Voilà la fin! J'ai posté une photo sur mon compte facebook : VanessaJJ Fanfiction, allez y jeter un oeil si ça n'est pas déjà fait, vous verrez où se déroule la fin de cette histoire.
Correspondances avec un soldat
Dernière partie
_oOo_
J'étais de retour à la base, la routine n'avait rien de casanière et les jours défilèrent rapidement jusqu'à se rapprocher d'une certaine date du mois d'août. Un an plus tôt, Emmett et Rosalie s'étaient mariés mais surtout j'avais eu Bella entre mes bras pour la première fois. Je voulais célébrer ce souvenir mais je ne savais pas comment. Si j'envoyais un cadeau à Bella, je lui ferais plaisir mais ça n'était pas suffisant. Un couple normal serait sorti diner, aurait passé la soirée ensemble à faire l'amour. Il était temps de solliciter mon meilleur ami.
« Edward ! Ça fait longtemps ! »
« Bonjour Emmett. »
« Quoi de neuf ? »
« Bella garde Devon mercredi soir ? »
« Ouais, elle nous l'a proposé. »
« Je veux faire quelque chose pour elle et moi ce soir-là. Tu peux inventer quelque chose et te trouver une autre babysitter ? »
« On ne profite pas d'elle tu sais, elle s'est beaucoup attachée au petit et j'ai l'impression que ça l'aide à combler le manque. »
« Je sais, Emmett s'il te plait, trouve une solution, je veux passer du temps avec Bella. Je veux aussi qu'elle reçoive des fleurs... »
_oOo_
« Irak, le 10 aout 2011
Bella,
Réserve moi ton mercredi soir. Je veux te voir, Seth m'a bloqué deux heures au bureau, voici son pseudo skype 'BestGrayWolfEver', mais je crois que tu l'as déjà. À dix-neuf heures, horaire de Seattle ?
Edward. »
_oOo_
Son visage lumineux apparut enfin à l'écran, j'avais piétiné d'impatience depuis que j'avais reçu un oui enthousiaste à ma proposition. Il était cinq heures du matin ici et je n'avais eu aucun mal à me réveiller.
« Ma Bella… C'est si bon de te voir. » commençai-je en caressant sa bouche sur l'écran, me souvenant de son goût.
« Oui, c'est génial ! Merci ! »
« J'aurais du organiser ça plus tôt, pardon. »
« Tu es là et je suis là, c'est le plus important. Et regarde ce que je vais manger pour notre diner en tête à tête. »
Elle orienta sa webcam vers une pizza fumante, ma préférée en plus.
« Tu n'en laisses pas une miette ! Mange pour moi ! »
« Oui Major ! »
Elle me décocha un clin d'œil puis mordit dans une part.
« Tu es si belle. »
« Tu vas me faire rougir. »
« Je n'y arrive plus depuis que tu as dompté le monstre en moi. C'est toi qui vas me faire rougir si tu continues à me regarder comme ça en mangeant. »
« Tu n'imagines pas comme j'aimerais que ce soit toi à la place de cette pizza. » confia-t-elle, mutine.
« Pareil pour moi. Je n'arrive pas à croire qu'il y a un an, tu me séduisais. »
Enfin Bella rougit.
« J'avais peur de me tromper, me raconta-t-elle. Ils disaient tous que tu ne pourrais jamais t'attacher à quelqu'un. »
« Ça n'était pas prévu mais je ne regrette rien. » jurai-je.
« Moi non plus. »
« Tu m'as parue très confiante quand tu m'as emmené chez toi ce soir-là. » lui rappelai-je.
« Des semaines de préparation. J'avais décidé de tenter le tout pour le tout. »
« Je ne suis pas sûr que tu y aies vraiment gagné. »
« Tu plaisantes j'espère ! me contredit-elle. Je sors avec un Marine ! Les collègues m'envient toutes. »
Elle ne me disait pas qu'elle devait les envier celles qui retrouvaient chaque soir leur homme.
« Merci pour les fleurs. » ajouta Bella.
« Avec plaisir. »
Son expression changea encore, la tendresse céda la place à la concupiscence, Bella avait décidé de me rendre dur et insatisfait.
« Tu n'as jamais répondu à une de mes questions. Tu m'as déjà dit que tu pensais à moi, dis-moi comment exactement ? »
« À ton avis ? Je pense à toi en toutes occasions. Quand je vole je pense à toi alors que je devrais être concentré sur ma mission. Un jour je voudrais voler avec toi. »
« J'aimerais beaucoup. »
« Et toi, comment tu penses à moi ? »
« Pareil, en toutes occasions. Mais le plus souvent c'est quand je suis dans mon lit parce que j'y ai le plus de souvenirs avec toi. »
« Tu le regrettes ? Tu voudrais qu'on sorte plus ? » m'enquis-je.
« Non, je préfère t'avoir tout à moi. »
« Bella, je sais que je t'accapare à chaque fois, si tu veux on pourra faire une sortie la prochaine fois. »
« On verra. »
« Non, insistai-je. Dis-moi maintenant ce que tu aimerais. »
« J'ai une idée, je t'en parlerai quand tu seras là. »
« Je vais faire plus attention à ce genre de choses. Je te le promets. »
Bella toussa puis blêmit. Venais-je de faire une promesse qui impliquait une relation plus 'normale', et parlé du futur ? Même Bella n'en revenait pas.
Nous parlâmes de ses journées d'enseignante, de ses soirées avec Devon ou Jonas et Ethan. Elle passait un dimanche sur deux chez mes parents. Ces derniers s'étaient faits à l'idée que Bella était heureuse avec moi, elle avait beaucoup fait pour les en convaincre.
« Ta mère lui a passé un savon. » rigola Bella quand elle me raconta avoir avoué à mes parents la tentative évoquée par Alice pour me piéger.
« Elle est insupportable. »
« Elle a mis ça sur le compte de sa grossesse. Jasper est aux petits soins pour elle et les garçons sont surexcités et espèrent un petit frère. »
« J'imagine. »
Les deux heures filèrent, Bella avait tenté de m'émoustiller en parlant de ma façon de penser à elle. Rien que de penser qu'elle se donnait du plaisir en pensant à moi me donna matière à bien des érections. Quelle chance d'être Major et d'avoir accès aux douches cloisonnées des officiers.
_oOo_
« Major Masen, nous partons à Washington DC fin aout. Malheureusement nous n'avons pas d'impératifs à notre base de Whidbey Island. »
« Merci de m'emmener. » dis-je au Colonel Cullen en cachant ma déception.
« Nous rentrerons le mardi 6 septembre… Ça vous laisse trois jours de congés. »
Le sourire me revint, trois jours de congés dont le Labor Day, le jour férié à chaque premier lundi de septembre, voilà de quoi arranger une escapade avec ma petite amie.
« Irak, 19 aout 2011
Ma Bella,
Je pars en mission dans une semaine dans le nord pendant dix jours, donc ne t'inquiète pas. Je serais de retour à la base après Labor Day. As-tu des projets au fait pour le weekend prolongé ?
Edward. »
« Greenbank, WA, 19 aout 2011
Major
Je t'ai envoyé un colis avec des livres et ce que tu as demandé à ta mère. Es-tu si timide pour ne pas oser me demander de t'envoyer du dentifrice ? Jonas et Ethan m'ont aussi donné des dessins pour toi. Je suis surexcitée pour la rentrée, j'ai deux classes de plus ! Hâte d'être à la rentrée le 7. Pour Labor Day je vais à Jacksonville chez ma mère et Phil. Au fait, mon père a une petite-amie ! C'est la mère de Seth, on est allé diner tous les quatre en juillet, elle est veuve depuis un an et demi. Elle s'appelle Sue et est adorable. Je suis tellement heureuse pour lui.
Bonne chance pour ta mission, tes mails vont me manquer.
B. »
_oOo_
« Allo? Bonjour, vous êtes Mme Renée Dwyer ? »
« Oui. »
« Enchanté, je suis Edward Masen, le- »
« Edward ! Quelle surprise ! Bella et Charlie m'ont beaucoup parlé de toi. Je suis désolée de ne pas avoir pu te rencontrer lors de tes dernières permissions. »
« Justement je voudrais vous demander… Bella vient vous voir pour le Labor Day, n'est-ce pas ? »
« Oui. »
« Je serai aux Etats-Unis ce weekend là, je voudrais lui faire la surprise et la rejoindre à Jacksonville. »
« Oh ! C'est si romantique ! Je promets de ne pas vendre la mèche ! »
« Merci. J'ai besoin de votre aide, je voudrais réserver dans un restaurant, quelque chose de très chic. Je la force à manger des pizzas à chaque fois que je suis avec elle. »
« Pour fêter son diplôme nous étions allés au Bistrot Aix, elle avait adoré. C'est chic mais pas clinquant. Tu veux que je réserve ? »
« Oui, ça ne vous embête pas si je l'accapare ? »
« Non, je comprends. » assura-t-elle.
« Merci Madame Dwyer. »
« Appelle-moi Renée. »
« D'accord, alors vendredi soir, le 2 septembre à 20h. Il faudrait que vous inventiez un imprévu pour qu'elle s'y rende seule. Et elle m'a dit qu'elle va avoir deux classes supplémentaires à la rentrée, ça peut être la raison pour aller célébrer ça dans ce restaurant. »
« Oui, je lui dirais ça. Tu as besoin d'autre chose ? »
« J'ai pu réserver dans un hôtel, si vous pouviez y amener la valise de Bella quand nous serons au restaurant. »
« Bien sur, compte sur moi. »
« Merci beaucoup, je sais que je vous en demande beaucoup, mais je ne reviendrai pas avant décembre ensuite. »
« Écoute Edward, je sais que Charlie t'en a fait baver, il a encore du mal à s'y faire mais Bella est heureuse avec toi, même si ça n'est que quelques jours dans l'année. Je fais confiance à ma fille, elle ne ferait rien d'inconsidéré et je sais qu'elle t'aime, elle est assez forte pour que votre relation marche. »
Je ravalai ma salive difficilement en entendant Renée dire que sa fille m'aimait. Bella et moi ne nous l'étions jamais dit. J'enchaînai aussitôt en donnant l'adresse de l'hôtel et en promettant de déjeuner avec eux le dimanche midi.
_oOo_
Renée nous avait réservé une table à l'écart, cachée par des plantes, elle venait de m'appeler pour me prévenir que Bella arrivait.
Je portais un costume ce soir, le même que j'avais du enfiler pour le mariage de mon meilleur ami. J'avais atterri trois heures plutôt à l'aéroport de Jacksonville, était passé me changer à l'hôtel et m'assurer que tout était parfait pour notre weekend ensemble.
« Mademoiselle. » l'accueillit le maitre d'hôtel.
Bella approcha et quand elle me vit, elle se figea. Des larmes coulèrent sur ses joues, je parcourus les derniers mètres nous séparant pour la prendre dans mes bras. Je regrettais un peu de ne pas pouvoir l'embrasser plus fougueusement, nous étions après tout dans un restaurant chic et bondé.
« Tout va bien. » murmurai-je à son oreille.
« Je suis… désolée… Je ne m'y… attendais pas… Edward… »
Elle sécha ses larmes puis m'embrassa et m'enlaça. Le maître d'hôtel comprit que nous n'étions pas encore prêts à entendre les spécialités du restaurant.
« Comment ? Pourquoi ? Quand ? » s'agita Bella.
« Je devais venir à Washington DC avec le colonel, j'ai ce weekend pour toi. »
« Oh Edward ! Quel cadeau ! Merci ! »
« Merci d'être là. »
« Ma mère est au courant je suppose ? » rigola-t-elle.
« Oui, elle m'a aidé. »
« Je la trouvais étrangement silencieuse aujourd'hui. Excuse-moi pour ma réaction, j'étais si surprise et je suis tellement heureuse que tu sois là. »
« Et pas de pizzas ce soir, c'est promis. »
« Alors c'est un rencart ? » me taquina-t-elle.
Je n'y avais même pas pensé, Bella et moi n'avions jamais eu de rendez-vous, je ne pouvais que culpabiliser. Elle le comprit et m'entraîna aussitôt dans une discussion à bâtons rompus sur les livres que nous avions lu ces derniers temps. Nous avions appris à nous écouter plus objectivement et désormais je ne grinçai plus des dents quand elle me parlait de ses romans d'amour ou historiques et elle ne faisait plus une moue écoeurée quand je lui racontais les meilleurs passages des thrillers que je lisais.
Vers onze heures du soir, repus mais en appétit pour autre chose, nous allâmes à l'hôtel Omni Jacksonville. Je lui fis l'amour à même le sol, la moquette était assez épaisse. Plus tard, je lai laissai tranquille pour qu'elle admire le luxe de la chambre et de la salle de bain.
« Ça doit te couter une fortune. » se plaignit-elle en me rejoignant dans le lit.
« Non, et tu sais que je ne dépense presque rien de ma solde. Je veux te faire plaisir ce weekend. Je ne te partagerai que dimanche, nous déjeunons avec ta mère et ton beau-père. Tu me feras découvrir la ville ? »
« Il n'y a pas grand chose à voir, ça ira vite. »
« On ira à la piscine de l'hôtel demain matin, je rêve de te voir en bikini. » lui susurrai-je en la serrant contre moi.
« Tu te souviens de ce que je t'ai dit de ma mère ? éluda-t-elle. Attends-toi à bien pire. Elle est surement aux anges à l'idée de te rencontrer. »
« Moi aussi, il était temps. »
« Tout est parfait, Edward. »
« Tu es parfaite. »
« Je t'a- Tu n'es pas fatigué ? »
« Un peu, le rythme à Washington est différent, j'ai du mal à m'y faire. Que voulais-tu dire ? » la questionnai-je.
« Rien. »
Bella, qui était pourtant sur le point de s'endormir, était tout d'un coup debout. Elle passa ma chemise et alla à la salle de bains. J'étais curieux et même inquiet, finalement je la rejoignis.
« Je ne te crois pas, dis-moi. »
« Ça n'est pas important. » prétendit-elle en se tournant.
Elle s'assit sur un des fauteuils de la chambre devant la grande fenêtre pour finalement se relever au bout de quelques secondes.
« Tu es sûre ? » insistai-je en l'enlaçant par derrière.
Je pouvais voir son reflet dans la fenêtre, elle était tendue et en colère, je ne comprenais pas.
« Bella, tu peux tout me dire. »
Je la forçai à me faire face et pris ses mains dans les miennes. Qu'allait-elle m'annoncer ? Voulait-elle rompre ?
« Même que je t'aime ? » déclara-t-elle.
J'étais soulagé, tellement soulagé et aussi heureux. Je ne pensais pas ressentir cela en l'entendant me le dire. Je redescendis de mon nuage en la voyant si triste avec ses grands yeux de chocolat déjà humides et ses sourcils froncés.
« Bien sur, que tu peux. Je suis vraiment idiot, hein ? Tu as peur de me dire que tu m'aimes, ça n'est pas normal. » me maudis-je.
« Ça n'est pas grave. » souffla-t-elle, polie.
« Au contraire. Bella je t'aime, je t'aime tellement. »
Mon dieu que ça faisait du bien de le dire tout haut, de le lui dire à elle. Elle sourit rapidement avant de retrouver sa mine défaite.
« Pourquoi tu n'as rien dit avant ? » me demanda-t-elle tout bas.
« Difficile de faire le premier pas mais surtout, je ne voulais pas que tu te sentes obligée envers moi. »
« C'est ridicule. »
« J'attends encore le jour où tu vas m'annoncer que tu en as assez et que tu me quittes, je ne t'ai pas dit je t'aime pour que tu ne te sentes pas enchainée à moi. » lui avouai-je.
« Jamais ! Je t'aime Edward, rien ne peut changer ça. »
« Dès que je reçois un mail de toi, j'ai peur que ce soit pour me dire adieu. »
Je sentis ma gorge se serrer, cette peur je l'avais eu dès le début, avant que Bella ne soit à moi. Elle avait une telle importance pour moi, j'avais refusé de ressentir cet amour par peur de le perdre et de ne plus rien être sans elle.
« Alors je vais te faire une promesse, j'ajouterai un smiley souriant en objet du mail, et tu sauras que tout va bien, ok ? »
« Tu es si ingénieuse. » ris-je.
« Moqueur. » m'accusa-t-elle en essuyant ses yeux.
« Fais-le s'il te plait. »
Elle fit oui de la tête puis m'attira dans le lit. Je n'avais plus sommeil, j'avais encore beaucoup à lui dire et beaucoup à me faire pardonner. Tous ces mois sans ces mots me parurent alors un grand gâchis. J'aurais du le lui dire avant, ne pas avoir peur et nous permettre un plus grand bonheur. Je commettais erreur sur erreur avec Bella mais elle était toujours avec moi, je n'en revenais pas de ma chance.
« Je t'aime Bella, je t'assure que c'est vrai, dis-je sans cacher mes larmes. Je ne joue pas avec toi, je sais que je te coupe du monde quand je suis là, que je te veux toute à moi et que ça n'est pas juste envers toi. Tu dois comprendre, tu me manques tellement le reste du temps, je ne peux pas faire autrement. »
« Il n'y a rien d'autre pour moi de mieux à faire. » répliqua-t-elle légèrement avant d'embrasser mes joues et mes larmes.
« Chaque moment avec toi est précieux. Je ne te mérite pas, tu serais sans doute mieux si je ne t'avais pas rencontrée, et pour paraphraser Rosalie, je sais que je suis un connard égoïste- »
« Elle a dit quoi ?! » s'insurgea Bella.
« Elle n'a pas tort mais elle ne me connaît pas vraiment, et elle ne peut pas savoir à quel point je t'aime. » lui déclarai-je tout jours aussi ému et heureux.
« Edward, merci de m'avoir dit que tu m'aimais. C'était difficile de me retenir. »
« Et depuis quand que tu te retiens ? »
« Quand on a dansé ensemble au mariage d'Emmett et de Rosalie. Et toi ? »
« Je me suis interdit de trop y penser parce que j'étais persuadé que tu te lasserais vite, mais je t'aime depuis aussi longtemps. Dis-moi encore que tu m'aimes. »
« Je t'aime, maintenant fais-moi l'amour ! » exigea-t-elle.
_oOo_
Le weekend passa trop rapidement et j'étais à nouveau à l'aéroport pour partir loin. La femme que j'aimais était à mes côtés, digne et malheureusement habituée de me voir la quitter.
Le déjeuner avec Renée et Phil avait été épique, j'avais beaucoup ri et j'avais pu me montrer aussi attentif à ma compagne que je le voulais. Avec ma famille, je ne pouvais pas oublier qu'ils réprouvaient notre relation et j'avais été si stressé en présence de Charlie. Auprès de la mère de Bella et de son mari, tout était plus simple, ils ne jugeaient pas, ils nous soutenaient.
« Major Masen, je te dis à bientôt. » murmura Bella dans mon cou.
« À bientôt mon amour. »
Depuis trois jours, je ne faisais que l'appeler 'mon amour', 'ma chérie' et même 'ma douce'. J'étais en train d'imiter mon père et pour une fois, je n'avais pas l'intention de lutter contre ça.
« Prends soin de toi, je t'aime. »
« Je t'aime, Bella. Bon courage demain pour la rentrée, tu me raconteras. »
« Oui. »
« Et je te promets de soudoyer suffisamment Seth pour avoir une heure de skype avec toi par semaine. »
« Ne t'en fais pas pour ça, il m'est éternellement redevable. »
« Pourquoi ? »
« Tu dois garder le secret, il s'agit d'une jeune femme, Jane, qui s'est aussi engagée et qui, elle, a été déployée en Afghanistan. Je leur sers de boite à lettres car les pauvres n'arrivent pas à avoir leurs congés en même temps. »
J'embrassai encore Bella une dernière fois, lui jurai mon amour et reçus sa promesse en retour d'être là quand je rentrerais.
_oOo_
« Comment tu expliques ça ? » me lança Seth quand je raccrochai de ma session hebdomadaire de skype avec ma petite-amie.
Mon camarade pointa un article de journal qui garantissait le départ de tous les soldats du sol irakien avant Noël.
« C'est dans trois mois et on a aucune info. Tu ne sais rien ? » me questionna-t-il
« Avant Noël ? Ça me paraît irréalisable. La situation politique étant ce qu'elle est, on ne peut pas partir. »
« Major, tu ne penses pas rester, hein ? »
« Pourquoi ça t'étonne ? » tiquai-je.
« Tu as une fille géniale qui t'attend depuis plus d'un an. »
« Seth, Bella a compris les raisons qui m'ont poussé à m'engager et qui me poussent à continuer. »
« Je parie qu'elle voudrait que tu rentres. »
« Et devenir un gratte papier ? Hors de question. »
« Ok, laisse tomber. »
_oOo_
La nouvelle de notre désengagement était sur toutes les lèvres à la base. Auprès des soldats des autres forces, cette perspective avait de quoi réjouir, elle leur permettrait de rentrer au pays avec la satisfaction d'avoir servi sous les drapeaux. Pour mon unité de Marines, on ne faisait que se demander où irions-nous après ? Appartenir aux Marines ne signifiait pas un engagement de quelques années mais d'une vie et je ne faisais pas exception.
Même si Bella était devenue la personne la plus importante de ma vie, je ne pouvais pas me résoudre à sacrifier tous mes efforts. Ne pouvais-je pas avoir une carrière et une petite-amie ? Bella avait compris mes motivations, mes désirs et attentes, le weekend à Jacksonville nous avait permis d'être encore plus heureux et de commencer à parler de futur. Beaucoup d'officiers avaient aussi une femme au pays et parfois des enfants, ils étaient heureux ainsi.
Je n'en parlais pas à Bella et elle non plus, pourtant le désengagement faisait certainement la une des journaux américains. Je me crus même sorti d'affaire jusqu'à ce qu'un midi, suite à une avarie sur mon jet, je restai à la base. Je voulais en profiter pour envoyer des mails et tenter d'appeler Bella. Elle était déjà en ligne avec Seth par skype, je reconnus sa voix avant même d'entrer dans le bureau.
« Ça ne va rien changer, disait Seth, ils vont continuer à s'entre-tuer. On a eu un cours sur leurs luttes interreligieuses, je n'y ai pas tout compris mais en gros, il y a deux groupes qui s'affrontent et s'affronteront même après notre départ. »
« Edward pense qu'il faut encore une présence pour aider à la transition politique mais que ça va être de pire en pire. »
« À croire que ce pays n'est pas encore prêt à la démocratie. » soupira Seth, la bouche pleine, vraisemblablement.
« J'espère juste que tout n'a pas été vain. »
Bella enchaîna ensuite sur la petite-amie de Seth, Jane. Il adorait en parler, lui avait les mots justes, je pouvais si facilement deviner l'amour et l'admiration qu'il avait pour Jane. Qui m'avait entendu évoquer ma petite-amie ainsi ? Personne et ça me peinait. Bien sur je la complimentais devant témoins et quand nous étions seuls, mais je ne me confiais jamais.
Admettre que je l'aimais n'était pas anodin, il y avait des conséquences. Nous avions eu si peu de temps durant ce weekend à Jacksonville et tous ces mots d'amour étaient si nouveaux. Il était temps de parler plus sérieusement de notre relation.
« Seth ? »
« Bonjour Major. » se hâta-t-il de répondre en se mettant au garde à vous.
« Ça te dérange si je parle à ma petite-amie un instant ? »
Bella rougissait à l'écran, elle m'écouta presque religieusement quand je lui dis simplement que je l'aimais, que je pensais à elle et qu'elle me manquait.
« Je t'ai entendu parler avec Seth. » pointai-je ensuite.
« Je m'en doutais. »
« À propos du désengagement… je voudrais que tu comprennes… »
Comment lui annoncer que malgré l'amour que je lui portais, je voulais continuer ma carrière militaire ?
« Je comprends Edward, continua-t-elle pour moi. Tu n'es pas devenu un Marine pour cette guerre, et donc tu n'arrêteras pas une fois cette guerre terminée. Je me souviens de tout ce que tu m'as dit. »
« Et tu es d'accord ? » la questionnai-je un peu trop durement.
C'était le moment de vérité, elle devait m'accepter ou avancer dans sa vie sans moi.
« Évidemment, je n'ai jamais pensé que tu quitterais l'armée pour moi. Je t'aime et j'ai pleinement conscience de ce qui est possible entre nous. C'est très difficile de sourire en te sachant si loin, de rire quand tu risques ta vie. Mais je suis si fière de toi, je t'admire et c'est pour cela que jamais je ne t'en ai voulu, et jamais je ne t'en voudrais. »
« Tu restes avec moi malgré ça alors ? » persistai-je.
« Oui Edward. »
« Je ne pensais pas que je pourrais être avec une femme aussi merveilleuse que toi, une femme qui me soutienne à ce point. »
_oOo_
Ma mère fut la première de ma famille qui aborda directement l'épineuse question de l'après. Tous avaient présumé que je rentrerais une fois la présence américaine en Irak serait terminée. Bella, je m'en doutais, n'avait pas voulu participer à leurs spéculations.
« Je vais rester jusqu'au 18 décembre au moins, sans doute un peu plus tard il y a toujours du retard, annonçai-je. Ensuite je dois passer environ un mois à la base de Whidbey Island. »
« Tu veux dire que tu repartiras ensuite ? » rétorqua ma mère, blessée.
« Je veux dire que je ne quitterai pas l'armée. »
« Mais… et ta vie ? Et tes projets ? »
« Je n'ai jamais eu qu'une ambition et tu le sais, maman. Rien n'a changé. » lui assurai-je.
« Et Bella ? »
C'était aussi à prévoir, Bella avait été pour eux l'espoir de me voir rentrer au pays et m'engager dans une vie plus conventionnelle.
« Bella connaît mes intentions, elle respecte et accepte mes choix. »
_oOo_
Mes dernières semaines en Irak passèrent si rapidement, je n'eus plus le temps d'envoyer des mails ou de téléphoner. Nous étions tous à cran, enchaînant les missions de surveillance des convois en coordination avec les hélicoptères et les informations du satellite. Nous pouvions être prévus au nord du pays et finalement aller à l'est. Toute la base vivait en alerte en permanence.
Je revins plus tôt que je ne l'aurais cru aux États-Unis: au lendemain de Noël à l'aube. Je les surpris tous réunis chez mes parents. Bella était présente, la mine grise, entourée de tous ces couples. Lorsque j'entrai dans le salon, son visage s'illumina, plus brillant que le grand sapin.
« Joyeux Noël, mon amour. » murmurai-je à son oreille après l'avoir embrassée de longues minutes, sans me soucier de la présence de ma famille.
« C'est toi mon plus beau cadeau. » s'amusa-t-elle.
« Et toi le mien. »
Je n'avais pas eu le temps d'acheter des présents pour tous, je fus ému de voir que mes proches m'en avaient offerts.
La journée entière, je pris sur moi pour ne pas entraîner Bella dans ma chambre d'adolescent et me repaître de son amour et de son corps. À la place, je gardais le sourire et participais aux festivités renouvelées en mon honneur.
« Prends ça. » exigea ma mère en fin de journée, en tendant à Bella de quoi nous nourrir plusieurs jours.
Puis quand Bella dit au revoir à tous, ma mère fourra un écrin dans ma poche.
« Ça n'est pas le moment. » rétorquai-je en colère.
« Tu l'auras avec toi quand le moment sera à ton goût. »
Je ne discutais plus et durant tout le trajet, je me ressassais cet avenir que j'avais imaginé avant de rencontrer Bella. Me marier n'avait pas fait partie de mes projets et si j'étais honnête, ça ne l'était toujours pas. Une chose était certaine, quelque fut l'endroit où je me trouverais dans le futur, je voulais que Bella m'attende, qu'elle soit là pour moi à chaque permission. Me réveiller auprès de Bella avait ce parfum d'idéal, de rêve. Ça ne pouvait pourtant pas être ainsi chaque matin, ma réalité serait de dormir dans un lit une personne et seul pour encore longtemps.
_oOo_
Le 3 janvier, je me rendis avec Bella à une cérémonie sur la base de Whidbey Island en l'honneur des trois soldats de notre unité tombés au combat. Nous y retrouvâmes Seth et je rencontrai la fameuse Jane. Quand les deux jeunes femmes s'éclipsèrent tandis que Seth et moi discutions avec nos camarades, je me rendis compte que chaque soldat était accompagné et pour la plupart par leur femme ou petite-amie.
« Tu as déjà reçu ton ordre de mission ? » me questionna Seth.
Nous partîmes à la recherche de Jane et Bella et mon ami en profita pour m'expliquer qu'il serait enfin au même endroit que sa petite amie. Il quittait notre unité des Gray Wolves pour aller combattre en Afghanistan. Il y perdrait une année dans son avancement mais il n'en paraissait pas affecté.
« Tu as la corde au cou. » lui lançai-je, un peu moqueur.
« J'aimerais bien mais Jane est contre le mariage et comme elle est aussi soldate, je ne m'inquiète pas de son futur si il m'arrive quelque chose. »
« Comment ça ? » relevai-je aussitôt parce que ces mots faisaient écho à une de mes inquiétudes les plus récurrentes.
« Si je meurs par exemple, je sais qu'elle aura toujours sa solde. De toi à moi, je sens qu'elle va monter les échelons plus vite que moi. »
Si je mourrais, Bella n'aurait rien et pourtant je voulais tout lui laisser. Je pouvais faire confiance à mes parents pour lui donner le peu qui m'appartenait mais ça n'était pas suffisant. Je voulais être avec elle toute ma vie, la seule façon pour moi de le faire était de l'épouser, de partager tout avec elle et de la protéger du mieux que je le pouvais. J'étais une vraie girouette, me moquai-je intérieurement. Moi qui n'avais jamais voulu me marier, je le voulais plus que tout désormais pour protéger la femme que j'aimais.
_oOo_
À la mi-janvier, j'eus un entretien avec le Lieutenant Général Taylor pour officialiser la reconduction de mon engagement.
« Votre unité continuera de suivre le porte avions USS Nimitz. Vous allez être donc stationné à Everett à partir du mois d'avril, mais vous vous rendrez deux jours par semaine là-bas pour votre formation dès lundi. Le processus de la fusion avec l'unité CVW-11 a pris un peu de retard. »
« Oui, monsieur. »
« On vous accordera un appartement sur la base puisque je vois dans votre dossier que vous êtes célibataire et sans enfants. Votre solde- »
« En fait, je suis fiancé, ma future femme travaille à Greenbank, elle est professeur. » annonçai-je.
« Je vois… Félicitations. Il faut que vous remplissiez le formulaire d'autorisation de loger en dehors de la base. Il vous faut aussi fournir le certificat de mariage. Quand est prévue la noce ? »
Je me retrouvais coincé, je n'avais pas encore fait ma demande et ma famille allait attendre de moi de longues fiançailles pour tout organiser. Alice avait tellement râlé que Rosalie et Emmett aient précipité leur union.
« À la fin février. » décidai-je.
« Alors c'est parfait, je le note dans votre dossier pour que l'appartement puisse être réattribué. »
_oOo_
« Pourquoi nous sommes là ? Tu t'en vas ? »
« Non, je voudrais te montrer mon jet. » mentis-je.
Mon jet était resté sur le porte-avions USS Nimitz. Le hangar était vide, à l'exception d'un avion bi-moteur qui servait habituellement à des exercices. Ce hangar était le lieu de nombreux souvenirs et le plus beau était celui de notre premier baiser. Bella frissonnait et regardait l'endroit avec morosité. C'était là que je l'avais quittée encore et encore, même si j'étais revenu au même endroit, les mauvais souvenirs restaient gravés dans sa mémoire, plus tenaces.
Le mois de février était passé si vite entre mes journées à la base et mes préparatifs. Bella n'avait rien soupçonné et Seth avait tenu sa langue jusqu'à son départ, une semaine plus tôt.
Je n'avais rien prévu de spécial, elle l'aurait pourtant mérité. J'espérais qu'elle ne douterait pas de ma sincérité, je ne faisais que précipiter les choses pour nous éviter encore du temps l'un sans l'autre. Je mis un genou à terre et sortis l'écrin ouvert tandis qu'elle regardait autour d'elle. Quand elle me découvrit dans cette position, elle se figea.
« Bella, tu n'imagines pas tout l'amour que je te porte. Je ne vois plus ma vie sans toi. Je sais que ce que j'ai à te proposer n'est pas assez, mais je ferais tout pour que tu sois heureuse. Veux-tu m'épouser ? »
Elle hocha la tête, ses yeux bordés de larmes puis parvint à parler.
« Je t'aime tellement, Edward. »
« Marions-nous aujourd'hui, Bella. » proposai-je et là encore elle acquiesça.
Bella redevint loquace quand je l'attachais dans l'avion. J'étais presqu'aussi excité de voler avec elle que de l'épouser.
« Où m'emmènes-tu ? À Las Vegas ? »
« C'est tentant mais non, ma famille nous aurait trucidé. Bella, je veux t'épouser aujourd'hui et non pas dans un mois ou un an pour que nous puissions avancer dans nos vies avec le moins de contraintes possibles. Je suis affecté à la base navale d'Everett dans deux semaines et pour vivre hors de la base, je dois prouver que je ne suis plus célibataire. »
« Je vois. »
« Tu n'es pas fâchée ? »
« Edward, je sais que tu ne serais pas capable de te marier par convenance. Tu m'aimes et je t'aime, peu importe les détails, j'ai vraiment hâte de devenir ta femme. »
« Moi aussi. »
« Où allons-nous ? » voulut-elle encore savoir.
« Tu verras, je pense que cette surprise te plaira. »
« Alice a eu combien de temps pour tout préparer ? »
« Elle n'a rien eu à faire, je les ai tous prévenus hier soir seulement. La seule mission de ma sœur a été d'apporter une tente. »
« Une tente ? »
« Tu verras. »
« Tu veux dire que tu as tout fait seul ? »
« Oui. Je voulais faire au mieux pour toi et si j'avais laissé ma mère ou Alice s'en mêler, ça ne t'aurait pas autant plu. »
« Je suis… Edward, je suis tellement admirative. Tu as beau dire que tu n'es pas romantique ou doué avec les serments d'amour, mais c'est faux. »
Le vol ne dura qu'un quart d'heure, le ciel était gris et lourd mais la pluie ne devait pas troubler mes projets. Je posai l'avion sur la route nationale 101, fermée pour quelques minutes par mon futur beau-père et son adjoint. Bella avait compris où nous allions nous marier et elle me posa mille questions sur mes cachotteries.
« Je ne porterais pas une robe de mariée bouffante au moins ? »
« Non, j'ai emporté ceci ce matin. »
Il s'agissait de la robe qu'elle avait porté pour le mariage d'Emmett et Rosalie, la robe qui m'avait fait tant fantasmer, celle qu'elle avait ôté pour que nous fassions l'amour.
Emmett nous attendait sur la route, il nous conduisit au volant de sa Jeep jusqu'au rivage de Ruby Beach, Bella ne résista pas quand je lui bandais les yeux.
Une heure plus tard, elle sortit de la tente installée sur la plage, habillée et coiffée. Comme je m'y étais attendu, Alice et ma mère avaient été vexées d'avoir été exclues des préparatifs. Je ne voulais d'influences de personne, je savais ce qui plairait à Bella, un mariage traditionnel n'était pas envisageable. Notre mariage serait des plus simples, une cérémonie rapide sur la plage, nos plus proches parents et amis assis sur des chaises dépareillées, un dîner au Kalaloch Lodge où Bella et moi passerions par ailleurs la nuit.
Le soleil se couchait lorsque la cérémonie débuta et le ciel s'embrasa, comme pour ajouter à la féérie de ce moment. Je me mariai, moi qui ne l'avais jamais envisagé, moi qui ne le regretterais pas. L'officiant nous épargna le discours religieux et nous déclara rapidement mari et femme. J'embrassai enfin mon épouse en y mettant tout mon amour et ma tendresse. Quand nous nous séparâmes, les applaudissements furent éclipsés par des grondements, le ciel ne nous avait épargnés qu'une heure. Nous dûmes tous courir jusqu'aux voitures, Bella et moi étions hilares.
Le dîner au Kalaloch Lodge était parfait, nous étions tous réunis pour ce jour si spécial et j'avais décidé de réprimer mon tempérament d'homme des cavernes et d'apprécier ces moments. J'aurais ma femme pour le weekend complet puis toute la vie.
_oOo_
EPILOGUE
À la fin de l'année scolaire 2012, Bella fut mutée dans un collège d'Everett et nous achetâmes une maison à West Lake Stevens, qui se trouvait plus à l'ouest.
J'avais passé de nombreux mois par an en mer, essentiellement pour des exercices avec d'autres escadrons mais parfois aussi pour des missions militaires au Moyen-Orient.
À l'été 2013, Bella tomba enceinte et choisit de ne rien me dire avant mon retour quatre mois plus tard, lorsqu'elle fut à son sixième mois, je la découvris le ventre rond et sa lèvre inférieure coincée dans ses dents. J'obtins une restriction de déplacement et pus être présent un an auprès de ma femme et de notre fils, Anthony. Quand notre fils eut un an et demi, Bella fus à nouveau enceinte. Je ne pus hélas pas assister à la naissance de ma fille, Nessie, je ne revins auprès de ma famille qu'une semaine après la naissance.
En juillet 2015, je fus promu Lieutenant Colonel. Il me resterait encore bien des années à servir mon pays. J'étais fier d'avoir pu concilier ma vie de famille avec ma carrière. Ça n'était pas facile d'être aussi souvent séparés d'eux. Bella était mon roc, elle avait une si grande force intérieure et notre famille ne pouvait être plus unie.
FIN
Pour celles qui ont lu ma mini fic FSOG « Ma Vocation, Ma Mission », le passage du mariage vous a rappelé des souvenirs. En l'occurrence ici, Edward devait agir vite !
Merci de m'avoir suivie et laissé des reviews. J'espère que l'attente en valait la peine!
