Disclaimer : comme d'hab, mis à part Lena et Josh…

Désolée pour l'attente, ce chapitre m'a demandé pas mal de temps! Merci d'ailleurs à Miss Blabla pour son soutien et sa relecture (double merci même car honte à moi je ne l'ai pas fait pour le chapitre précédent… oups !)

Tant qu'on en est aux remerciements, merci à tous ceux qui m'ont laissé une review, qui m'ont mis en alerte ou en favoris, ça me fait extrêmement plaisir!!! Je mets un point d'honneur à répondre à toutes vos reviews et donc en profite pour remercier chaleureusement les reviews anonymes: si vous voulez une réponse, n'hésitez pas à laisser votre mail! Donc merci à Lilice, Vilylia, beta, Pomme888, didadidou et Thundery!

Et surtout ne vous arrêtez pas !!! Sur ce, bonne lecture…

Chapitre 7 : Stupide Jeanne D'Arc !

Toutes ses émotions m'avaient épuisé… le sommeil me rattrapait : il était presque minuit. Cependant j'avais la tête encore trop pleine d'interrogations pour pouvoir m'endormir. La réaction violente de Josh m'avait choquée, bien que les Cullen m'aient prévenue. Je m'étais imaginée qu'il saurait se contrôler, que ça serait différent avec moi… J'exigeais peut-être trop de lui : il venait tout juste de 'renaître'. Comment aurait-il pu avoir autant de self-control que les Cullen, vampires depuis plus d'un demi-siècle pour le plus jeune ? Je voulais le revoir, je devais rester éveillée, attendre son retour…

J'entrouvris doucement les yeux. La scène avait un air de déjà-vu : cette pièce jaune pâle qui m'était devenue familière accueillait à nouveau la lueur du jour ; je m'étais assoupie et on m'avait porté jusqu'à la chambre. Je soupirai.

Et tu voulais rester éveillée jusqu'à son retour hein ?

Je descendais jusqu'au salon, ayant entendu des voix : c'est vrai, les vampires ne dormaient pas, et pourtant j'étais toujours un peu surprise d'en croiser à l'aube ! Il me semblait même avoir entendu Josh : je frissonnai, partagée entre l'excitation de le revoir et la peur de déclencher à nouveau son hostilité. Mais sitôt qu'il m'aperçut, il sortit précipitamment, sans même dire un mot. Ce fut comme un coup de poignard en plein cœur : je ne m'attendais vraiment pas à ça. Qu'il ne veuille pas m'approcher de trop près, je pouvais comprendre, mais delà à fuir comme ça, à ne même pas m'adresser la parole !

Je commençais à douter de l'excuse du sang trop alléchant… Et s'il y avait autre chose ? Si il ne voulait plus de moi ?

Non, il avait crié mon nom, il voulait me voir…

Mais était-ce pour me retrouver ou juste pour s'assurer que j'avais survécu ? Peut-être qu'il ne désirait pas que je reste, peut-être qu'il préférait que je…

« Ferme la bouche ou tu vas gober une mouche ! »

Je ne m'étais pas aperçue du temps que j'avais passé à rester là, figée, l'air hébété, mais suffisamment longtemps pour qu'Emmett l'ai remarqué.

« Emmett ! » Alice s'approcha et me prit gentiment la main pour me conduire jusqu'à la cuisine, où m'attendait une bonne tasse de thé. Je ne pus m'empêcher de remarquer Rosalie donner un coup de coude à Emmett : je devais vraiment leur faire pitié pour qu'elle réagisse comme ça !

La journée semblait se dérouler au ralenti : je la passais à attendre sur le canapé, abandonnant de temps en temps mes réflexions et mes doutes pour regarder l'heure, espérant le retour de Josh… J'étais déterminée à rester ici jusqu'à ce qu'il revienne, à le confronter : je voulais comprendre ! Tour à tour, Alice, Esmé et même Carlisle étaient venus me réconforter, m'assurer que ce n'était que pour me protéger, qu'il me rejoindra quand il se sentira prêt et que ça risquerait de prendre du temps… Puis Alice me proposa une séance d'essayage, celle écourtée de la veille, mais je refusai poliment, la reportant à plus tard. Devant sa moue, je n'avais rien trouvé de mieux que répondre :

« Alice, tu peux bien attendre un peu, les vêtements ça se périme pas ! »

Bien mal m'en a pris : elle passa bien une heure à m'expliquer qu'un vêtement peut très bien être 'périssable' surtout depuis quelques décennies où la mode changeait si vite…

Je n'écoutais qu'à moitié, ressassant toujours les évènements de la veille. Outre son attaque, un autre fait me titillait : cette voix que j'avais entendue alors qu'il partait. C'était la sienne, j'en étais sûre, mais il n'avait pas parlé et il était trop loin, et surtout j'étais la seule à l'avoir entendu… la seule ? Il m'a semblé qu'Edward l'avait dévisagé avec surprise à ce moment… mais peut-être qu'il était simplement surpris d'entendre ses pensées, d'entendre sa résolution à ne plus me voir, à me quitter… Et voilà, je recommençais à pleurer.

« Oh Lena, je suis désolée, je ne voulais pas dire que tu as mauvais goût, mais juste qu'en matière de mode, je pense mieux m'y connaître, voila tout… » Alice était complètement à côté de la plaque…

« Non ce n'est pas ça, c'est juste que… »

'Ce n'est pas ce que tu crois'

« Pardon ? »

« Non, c'est moi qui m'excuse, vraiment je… »

Je levai la main, lui intimant de se taire. Je voulais désespérément réentendre cette voix, sa voix… mais rien, à croire que je m'imaginais tout ça : j'étais pathétique.

Jeanne d'Arc, sort de ce corps !

J'entendis glousser : c'est à ce moment là qu'Edward avait choisi de rentrer…

Si tu fais ne serait-ce qu'une remarque…

« Ooouuuh, c'est que tu pourrais presque me faire peur… Jeanne ! »

« Jeanne ? »

Alice n'eut pas le temps de demander plus d'explications. J'attrapai le premier objet à ma portée, un livre, et le lui lançai dessus de toutes mes forces. Il put bien sûr l'esquiver, vampire ultra rapide de son état, contrairement au beau vase juste derrière. Le fracas de celui-ci attira le reste de la maisonnée : il n'est pas courant qu'un vampire soit maladroit. Jasper et Emmett semblaient déçus d'avoir raté la scène, tandis qu'Esmé contemplait les restes de son magnifique vase, vestige de son époque.

« Oh Esmé, je suis désolée, je ne voulais pas… enfin ce n'était pas lui que je visais… »

Inutile de continuer, le mal était fait. Pourtant Esmé fut prompte à retrouver le sourire :

« Il a fait son temps, j'ai vu une superbe sculpture qui ira très bien sur ce meuble… et Edward cesse de la taquiner, ce n'est pas très gentil d'utiliser ton don comme ça ! » C'était moi qui avais fait une bêtise et c'était lui qui se faisait gronder ! On aura tout vu !

Ou alors ils ont tellement pitié qu'ils n'osent pas me contrarier…

« Par contre ce manuel de mécanique est tout neuf et j'espère pour toi qu'il n'est pas corné ! » lâcha Rosalie, récupérant son livre. Elle me lança un regard noir avant de retourner dans le garage.

ou pas.

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Une semaine passa, sept longs jours où Josh m'évitait soigneusement, Emmett essayait de me remonter le moral, et Alice avait fait de moi sa nouvelle Barbie, au grand soulagement de Bella. Je ne l'avais pas revue depuis le réveil de Josh, Edward avait bien trop peur que celui-ci ne la blesse… Bref, une semaine bien monotone.

Les seuls évènements notables furent l'unique partie d'échec que Jasper me proposa, que je perdis bien sûr, même s'il jouait 'en apnée' pour ne pas être tenté, et mes tentatives de cuisine. C'était l'idée d'Esmé : je devais bien me nourrir et comme elle ne savait pas cuisiner, elle me demanda de lui apprendre. Malheureusement pour elle, je ne savais vraiment pas grand-chose, une omelette correcte était déjà un exploit pour moi ! Alors elle acheta des livres de cuisine et m'encouragea à tenter des recettes. En une semaine j'avais réussi à préparer un gâteau au chocolat amer, une ratatouille, ou plutôt une compote de ratatouille, et une sauce bolognaise sans viande, celle-ci n'ayant pas survécu à la cuisson… Heureusement pour moi, j'étais la seule à goûter mes chefs-d'œuvre et n'avais pas à affronter les moqueries des Cullen.

Ma vie était presque redevenue banale, s'il n'y avait pas ce grand vide créé par l'absence de Josh, et ces moments pathétiques de 'folie passagère' comme je les appelais. Je me sentais tellement seule que j'entendais de temps en temps des voix, sa voix… comme un ami imaginaire, un « Josh imaginaire », qui me réconfortait quand je doutais ou quand je pleurais. Pathétique oui, mais ça m'aidait à supporter la situation. Et j'allais en avoir besoin aujourd'hui…

Je me levais plus tard pour une fois : quelqu'un s'énervait en bas et le ton montait. Je reconnus rapidement la voix de Josh comme étant celle qui perdait patience. Curieuse de savoir ce qui se passait, je dévalais l'escalier pour les rejoindre et, je l'avoue, pour enfin voir Josh. Mais comme à son habitude, il était parti avant même que je n'arrive dans le salon.

« Qu'est-ce qui se passe ? »

Silence gêné dans la pièce, personne ne voulait me répondre… J'allais exiger des explications quand une page de journal attira mon attention : elle traînait par terre, toute froissée, et ce n'était pas le genre d'Esmé ou de n'importe quel Cullen de laisser traîner ça là. Je me penchai pour la ramasser quand Alice dit :

« Laisse Lena, ce n'est pas à toi de faire le ménage, tu es notre invitée ! Viens plutôt prendre ton thé ! » Son ton était nerveux et un peu trop précipité : elle voulait me distraire… Cette page de journal avait-elle déclenché l'altercation avec Josh ? Elle allait me l'arracher des mains mais trop tard, j'avais lu les gros titres :

UN COUPLE DISPARAIT EN RANDONEE

La famille, effondrée, lance un dernier appel à témoin

avant l'arrêt des recherches…

avec juste en dessous une photo de nous…

Cet article de journal réveilla en moi une peine latente, la douleur de ne pas revoir ma famille, mes amis… j'étais tellement dans ma bulle ici, coupée du monde extérieur, centrée sur mes petits émois, que j'en avais oublié le reste. Pendant ce temps, nos familles nous pleuraient, perdant un peu plus chaque jour l'espoir de nous revoir vivants. Je m'étais fait à l'idée de les quitter, mais n'avais pas voulu imaginer l'effet d'une telle décision : quelle égoïste je faisais !

Je me cachais, telle une lâche, et pour quoi ? Pour rester avec l'amour de ma vie, qui depuis une semaine ressemblait plus à un fantôme qu'à un vampire ! Peut-être était-ce un signe, un signe me disant que l'attente avait assez duré, qu'il était temps de lâcher prise… Si Josh tenait à moi, il me l'aurait fait savoir, il m'aurait parlé ou au moins écrit ! Non, lui aussi était un lâche : il n'osait pas me dire qu'il me quittait… on était un couple de lâches, enfin plus vraiment un couple…

Je réalisai enfin : c'en était fini d'attendre, il fallait que je me fasse une raison, que je laisse tomber, aussi difficile que cela puisse être… au moins j'allais revoir ma famille, mes amis, ils seraient là pour moi, ils voudraient bien de moi, ils m'aimeraient pour ce que j'étais, toujours…

Pendant que je me décidais, Alice, Jasper, Emmett, Rosalie, Esmé et Carlisle m'observaient, l'air inquiet. Edward était parti aux trousses de Josh, histoire de ne pas laisser un nouveau-né seul. Emmett s'était même levé, guettant le moment où je m'effondrerais… mais cette fois-ci je ne craquerais pas, ma décision était prise. Il fallait que je parte, j'étouffais ici.

« Non ! » s'exclama Alice, mais je ne réagissais pas. Je pris une grande inspiration et remontais aussitôt les escaliers afin de rassembler mes affaires, ne lui laissant pas la possibilité de me raisonner.

Oh le joli bouton vert !!