Undisclosed Desires


« Debout FullMetal ! »

Le jeune homme blond sortit du sommeil, réveillé par la voix ô combien mélodieuse du Colonel Mustang. Celui-ci ouvrait par la même les volets de la chambre à coucher qu'ils partageaient. Edward, qui avait eu du mal à trouver le sommeil, ne trouva pas ce réveil en douceur à son goût.

« Laissez-moi pioncer Mustang …. marmonna t-il en rabattant les couvertures sur lui.

- Pas question. Il est huit heures, et je te rappelle qu'on a une mission à mener à bien.

- Ouais, bah huit heures c'est trop tôt, déclara t-il.

- Pour toi oui, pour moi non. »

Joignant le geste à la parole, Roy saisit les couvertures du jeune hommes qu'il retira d'un coup sec. Il reçut les grognements énervés du jeune homme en guise de réponse, occupé à gigoter dans son lit, cherchant vainement la chaleur qui lui a été cruellement retirée. Il maugréa encore cinq minutes avant de se résigner. Roy n'allait pas le laisser faire de grasse matinée de tout de façon. Ed se tourna dans son lit puis se redressa enfin. Il ouvrit les yeux difficilement, puis s'étira longuement.

Lorsque enfin il eu les yeux en face des trous, il pouvait constater que son supérieur était en train de terminer de s'habiller. Celui-ci finissait de fermer le haut de son uniforme. Il semblait frais et dispo, ce qui agaça passablement le jeune homme, encore dans le cirage. Alors, il finit par se lever pour aller dans la salle de bains, afin de se rafraîchir un peu. Il passa de l'eau sur son visage, bien fraîche, pour se remettre les idées en place. Puis, il passa un coup de peigne dans sa chevelure, avant de la ramasser en une queue de cheval. Au bout de ce bref moment, il ressortit pour aller s'habiller. Traîner dehors avec ce froid, vêtu d'un pyjama était plus qu'une mauvaise idée...

Roy qui était fin prêt, comprit ce que le jeune homme allait faire. N'ayant aucune envie de voir Edward se dénuder, décida qu'il était temps de sortir. Enfin, pas qu'il n'en n'avait pas envie, mais qu'il ne le voulait pas.

« Je serais en bas, dans la salle à manger si tu me cherches.

- D'accord, répondit simplement Edward. »

Sur ces mots, Roy sortit laissant Edward seul. Il descendit à l'étage inférieur pour rejoindre la salle à manger. L'endroit était charmant, très chaleureux. Des poutres apparentes, une cheminée qui chauffait la pièce, vraiment l'endroit était agréable. Il était dommage que les quelques tables de l'auberge étaient vides, à l'exception d'une. La, il y trouva Hugues et Armstrong, déjà installés.

« Salut Roy, le salua Hugues, bien dormi ?

- Ça peut aller, et vous ?

- On a dormi comme des bébés ! »

Le pire, c'est qu'il le croyait. Arriva alors une dame d'un certain âge, sûrement la femme de l'homme qui les avaient accueillis hier. D'une taille moyenne, les cheveux en chignon, habillée chaudement mais restait élégante. Des lunettes ornaient son visage souriant. Elle apportait sur un chariot le petit déjeuner.

« Bonjour messieurs, j'espère que vous avez bien dormi, les salua t-elle.

- Très bien, je vous remercie madame, répondit Armstrong.

- J'en suis ravie, j'espère que ce petit déjeuner sera suffisant … Mais n'étiez vous pas quatre ?

- Le retardataire devrait bientôt arriver, répondit Roy. »

Les trois hommes commencèrent à se servir du café, des croissants, jus de fruits et autre, quand enfin, le FullMetal pointa le bout de son nez. Il alla s'asseoir à coté d'Hugues et après les avoir salué, se servit également. De la bouffe, il n'y avait rien de mieux pour lui donner de l'énergie pour la journée ! Occupé à manger, il ne remarqua pas que l'aubergiste hésitait à parler. Lorsqu'elle le fit, il ne l'écouta que d'une oreille :

« Alors c'est vrai, l'armée a envoyé des gens enquêter ici ?

- Comme vous pouvez le constater madame, répondit poliment Armstrong. Nous sommes ici pour trouver une explication logique et régler vos soucis.

- Oh, que ce serait agréable, soupira la dame. Les quelques touristes que nous avions jadis ont tous pris la poudre d'escampette !

- Je veux bien vous croire madame, approuva Roy. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce que vous savez ?

- Oh … pas assez pour vous aider je le crains, avoua t-elle. Je n'ai pas vu grand chose, seulement entendu.

- Qu'avez-vous entendu ? Demanda Hugues.

- Des bruits de grognements … durant la nuit. Cela ne ressemblait pas à des animaux … Ni à des humains. Et des pas … assez lourds.

- Rien d'autre ? Osa Roy.

- Non, pas pour moi. D'autres villageois pourront peut être vous renseigner davantage. Je sais que notre boulanger les auraient aperçus.

- Nous vous remercions madame, lui répondit poliment le Colonel.

Elle les salua d'un geste de la tête avant de les laisser prendre leur petit déjeuner tranquillement. Hugues qui regardait son assiette dans laquelle résistait du lard et des oeufs, marmonna :

- A tous les coups, cet endroit est vraiment hanté.

- Et les fantômes seraient apparus d'un coup ? Raisonna Roy.

- Pourquoi pas ! T'en dis quoi Ed ?

- M'en parlez pas, dit le blond entre deux bouchées de pain. Mais j'ai vraiment pas envie qu'il s'agisse de fantômes.

- On aurait peur FullMetal ? Fit Roy avec un sourire moqueur.

- Nan ! C'est juste qu'un fantôme, à part me barrer en courant je sais pas quoi faire. Un guignol qui utilise de l'alchimie, je saurais quoi faire.

- Détruire la ville ? Ironisa le brun.

- Si vous vous trouvez en dessous, ce sera avec plaisir, répliqua Ed.

- Du calme les enfants ! Intervint Hugues. N'allez pas vous chamailler de si bon matin !

- Allez, mangeons, soupira Roy. Puis allons interroger les habitants. Hugues, je te laisse aller voir le boulanger.

- Pas de soucis ! »

Ainsi donc, ils terminèrent leur petit déjeuner dans le calme.

Ils passèrent le reste de la matinée séparés dans la ville. Enfin, Edward fut accompagné par Armstrong. Ordre de Roy. Il savait que le FullMetal récupérait bien de ses blessures, mais il ne souhaitait pas qu'il soit blessé inutilement. Enfin, la raison officielle, c'était pour lui apprendre à se montrer courtois avec les gens, et lui prouver qu'on peut réaliser une mission sans tout détruire sur son passage. Mis à part un uniforme ou deux mais quelque chose disait à Roy qu'Edward n'allait pas se mettre à adopter les coutumes d'Armstrong.

Après avoir passé le reste du matin à l'extérieur, à arpenter les rues du village à la recherche d'indices et de personnes acceptant de bien vouloir répondre à leurs questions, ils se retrouvèrent à l'auberge, autour d'une bonne soupe chaude. ( «Ça fait grandir! » avait dit Roy au blond.)

« Alors, commença Roy, qu'avez vous trouvé de votre coté ?

- Et bien, commença Armstrong, nous avons eu quelques témoignages de la part de trois villageois. Tous affirmaient que les faits ne se produisent que la nuit tombée.

- Ouais, ajouta Edward. Aucun d'eux n'a vu quoi que ce soit. Juste entendu. Par contre on a ensuite pu parler à une autre personne.

- Que disait cette personne ? Demanda Roy.

- Celle-ci a nettement entendu des drôles de bruits sur sa porte durant une nuit, répondit Armstrong. Pour nous prouver qu'elle n'était pas en train de nous mentir, elle nous a conduit à sa maison. Il y avait bien des marques. Elles étaient trop grandes pour avoir été faites par des animaux du coin ou trop inhabituelles.

- Peut être des ours, proposa Roy.

- Ou des esprits vengeurs !

- Hugues …. soupira le brun.

- Pardon.

- Et toi, qu'as tu récolté ? Demanda Roy à son ami.

- Je suis allé voir le boulanger comme prévu. Un homme charmant, mais un peu nerveux. Il m'a confié avoir vu rôder quelque chose, qui n'avait rien d'humain.

- Il a pu dire à quoi ça ressemblait ? Ajouta Ed.

- Vaguement. Il disait que ça ressemblait à un humain, mais trop mal proportionné pour en être un.

- Zarbi, conclu Edward.

- Pas qu'un peu ! Et toi Roy ?

- J'ai aussi discuté avec des habitants. Tous disaient la même chose : tout se passe durant la nuit. C'est pour cela que cet après midi, vous avez quartier libre. Et cette nuit, nous sortirons patrouiller.

- C'est ce qui semble le plus logique, approuva Armstrong. Ainsi nous pourront en savoir plus. »

Ainsi après avoir terminé leur repas, chacun partit vaquer à ses occupations. Roy avait décidé de faire un tour dans le village, accompagné de Hugues. Les deux autres alchimistes étaient restés à l'auberge, occupés à une partie d'échecs.

Mais ce petit village aussi charmant était-il, n'occupa pas bien longtemps les deux hommes. Les habitants n'osaient pas vraiment sortir, et les boutiques ouvertes étaient rares. Alors ils décidèrent d'un commun accord de retourner à l'auberge afin de se reposer avant cette nuit. Roy espérait pouvoir fermer l'oeil un instant. Après tout, sa nuit n'avait pas été extrêmement reposante. Pourtant, lorsqu'il poussa la porte de la chambre, il pu constater que quelqu'un d'autre avait eu la même idée. Allongé sur son lit, le FullMetal dormait à poings fermés, les bras en croix. Roy soupira alors, puis ferma la porte derrière lui.

Il retira ses bottes, le haut de son uniforme pour être plus à l'aise, et imita Edward en s'allongeant sur son lit. Sur le sien, le blond dormait paisiblement. Il se passa un moment avant que Roy n'ose tourner la tête vers lui. Il sentit son coeur changer de tempo en regardant son visage endormi. Puis son estomac lui fit mal lorsqu'il repensa au fait qu'il était dorénavant avec Winry. Il laissa son regard parcourir les traits de son subalterne, s'attardant sur chaque détail de ce visage encore bien jeune. Il trouvait sincèrement que le jeune homme avait de beaux traits, qu'il était vraiment … beau. Que n'aurait-il pas donné pour aller l'embrasser !

Oh, et puis … il n'y a personne, et Edward dort …

Ce n'était peut être pas correct, mais il en mourrait d'envie. Sentant son coeur battre plus fort, Roy bougea silencieusement de son matelas pour se rapprocher de celui du FullMetal. Il s'assit au bord du lit, sans un bruit, lentement.

Juste un baiser … qu'est ce que ça peut faire ?

Roy prit le temps de s'assurer qu'Edward dormait toujours. Le torse de celui-ci se soulevait au rythme de sa respiration lente, le visage détendu. Les yeux du bruns descendirent alors sur ces lèvres tant désirées. Tentant de rester le plus calme possible, malgré ce coeur qui ne cessait de battre aussi fort, Roy se pencha, lentement.

Est-ce qu'Edward avait réellement conscience de ce que Roy pouvait ressentir ? Si l'autre jour sur le toit de l'hôpital, il lui avait dit que des fois les mots étaient inutiles, le brun se disait qu'il ne pourra jamais imaginer le tourment dans lequel il était plongé. C'est fou ça quand même … Lentement, il leva la main vers le visage du jeune endormi. Du bout des doigts, il caressa la joue du blond, se sentant bêtement heureux rien qu'avec ce contact. Il avait la sensation qu'il aurait pu rester la des heures à le regarder dormir ainsi.

Edward, tu n'as pas idée à quel point tu m'a rendu débile …

Pensa t-il avec un petit sourire aux lèvres. Ses doigts écartèrent une mèche blonde du visage du FullMetal, puis, Roy prit son courage à deux mains. Autant qu'il en faut pour embrasser une personne endormie tout à fait. Il se pencha doucement vers les lèvres du blond, attiré comme un aimant. Il cessa sa descente à quelques centimètres de la bouche tant désirée. Il pouvait sentir la respiration du blond sur ses lèvres. Regardant le visage endormi, le brun ferma alors ses yeux.

Je n'y arrive pas ...

Non pas qu'il ne le voulait pas, mais il ne pouvait pas embrasser Edward alors que celui-ci dormait. Il ignorait pourquoi. Peut être parce qu'Ed n'était pas conscient, et ça n'aurait pas été la même chose. Peut être. La était sûrement sa seule chance d'assouvir ce désir, et qui sait, peut être réaliser que c'était pas si extra que ça. De se dire qu'en fait, il s'était fait des idées … Qui sait, mais il préféra y renoncer, non sans regrets. Un de plus ou un de moins dans son cas, qu'est ce que ça change ?

Sagement, il quitta le lit du blond pour aller s'allonger sur le sien, tournant le dos au jeune alchimiste.
Il ferma les yeux dans le but de chasser ses pensées et peut être se reposer.

[,...]

« MUSTANG DEBOUT !

Ledit Mustang sursauta d'un coup, ouvrant les yeux. La lumière avait été allumée dans la chambre, en même temps qu'Edward avait crié son nom. Alors, il se redressa, quelque peu paniqué :

- Qu'est ce qui se passe ?

- Bah … rien. C'est juste qu'on va grailler, lui répondit Edward le plus calmement du monde.

- Q … Quoi ?

Roy regarda Edward de travers. Celui-ci était à coté de l'interrupteur, adossé au mur un sourire amusé aux lèvres.

- Et tu me réveille … pour ça ?

- Ouais. Aller, habillez-vous ! En plus il est déjà tard si on veut aller ensuite patrouiller, mieux vaut avoir le ventre plein ! »

Roy fronça les sourcils, convaincu que c'était juste un moyen de se venger de ce matin. Mais ça le dérangeait moins que lui, c'était sûr. D'un coup d'oeil, il vit que dehors la nuit était déjà tombée. Ce n'était pas plus mal qu'il l'ait réveillé. Même si un peu de douceur aurait été la bienvenue. Alors il se leva non sans lancer un regard froid à Ed, qui continuait à afficher un sourire moqueur, puis alla dans la salle de bains se changer, emportant des autres vêtements avec lui. Il retira sa chemise et son pantalon d'uniforme. Pas la peine de mettre des habits officiels pour aller traîner dans la nuit.

Il ignorait que par l'embrasure de la porte, Edward avait posé son regard sur lui. Un peu par hasard ( parfaitement! ), il avait vu qu'il avait mal fermé la porte derrière lui. Et de la ou il était, il pouvait observer le reflet de son supérieur dans le miroir. A aucun moment l'idée de détourner le regard ne vint à lui. Et le fait que la vue d'un homme puisse l'intéresser à ce point ne l'étonna même pas. Aucune gêne non plus. C'était normal pour lui. Et il devait avouer que Roy était plutôt à son goût.

Il sentit nettement sa respiration s'accélérer en le voyant faire glisser sa chemise le long de ses bras, puis de son dos musclé, dans un mouvement presque sensuel. Ce spectacle était plus qu'intéressant … Ed aurait bien aimé être plus près pour mieux observer. Et encore, il était content d'avoir de bons yeux. Il tendit légèrement le cou lorsqu'il vit le brun commencer à déboutonner son pantalon, et se baisser pour retirer le tissu bleu. Il ne se gêna pas pour l'observer faire un rapide brin de toilette, avant de mettre un jean foncé, une chemise blanche et un pull fin noir.

Notant qu'il allait ressortir, Ed reprit une attitude nonchalante, comme s'il l'avait attendu sagement tout le temps. En le voyant arriver, il se dit que même comme ça, il était élégant ce con.
Roy cependant, lui adressa un drôle de regard :

« Tu m'a attendu ?

- Bien observé.

- Euh … Tu n'es pas descendu manger ? Fit Roy plus que surpris.

- J'ai pas le droit d'être poli pour une fois et d'attendre les autres ?

- Euh … si, bien sûr, si. Enfin, c'est si inhabituel de ta part …

- Je sais je sais, vous me complimenterez plus tard. »

Lança Edward en se retournant d'un geste théâtral vers la porte, tout en se disant avec des gros yeux : bien rattrapé mon vieux !

Roy derrière lui était toujours surpris. Cela ne ressemblait pas au Fullmetal que d'agir ainsi, mais bon. Y aurait-il finalement de l'espoir ? Non, sérieusement, ils avaient pu au moins échanger quelques mots sans se fuir du regard ou chercher à s'éviter. Alors tant mieux.

Ils descendirent à la salle à manger, puis prirent place à une table. Bien vite, Hugues et Armstrong arrivèrent, et s'assirent à leurs cotés. Le repas se déroula dans le calme, sans incident. Ensuite, ils attendirent un moment avant de se décider à aller patrouiller. Habillés chaudement, le petit groupe sortit de l'auberge, pour se retrouver dans les rues désertes de la ville.

« Y'avait pas grand monde en journée, marmonna Edward, mais la nuit c'est carrément mort. »

C'est sur ce constat qu'ils commencèrent à avancer, sans but précis. Ils ne savaient pas combien de temps ils allaient devoir patienter à marcher dans le froid et la neige.

Le groupe errait depuis un moment, et leurs pas les avaient menés aux abords du village, limités par une dense forêt. Ils continuaient de marcher, les mains dans les poches, et la tête dans les épaules pour Ed dans une vaine tentative de se réchauffer. Il n'y avait plus que Roy et Armstrong de réellement concentrés. Hugues se contentait de marcher attendant un événement.

Soudainement, un craquement retint leur attention. Automatiquement ils tournèrent la tête en la direction du bruit. Ils restèrent immobiles un instant, guettant une suite qui tardait à venir.

« Si ça se trouve ce n'était qu'un animal, suggéra Edward. »

Il se rétracta bien vite en entendant d'autres craquement, suivit de grognements. Effectivement, ces derniers ne ressemblaient à rien. Rien qu'il n'avait entendu jusqu'ici. Et pourtant, il en avait vu. Et ce qui arriva fut nouveau pour lui, ainsi que pour les autres hommes. Sorti des bois, apparu un être des plus étranges. Il s'immobilisa un bref instant, leur laissant le temps d'observer la chose. Ce n'était pas animal. Encore moins humain. Si on laissait à Edward le soin d'en faire la description, il dirait que ceci ressemblait à une pâte à modeler super moche géante. Et il n'aurait pas tort. D'une forme vaguement humaine, il semblait être fait de boue, de terre, de pierre, mais marchait. Un peu bizarrement, mais il avançait. Vers eux.

«On dirait un golem, remarqua Hugues.

- Je ne sais pas d'où sort cette chose, mais il est sûr que ce n'est pas un fantôme, nota Roy.

- Ouais, bah qu'elle retourne d'où elle vienne ! »

Conclu justement Edward.

Ils se tirent prêt à combattre, étant donné que la chose ne semblait pas amicale. Lorsqu'ils virent sortir à la suite de la chose, d'autres créatures, d'autres golems. Ils n'eurent pas à attendre d'invitation pour attaquer lorsqu'ils virent quelques un se jeter sur eux.

Battre les choses en soit n'était pas difficile. Leur niveau était bon, et même avec un Edward sorti il y a peu de l'hôpital, ils se débrouillaient très bien. Roy claquait des doigts à gauche à droite, Hugues se débrouillait parfaitement tout seul ( c'est à dire, il restait à l'écart, n'étant pas un alchimiste comme eux trois), Edward se remettait dans le bain, et Armstrong se défoulait. La seule chose qui les embêtait, c'était leur nombre. Au bout d'un moment, après en avoir éliminé pas mal, ils remarquèrent qu'il en arrivait toujours de nouveaux.

« C'est pas possible, quelqu'un doit les créer quelque part ! Cria Edward dans la mêlée.

- Bravo FullMetal tu as trouvé ça tout seul ? Railla Roy entre deux claquements.

- Vous pouvez parler, vous avez qu'à claquer des doigts !

- Et toi à joindre les mains ! Fit remarquer le brun.

- Et alors, moi faut que je me batte !

- Mais moi aussi je me bat ! Tu crois que je vous laisse vous démerder tous seuls ?

- Expliquez moi pourquoi j'en ai buté plus que vous alors !

- J'en ai brûlé bien plus que tu en a décapité FullMetal !

- Mon cul oui !

- Edward derrière toi !

- Hein ? »

Edward n'eut que le temps de se retourner pour voir qu'était arrivé derrière lui, un golem plus imposant que les autres. Il semblait plus robuste et plus agressif encore. Son cerveau ne réalisa pas de suite qu'il s'apprêtait à lui asséner un coup puissant.

Celui de Roy avait fonctionné bien plus vite, mais pas forcément mieux. Au lieu de simplement claquer des doigts et réduire en cendres la créature, il choisit une option bien plus stupide, mais sur le coup, aucune autre ne lui était venue. Comme si c'était la seule chose à faire. Il s'était littéralement jeté sur Edward, l'enserrant dans ses bras et le protégeant avec son propre corps comme un bouclier, et se prit le coup à sa place en pleine tête.

« ROY ! »

La scène n'avait pas échappé à Hugues et à Armstrong. Ce dernier alla directement se charger de ce qui semblait être le plus fort de la bande et le dernier à être apparu pour ce soir pendant que Hugues se chargeait des derniers plus faibles comme il le put.

Edward lui, toujours dans les bras du Colonel, releva la tête doucement. Il n'avait pas totalement compris ce qui venait de se passer. Il avait vu un poing s'abattre sur lui, mais finalement, aucune douleur. Au lieu de ça, la sensation de deux bras rassurants autour de lui et après un choc, le poids d'un corps sur le sien, comme s'il ne tenait plus par lui même. Effectivement, Roy ne tarda pas à flancher et se retrouva à genoux, suivit par Edward, inquiet.

« Tu n'a rien FullMetal ? Lui demanda Roy.

- Non mais … mais vous ! »

En relevant les yeux vers lui, il pouvait voir que son supérieur saignait à la tête. Quelques filets de sang coulaient sur son visage, pour atterrir sur la neige blanche en un parfait contraste. Malgré les traits tirés par la douleur plus qu'évidente, il souriait. Edward ne pouvait que le regarder, les yeux pleins d'inquiétude.

« Si tu n'as rien, alors tant mieux, dit Roy toujours avec un faible sourire.

- Roy …. murmura Edward.

Puis le brun ferma les yeux et se laissa tomber brusquement en avant. Edward eu juste le temps de le rattraper avant que sa tête ne prenne un nouveau coup :

- Colonel ! Putain qu'est ce que vous me faites ?!

- Edward ! Fit la voix de Hugues qui se rapprochait, tu n'a rien ?

- Non, j'ai rien du tout, mais ce couillon …... »

La voix d'Edward mourut dans un élan de rage. Mais quel idiot celui-la ! Bon, au moins il était pas mort, mais quand même ! Il vit Armstrong lui arracher Roy des mains et le porter avec aisance, comme s'il ne pesait rien. La seulement, Edward réalisa que tous les golems avaient été détruits. Ne restait que des tas difformes de ci de la. Il vit aussi que Hugues avait été également blessé. Mais une griffure au bras semblait bien moins grave.

« Rentrons à l'auberge, déclara Hugues. On a un blessé à soigner. »