Titre : La vérité nous ment.
Raiting : M – 13+
Pairing : HP/DM
Disclaimer : Les personnages appartiennent à J.K. R. , of course ! Les paroles entre guillemets en début de chapitre sont un titre de chanson appartenant au groupe Mono et le titre du chapitre appartient Apocalyptica.
Spoiler : Pour toute la fiction, tout les tomes/films de Harry Potter.
Note de l'auteur : Rien de spécial à dire cette fois-ci ! Merci à Anogan pour sa review ! Voici donc la suite, bonne lecture !
Avancement de la fiction : Chapitre 14/ ?
Chapitre 6 :
Sur mon chemin, il y a toi.
« Vol silencieux,
A l'aube du sommeil. »
Draco resta un instant les bras ballant, la tête ailleurs. Il regardait Harry de ses yeux gris, ses pensées fort lointaine divaguant lentement. Le désir de suivre le brun dans le couloir, puis dans cette pièce où il venait de s'engouffrer sans crier gare était intense il pénétrait l'habitat part tout ses pores pour se rependre jusqu'aux murs qui le séparait désormais du brun. Un éclair de lucidité lui fit reprendre contenance, et il avança d'une démarche nonchalante pour s'arrêter à l'embrasure de la porte. Cette dernière était rester entrebâillée, et Draco la poussa doucement pour voir l'entièreté de la pièce. Elle était étrangement vide et impersonnelle pourvue d'un lit et de deux armoires, les couleurs clair – presque hospitalière – donnaient l'envie de s'en échapper. Le blond ne s'attarda cela dit pas plus sur ces quelques détails mais dirigea plutôt son regard sur la silhouette lui tournant le dos, assise sur le rebord du lit. Le dos diaphane et décharné de Harry lui faisait face. Draco scella ses paupières pour s'imaginer glisser ses doigts entre les vertèbres saillantes puis y déposer ses lèvres baisers après baisers, il rendrait sa beauté naturel à ce corps abandonné... Ce ne serait pas une bouche dévorante qui le découvrirait, mais une tendre et aisée qui lui conférerait quelques affectueuses caresses. Elle prendrait le temps pour chaque parcelle de peau, et n'en laisserait aucune au hasard pas de jalouse, dans cette histoire. Les doigts non plus, ne failliraient pas ils parcourraient l'enveloppe charnelle avec passion mais modération pour ne pas la brusquer. Derrière ses airs bourrues, Draco était bien plus tendre qu'il n'y paraissait.
Un froissement de vêtement le sortit de sa torpeur, et ses orbes s'ouvrirent sur le corps presque totalement dévêtu de Harry. Pantelant, Draco s'affaissa contre le chambranle et ferma sa bouche avec conviction pour calmer son souffle. Il connaissait son trouble lorsqu'il voyait le brun, et n'était pas surprit de constater qu'il était encore plus puissant lorsque ce dernier lui offrait pareil vu.
Un corps absorbé par l'affliction.
Harry ne prenait pas garde au regard porté sur lui. Il se débarrassait de ses vêtements avec flegme pour les laisser s'entasser à ses pieds. Quand il fut totalement nu, il se dépêcha vaguement de saisir un sous-vêtement et une chemise pour rapidement les enfiler, et se glissa sous ses draps chaud. Cependant, il manquait inexorablement quelque chose – quelqu'un – pour que son cocon protecteur soit de nouveau complet. Il se redressa prestement pour jeter un furtif coup d'œil à la pièce, mais ce fut la porte qui gagna sa total attention. Debout, Draco se mordait la lèvre inférieur avec acharnement. Ses orbes grises étaient enflammées par une lueur que Harry ne leur avaient jamais vu. Ainsi, la semi obscurité lui conférait un air mystérieux, mais bien plus qu'attirant. Le brun se surprit à désirer palper ce visage aux fines courbes et au contour carré. Ne pouvant réprimer ce souhait saugrenu, il tendit sa main devant lui, signifiant à Draco qu'il pouvait approcher. Le blond qui avait ce même besoin irrépressible de sentir Harry au plus près de lui, saisit le membre offert en y entremêlant ses doigts. Pour ne pas tomber, il prit appui de son genou sur le lit et quand le brun se recoucha, il le suivit dans son mouvement en se penchant lui aussi. La rotule entre les cuisses écartées de Harry, le corps de Draco se retrouvait en suspend au dessus de l'autre, n'ayant pour soutient que l'une de ses mains. Les prunelles du blond sondait sans pudeur celles de son vis-à-vis, cherchant en son profond intérieur, les secrets de son âme. Harry se laissait faire, envoûter par les deux perles de nacres qui le fouillaient. Il ne se sentait pas épié, juste serein Draco ne lui faisait pas peur, il ne lui voulait aucun mal. Le brun était totalement abandonné au moindre gestes de l'homme qui le surplombait – il aurait pût le battre que Harry ne s'y serait pas opposé. Draco émettait une telle attraction sur lui à ce moment là que s'en était presque meurtrier. Il en oublia sa femme, ses enfants, la pièce dans laquelle ils étaient, la douleur qui était encore présente malgré tout, le froid qui lui mordait la peau, les tremblements précédents, les larmes qui avaient plus tôt violées ses joues, ses pieds qui lui faisaient mal, son esprit qui lui jouait des tours. Ne restait que les longues mèches blondes de Draco qui frôlaient ses joues au rythme de son souffle, que les obsidiennes dans lesquels il se noyait volontairement, que ce visage si près du sien, que les lèvres charnues et rosées entrouvertes, aux expirations irrégulières, que ces doigts refermés sur les siens.
Et ce cœur battant contre sa main.
Un cris s'étouffa dans la gorge de Harry, retenue par l'angoisse qui lui serrait les cordes vocales. Sa tête se suréleva légèrement, comme pour laisser s'échapper quelques mots, puis retomba mollement sur l'oreiller.
C'était un appel à l'aide prisonnier de ses sens.
Des lèvres gonflées d'un désir salvateur se posèrent avec une impressionnante délicatesse sur les siennes, faisant instantanément clore ses paupières à Harry. Il apprécia à sa juste valeur le léger et délicat effleurement de peau, laissant l'entier contrôle de la situation à l'émetteur du baiser. Un doux voile d'amour l'engloba promptement et le moindre de ses muscles purent alors se détendre. La pression exercée sur les doigts de Draco devint nulle et chacun fut parcourut d'un intense frisson de l'échine au creux des reins. Le courant électrique vaquait entre leur deux corps avec une facilité déconcertante, les alliant au même plaisir. Ils retrouvaient dans cet échange les espoirs laissés pour contre, les confiances retirées, les relations avortées. C'était un mélange de disgrâce au goût moins âcre qu'ils n'y auraient pensés. C'était une saveur plutôt aigre-douce, penchant d'un côté comme de l'autre pour mêler déchirement et affection. Ils y trouvaient leur compte, pour mieux apaiser les maux de leur cœurs déchirés. Et le baiser persistait. Ils ne pouvaient se détacher l'un comme l'autre de ce soudain sentiment de satisfaction, c'était tout simplement impossible.
La main de Draco glissa lentement de celle de Harry, et vint se loger sur une joue pâle et maigre pour s'y frotter. Quant au brun, ses membres se déposèrent sans crainte d'être rejetées sur les hanches de l'autre sorcier, quoiqu'un peut partiellement il appréhendait... comme si le corps de Draco allait s'évaporer d'un instant à l'autre et le ramener à son apathie, comme si s'était trop surréaliste pour être vrai. En écho à sa pensée, les lèvres du blond quittèrent les siennes d'un mouvement ralentit. Le brun en aurait presque gémit de désespoir tant ce baiser l'avait exalté, mais les orbes de Draco l'empêchèrent de prononcer quelque son que ce soit il se sentit engloutit par cette vision. Pourtant, dans une dernière aspiration, Harry plongea une main dans la chevelure platine de son vis-à-vis et attira sa bouche à la sienne. Le goût de ses lèvres retrouvées, et la dévotion avec laquelle Draco répondit à ce nouvel échange eut tôt fait de le rassurer il ne désirait pas partir. Le blond dût cela dit mettre un terme à leur échange, la réalité revenant au galop Harry était marié, et sa femme ferait son apparition d'une minute à l'autre. D'une petite pression de la main, Draco commença à éloigner son visage de celui du brun, mais ce dernier le retint du membre apposer sur sa hanche, et de ses prunelles suppliantes.
«-Reste.»
Harry formula sa demande, de peur de ne pas être comprit et de se voir délaissé.
«-Ce n'est pas raisonnable, ta femme vas arriver.»
Sa femme ? Harry l'avait bien vite chassée de son esprit, et contre toute attente, à son souvenir, pas même un remord ne vint lui pincer le cœur. Il appuya alors un peut plus sur le corps de Draco, insistant.
«-Elle est en vacances, elle ne viendras pas... pas avant une longue semaine.»
Harry se redressa vivement et embrassa tout aussi rapidement Draco, en un baiser papillon.
«-Quand bien même, est ce seulement convenable ?»
Le brun haussa les épaules et frotta son nez contre celui du blond, puis contre sa joue, avec une douceur inestimable.
«-Je n'ai pas envie d'y penser. Est convenable ce que nous déciderons.»
Draco ferma les yeux, entêté par le mouvement que Harry dispensait à sa peau.
«-Ne l'aimes tu pas ?»
Fallait-il aimer pour ne pas tromper ? Qu'était-ce, de tromper ?
Guérir de part les gestes le mal qui nous dévore... Était-ce cela, tromper ?
«-Quand on n'a pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que l'on a*. »
Les yeux de Draco s'ouvrirent à nouveau et leur regards respectifs s'affrontèrent avant de capituler la guerre était vaine.
«-Alors je reste.»
Harry effectua une dernière pression sur la hanche du blond, et ce dernier s'alanguit pour venir reposer à ses côtés. Les draps étaient encore le seul rempart qui les séparaient entièrement. Aucun ne désira l'annihiler, la seule présence de l'autre était pour le moment suffisante. Harry se coucha sur son flan, et noya l'un de ses membres dans les cheveux de Draco. Ce dernier demeurait les yeux clos pour profiter de la chaleur anesthésiante de la pièce. Il donnait le droit à ses pensées de vagabonder là où le vent les emmenaient... Loin. Loin de ses habituels soucis quotidien. Loin de son éternel solitude. Loin de ses longues nuits qu'il avait passées seul.
A ses côtés, maintenant, il y avait Harry.
Pour combien de temps ? Seul l'avenir le leur dirait, et Draco ne s'en préoccupait pas outre mesure. L'instant présent était suffisant pour panser ses blessures et peut importait le lendemain. Peut importait le sur-lendemain. Peut importait la semaine à venir. Il lui fallait se repaître du bonheur actuel avant de penser à quoi faire pour conserver Harry à ses côtés.
Parce qu'il savait que si Harry partait, rien ne s'arrangerait.
Parce qu'il avait comprit quelque chose qui échappait encore à Harry.
Lui était les mots. L'autre était les gestes.
Ensemble, ils étaient le mélange salvateur.
Et ensemble, ils se sauveraient.
*Paroles de Serges Gainsbourg.
A suivre...
