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First and Ten
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Chapitre 7
- Carton jaune -
Bella
Pour la première fois depuis je ne sais combien de temps je voulais que lundi soit déjà là. C'était de la folie de vouloir que le week-end passe vite pour commencer une nouvelle semaine mais quand on a rendez-vous avec un mec incroyablement sexy on a hâte que le temps passe plus vite, n'est-ce pas?
Je regardai l'horloge sur mon ordinateur. Il partirait pour Seattle dans quelques heures. C'était vraiment ridicule qu'il me manque déjà. Nous avions juste passé quelques soirées ensemble mais je me sentais comme si je le connaissais depuis longtemps. Peut-être que je me sentais comme cela parce que nous avions parlé tous les soirs après son entrainement, habituellement jusqu'à ce que l'un de nous ou les deux ne puissions plus garder les yeux ouverts. J'étais épuisée mais excitée en même temps.
Je terminai mon article sur le club du lycée Pan Panthers et l'envoyai à l'éditeur. L'après-midi serait consacré à compiler quelques statistiques sur les Seahawks* pour Buddy, pendant qu'il prendrait l'avion pour Seattle. Il serait avec Edward. Je voulais être avec Edward. Ne pas être avec Edward commençait à me tuer. J'étais constamment énervée, mon esprit vagabondait... merde, j'étais émoustillée. Comment pourrais-je ne pas l'être après l'avoir vu tout en sueur et magnifique dans mon appartement? Ses baisers m'avaient fait oublier d'être disciplinée et de prendre les choses lentement. Nous gérions mal ce concept d'aller lentement même si nous le voulions tous les deux mais dès que nous étions l'un à côté de l'autre nous avions tendance à perde la tête.
Mes doigts me démangeaient de prendre le téléphone pour l'appeler, même s'il était probablement à une réunion ou autre chose. Je voulais juste entendre sa voix sexy, même si ce n'était que sur sa messagerie.
"Hey, Bella, ça vient juste d'arriver pour toi." Lauren Conners s'approcha et me tendit un sac de chez Panera*. C'était quoi ce bordel? Je n'avais rien commandé…
"Depuis quand Panera livre?"
Elle haussa les épaules et secoua la tête. "J'ai demandé la même chose au gars. Il a juste dit que ses ordres étaient stricts, il devait juste le déposer et ne rien dire. Si tu ne l'as pas commandé, qui l'a fait?"
J'ouvris le sac et immédiatement je sus qui avait passé la commande. Je ris sortant un gros morceau de pain au levain et une bouteille d'eau. Il y avait aussi un bol de soupe, ce qui était une surprise et un petit mot. Ton pain et ton eau, madame, comme nous en avons précédemment discuté. Je pensais que tu devrais avoir quelque chose d'un peu plus substantiel, donc j'ai pris la soupe en bonus. Ils disent que la soupe de poulet aux nouilles est bonne, elle te gardera forte en bonne santé. J'ai besoin que tu sois ces deux choses. A bientôt. Bien à toi, Edward.
Seigneur, il faisait soudain très chaud dans mon box et ça ne venait pas de la soupe. Bientôt, en effet. Comment suis-je supposer garder mes mains pour moi quand il m'envoie des trucs comme ça, avec en plus un petit mot suggestif?
Qui pourrait résister? Elle devra être beaucoup plus forte que moi.
"Alors, qui est-ce?" Lauren me regarda avec curiosité. Je suis sûre que mon expression ne me permettrait pas de prétendre que cela venait d'Alice comme j'avais envie de le faire.
"Juste un ami."
Elle leva les yeux au ciel. "Ça doit être un très bon ami. Il travaille chez Panera ou quelque chose?"
J'éclatai de rire imaginant Edward avec un tablier vert servant la soupe. Devrait-il porter un filet pour les cheveux? Ce serait impayable.
"Non, il a juste un ami qui travaille là-bas." Ou il connaissait le propriétaire, ce qui était le plus probable. Edward était capable de trouver un moyen de faire livrer de la nourriture du seul endroit qui ne le faisait pas. Quelqu'un avait-il déjà dit non à ce mec? Sûrement que toi tu ne vas pas lui dire non. C'était tellement vrai.
"Humm, la prochaine fois demande-lui de m'envoyer quelque chose aussi. Elle sent bon ta soupe." Elle se tourna pour partir et je poussai un soupir de soulagement. "Oh, et Bella? Je veux des détails." Elle partit avant que je puisse répondre et je soupirai. Bien sûr, qu'elle voulait des détails. Jessica et elle étaient les deux plus grandes commères au bureau, ce qui expliquait pourquoi elles s'occupaient de la rubrique des potins dans le journal. Si l'une d'elles avait vent que la livraison venait d'Edward Cullen... eh bien, elles auraient le scoop du siècle. Il avait été souvent cité dans leur rubrique au cours des dernières années.
J'ouvris la soupe fumante et je salivai, presque autant que quand j'étais près de l'homme qui l'avait envoyée. Je pris un morceau de pain et le trempai dans la soupe, j'en pris une bouchée. C'était parfait. En parlant de perfection... Je pris mon portable et j'envoyai un message.
Merci pour le déjeuner, frimeur! Y a t-il un restaurant en ville qui t'ait déjà dit non?
Je souris mangeant mon déjeuner. C'était bien meilleur que le yaourt à la fraise qui m'attendait dans le réfrigérateur. Mon portable bipa.
Juste le restau mexicain mais j'y travaille. La semaine prochaine je t'enverrai un truc de chez eux comme signe de ma victoire. Est-ce que c'est bon?
Je ris tapant ma réponse. Incroyable. Tu aurais dû t'en tenir au pain et à l'eau. La soupe m'a fait gémir… un peu comme pour un certain steak. Tous les gars me regardent.
Je regardai autour de mon box mais bien sûr personne ne me regardait. Cependant il n'avait pas besoin de le savoir.
Humm, voilà ce que c'est de vouloir être gentil, je suppose. Tu seras intéressée de savoir que je viens juste de terminer mon entrainement et j'ai enlevé mon maillot juste devant les pom-pom girls. Elles semblent apprécier la vue.
Idiot! Maintenant, je l'imaginais torse nu. Et je ne devrais pas, je devais encore travailler.
Es-tu seul ou avec Jasper? Parce que tu sais, il aime regarder aussi. Je ris à l'expression qu'il devait avoir. Je ne sais pas comment c'est possible mais selon Alice, il avait un sentiment d'insécurité du fait que Jasper m'avait vue me changer. Edward n'avait rien à craindre. Il était tout ce que je pouvais voir, même si Jasper était nu à côté d'un Edward vêtu comme un esquimau. Il me consumait. Cela devrait m'effrayer mais je ne me sentais pas du tout effrayée.
C'est mignon, Swan. Il n'y avait que moi. L'une d'elles a proposé de me sécher. Dois-je accepter son offre?
Garce. Pétasse de pom-pom girl. Oui, je pouvais ironiser mais je ne supportais pas qu'on ironise sur moi. Je suis une grande hypocrite et je l'avoue, merci beaucoup.
Eh bien, je suppose que tu pourrais mais j'ai peur que tu ne puisses plus jamais me déguster... je veux dire, mes lasagnes. Peux-tu vivre avec ça?
Je mangeai ma soupe en attendant sa réponse. Avec ma plaisanterie j'avais pris un petit avantage et je savais que j'étais ridicule. Mais j'étais sûre que toutes les pom pom girls étaient prêtes à lécher la sueur de son corps si on leur en donnait ne serait-ce qu'une demi-occasion. J'en avais moi-même rêvé, environ 282 fois.
Maillot sur le dos ! Je ne peux pas prendre le risque de ne jamais être en mesure de te déguster... Je veux dire, tes lasagnes. Ce que j'ai eu jusqu'à présent a été le meilleur que j'aie jamais goûté.
Bon sang, comment savait-il toujours ce qu'il fallait dire? La tension dans mes épaules fondit comme par magie.
Eh bien, je vais devoir te laisser me déguster à nouveau ... qu'est-ce que ton mot dit déjà? Oh oui, bientôt. J'aurai souhaité que toute mon interaction avec lui pourrait se faire via les texto. Eh bien, toute mon interaction verbale. Certes, je ne voulais pas abandonner l'interaction physique. Toutefois, pas de vomi verbal par texto. Même pendant nos conversations téléphoniques j'avais réussi à dire quelque chose d'inapproprié. Il en riait toujours. J'adorais ça.
Bon, maintenant, je dois vraiment prendre une douche. J'essaierai de t'appeler avant de partir. Savoure ton déjeuner.
Je ris en lui renvoyant un dernier texto. Assure-toi de prendre une douche froide, comme celles que j'ai dû prendre toute la semaine. On se parle plus tard.
Je terminai la soupe et jetai l'emballage vide dans ma poubelle. Je reçus un e-mail de Buddy me demandant de venir dans son bureau. Voilà autre chose! Je me levai quand mon téléphone bipa une fois de plus.
Essaie de ne pas penser à mon corps nu, humide et savonneux. Tu es censée travailler après tout... Cette image de lui tout nu assaillit mon cerveau, j'allais avoir besoin d'une autre douche froide. Magnifique enfoiré. J'éteignis mon téléphone, l'enfermant dans mon bureau pendant ma réunion avec Buddy. Je n'avais pas besoin d'être encore plus distraite que ça.
Je marchais devant les box, saluant mes collègues occupés à travailler sur leurs articles, parlant au téléphone ou dans le cas de Jessica et Lauren, bavardant dans la cafète. Le bureau de Buddy était ouvert, j'entrai et m'assis dans le fauteuil gris. Il leva un doigt pour terminer son coup de fil puis se rassit, croisant ses mains sur sa large poitrine. Buddy avait été un lineman* offensif à l'université, il y a plus de trente ans et il n'avait rien perdu en largeur. En effet il est probablement devenu encore plus large.
Un sourire s'étira sur son visage et sa moustache brune et grise se tordit quand il me regarda. "Bella, je viens de terminer ton article sur le lycée Pan. Il est génial. Tu as fait des merveilles en capturant les bruits et les sensations du match. Ton travail est de mieux en mieux. Dans pas longtemps tu seras dans mon fauteuil."
Je ressentis de la fierté à ses mots. Buddy Jackson était l'un des meilleurs journalistes sportifs du pays et l'avoir comme mon mentor était incroyable. Je ne pouvais pas demander mieux. Il ne m'avait jamais traitée différemment des hommes, ce qui était encore une rareté dans le monde de la presse. Les femmes journalistes n'étaient toujours pas la norme quand il s'agissait du monde sportif et nous étions souvent traitées comme des citoyens de seconde zone. Mais pas Buddy. Il me respectait et je me m'étais promis que je ne ferais jamais rien pour gâcher cela.
"Je ne pense jamais pouvoir remplir votre siège, Buddy."
"Me traites-tu de gros, Swan?" Ses yeux bruns brillaient alors qu'il laissa échapper un rire fort. Nous savions tous les deux que je ne parlais pas de sa taille.
"J'appelle un chat un chat," lui dis-je avec un sourire malicieux.
"Je suis peiné! Je voulais te voir pour te féliciter et tu m'insultes en retour. Peu importe ce que je disais, tu es virée." Il essaya d'avoir un air austère mais il éclata de rire rapidement. "Je t'aime bien, Bella. Tu me forces à garder les pieds sur terre."
"Ce doit être difficile, tout ce poids sur seulement dix orteils minuscules…" Qui pourrait plaisanter avec son patron comme je le faisais? Son rire fit trembler son estomac.
"Tu es une petite maligne, Swan. Voilà pourquoi tu es bonne pour ce travail. Ne te prends jamais - ou eux - trop au sérieux. Un jour, tu travailleras avec les pros. Fanfaronnades, gros egos, leur façon de se comporter…... aussi longtemps que tu garderas ton sens de l'humour, tu seras capable de les gérer."
"Ils se comportent tous comme ça?"
"Non, certains d'entre eux sont de très bons mecs." Je pensai immédiatement à Edward.
"Mais ils ont tous leur ego, certains grand, certains petit mais tu peux vexer n'importe qui si tu écris une critique sur eux. La chose la plus importante est de rester honnête et de faire de ton mieux pour être impartiale. C'est presque impossible lorsqu'on couvre une équipe depuis longtemps. Je suis fan des Cardinal mais je peux encore critiquer un mauvais match ou une mauvaise passe sans parti pris. C'est comme marcher sur un fil mais je crois que tu peux le faire."
"Merci, Buddy." Je ne savais pas si je pourrais rester impartiale si jamais j'avais la chance d'interviewer Edward. Bien sûr, je parviendrai à ne pas écrire sur le fait qu'il soit sexy mais pourrais-je vraiment critiquer dans la presse une mauvaise décision prise pendant un match, sachant qu'il le lirait le lendemain? J'étais bien contente de ne pas devoir faire face à ce pas si petit problème que cela.
"Comment faites-vous? Comment écrivez-vous quelque chose que vous savez qu'ils n'aimeront pas, puis quelques jours plus tard parler du prochain match avec eux?" J'étais curieuse de savoir.
Il croisa ses mains et se pencha en avant, m'étudiant avec intérêt. "Voilà une bonne question, Bella. Tout se résume à 'avoir une peau dure', vraiment. Tu laisses rouler leur colère sur toi." Je ne savais pas si je pourrais le faire, surtout si je dormais avec la personne en colère contre moi. "La chose qui marche le mieux est l'honnêteté. Dis-leur que le match ou la passe étaient mauvais, peu importe. Tu sais qu'ils peuvent mieux faire et eux aussi. Ils vont te respecter car tu leur auras donné ton avis, même si cela les fait chier."
Je ne savais pas qu'en penser mais encore une fois j'étais heureuse de ne pas avoir à me préoccuper de cela. Je ne voyais les lycéens sur lesquels j'écrivais qu'une ou deux fois par saison. Si j'avais vexé quelqu'un, je n'en avais jamais entendu parler, ce qui était une bonne chose. Je détesterais savoir que j'aurais pu blesser un gamin qui jouait avec tout ce qu'il avait. "Tu arrives toujours à te garder d'être trop critique dans tes articles, Bella, même lorsque tu écris sur un mauvais match. Continue comme ça quand tu écriras sur les grands garçons et j'imagine qu'ils t'aimeront autant que les lycéens. " J'espérais qu'un grand garçon en particulier m'aimerait un peu plus que cela. Hummm, grand garçon... putain, Bella, concentre-toi!
Il fouilla sur son bureau et trouva une enveloppe adressée à la page des sports.
"Une carte de remerciement des parents de Matt Morris. Ils ont aimé ton article sur leur fils." Je pris la carte et souris aux mots de la mère de Matt. Une femme douce qui m'avait donné des tasses et des tasses de thé glacé et des biscuits quand j'étais allée les voir chez eux. "Tu ne recevras pas cela des pros ou de leur mère," dit Buddy avec un sourire ironique. "Elle a envoyé des biscuits mais je les ai confisqués." Je ris et secouai la tête.
"Merci, je mettrai cela sur mon bureau."
"Tu devrais. Elle t'apprécie, tout comme moi. Maintenant, je dois me préparer pour mon vol. Bon week-end, Swan. Quel match vas-tu voir ce soir? "
"Pan contre Davis."
Il siffla. "Ça devrait être bon, deux équipes des séries éliminatoires de l'an dernier." Comment pouvait-il savoir cela? Il passait tout son temps à couvrir les Cardinal. Juste une raison de plus pour laquelle Buddy était le meilleur. "Je me réjouis de lire ton article. M'as-tu envoyé les statistiques de Hasselbeck pour les deux dernières années?"
"Oui, elles sont dans votre boite mail."
"Merci, Swan. On se voit lundi." Lundi. Je sentis un frisson me parcourir me rappelant ce que lundi apporterait.
"Ok, Buddy, bon voyage." Emmène-moi avec toi. Je ne veux pas attendre jusqu'à lundi.
Je passai devant la cafète où Jessica et Lauren étaient encore en train de papoter. Elles avaient vraiment un travail difficile. Je résistai à peine à l'envie de rouler mes yeux.
"Je te le dis, ils sont de nouveau ensemble. Sinon, pourquoi serait-elle en ville?"
"Jess, leur rupture a été épouvantable. Tanya a enfoncé Edward dans la presse pendant des semaines! Je doute vraiment qu'ils se remettent ensemble." Je restai parfaitement immobile en entendant leur discussion. Tanya? Edward? C'était quoi ça?
"Oui, elle l'a fait, mais elle a fait aussi comprendre très clairement qu'elle était toujours folle de lui. De l'amour passionné à la haine et rebelote ça recommence… ça ne serait pas la première fois qu'un couple rompt et se remet ensemble. Mes sources m'ont dit qu'elle serait ici mardi. Quelle autre raison un top model pourrait-il avoir de venir à Phœnix? Elle ne semblait pas vraiment aimer être ici. Elle s'est défoulée sur nous aussi, dans la presse," déclara sèchement Jessica.
Tanya. Tanya sera ici. Edward n'avait pas dit un mot à ce sujet. Il ne le savait pas? Comment pouvait-il ne pas le savoir? Si Jessica savait, il le savait aussi. Que ce passait-il?
Lauren se retourna et me remarqua plantée là, ressemblant... Dieu seul savait à quoi je ressemblais. A un cerf dans la lumière des phares peut-être? J'avais l'impression qu'une voiture m'avait foncé dessus et que je ne pouvais pas bouger. Une belle et luxueuse voiture de sport russe m'avait écrasée et m'abandonnait derrière elle.
"Besoin d'aide? As-tu décidé de nous dire qui est ton nouveau mec? Allez, Bella, qui est M. Panera? "
Je secouai la tête, essayant de me calmer. Je n'étais certainement pas sur le point de discuter de mon nouveau mec maintenant, je ne l'aurais pas fait de toute façon. "Désolée, je dois finir quelque chose pour Buddy. Je vous verrai toutes les deux la semaine prochaine." Je me précipitai loin de leurs regards curieux, gardant la tête baissée et essayant de me concentrer sur ma respiration.
L'ex d'Edward venait ici. Sa très jolie ex copine voulait se remettre avec lui. Il avait dit que c'était fini et bien fini avec elle, mais c'était facile de le dire - il ne l'avait pas vue depuis qu'ils s'étaient séparés. Je ne pouvais pas rivaliser avec un mannequin. Peut-être que je n'aurais même pas à essayer car il n'avait rien dit. Il attendait probablement de voir si elle voulait revenir avec lui et puis il ne me parlerait plus et partirait en ballade romantique à Paris avec elle.
Je tombai sur ma chaise et pris ma tête entre mes mains. Calme-toi bordel de merde, Bella. Tu viens juste de recevoir des texto doux et sexy de sa part. Maintenant tu sautes aux conclusions, encore une fois. Tout comme tu l'as fait quand tu l'as rencontré. Ne sois pas idiote en commençant à supposer des choses. Très bien, mais pourquoi n'a-t-il rien dit ? Nous avons parlé tous les soirs, ne pouvait-il pas le mentionner au cours de ces nombreuses heures que nous avons passé à bavarder?
Peut-être parce qu'il savait que tu piquerais une crise comme tu es en train de le faire? Il a déjà vu ta réaction avec d'autres femmes, il n'est pas idiot. Ok, c'est vrai. Je pris une profonde respiration. J'exagérais. Je ne voulais pas sortir de mes gonds juste parce que sa jolie ex copine venait en ville pour une raison encore inconnue. Peut-être qu'elle voulait manger du pain et de l'eau de chez Panera et tous les Panera dans le monde étaient fermés sauf celui d'ici. Oh, ferme-la, tu es ridicule. Eh bien, bien sûr que je l'étais, Tanya ne mangeait pas, sûrement. Tu sais très bien que ce n'est pas ça que je voulais dire. Je ne pouvais pas m'en empêcher. Je venais juste de le rencontrer et je pouvais déjà le perdre. Peut-être que j'aurais dû coucher avec lui. Comme ça, au moins, je saurais ce que je manquais au lieu de l'imaginer.
Mon téléphone sonna, arrêtant mes ruminations. Je le sortis du tiroir et l'ouvris. C'était lui. Lui répondre? Ne pas lui répondre? Lui demander? Ne pas lui demander? Avant d'avoir le temps de trop réfléchir j'étais en train de lui dire bonjour.
"Hé, beauté, comment ça va?" Beauté, ha! La femme qui venait le voir était une beauté… celle qu'il n'avait pas jugée bon de mentionner.
"Je vais bien. Et toi?" Mes mots fut tranchants, froids. Je ne pouvais pas me retenir.
"Tu ne sembles pas bien. Buddy t'a donné beaucoup à faire ce week-end?" Il avait l'air inquiet et je sentis ma peur diminuer. Pourtant, je voulais savoir. Peut-être que maintenant n'était pas le bon moment mais ça ne pouvait pas attendre.
"Non, Buddy ne m'a pas donné beaucoup à faire. J'ai entendu quelque chose et je suis un peu troublée."
"Qu'as-tu entendu?"
"J'ai entendu que Tanya serait en ville la semaine prochaine", lâchai-je. Silence à l'autre extrémité de la ligne. Génial. Ce n'était pas le genre de réponse que j'avais espéré. "Écoute, si vous vous remettez ensemble, tout ce que tu as à faire c'est de me le dire. Je veux dire… il n'y a pas mort d'homme, ce n'est pas comme si nous étions fortement impliqués ou quoi que ce soit!" Je crachai les mots automatiquement, froidement. Je ne croyais pas un mot de ce que je disais mais espérons qu'il y croirait.
"Attends quoi?" Super, tout d'un coup il est devenu sourd. C'est sympa, Cullen.
"J'ai entendu que ton ex venait en ville pour se remettre avec toi. Je suppose - puisque tu n'as rien dit - que tu voulais voir si cela pouvait remarcher entre vous. Je comprends. Je ne t'en veux pas. Elle est très belle."
Il rit et je me sentis comme si mon cœur était coupé en deux. Il se moquait déjà de moi, sans même attendre qu'elle soit dans ses bras pour rire avec elle de "cette nana de rien du tout" qui croyait qu'Edward Cullen la voulait. "Bella, je ne me remettrai pas avec Tanya même si elle était la dernière femme sur terre. Je ne vais certainement pas me remettre avec elle quand j'ai quelqu'un de beaucoup mieux, avec qui je veux passer mon temps. Pourquoi penses-tu cela?"
"Tu sais comment je suis! Pourquoi ne pas m'avoir dit qu'elle venait? Pourquoi elle vient sinon pour te récupérer?" Ses mots m'avaient apaisée mais j'étais tout de même gênée qu'il ne m'ait rien dit.
"Parce que je ne l'ai découvert qu'hier et que je tentais de trouver un moyen de ne pas le faire."
"Faire quoi? Elle? Tu ne peux pas la faire, pas si tu veux me faire moi." Oh seigneur, est-ce que un jour j'arrêterai de lui dire des choses stupides?
Il gloussa à nouveau. "Bella, je ne fais personne. Mes douches froides l'attestent. Ce que je veux c'est ne pas faire ce spot publicitaire pour lequel on veut nous réunir. Les contrats sont signés et mon manager essaie de trouver un moyen de me sortir de là. Je ne t'ai rien dit tant que je n'en savais pas plus."
Ah oui, je suis une imbécile qui réagit de façon exagérée. Mais il savait cela et il était encore avec moi. Comme c'est étrange. "Quel spot publicitaire?"
Il soupira. "Pour cette stupide eau de toilette qu'ils ont fait pour moi, Perfect Ten? Ils ont fait le parfum aussi et ils nous ont demandé de faire une campagne publicitaire il y a quelques mois, lorsque nous étions toujours ensemble. Rappelle-toi la première campagne?" Je m'en souvenais, maintenant qu'il en parlait. Les photos d'eux enlacés, sa tête à lui appuyé sur son cou à elle, tous les deux topless… Merde.
"Oui, je me souviens," croassai-je, écœurée par les images d'eux qui assaillaient mon cerveau et ce qu'on leur demanderait de faire maintenant.
"Eh bien, ils veulent une nouvelle publicité pour Noël et à moins que Tommy trouve un moyen de me sortir de là, je dois le faire la semaine prochaine. Je l'ai déjà dit mais honnêtement, j'avais espéré ne pas y être obligé. Pourquoi ont-ils envie de faire un spot publicitaire pour eau de toilette et un parfum avec des gens qui ne sont plus ensemble reste un mystère pour moi… mais ils font tout pour que je le fasse. J'allais te le dire Bella, vraiment mais je voulais le faire une fois que j'avais trouvé le moyen de ne pas être obligé d'honorer ce contrat." il paraissait contrarié.
"Eh bien, cela aurait été mieux que de l'apprendre de mes collègues de la chronique potins." Bien sûr, elles n'ont aucun détail, ce qui a fait galoper mon imagination.
"Je suis désolé, ma chérie. Je ne veux vraiment pas le faire."
"Je ne veux pas que tu le fasses." Ça sortit avant que je puisse l'arrêter. Comme si j'avais le droit de lui dire quoi faire avec sa renommée, sa carrière. Nous ne nous étions vus que deux fois, bon sang !
"Dis-moi, si Tommy ne peut pas casser le contrat..." Il s'arrêta, incertain.
"Quoi?"
"Eh bien, je ne sais pas si tu voudrais mais ... pourrais-tu venir pendant le tournage? Je veux dire, c'est long et ennuyeux et tu ne voudras pas être près d'elle, pas plus que moi… mais peut-être que cela te ferait te sentir mieux? Si tu peux voir par toi-même qu'elle ne signifie rien pour moi?" Je ne l'avais jamais entendu si peu sûr de lui et je me sentais comme une folle de flipper comme ça. C'est moi qui allait l'éloigner de moi, avec ou sans l'aide de son ex de top model.
"Je n'ai pas besoin de venir, ce serait probablement distrayant et ennuyeux pour toi."
"Tu ne m'ennuieras jamais et je serai heureux de la distraction." Sa voix était plus confiante à présent. "Je ne sais pas ce qu'ils voudront nous faire faire et peut-être que cela te mettra mal à l'aise mais honnêtement j'aimerai que tu sois là, si tu le veux."
Que faire si on leur demande de se rouler dans un lit, nus? Je ne savais pas si je pourrais regarder cela. Pourtant, je m'imaginerais le pire si je n'y allais pas. "Je vais y réfléchir et je te le ferais savoir, d'accord? Je ne sais pas si je pourrais supporter ça ou non."
"Bella, je te promets que c'est fini avec Tanya. Je suis plus heureux maintenant, avec toi, que je ne l'aie jamais été. Et j'espère que tu me crois." Sa voix était chaude et douce. Je voulais le croire plus que tout. J'essayai de faire taire la petite voix dans ma tête qui me rappelait que James avait dit quelque chose de semblable. Edward n'était pas James… il était un milliard de fois mieux. Et je le voulais un milliard de fois plus. Bon sang.
"Je travaille sur ça, Edward. C'est difficile pour moi de faire confiance mais je suis en train d'essayer."
"Je ne te donnerai jamais une raison de douter de moi, je te le jure." C'était seulement quelques réactions que je ne pouvais pas contrôler. Mais j'allais essayer, pour lui.
"Je te crois." Et je le croyais. Il avait été au-delà de mes rêves les plus fous jusqu'ici, alors peut-être qu'il continuerait d'éclipser toutes mes attentes. Il semblait trop beau pour être vrai mais il l'était. Il ne m'avait donné aucune raison de douter de lui.
"Je dois prendre l'avion. Sommes-nous bien à nouveau?"
"Oui. Appelle-moi quand tu peux?"
"Compte sur cela. On se parle bientôt. Et Bella?"
"Quoi?"
"J'ai hâte qu'on soit lundi. A lundi, ma chérie." Il raccrocha et me laissa avec une sensation de chaleur. Il passerait lundi avec moi et pas avec elle. Et il m'avait invité sur le tournage, il ne l'aurait pas fait s'il avait encore des sentiments pour Tanya. J'étais son choix aussi incroyable que cela puisse paraître. Lundi... n'arriverait jamais assez tôt.
ooo OOO ooo
"Mon Dieu, Alice, c'est quoi tout ça?" J'arrivai chez Alice une heure avant le match et je trouvai un grand buffet déjà dressé. Sandwichs, nachos, hot-dogs, ailes de poulets, chips, salade de pommes de terre, haricots, salade de chou ... tout un assortiment de nourriture. "Quelqu'un d'autre doit venir?"
Elle sortit de la cuisine et me tendit un verre d'eau. "Non, il n'y a que nous."
"Alors, pourquoi as-tu fait toute cette nourriture, veux-tu nourrir tout le pays?"
Elle se laissa tomber sur le canapé et alluma la télé sur la chaine Fox pour regarder le spectacle d'avant-match. "Sur le Web j'ai vu sur le web qu'il faut faire à manger quand on a du monde qui vient regarder un match chez toi. Tu viens voir le match chez moi alors je voulais tout faire comme il faut."
"Alice ..."
"Quoi? Un jour, quand je serai mariée à Jasper, j'aurai probablement du monde chez moi pendant les matchs, non ? Donc, je considère ça comme un entrainement." Il n'y a qu'Alice qui peut penser à épouser un mec qu'elle ne connait que depuis quelques semaines... Mais c'est tout Alice.
"Maintenant, prends quelque chose à manger et viens t'asseoir à côté de moi et dis-moi ce qu'il s'est passé. Je suis désolée, j'ai été tellement occupée ce week-end. La collecte de fonds pour le SIDA était de la folie. Tout est allé sans anicroche mais je me suis battue avec traiteur pendant des jours et ensuite le vendeur de champagne m'a flouée et nous avons manqué de chaises et ..." elle s'arrêta en gesticulant avec sa main. "Assez avec ça. C'est quoi ce truc avec l'ex d'Edward?"
Je soupirai attrapant une assiette pleine de nachos et d'ailes de poulet. "Tanya," crachai-je, même si je ne connaissais pas cette femme, je la détestais. "Elle vient en ville pour tourner un spot publicitaire avec lui, pour son eau de toilette."
Alice fronça les sourcils. "Les publicités pour l'eau de toilette sont toujours sexy. Pas étonnant que tu flippes. Pourquoi ça doit être Tanya? "
"Parce qu'ils ont un parfum dont elle est l'égérie. Selon Edward, on les a poussés à le faire quand ils étaient en couple. Il n'avait pas été trop heureux à ce propos à l'époque mais il n'a vu aucune raison de protester. Il ne veut pas le faire maintenant mais son agent dit qu'il est coincé."
"Ça craint," dit Alice. "Mais tu sais qu'elle ne l'intéresse pas du tout. Il est épris de toi".
"Mais Alice, c'est un top model! Comment puis-je rivaliser avec..."
Elle frappa ma jambe, renversant presque mon assiette sur son canapé blanc. Je réussis à la rattraper. "Ce n'est pas une compétition! Écoute, Jasper m'a parlé un peu d'Edward et de Tanya et entre eux ce n'était pas tout rose. Il m'a dit qu'Edward était toujours tendu quand il était avec elle, qu'elle était garce tout le temps et ils ne pouvaient pas sortir tous ensemble parce qu'elle ne s'entendait avec personne! Edward passait rarement du temps avec elle. Elle était généralement partie en voyage pour faire des photos ou en Europe pour des défilés. Ils étaient peu ensemble. Des semaines passaient sans qu'il lui parle."
Je sentis un sourire se former à ces mots. "Tu es allée à la pêche aux infos sur Edward, n'est-ce pas?"
Elle rit et posa son assiette sur la table basse avant d'appuyer sa tête sur mon épaule. "Bien sûr. Quel est l'intérêt de sortir avec son meilleur ami si on ne peut pas avoir tous les bons potins ? Jasper semble être un gars tranquille en public mais c'est une pipelette quand nous sommes seuls. Je peux lui soutirer ce que je veux. "
Je ris avec elle. "Ça me rappelle… Edward était un peu embêté parce que Jasper et Emmett l'ont taquiné avec tous les détails de notre premier rendez-vous. Avais-tu vraiment besoin de tout raconter à Jasper?"
"Je ne l'ai pas fait! Quand tu m'as appelée j'étais chez lui et il a tout entendu. Je n'y suis pour rien si tes sons pornos m'ont fait hurler de rire et qu'il écoutait. Et, bien, c'était tellement mignon, Bella. Vous êtes faits l'un pour l'autre. Tout ce que m'a dit Jasper me le confirme."
"Jasper est comme une vieille commère."
Elle rit. "Je sais! N'est-ce pas fabuleux? Mais il n'aurait pas dû embêter Edward à propos de son rendez-vous. Je ne suis pas d'accord avec ça. Du coup je vais t'aider!"
Elle avait disparu dans sa chambre avant que je puisse la voir bouger. Elle réapparut et me remit un DVD avec un grand sourire sur le visage.
"Qu'est-ce que c'est ça?"
"La vidéo du défilé de mode. Donne-la à Edward demain soir et dis-lui de faire de son pire. Jasper le mérite."
"Cela pourrait me faire regagner quelques points après avoir piqué une crise à propos de Tanya." Je mis le DVD dans mon sac à main et je me tournai vers la télé pour voir l'avant-match. "Regarde!" Ils montraient Edward et Jasper sur le banc de touche tous les deux en short et t-shirt, riant et ayant l'air complètement détendus. Mon Dieu, qu'il était magnifique!
"Mon Jazz!" Elle tapa des mains et s'assit juste en face de la télé. Pendant une seconde, j'eus peur qu'elle se mette à lécher l'écran. "Tu vois, Bella? N'est-il pas tout simplement le plus bel homme que tu aies jamais vu?"
"Oui," répondis-je, et je ne parlais pas de son mec. Edward était tout ce que je pouvais voir, ses yeux verts pétillèrent quand il rit à quelque chose que Jasper lui dit. Ils étaient en train d'étirer leurs muscles de jambes et putain quel beau spectacle cela était… des jambes toniques et tannées, des muscles ondulants. "Le caméraman doit être une femme."
"Ou gay," dit Alice avec un petit rire quand nous eûmes un plan rapproché de leurs fesses.
"Qui que ce soit, je lui envoie des fleurs ou du chocolat ou les deux." Malheureusement, ils coupèrent le plan pour revenir sur les commentateurs. Terry Bradshaw parlait du bras d'Edward, expliquant son emprise sur le ballon et disant que ses longs doigts lui donnaient l'avantage quand il lançait le ballon. Je déglutis bruyamment à la mention de ses doigts et Alice s'effondra dans un éclat de rire.
"Toi et les doigts d'Edward ... quand vas-tu finalement connaître intimement ces beaux doigts?" demanda-t-elle, une fois calmée. La sueur soudaine m'envahit à la pensée de ses doigts sur ma peau, se glissant dans ma culotte et... putain de merde.
"Nous essayons d'y aller lentement," murmurai-je, parce que tout un coup ça semblait ridicule et je savais qu'Alice...
"Lentement? Qu'est-ce qui cloche avec vous deux? Ecoute, je sais que tu as peur après ce qui est arrivé avec James mais c'était il y plus de deux ans, Bella. Une femme a des besoins. Besoins qui incluent d'avoir ses mains sur chaque partie de ton corps autant qu'il est humainement possible." Elle mit ses mains sur ses hanches, me sermonnant sévèrement. Elle ressemblait à une fée outragée et ça me fit rire. Elle était adorable, nageant dans le maillot trop grand de Jasper une fois de plus.
"Nous ne voulons pas sauter dans le lit trop vite et ruiner les choses." Ça avait du sens, enfin parfois, quand il ne me touchait pas, ne m'embrassait pas et qu'il n'était pas dans la même pièce que moi.
Alice se rassit à côté de moi et me prit la main. "Je sais que tu as peur, Bella. Je le comprends, vraiment. Mais parfois, il faut avoir un peu de foi et de confiance en tes instincts. Je sais que tu ne fonctionnes pas comme cela mais si tu ne saisis jamais ta chance quand elle se présente, l'amour risque de te passer sous le nez. Tu veux Edward, n'est-ce pas?"
Comme si elle avait besoin de me le demander. "Bien sûr que oui."
"Eh bien, et si demain tu es renversée par un bus et que tu n'as jamais la chance de voir quelle magie ses longs doigts peuvent t'apporter ? Alors quoi?"
"Alors je serais une femme morte très énervée."
Elle rit et hocha la tête fièrement. "Eh bien, toi étant toi tu vas cogiter comme une malade pendant longtemps. Il est bon pour toi, je le sais et je pense que tu le sais aussi. Cette situation avec son ex est chiante mais il fera la pub et il reviendra vers toi tout de suite."
"Il m'a invitée pour le tournage."
Les yeux d'Alice s'écarquillèrent et elle resta bouche bée une bonne minute, ce qui était probablement un record du monde. "Tu ne m'as pas dis ça Bella, tu dois y aller! Comme ça tu verras que c'est fini avec elle."
"Je sais, Alice, mais as-tu vu ces publicités? Ils vont probablement être à moitié nus et ils vont peut-être se peloter. Je ne sais pas si je pourrais le supporter."
"S'il te plaît, c'est juste de la comédie. Je ne peux pas croire qu'il t'ait invitée! Cela en dit beaucoup sur ce qu'il pense de toi et quelle direction il veut prendre avec toi," dit Alice.
"Que faire si je vois de l'alchimie entre eux et qu'il oublie que je suis vivante quand il voit à quel point elle est belle? "
Elle me frappa à nouveau, cette fois plus fort. "Bella, sérieusement, ne m'oblige pas à te frapper?!"
"Euh, je crois que tu viens de le faire."
"Je veux dire pour de vrai." Oh, parce que l'ecchymose sur ma cuisse n'était pas suffisante? "Tu es aussi belle qu'elle, plus important encore, tu es réelle. Elle c'est une poupée vivante : tu peux l'habiller, tu la poses, tu la sors, elle décorer ton bras mais il n'y a aucune substance là-dedans. "
"Comment le sais-tu ? Tu ne l'as jamais rencontrée."
"Jazzy me l'a dit." Bien sûr. "Dès le départ elle n'était pas bien pour Edward et il le savait mais il ne pouvait pas sortir de cette relation sans beaucoup de drames et il voulait juste éviter ça." Ha… s'il veut éviter le drame, je ne sais pas pourquoi il s'intéresse à moi. J'avais montré mon côté mélodramatique plus d'une fois.
"Quand est-ce qu'ils vont tourner cette pub?"
"Mercredi matin."
Elle se leva et courut chercher son agenda. "Je peux déplacer cette réunion à jeudi, mon assistante peut gérer le déjeuner... ok, tant que je peux partir vers quatre heures on est bon."
"Alice, de quoi tu parles?"
"Nous allons sur le tournage ensemble, idiote. Penses-tu que je te laisserais affronter son ex toute seule?"
Que Dieu la bénisse. "Ben… oui."
Elle claqua son agenda et se tourna vers moi, me foudroyant du regard. "Quel genre d'amie serai-je si je laissais ma meilleure amie faire face à quelque chose comme ça toute seule? Je serais là et avec mon air de garce."
"Je t'aime, Alice."
"Je t'aime, aussi. Maintenant, nous allons manger et regarder nos hommes botter des culs de Sea Lion*."
"Seahawks*, Alice," lui dis-je entre deux rires.
"Faucons, Lions, c'est la même chose pour moi, il vont les massacrer." Elle revint en dansant vers le canapé et saisit son assiette. "Nous avons les deux gars les plus sexy de la planète, Bella, et personne ne nous ne les prendra. Je ne le permettrai pas." Elle ponctua sa déclaration en mordant farouchement dans une aile de poulet. Je ris et je remerciai silencieusement Alice, elle était la meilleure amie qu'une fille pouvait avoir.
Le jingle de Fox NFL retentit et le match commença. Ils montrèrent Edward dans sa tenue sur le banc de touche parlant avec son entraîneur, la lumière du combat brûlant dans ses yeux à la place du rire que j'y voyais souvent. Il me faisait toujours saliver. Peut-être que je devrais faire ce saut avant qu'un bus ne m'écrase. Passer à côté serait criminel. Je devais y penser avant demain soir. La caméra filma Edward en gros plan montrant quelque chose à l'entraîneur dans son cahier de tactiques. Torride ! Oui, en effet j'avais beaucoup à penser…
...
*Panera Bread est une chaîne américaine de boulangeries et de cafés aux États-Unis et au Canada, la chaîne compte plus de 1 800 points de ventes.
*Lineman : défenseur de première ligne.
*Sea Lion : lion de mer.
*Seahawks : faucon de mer.
*Les Seahawks de Seattle (Seattle Seahawks en anglais) sont une franchise de football américain de la National Football League (NFL) située à Seattle, dans l'État de Washington. En 2014, pour la deuxième fois de leur histoire, les Seahawks se retrouvent au Super Bowl contre les Broncos de Denver. Les Seahawks remportent donc leur premier trophée Vince Lombardi par le score de 43 à 8. Ils sont aussi réputés pour leur public de fans bruyants et fidèles, le "12e homme", qui fait de leur stade (le CenturyLink Field dans lequel ils évoluent depuis 2002) le plus bruyant de la ligue.
Il semblerait que Bella soit toute aussi impatiente qu'Edward
La prochaine fois avec Edward nous verrons ce que lundi leur apportera à tous les deux.
Merci de nous lire et de nous laisser vos impressions.
