Bonjour bonjour !
Enfin le week end, quel bonheur ! :) Et pour ça, rien de mieux que de le commencer avec le chapitre 7 de "Pourquoi moi"^^
Merci bien entendu à ma Beta, Nathdawn, ainsi qu'a J.K Rowling pour ses personnages
Bonne lecture ! :)
CHAPITRE 7
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POV Draco
C'est quand même incroyable. Je suis là, assis sur un lit, qui se trouve être le mien, dans le dortoir des Gryffondors, pour passer ma dernière année à Poudlard, alors qu'i peine quelques semaine, j'étais encore près à aller à Azkaban.
On m'a toujours appris qu'il fallait être maître de son destin. Pour pouvoir jouer les bonnes cartes au bon moment, il faut observer, comprendre, analyser et tirer partie de chaque option se présentant à nous. Et ce, peut importe les circonstances.
Pourtant, en ce moment même, j'ai l'impression de n'en avoir aucune en main. Ce n'est pas qu'une impression d'ailleurs, c'est vraiment le cas. Les Malfoy ont merdé, et pas qu'un peu. Alors pourquoi est-ce-que je suis ici ? Pourquoi est-ce-que mon père n'est pas mort ? Quelqu'un joue ses cartes et, par un effet de circonstance voulu ou non, les Malfoy ne s'en tirent finalement pas si mal que ça. Ca pourrait être mieux, certes, mais ça pourrait être pire.
J'aurais aimé dire que tout cela venait de moi. Que j'avais tout prévu depuis le début, ma libération, l'annulation de l'exécution de père, mais non, ce n'est pas moi. Et je pense savoir de qui ça vient. Mister Potter. L'être le plus étrange que j'ai jamais rencontré. On a toujours eu ce lien particulier. Ce lien qui nous a unis pendant toutes nos années de Poudlard. C'est tellement plus facile de haïr quelqu'un.
Au départ je me suis senti extrêmement humilié, mon père m'a toujours appris que les Malfoy sont supérieurs, que les gens nous craignent et nous admirent, et que l'on peut obtenir ce que l'on veut d'eux à condition de savoir s'y prendre. On m'avait toujours mangé dans la main, pour le simple fait de porter le nom de Malfoy, alors forcément, au bout d'un moment, on y croit. C'était la première personne extérieure à la famille à me dire non. En public. Non, ton amitié de m'intéresse pas, ton nom ne m'intéresse pas, tu ne m'intéresses pas. Pire, c'était comme s'il m'exécrait. C'était la première fois que ça m'arrivait, et ça ne m'a absolument pas plu. Humilié d'avoir été rejeté en public par ce garçon que tout le monde adulait. Se croit-il plus exceptionnel que moi au point de dénigrer un Malfoy ? Du coup je l'ai haï. Et l'ai haï de plus en plus. Je ne voyais que sa sale tête qui elle seule me résistait, ne se pavanait pas devant moi, devant un Malfoy, la race supérieure, mais qui au contraire, me narguait, reniait tout mes idéaux comme si c'était de la merde, et par conséquent, que j'étais de la merde.
Et il était populaire, Harry Potter par-ci, le sauveur par là. Tout ça aurait dû m'appartenir. J'étais jaloux, jaloux de le voir rire et sourire avec ses amis alors qu'ils devraient crouler sous le désespoir. J'aimais lui faire mal. C'était si simple, les sujets blessants ne manquaient pas, alors j'en profitais, comme on me l'a toujours appris.
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« T'es sûr d'être passé à la douche Potter ? T'as exactement la même tête que tout à l'heure pourtant »
« Contrairement à d'autres, je ne suis pas fan du pouponage, tu devrais faire attention Malfoy, Lockhart lui aussi pouvait s'admirer pendant des heures, vous êtes certains de ne pas être de la même famille ? »
« Ca s'appelle simplement prendre soin de son apparence, et me compare pas à cette…chose…. »
« Mais moi aussi, j'en prends soin, regarde, tu trouves pas que ça fait mec détendu, genre charmeur décontracté ? »
Je le regarde en soulevant un sourcil, il est debout devant moi, et à la limite de poser, les bras écartés comme pour me dire, "regarde, ça saute aux yeux"
« Je me demande bien qui tu peux charmer en tout cas »
« Les serpents, je charme les serpents »
Je bloque sur cette phrase, m'arrêtant net, lui continue son chemin sans se retourner. Il veut dire quoi par là ? Il parle des vrais serpents, ou pas ? Après tout il parle Fourchelang… Mais la manière dont il l'a dit… Ca lui ressemble pas de dire quelque chose comme ça. Me charmer ? Potter veut me charmer ? On est sur une autre planète.
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Nous descendons dans la grande salle. Dès que la porte fut franchie, le silence se fit. Quelle belle formulation, on dirait presque une formule magique. Hé oui, je franchis la porte accompagné de Harry Potter, celui qui à sauvé un Mangemort, voir deux, regardez nous, quelle drôle d'image n'est-ce-pas ? Ca m'énerve, j'aimerais réussir à le dire de manière aussi détachée, mais en vrai, je suis plus amer que fier.
On s'assoit à la même place qu'hier et commençons le petit déjeuner. En fait, je suis content de revenir ici. Je reviens en terrain connu. Je n'ai fait que subir durant la dernière année, et enfin, j'ai l'impression de pouvoir reprendre un peu ma vie en main.
Cette première journée m'a permis de me rendre compte à quel point j'ai du boulot à rattraper. Potter et moi n'avions pas les mêmes options. Je dois reprendre chacune de ses notes, un vrai fouillis soit dit en passant, tout recopier et apprendre. J'ai passé ma soirée à travailler, et j'en passerai encore beaucoup d'autres. Hors de question d'être revenu à Poudlard pour louper mon exam.
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Deux semaines plus tard
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Je me suis quelque peu habitué à ma nouvelle vie. Aussi étrange que cela puisse paraitre, les élèves me laissent relativement tranquille. En ce qui concerne mon "ex-maison", eux, préfèrent éviter tout rapprochement, de peur que l'on puisse les associer à moi. Ca finirait de ternir le peu de réputation qu'il reste à leurs familles. Je les comprends tout à fait. La politique vous savez…
J'ai rattrapé une bonne partie de mon retard, Potter me donne des cours particuliers pour la métamorphose, et Granger m'aide pour la théorie. Si on m'avait dit il y a quelques années qu'une chose pareille allait se produire…
« Malfoy ! Tu m'écoutes ? »
« Oui oui, j'ai compris t'inquiète pas, trois petit tours de baguette à droite, hop, on remonte, on tourne à gauche, on articule bien la formule, et pouf ! Une cage. »
« Mouais, vas-y, montre moi, au lieu de faire le beau à tout répéter »
Il me regarde comme si j'étais le dernier des crétins, genre t'as rien écouté, tu te la pètes, tu vas même pas y arriver c'est sûr. Pfff, j'vais lui montrer moi.
« Incarcifor »
…
« incarcifor ! »
« Tu fais mal le mouvement, regarde »
« Mais je fais pareil Potter ! »
« Non ! Tu fais ça toi »
« Mais non regarde ! Incarcifor ! »
« … »
La honte. Potter se lève, vient à côté de moi et refait le mouvement en me tenant la main.
« Regarde bien, trois tour à droite, on monte, revient au centre et un tour à gauche. C'est bon ?»
Mon regard est bloqué sur sa main, sa main qui tient la mienne. Malgré moi, des images que je préférais oublier me reviennent en tête. Il ne bouge plus, il a remarqué sur quoi je bloquais, je prends d'un coup conscience de son corps qui se tient quasiment collé à moi, de la chaleur qu'il dégage. J'ai chaud. Je tourne la tête pour tomber sur deux yeux verts qui me regardent, qui me regardent de trop près. Merde… Je me lève d'un coup, prétendant aller aux toilettes.
Je me passe de l'eau sur le visage et reste accoudé au lavabo, puis lève mon regard dans le miroir. C'était quoi ça ? Rien de bizarre ne c'était reproduit depuis la dernière fois… Pourquoi maintenant, pourquoi d'un coup ? C'était la première fois qu'on était à nouveau si proches l'un de l'autre, la première fois qu'on se retouchait. La phrase qu'il a dite le premier jour de cours me revient en mémoire : "Les serpents, je charme les serpents". Putain tu déconnes Potter. A moins que se soit moi qui déraille… Après tout y'a rien d'extraordinaire dans ce qu'il à fait… Mais vu la manière dont il m'a regardé, lui aussi y a pensé, pensé à la dernière fois…
Je ne dirais pas que je regrette, après tout, c'était bien, sacrément bien même. J'avais jamais autant pris mon pied. Alors qu'on n'a même pas couché ensemble au sens propre du terme.
Ce qui m'étonne le plus, dans l'histoire, c'est lui. Moi j'ai craqué, tout simplement, j'en avais gros sur le cœur, et ce, depuis un bout de temps. En temps normal je regretterais vraiment de m'être lâché comme ça, je lui en aurais voulu de m'avoir vu dans cet état de faiblesse. Mais vu la tournure des évènements…
J'suis peut être pas le seul en fait. Lui aussi devait avoir des sentiments à extérioriser. Il garde tout pour lui, comme moi, et un jour forcément, ça casse. Donc en fait à ce moment là, on a dû être deux à craquer. Et à la place de se taper dessus, on à presque couché ensemble. Dans les deux cas ça défoule. On avait tous les deux besoin d'un exutoire.
Finnigan et Thomas vienne de rentrer dans la salle de bain, ils ont l'air franchement gênés de me trouver ici. Je me lave vite fait le visage et les dents puis retourne dans la chambre avec pour intention de me coucher, il commence à se faire tard et je suis crevé. Potter n'est pas là, tant mieux. Je tire les rideaux de mon lit, me change, et m'endors quasiment instantanément.
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Lendemain, cours de potion
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Potter est un putain de tricheur. Dire que je l'ai jalousé pendant toute ma 6ème année. Pas que moi d'ailleurs, Granger aussi. Et Slughorn qui le prenait pour un génie…
Alors qu'on est en binôme tous les deux, moi, bien entendu, après les notes qu'il a eu lors de sa 6ème année, je m'attendais à ce qu'il sache Tout faire. J'attendais de voir par moi-même le Fameux génie comme le prof le disait si bien. Je me doutais bien qu'il y avait anguille sous roche. Faut pas déconner, attends! Un naze pareil devenir si bon ? Impossible. J'avais juste jamais réussi à trouver comment il trichait. Maintenant je sais. Il vient de me le dire piteusement, alors qu'il venait vraisemblablement de confondre le terme "hacher" et "réduire en poudre". Résultat, notre potion ne ressemble plus-à-rien. Il n'a pas pu résister à mon regard inquisiteur, et a fini par avouer : « j'avais le livre de potion de Snape, y'avait toutes les infos dessus », qu'il m'a dit avec un petit air tout piteux.
Rah ça m'énerve. Tellement naze comme raison. Tellement affligeant… Je m'attendais à mieux.
« Bon, vire moi tout ça Potter on recommence, suis mes instructions. »
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Fin du cours de potion. J'ai quand même eu un peu peur, juste un instant. Heureusement, je suis toujours meilleur que Potter. Soulagé, je me dirige à présent au cours de Botanique.
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« Aujourd'hui nous allons nous occuper de Branchiflore. Qui peut me dire ce qu'est la Branchiflore ? Oui miss Granger ? »
« C'est une plante originaire du bassin méditerranéen. Lorsqu'on l'ingurgite, elle donne à la personne des branchies pour respirer sous l'eau ainsi que des mains et pieds palmés pour nager. Les effets de la Branchiflore durent environ une heure. »
« Bravo miss Granger, 15 points pour Gryffondor. Approchez-vous des différents bassins. Trouvez les Branchiflores adultes, ramassez-les et stockez-les dans les bocaux prévus à cet effet. Pas plus de cinq par bocal. »
Yerk, ça a un aspect pas très ragoutant, comment peut-on avaler un truc pareil ? Faut mettre les bras dans l'eau en plus.
Je remonte mes manches et me met à contrecœur au travail. Lorsqu'on les touche, les tentacules s'accrochent autour de nos doigts et il devient difficile de les mettre dans les bocaux, j'aime pas… vivement la fin du cours. Au bout d'une heure trente, je ne vois plus aucune Branchiflore adulte dans mon bassin.
« Malfoy… baisse tes manches… », me chuchote Potter
Je n'y pensais pas, absorbé dans mon travail, mais ma marque est visible depuis tout à l'heure. Je baisse ma manche brusquement et regarde autour de moi. Mon sang se glace. Plusieurs élèves l'ont vu, soit ils me regardent apeurés, soit carrément avec dégout. Fait chier! Merde! Je sors précipitamment de la serre, le cœur battant à tout rompre, les mains et les jambes tremblotantes. Je suis en train de refaire une crise de panique. Je marche droit devant moi, ne voyant plus rien. Puis je m'arrête d'un coup au milieu du parc, regardant sans le voir le sol devant moi. Cette putain de marque ! Une marque qu'on ne peut pas retirer, ni même masquer. Je suis marqué à vie. J'aurai ces regards pour toujours braqués sur moi. Toute ma putain de vie. Mais quel con je fais !
« Malfoy… ca va ?... »
Je me retourne d'un bloc, il en a d'autres des questions aussi débiles ?!
« J'ai l'air d'aller bien Potter ? T'as vu ce que j'ai sur le bras ? Mais regarde-la ! Jamais elle partira !»
Alors que je le fixe avec toute la rancœur que j'ai au fond de moi tout en lui montrant la marque, il détourne les yeux. Pourquoi il est là, à me courir après ? Pourquoi m'a-t-il sauvé ?
« Mais pourquoi tu fais ça pour moi Potter, merde ?!, je lui dis en l'attrapant par le col. Qu'es-ce-que tu me veux putain ?! »
Il est complètement amorphe, ne me regarde toujours pas, bordel ça m'énerve. Je lève le poing et lui fout en plein visage, nous faisant rouler tout les deux à terre.
« Je te fais pitié, c'est ça Potter ! »
« Mais arrête Malf-» Je lui en recolle un, et lui aussi se met à s'énerver, enfin, nous revoilà en terrain connu. Les coups pleuvent dans tout les sens, coups de poings, coups de pieds, coups de genoux et de coudes. Le tout entrecoupé d'insultes. C'est fou de dire ça, mais là tout de suite, je me sens bien, je ne réfléchis plus à rien, je veux lui faire mal, autant que je veux qu'il me fasse mal.
Putain je le hais!
C'est ce que je me dis, alors pourquoi est-ce-que je suis entrain d'écraser mes lèvres contre les siennes ? D'abord choqué, il me répond ensuite avec autant d'ardeur que les coups qu'il me donnait précédemment. Nous continuions de rouler, tout en nous embrassant, nous mordant, nous agrippant les cheveux. Puis finalement c'est lui qui prend le dessus, je suis sous lui, alors qu'il se redresse légèrement et me regarde.
« Bordel, mais qu'est-ce qu'on fout Potter ? »
« On se tape dessus, on se fait mal, la routine presque. »
« Mais j'parle pas de ça !, je lui dit en le repoussant de toute mes forces, je parle de ce qu'il y a eu après les coups ! »
Il est assis par terre et me regarde comme s'il n'avait pas remarqué qu'on vient de se rouler un patin.
« Hé bin… On s'est embrassés ?... »
Je cligne trois fois des yeux, puis me lève et conclus que décidément, ce n'est pas auprès de lui que je retrouverai ma santé mentale. Mains dans les poches, je lui tourne le dos et décide d'aller me trouver un caillou...
Pourquoi est-ce-que ça finit comme ça ? Tout allait bien, on se tapait dessus, jusque là, rien d'anormal, et d'un coup, Paf ! J'ai embrassé Potter. Pourquoi mes lèvres se sont elles retrouvées là ? Je ne me suis même pas rendu compte que j'en avais envie. Nan mais attends, c'est fou quand même. Je réagis mal aux émotions fortes en ce moment… Quand y'a Potter dans les environs en tout cas.
Je m'arrête d'un coup. Attends, attends. Et si ça n'avait pas été Potter mais quelqu'un d'autre, ce serait quand même arrivé ? J'imagine Weasley à la place. Yeark naaan certainement pas !
Je me remets à marcher, rassuré par cette information. Puis m'arrête à nouveau. Nan mais attends. Pourquoi je devrais en être rassuré ? Je devrais être rassuré que ce ne soit qu'avec Potter ? Ah mais non, c'est bon. C'est parce que c'était avec Weasley, mâle en plus, normal. Revivons le moment avec quelqu'un d'autre. Pansy ? … Bof nan, ça ne se serait pas passé de cette manière, pis j'ai beau chercher, y'a que Potter qui arrive à me faire sortir de mes gonds avec autant de fureur. Potter est mon exutoire. Il est le mien, et je suis le sien.
Durant nos premières années de Poudlard, je me contentais de lui faire mal verbalement. Les bonnes phrases qui font bien mal, j'ai un don particulier pour ça… Et quand il était en rogne et comptait réagir, j'envoyais Crabbe et Goyle. J'allais tout de même pas me battre à la moldu… Et plus les années passaient, plus il m'énervait, plus j'avais envie de le taper, fort, très fort. Les phrases ne me suffisaient plus, elles n'étaient là que pour le premier acte, mettre l'ambiance, placer le décor. Il ne pouvait pas me résister. Je le cherchais, voir ses yeux devenir noirs de haine. J'y arrivais toujours, et j'étais fier d'avoir cet ascendant sur lui. Quand il était bien chaud, il finissait toujours par me sauter dessus, prêt à frapper. Je ne voulais plus de Crabbe ni de Goyle, je voulais réussir à écraser mes points sur son visage, lui faire le plus mal possible, par moi même.
Puis y'a eu la guerre, enfin, en ce qui me concerne, y'a eu la préparation de la guerre. Ma première mission en tant que partisan du Lord. Ma première mission en tant que Mangemort. A partir de là, ma douce haine insouciante envers Potter a été complètement balayée par la terreur que ce sorcier m'inspirait. La descente aux enfers à commencé à cette époque, et s'est terminée le jour où Potter m'a fait libérer.
Cette période de m'a vie m'a permis de me rendre compte à quel point j'ai pu être con. Je me suis pris littéralement une énorme baffe en pleine gueule. La supériorité des Malfoy ? Pfff du vent. Des sangs purs ? Connerie. On était dirigés par un malade mental qui n'avait même pas l'honnêteté de se dire que lui-même vient d'une putain de famille moldu consanguin. Qu'il avait comme mère une minable sorcière qui se baignait dans l'illusion d'un amour existant uniquement grâce à un filtre d'amour. Ou c'est peut être justement parce qu'il en avait conscience qu'il a fini comme ça. Mais peut importe.
Les Malfoy et nombre de sangs purs se sont pliés sous ses ordres. J'peux comprendre qu'on ait vu une possibilité de faire valoir nos idéaux. Mais voir mon père, si fier, la personne qui était pour moi l'homme le plus fort du monde, aller baiser les pieds à cette chose, se faire humilier… Ca m'a dégoûté, dégoûté de tout ce qu'on m'a appris. J'étais un gamin. Un abruti de gamin qui devait faire face et subir des choses auxquelles il n'avait jamais songé.
Profiter d'une opportunité c'est une chose, mais le prix à payer était trop fort pour moi. J'ai vu des trucs, entendu des cris… Je ne savais même pas que de tels sons pouvaient sortir d'un homme. J'aurais dû être plus fort et refuser, plutôt que de laisser faire les choses en pensant que je ne pouvais, de tout manière, rien changer. Je n'ai jamais été courageux, mais j'avais tellement peur de décevoir mon père… J'ai accepté de tuer et de recevoir la marque en échange. Ca a été la plus grosse connerie de ma putain de vie. Ce n'était que le début d'une douce pente vers les enfers et la folie que je ne pouvais empêcher. Parce qu'une fois qu'on y a posé un pied, il est encore plus dure de la remonter que de se laissé glisser jusqu'à la toute fin. Dire que j'ai tué pour lui, pour eux… Ca me donne envie de gerber rien que d'y penser. Mais comment j'ai pu être assez con pour les écouter…
Alors que je voyais enfin la fin de ma route, Potter me donne l'opportunité de prendre un autre chemin et de continuer à vivre. Sacré retournement de situation.
J'en reviens toujours à Potter. En fait, notre situation évolue. Au départ je l'insultais, puis on s'est tapé dessus, et depuis peu, on s'embrasse… C'est quoi la suite attend, qu'on couche véritablement ensemble ?
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Et oui, mais quelle sera la suite? Ahaha
Bizouilles et à la semaine prochaine ! :)
