noir.
- Misérable arrogant ! Comment oses-tu t'adresser à notre maitre de cette façon ! La torture serait trop douce pour toi ! Dolor…
- Bellatrix, non ! claqua fermement le Prince. N'oublies pas que je suis le seul à corriger les défauts de mes domestiques.
- Mais il…
- Bella, s'il te plait, averti Harry.
Comprenant qu'elle se montrait irrespectueuse, la Mangemorte se mit à obéir, tout en rageant contre ce sorcier qu'elle voulait voir mourir dans d'atroces souffrances. Le Prince se tourna vers Jedusor et commença à dire tranquillement :
- Tss, quel impertinent tu fais, mon petit Tommy. Hausser le ton devant moi, tu ne manques pas de cran. Je crois que tu as besoin d'une leçon. Normalement, j'autorise toujours mes valets à aller se restaurer pendant que je mange, afin qu'ils prennent une pause. Toi, ce soir, tu resteras debout à nous regarder, sans bouger d'un millimètre. Si tu es sage, je laisserai peut être un Elfe de Maison t'apporter un morceau de pain.
- Vous êtes trop bon, s'amusa Barty. Si ça n'avait tenu qu'à moi, je l'aurais laissé trois jours sans se nourrir, enfermé dans un cachot sans lumière.
- Voyons, mon ami, un peu d'indulgence, déclara Lucius.
- D'autant plus que cet homme doit avoir subi les sarcasmes de notre Prince tout l'après midi, déclara le maitre des potions froidement en regardant son fils adoptif.
- Je ne vois pas de quoi tu parles, Severus, grogna le concerné. Insinuerais tu que je suis méprisant ?
- De toute évidence, répondit-il catégoriquement.
Harry lui envoya un regard offensé mais ne préféra pas répliquer. Que son père pouvait se montrer vieux jeu quand il le voulait.
- Passons à table, finit-il par dire. Les plats vont être froids.
Tandis que tout le monde s'installait à sa place initiale, Tom se mit près d'Harry et se tint immobile, essayant de ne pas se focaliser sur son estomac : cela faisait un moment qu'il n'avait pas mangé, cette punition ne l'arrangeait pas, cependant, par dignité, il fit comme si tout cela ne l'affectait en rien. Il regarda donc les sept sorciers manger la soupe de poisson en entrée, le saumon aux petits légumes en plat principal, et la tarte au citron meringuée pour dessert avec autant d'indifférence qu'il le pouvait, et cela ne perturba pas le moins du monde son désormais maître. Celui ci, d'ailleurs, parlait politique avec ses fidèles ainsi que de ses projets à longs termes.
- Je compte déclarer la guerre à la Bulgarie, dit il en buvant le thé digestif qu'on leur avait apporté. La révolte de Krum ne peut rester inaperçue.
- L'ennui c'est que l'Ordre du Phoenix s'est allié à eux, il est à craindre des représailles, objectiva Lucius.
- C'est possible, mais je ne crois pas que Dumbledore prendra le risque de sortir de sa tanière aussi rapidement. Ce serait du suicide, surtout après leur tentative manquée.
- Ne craignez vous pas que certains Alliés se retournent contre nous ? demanda Alecto.
- Non, comme nous, ils sont toujours dans une situation politique assez mouvementée. Me déclarer la guerre ne ferait que les affaiblir d'avantage.
Ecoutant d'une oreille attentive ce qui se disait lors de cette réunion improvisée, Tom se demanda qui pouvait être ces fameux Alliés. Ses connaissances sur ce monde étaient encore trop limitées, ce qui lui faisait défaut, mais il était bien décidé à combler ses lacunes le plus vite possible.
- Je pense que demander de l'aide à la Russie serait une bonne idée. Demetri Nikolaïevka n'attend qu'un signe pour conquérir la Bulgarie. Il sera facile de le convaincre.
- Je me méfie de cet homme, intervint Severus. Il est hautain et grossier, de plus, je sais qu'il complote un mariage politique entre vous et son fils, mon Prince.
- Morgane m'en préserve ! déclara Harry en faisant une moue révulsée. Moi, épouser ce gros lourdaud qui ne connait pas plus de dix sorts basiques ? Je préfèrerais me suicider immédiatement.
- Il faut dire que votre réputation d'homosexuel a fait grand bruit et certaines familles envisagent une alliance avec vous.
A ce mot, l'ancien mage noir manqua de s'étrangler. Potter, gay ? Il ne l'aurait pas cru. Non pas qu'il était homophobe, loin de là, lui-même avait déjà eu des conquêtes masculines, mais il était persuadé que son ennemi aimait les femmes.
- Plutôt que de compter sur la Russie, pourquoi ne pas requérir celle de la France ou l'Italie ? continua Lucius. Ce sont deux pays puissants et fidèles à nos idéaux.
- A propos de la France, coupa le Prince. Marcus Du Maine a-t-il repris le pouvoir ?
- En effet, il est désormais à la tête du Royaume Sorcier Français. Lui aussi vous convoite d'ailleurs.
- Ne suis-je donc qu'un bon parti à marier pour tous les pays Sorcier ? grogna Harry. Rassures moi sur un point, Severus, Cesira Alarino ne cherche pas à m'épouser, elle aussi ?
- Non, mais sa fille, Claudia, oui.
- Salazar protège moi !
- Il fallait s'y attendre, s'amusa son père adoptif. Vous êtes le Prince du Royaume Uni, troisième Seigneur de la première cour d'Europe Sorcière. Il était à prévoir des alliances politiques.
- A vous entendre, on se croirait de nouveau au Moyen Âge. Mettons bien les choses au clair : je n'épouserai certainement pas un quelconque fils à papa sous prétexte que c'est pour le bien du pays. Grindelwald et Voldemort s'y sont refusés et j'en ferai de même.
- Nous en reparlerons d'ici là, conclut Severus. Pour l'heure, concentrons-nous sur la Bulgarie. A quel pays demanderons-nous de l'aide ?
- J'y réfléchirai, soupira Harry. Arrêtons-nous là pour ce soir, ces histoires de mariages m'ont donné la nausée.
Ainsi terminé, les sept Sorciers se levèrent de table, prêts à prendre congé afin de retourner à leurs chambres mais, à l'instant où Harry s'apprêtait à quitter la salle, Severus Rogue lui demanda un entretien en tête à tête. Comprenant que c'était une discussion familiale, le jeune régent congédia son nouveau serviteur et amena son père dans son grand bureau de velours rouge.
- Je t'écoute. De quoi voulais-tu me parler, Sev ?
- De ta décision avec Tom Jedusor.
- Nous y voilà, pensa le garçon avec amertume. Je savais qu'on allait y venir.
- Pourquoi as-tu pris un tel risque ? Cet homme semble dangereux, le prendre pour Héritier est une folie pure et simple.
- Je sais, mais c'est la meilleure décision, crois moi. Je sais aussi que je joue un jeu dangereux, pourtant je ne regrette rien.
- Qu'est ce qui te rend si confiant ?
- Je l'ignore, avoua le plus jeune. La seule chose dont je suis sûr, c'est que j'ai fait le bon choix. Je me fie toujours à mon instinct, il ne me trompe presque jamais.
- Il n'y aucun moyen de te faire changer d'avis ?
- Non, vraiment aucun.
Un silence long s'installa entre le père et le fils. L'un et l'autre s'affrontaient du regard, prêts à imposer leur avis. Finalement, ce fut le maitre des potions qui capitula le premier.
- Si ton choix est fait, je ne m'y opposerai donc pas. En revanche, je te supplie de ne perdre aucun duel.
- Fais-moi confiance, je ne te décevrai pas.
- Me décevoir est une chose, malgré tes erreurs tu seras toujours mon fils. Tout ce que je te demande, c'est de ne pas m'obliger à t'enterrer aussi jeune.
Sur ces mots, Severus quitta le bureau, laissant le Prince à ses idées afin de lui permettre de réfléchir au calme.
- Je ne mourrai pas, marmonna Harry. Je t'en fais la promesse, Père, je ne partirai pas avant toi.
Hermione Granger, non contente d'avoir été achetée pour servir de cadeau le lendemain, était désormais installée dans une chambre rustique et misérable dans le grand manoir des Lestrange. Pendant des heures, la jeune fille avait dû subir d'interminables heures de shopping : les nouvelles robes, les bijoux, les cosmétiques, les friandises et pâtisseries, ainsi que différentes paires de chaussures que la fille avait achetés, lui avait encombré les bras. Elle vivait un véritable enfer. Alors qu'elle s'apprêtait à s'allonger, un homme d'une vingtaine d'année entra dans la pièce et lui dit sèchement :
- Je suis Alec Harlan, le serviteur principal de Mademoiselle Elladora. Elle m'a chargé de te dire que, demain matin, tu devras te lever le plus tôt possible afin de te préparer convenablement. Celui qui deviendra ton maître est une personne très importante, tâches donc d'être impeccable. Il ne faut surtout pas faire honte à Mademoiselle.
- Qui est ce ? ne put-elle s'empêcher de demander. Qui sera mon nouveau maître ?
- Harry Serpentard, le Prince du Royaume Uni.
Un hoquet de stupeur s'échappa de la gorge de la née moldu. Servir le Prince ? Ce sorcier cruel qui réduisait les gens comme elle en esclavage ? Cet assassin allait devenir son maître ? Hors de question ! C'était en partie sa faute si ses parents étaient morts, comment pourrait elle n'envisager de servir ce… monstre.
- Je ne peux pas ! Je refuse !
- Tais-toi, pauvre idiote ! Appartenir à un sorcier aussi haut placé est un grand honneur.
- Un honneur ? Devenir le laquais d'un tyran ?
- Et alors ! siffla le serviteur de mauvaise humeur. D'autre non pas cette chance, certains deviennent des putains ou sont condamnés au pire. Estimes toi heureuse de ne pas en faire partie.
- Peut être qu'être une prostituée vaut mieux que ce soit disant honneur !
- Vraiment ? ricana Alec. Dans ce cas, je vais de suite rapporter à Mademoiselle ta décision.
- Allez y, faites donc rétorqua Hermione avec défi.
- J'espère pour toi que tu as la peau dure sinon… en revanche, je ne pense pas que sa Majesté sera dérangée par ton état demain, oh oui il va adorer.
- Qu'est ce que vous voulez dire ? demanda t'elle, beaucoup moins sûre d'elle.
- Le Prince Harry est réputé pour sont extrême sévérité avec ses domestiques, ceux qui ne lui obéissent pas sont punis de manière fort cruelle. Maitresse Elladora pratique, elle aussi, ce genre de méthode depuis qu'elle s'est liée d'amitié avec le Prince.
- Quelle méthode ?
- Le fouet, la torture sous toutes ses formes, l'humiliation,… la dernière victime de Maitresse Elladora a dû servir une dizaine d'invités complètement nus pendant toute une soirée. A la fin de la punition, la servante a été abusée. Elle avait un beau corps, ça lui a perdu.
- C'est horrible et barbare ! Comment osent-ils ? Ils… Ils sont…
- Atroces ? Oui, ils le sont bel et bien. Mais ce sont nos maitres à présent. Si on veut survivre, on doit se soumettre à leurs caprices. Je vais te donner un conseil : obéis leur, restes dans l'ombre et sois une gentille fille, tu vivras longtemps.
- Mais… mais je… je ne suis pas une chose, je ne suis pas un objet… cracha t'elle les larmes aux yeux.
- Tu es comme moi et une centaines d'autre, soupira Alec. Nous ne sommes plus rien. Maintenant, cesses de faire l'enfant et obéis aux ordres. Avec un peu de chance, peut être que le Prince aura pitié de toi. Satisfaits le, tu n'as plus rien à perdre désormais, crois moi.
- Si, rétorqua la fille, ma fierté.
- Elle n'a jamais rien fait d'autre qu'apporter la mort, ça aussi tu devrais la mettre de côté.
- … alors, si nous ne sommes plus rien, malgré ce que nous étions autrefois, que sommes-nous à présent ?
- Des proies condamnées par des bêtes sauvages, des esclaves maltraités par des démons. Et toi, tu es destinée à servir le pire d'entre eux : le diable.
Le lendemain matin, Tom Jedusor dormait toujours, assaillit par un cauchemar qui ne cessait de le tourmenter : il se trouvait dans un château, un château lugubre qui ressemblait beaucoup à celui de Salazar Serpentard situé en Roumanie. Tout n'y était que ténèbre, mais le silence qui émanait des salles donnait l'impression d'un étonnant repos. Il s'y sentait bien, en sécurité. Assis sur son large trône d'autrefois, il savourait la solitude et le plaisir de sentir le froid s'installer sur son corps. Tom aimait le froid, aussi étrange que cela puisse paraitre. Alors qu'il se reposait, il vit s'approcher, au loin, une petite source de lumière… pas une lumière aveuglante mais plutôt celle d'une flammèche… et elle continuait à s'approcher encore. Quand elle fut près de lui, il remarqua que c'était une bougie, tenue sur un chandelier d'argent. La main, qui le portait, était gantée de noir, tout comme le reste du corps, et le visage de cet inconnu était masqué.
- Pourquoi restes tu seul ? demanda la personne.
- Parce que j'aime être ainsi, répondit Tom tranquillement.
- Rester seul est amusant ? Je trouve ça triste. N'aimes tu pas la compagnie ?
- Elle est dérangeante, la solitude est apaisante.
- Moi je ne l'aime pas, j'en souffre. Mon ami a disparu dans cet étrange château, peux tu m'aider à le retrouver, je crois qu'il s'est perdu.
- Pourquoi devrais-je t'aider ? Qu'y gagnerai-je ?
- Si tu le retrouves, je pourrai alors exaucer ton souhait le plus cher. As-tu un rêve ?
- Oui, je voudrais obtenir la puissance et gouverner en maître absolu.
- Si tu rejoins mon ami et que tu me le ramènes, je t'aiderai à obtenir ce que tu désires.
- Vraiment ? En as-tu seulement le pouvoir ?
- Pour que mon ami me revienne, je suis prêt à tout.
- … Ou as-tu vu ton ami pour la dernière fois ?
- Dans les jardins. On s'y baladait et, quand je me suis retourné, il n'était plus là.
- Peut être est il encore à l'extérieur.
- Non, je sais qu'il est entre ces murs. Les échos du vent me l'ont dit, mon ami a été attiré ici puis s'est fait engloutir. Comme tu es le maître de cet endroit, tu pourras sûrement le trouver plus vite que moi.
- Si tu tiens ta promesse, je te le retrouverai.
- Merci, mais je crains que ce soit une tâche difficile. Le monstre ne te laissera pas faire.
- Quel monstre ? questionna Tom avec curiosité.
- Une étrange créature, elle se balade dans tout le château, son souffle est si chaud qu'on croirait un dragon… mais ce n'en est pas un. C'est une bête détestable et capricieuse, je la déteste.
- Je ne crains pas les monstres.
- Celle-ci pourrait bien te la faire découvrir.
- Je ne…
Le rêveur n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Il fut brutalement réveillé par quelque chose de glacial et désagréable. Quand il se redressa, il sentit ses draps, trempés, lui coller la peau et vit Harry Serpentard, un verre en main, et son sourire agacé.
- Il est 8h30, déclara le plus jeune. Tu as donc une heure de retard et j'ai dû préparer mon bain moi-même. La ponctualité n'est décidément pas ton point fort. En punition, tu ne mangeras pas non plus aujourd'hui, ni demain.
- Je n'ai pas mangé depuis deux jours ! grinça l'ancien Voldemort.
- Cela t'apprendra à obéir. Remercies moi d'avoir eu suffisamment de compassion, je pourrais faire bien pire. Habilles toi, j'ai des invités ce matin.
Puis il sortit, laissant Tom dans une rage qu'il contenait difficilement. Pour se calmer, il repensa à ce curieux rêve et à cet individu masqué. C'était la première fois qu'il faisait un songe aussi réaliste, il avait eu vraiment l'impression d'en faire partie. Quand il eut fini de se préparer, il se rendit dans la chambre de son ennemi qui l'attendait.
- Les gens que je reçois ce matin sont très importants pour moi, ce sont des amis proches. Ils ont également un statut assez spécial, tu leur dois donc le même respect qu'à moi. Si tu commets une faute, je les laisserai te punir. Par ailleurs, saches qu'ils n'ont pas un caractère commode, ne tombes pas dans leurs provocations. Sur ce, allons y, ils ne vont pas tarder.
La curiosité de Tom fut piquée face à ce discours, se demandant qui étaient ces fameux amis. Serait ce la Sang de Bourbe et le traitre à son sang ? Comme le Harry Potter de son monde ? Non, c'était peu probable. Ou alors, l'un de ses Mangemorts ?
Arrivé dans le grand hall, des serviteurs étaient positionnés docilement en ligne droite devant la grande porte d'entrée, prêts à agir aux moindres ordres. Ils attendirent quelques minutes puis le bruit d'une calèche à l'extérieur se fit entendre. Harry se précipita à sa rencontre, suivi par Tom. Elladora Lestrange en sortit, pour la plus grande joie du Prince.
- Elly, déclara celui-ci, je suis tellement content de te revoir.
- Moi de même, Harry chéri, dit elle en le prenant dans ses bras. Tu m'as manqué.
- Dray n'est pas avec toi ?
- Non, nous ne sommes pas venus ensemble, mais il ne devrait pas tarder. Combien de temps s'est écoulé depuis notre dernière rencontre ? six mois ?
- Sept mois, rectifia le régent. Cela m'a paru une éternité.
Resté à l'écart, Jedusor examinait la jeune fille, lui trouvant une étrange ressemblance avec Bellatrix, il rejeta pourtant l'idée : la mangemorte n'avait pas l'instinct maternel, sauf celui du meurtre.
- Elly, je voudrais te présenter mon serviteur et mon Héritier, Tom Jedusor. Tommy, voici Elladora Lestrange, la future dirigeante de l'empire commercial d'esclave d'Angleterre et la fille unique de Rodolphus et Bellatrix Lestrange.
L'étonnement de Tom fut à son comble. Ainsi Bellatrix, sa plus cruelle et dangereuse mangemorte, avait eut une fille ? Que Merlin, Morgane, et tous les autres grands sorciers les préservent ! A la voir, elle semblait aussi sadique que sa mère, cela se voyait dans son regard. Il comprenait mieux pourquoi Potter l'avait mis en garde.
- Voila le fameux assassin, susurra la fille qui le détaillait avec insistance. Plutôt pas mal. Si tu n'en as plus l'usage, Harry chéri, envoie le moi, j'aimerai bien jouer avec lui.
- Le pauvre, ricana le Prince. Ce serait une bien cruelle punition.
- Hum, je ne lui ferai trois fois rien, déclara t'elle d'une voix faussement boudeuse. C'est uniquement pour entendre le cri qu'il pousserait si je le torturais un peu.
- Raison de plus, rigola Harry.
- Cela me fait penser que j'ai un présent pour toi, dit elle en se tournant vers la voiture. Descends saluer ton maître, petite gourde !
Harry et Tom virent descendre la jeune fille aux cheveux bruns et touffus et aux yeux marron, les traits tirés de son visage montraient qu'elle n'avait pas dormi correctement pendant plusieurs jours. Tom la reconnut immédiatement : Hermione Granger, l'amie d'Harry Potter… enfin celui de son monde.
- Quand j'ai appris que tu avais tué ta servante, j'ai pensé que tu en aurais besoin d'une nouvelle. Qu'en penses-tu ?
- On va bien voir la qualité, répondit Harry.
Le prince s'approcha de la jeune esclave, l'examinant attentivement du regard, la jugeant sans pitié. Quand il eut fini de tourner autour d'elle comme un vautour, il lui ordonna d'une voix sèche :
- Déshabilles-toi.
- Pardon ? demanda la jeune fille complètement abasourdie et affolée.
- Déshabilles-toi, reprit t'il.
- Mais… pourquoi je…
- Vas-tu obéir ! gronda Harry. Je ne te le répéterai pas une troisième fois !
Comprenant qu'elle n'avait pas le choix, se rappelant les paroles d'Alec Harlan la veille au soir, elle s'exécuta, à contrecœur, rouge de honte. Elle ôta ses vêtements ainsi que ses chaussures en si mauvais état. Ne lui restant plus que sa culotte et son soutien gorge, elle baissa les yeux sous les yeux scrutateurs et impitoyables.
- Entièrement. Enlèves tout, je veux te voir nue.
- Non ! Non pas ça !
- Vite ! Dépêches toi, je n'ai pas de temps à te consacrer.
- S'il vous plait… pitié…tout mais pas ça !
Enervé de voir une autre servante contredire ses ordres, il sortit son poignard et, sans aucune indulgence, trancha de manière directe les derniers morceaux de tissus. Tom ne put s'empêcher d'éprouver un vif soulagement de ne pas être à la place de la Sang de bourbe, la honte aurait été insoutenable. La pauvre esclave, quant à elle, était sur le point de pleurer, tant la gêne et l'humiliation la submergeait.
- Hum, c'est une marchandise de bonne qualité, finit par dire Harry. Par contre, elle semble désobéissante. Il va falloir corriger ce défaut au plus vite.
- Si tu veux, je peux m'en charger grogna Elladora, furieuse de voir son cadeau ainsi récalcitrant.
- Non, ne te donnes pas cette peine, je m'en chargerai Elly.
- Comme tu veux.
Au même moment, une autre calèche fit résonner la terre battue du château, marquant l'apparition du dernier invité. Harry ordonna à l'un des majordomes d'amener l'esclave dénudée à un endroit plus adéquat et accueillit avec enthousiaste un Drago Malfoy de fort mauvais humeur.
- Pardonnez mon retard, déclara celui-ci en bougonnant. Mais mon idiote de servante m'a encore fait perdre du temps.
- Ah oui, la fille Lovegood, se rappela Elladora. La folle que tu as amenée lors de ta dernière visite au manoir.
- Celle là même, pesta Drago. Elle va me rendre dingue.
- Bonjour à toi aussi Dray, s'amusa le monarque.
- Oh c'est vrai, bonjour Harry. Je m'excuserais bien de mon inconvenable comportement mais un Malfoy n'a pas à se faire pardonner, dit le garçon d'air supérieur.
- Oui je sais, répondit Harry, souriant, qui était habitué aux manières du blond. Comment vas-tu ?
- A merveille, bien que je sois déçu de ne plus te voir aussi régulièrement qu'autrefois.
- J'aimerai retourner à nos escapades et vous voir plus souvent, mais mon rôle de Prince ne me le permet plus.
- Peu importe, nous trouverons bien un moyen de te faire évader de ta cage dorée, se moqua le fils Malfoy. Mais, dis moi, où se trouve ce fameux Héritier ? Il me tarde de le rencontrer.
- Tu l'as devant les yeux, dit sa cousine.
- Pardon ? Je ne vois pourtant qu'un ramassis de majordome sans valeur.
Tom ressentit une folle envie de remettre cet arrogant aristocrate à sa place. Comment osait-il se montrer supérieur à lui ? Le gosse était bien un Malfoy, aussi prétentieux que le reste de sa lignée.
- Drago, je te présente Tom Jedusor, mon Héritier, informa le Prince.
- Quoi ? Ce… cet homme est ton… ? Oh Merlin tout puissant ! lâcha-t-il d'un air dégouté. Harry, c'est une mauvaise blague, n'est ce pas ? Ce type ne peut pas être le prochain régent du Royaume Uni !
- Et si, pouffa le garçon.
- Mais, comment est ce possible ? Que lui trouves-tu ? Il ne peut décemment pas prétendre au trône !
- Ma décision est prise. Il sera le prochain Seigneur… enfin s'il parvient à me battre dans un duel.
- Et bien arranges toi pour n'en perdre aucun, il est hors de question que ma famille soit gouvernée par ça.
Salazar, qu'il était tentant d'envoyer un Doloris sur ce gosse. Comparé à Potter, ce morveux était bien pire. Non seulement il n'éprouvait aucun scrupule à le rabaisser mais, en plus, il ne pouvait rien faire pour l'Avada Kadavriser ! Tom Jedusor aurait tout donné pour le punir de suite, mais le moindre faux pas donnerait encore un avantage sur son ennemi qui n'attendait que cela. Il devait se contrôler, encaisser chaque insulte, aussi désagréable soit elle, et attendre son heure. Quand le moment viendrait, il montrerait à ce fils de mangemort qu'il lui devait un respect absolu, à lui, descendant du grand Serpentard.
- Bien, maintenant que les présentations ont été faites, allons déjeuner. J'ai ordonné à mes cuisiniers de nous préparer ce qu'il y a de meilleur.
- Bonne idée, j'ai une faim épouvantable.
Les trois amis se dirigèrent donc vers le petit salon du Prince, où une montagne de mets succulents les attendaient, faisant grogner un peu plus le ventre de Tom qui n'avait toujours pas l'occasion de se nourrir.
- Vous en êtes certain ?
- Oui. Le Prince Harry a bel et bien trouvé son Héritier. Un dénommé Tom Jedusor.
- Voila qui est très mauvais pour moi. Je ne peux pas laisser passer cela, c'est trop risqué.
A des milliers de kilomètres de là, dans un immense château, installé dans une salle remplie de marbre et de meubles anciens, un homme aux cheveux longs regardait avec haine la photo de celui qu'il considérait comme un rival.
- Tom Jedusor. Voila un homme qui ne me plait guère. Faites des recherches sur ce sorcier, je veux tout connaître de lui : de sa date de naissance jusqu'à sa marque de vêtement. Je veux tout savoir !
- Il en sera fait selon votre volonté, mon Roi.
L'homme quitta la pièce respectueusement et laissa son maître à ses réflexions.
- Harry, très cher Harry, tu ne me facilites vraiment pas la tâche, mais peu importe. Je te l'ai dit, un jour tu seras à moi…entièrement. Telles sont les exigences de notre contrat.
(à suivre...)
Rose : merci pour ta review habituelle ^^ la suite arrivera bientôt. j'espere que ce chapitre t'a plut. A bientôt
