Ouh là, je poste encore tardivement ce soir. Il se trouve que Pampam fut fort malade et que sans elle, je suis comme Stone sans Charden, ou Al Bundy sans son décapsuleur...
Bref ! Je voulais remercier les 7 gentils reviewers qui se sont déchirés pour faire remonter mes stats et mon moral. Merci aussi pour votre fidélité. Sans plus attendre, je vous livre un Draco qui reprend du poil de la bête (encore) : le voilà plus incisif et clairvoyant que jamais.
A noter, ce chapitre sera divisé en 2 parties seulement. Qu'est-ce qu'on dit ?
Disclaimer : le monde d'Harry Potter appartient à JKR. Cette merveilleuse histoire est la propriété d' IamtheLizardQueen. Vous pouvez d'ailleurs la joindre par mail pour lui dire tout le bien que vous pensez d'elle : melcej at gmail point com. Et la traduction m'appartient bien-sûr.
Warning : Rating M. A priori, il devrait y avoir deux hommes tous nus qui se font des bisous, des trucs et des machins… Donc, les homophones, les prudes et les âmes sensibles sont priés de quitter cette page.
Chapitre 3 : From the Fear partie 1
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Les jours suivants s'écoulèrent lentement et paisiblement. Harry passa pas mal de temps à étudier à la fac laissant le champ libre à Draco dans l'appartement. Celui-ci continua à guérir et à cuisiner. « Tu fais de l'ergothérapie » avait dit en plaisantant Harry, ce à quoi Draco rigola sans vraiment en saisir le sens. Plus tard il chercha dans le dictionnaire et en découvrit la signification. Il pensa que Harry n'était pas si loin du compte. Cela faisait du bien d'être de nouveau bon à quelque chose et de pouvoir aider.Harry bailla à s'en décrocher la mâchoire en entrant dans la cuisine. Il était encore à moitié endormi, même s'il avait déjà pris sa douche matinale, et salua difficilement Draco d'un hochement de tête.
« Ça jure, va te changer » lui dit Draco sévèrement. En effet, la chemise bleue mal boutonnée et la salopette verte que Harry portait n'allaient pas ensemble, mais à son grand damne, Draco eut une première réaction plus appréciative que dédaigneuse. La manière dont les cheveux noirs de Harry bouclaient légèrement après la douche, l'éclat des gouttes d'eau qui goûtaient encore de ses mèches rebelles, et même le fait qu'il soit pieds nus sans ses lunettes ; tout semblait lui crier 'REGARDE-MOI !'. Par dépit, Draco porta donc son attention sur le premier défaut qu'il put trouver et retourna à ses oignons.
La réponse de Harry ressembla à un genre de grognement. Il alla directement vers la cafetière et resta debout sans bouger en regardant la machine jusqu'à ce que le breuvage noir soit prêt. Ce ne fut qu'après avoir bu la moitié de sa tasse qu'il fut capable de parler.
« J'ai toujours su que tu étais une personne ennuyante le matin » dit Harry retirant la chaise devant Draco pour s'y asseoir.
« Y'a la moitié d'une omelette au fromage sur le feu » dit Draco avec un geste de la main sans lever le nez de son livre de chimie.
Harry remarqua que Draco évitait de le regarder dans les yeux et se demanda pourquoi. « T'as pas craché dedans ? »
Draco grommela avec mépris. « Je ne ferais jamais quelque chose d'aussi 'commun' ».
Harry ne fut pas rassuré par le commentaire, le ton employé par Draco ne faisant que confirmer que 'quelque chose' clochait avec cette fichue omelette. Il piqua délicatement la préparation avec sa fourchette et son estomac gargouilla. Après un haussement d'épaules, il se dit que le jeu en valait peut-être la chandelle et il mangea ce qu'il restait directement dans le plat. Rassasié, il mit la poêle dans l'évier, se remplit une nouvelle de tasse de café et se pencha en arrière dans sa chaise.
« C'était délicieux » dit Harry.
« Comment as-tu pu survivre tout seul jusqu'ici... »
Draco fit l'impossible mais leva les yeux vers Harry. Heureusement, les sentiments dérangeants de tout à l'heure avaient disparu. Harry était redevenu un simple ami. Draco grimaça, « Je me demandais si je ne devais pas cuisiner quelque chose de plus ambitieux. Il va falloir que tu me prennes deux ou trois petites choses. En fait, on est presque à court de tout ».
« Ouais j'avais remarqué. Bon je n'ai rien de prévu pour aujourd'hui, à part récupérer mon salaire. Donc on pourrait sortir et faire quelques courses. Tu dois en avoir marre de cet endroit » suggéra Harry. « On peut aller au supermarché, et tu pourras trouver tous les ingrédients dont tu as besoin ».
La première intention de Draco fut de dire oui, mais la peur l'envahit soudainement comme de la glace dans son sang. Vraiment, quitter l'appartement ? Mais il était en sécurité ici; il était protégé. Avec toutes les journées qu'il avait passé à l'intérieur, le monde extérieur semblait plus sombre et plus dangereux. Et si quelqu'un le reconnaissait ? Et s'il se perdait et qu'il ne retrouvait pas son chemin ? Mais il supposa que Harry serait tout le temps avec lui et qu'ainsi il se sentirait à l'abri. Il voulait voir au-delà des quatre murs de l'appartement, et en découvrir un peu plus sur le monde du brun.
A mesure que Draco réfléchissait, de plus en plus de complications étaient soulevées. S'il admettait qu'il était assez bien pour sortir, cela voulait dire qu'il devrait trouver une autre excuse pour rester avec Harry. Alors qu'il se permettait d'envisager quitter l'appartement pour quelques heures, l'idée de le laisser pour toujours lui donnait des nausées. Le monde extérieur était supportable parce qu'il avait un endroit où retourner. Une maison. Le problème étant que ce n'était pas sa maison mais celle de Harry, et peut importe ce que Harry avait dit, ils devraient un jour discuter de la venue de Draco. Finalement, Draco devrait partir, mais il voulait retarder la chose au maximum.
Il avait besoin d'un plan. Draco avait toujours été bon pour organiser et planifier les choses, et ce cas de figure le requérait. S'il voulait rester avec Harry (et à ce moment précis, il ne prit pas la peine de compliquer la question en s'interrogeant sur le pourquoi il voulait rester), il lui fallait du temps pour réfléchir. C'est avec le coeur gros qu'il sut que la seule réponse qu'il pourrait donner à Harry était non. Il voulait y aller mais cela engendrait trop de risques. Il ne pouvait pas sortir sans être sûr qu'il puisse toujours revenir.
« Je ne pense pas que ce soit une bonne idée » répondit finalement Draco. Il entrevit l'imperceptible déception sur le visage de Harry et se sentit encore plus mal. Harry l'avait recueilli et c'est comme ça qu'il le remerciait en retour ? Il s'empressa de donner une excuse « Non pas que je n'ai pas envie de sortir mais je pense que je ne sois pas prêt ».
« T'as encore de la fièvre ? » demanda Harry. Il vint toucher délicatement le front de Draco. Ce dernier se recula dans sa chaise loin du contact. La chaleur qui s'empara de son visage n'avait rien à voir avec de la fièvre. Tout lui paru alors clair au sujet de ses sentiments envers Harry, et de ce qu'ils impliquaient. Ce genre de sentiments... compliquerait les choses.
Harry fut blessé par la réaction de rejet. Maintenant au moins, il savait où il en était. Bien qu'il se soit préparé à l'inévitable morsure du serpent, il était consterné de découvrir qu'il avait déjà été mordu. Bien qu'intellectuellement il sache que c'était son problème et pas celui des autres, il ne put s'empêcher de se fustiger intérieurement et de lâcher un « Ah, je vois » désagréable.
Draco avait toujours été doué pour décrypter le comportement des gens, et bien qu'Harry tenta vainement de garder pour lui ses émotions, Draco ne put que voir la mâchoire crispée qui ne signifiait qu'une chose : il avait réussi à rendre Harry accro. Poussant un profond soupir et sachant qu'il regretterait un jour ses actes, Draco dit:
« Mais peut être que l'air frais me fera du bien ».
Le visage du Gryffondor s'illumina d'un sourire apparu comme par magie. En un instant, tout ce qui avait été dit fut pardonné et oublié. Comme si Harry avait été un chien que Draco avait rejetté, et dont il caressait finalement la tête.
« On va y aller calmement, je te promets. On récupère mon chèque, et ensuite on va au supermarché. Trois heures maxi ».
« Ok », dit Draco à contre coeur, déterminé à montrer un minimum d'enthousiasme, ce qui était assez facile compte tenu du fait qu'il était toujours aussi mort de peur à l'idée de sortir. « Mais s'il-te-plaît, avant toute chose, brosse toi les cheveux et change de vêtements ».
« Hé dis, tu peux parler toi ! » dit Harry joyeusement. Il regarda de manière insistante les affaires que Draco lui avait empruntées et qui étaient toujours trop larges pour lui et qui probablement le resteraient puisque Draco était, de nature, plus fin.
« Je n'ai pas le choix. Toi par contre tu te balades volontiers habillé comme un imbécile » lui expliqua Draco.
« Avec de tels compliments, c'est sûr que je vais attraper la grosse tête » dit Harry en levant les yeux au ciel. Malgré tout il alla dans sa chambre se changer.
Draco était emmitouflé dans un des lourds manteaux de Harry et portait les mitaines rouges qu'il avait en arrivant. Elles n'étaient définitivement pas dans son style mais elles symbolisaient tout le chemin qu'il avait parcouru jusqu'à présent, et il avait besoin de tout le capital confiance dont il disposait. Harry ne remarqua pas l'anxiété de Draco une fois le seuil de l'appart' franchi et la porte fermée.
Ils étaient dans l'étroit couloir, face à un jeu de portes en métal bosselé. Harry pressa un bouton. Il y eut un léger râle avant que les portes ne s'ouvrent et Harry monta dans l'ascenseur. Il regarda avec amusement la façon dont Draco s'avança précautionneusement à l'intérieur de peur que les portes se referment sur lui comme un piège d'acier.
« Tu n'es jamais monté dans un ascenseur ? » demanda Harry alors que la cage eut un petit à-coup et entama sa descente vers le rez-de-chaussée. Draco lui fit non de la tête, alors qu'il étudiait les sensations de la boîte en mouvement. L'ascenseur s'arrêta et l'estomac de Draco fit un bond lorsque la gravité et l'élan entrèrent en collision. « Comment es-tu arrivé jusqu'à chez moi ? ».
« J'ai pris les escaliers » répondit Draco.
« J'oublie à chaque fois que tout ça est nouveau pour toi. C'est comme quand je me suis retrouvé à Poudlard la première fois. Tout était différent alors que pour certains tout allait de soi ».
« Tu avais toujours l'air stupide à chaque fois que quelque chose de plus ou moins magique se produisait », lui dit Draco se relaxant à mesure qu'ils marchaient. Le ciel ne s'était pas écroulé sur leurs têtes quand ils sortirent de l'immeuble et Draco prit ça comme un bon présage.
« Et comment le vent a tourné » dit Harry diaboliquement, en se frottant les mains d'un air espiègle. « Bouhouhou, ais peur, Draco, ais très peur ».
« J'ai déjà peur. Peur que des gens puissent penser que je t'accompagne par choix » marmonna Draco, et Harry rigola.
Ils arrivèrent rapidement à la petite librairie où Harry travaillait. C'était une petite boutique colorée dans une jolie nuance de bleu avec des volets blancs. Une enseigne peinte à la main, flottant doucement dans le vent, portait le nom de la boutique: 'Là où finissent les livres'. De petites clochettes d'argent retentirent quand Harry entra dans la boutique et Mme Cooper qui était derrière le comptoir leva les yeux brièvement et sourit. Ses yeux s'écarquillèrent comme jamais quand elle vit Draco à côté de son employé. Elle faisait des allers et retours entre les deux et Harry devint rouge comme une pivoine. Il se mit à espérer qu'elle avait oublié ce qu'il avait pu lui dire auparavant.
La librairie débordait d'activité et les gens faisaient la queue à la caisse. Mme Cooper se détourna pour s'adresser à un client, et Harry poussa un soupir de soulagement. Elle semblait travailler très dur et en apprécier chaque minute. Il y avait de fortes chances pour qu'elle ne pose pas de questions.
« Je suis à toi dans une minute Harry. Je dois encore calculer ce qu'on te doit. Ca ne te dérange pas d'attendre un peu ? » lui demanda-elle.
« Prenez votre temps », lui répondit Harry. Draco était déjà en train de jeter un coup d'oeil aux livres. Son intérêt fut titillé par plus d'un titre de la section roman. Il était passé des livres de sciences naturelles à ceux de cuisine quand soudain Mme Cooper lui saisit le bras.
« Et dire que je pensais que Harry me taquinait en me disant qu'il avait un petit ami. Comment a-t-il pu te garder secret, chéri ? Tu es vraiment très mignon. Viens. Viens et discutons ensemble pendant que je m'occupe du chèque de Harry » dit Mme Cooper d'une traite.
Elle ne lui donna pas l'opportunité de répondre alors qu'elle l'entraînait dans son petit bureau. Draco capta un bref coup d'oeil de la part d'un Harry qui tenait la caisse et qui semblait inquiet de le voir seul, assis dans un fauteuil décati, en face d'une Mme Cooper épanouie. « N'est-il pas simplement charmant ? M'aider comme ça alors qu'il ne travaille pas aujourd'hui et quand visiblement il a mieux à faire. Ne t'inquiète pas je te le rends très vite. Je vais m'assurer que lui et toi ayez le plus de temps ensemble, même si je dois le faire sortir par la force de la boutique ».
« Harry vous a parlé de moi ? » demanda doucement Draco car son esprit était occupé à recoller les morceaux du puzzle. Donc il était le petit ami de Harry, c'est ça ? Il supposa qu'il devait soit couper court au mensonge tout de suite, soit la faire marcher. Comme toujours, l'opportunité de blouser quelqu'un le séduisit. Cela voulait dire faire ressortir des compétences qu'il n'avait pas utilisées depuis fort longtemps (entre autres ses capacités mentales). C'était un bon moyen de voir à quel point sa guérison était avancée. Un Draco Malfoy incapable de mentir et de manigancer était un Draco Malfoy défectueux !
« A peine en fait ! Il a juste mentionné qu'un blondinet était dans son lit et j'ai pensé que ce n'était qu'un moyen détourné pour me dire d'arrêter de lui présenter des gens. Mais je suis encore plus contente de voir que je me suis trompée. Au fait, quel est ton nom mon chéri ? Et puis quand et comment as-tu rencontré notre Harry ? »
« Je m'appelle Draco et vous même ? » demanda Draco poliment, se sentant déjà à sa place dans le rôle de l'amant de Harry. Ce fut assez déroutant de voir qu'il se glissait facilement dans la peau du personnage, mais il ignora tout ça pour se focaliser sur la partie de bluff qu'il était en train de jouer.
« Je suis Mme Cooper, mais peu importe. Je veux tout savoir sur toi et Harry. Et si tu me dis que ç'a été le coup de foudre, je meurs tout de suite » dit-elle avec un petit couinement.
« En fait, on s'est rencontré à l'école et on peut dire que la réaction fut immédiate » lui dit Draco. Le principe du mensonge était de dire le maximum de choses véridiques et d'omettre plutôt que de changer ce qui était faux. Cherchant à avoir l'air le plus angélique possible, il dit d'une façon mélodramatique: « Le pensionnat était tellement isolé, vous savez ».
« Oh, tous les deux perdus et seuls dans ce pensionnat si éloigné et finalement vous vous trouvez ! Comme c'est adorable ! Je l'imagine déjà. Des rendez-vous de travail à la bibliothèque, se tenir la main dans les couloirs, des baisers volés après le couvre-feu dans des salles de classe désertes... Ohhh comme c'est romantique ! Et maintenant tu viens le voir, il doit être content. Je pense ne l'avoir jamais vu autant à l'aise avec quelqu'un ».
« On a toujours quelque chose à se dire » admit Draco. Ça aussi c'était vrai: les insultes avaient toujours volé de manière violente et rapide entre eux.
« J'ai su dès que je vous ai vu que tu étais celui qu'il fallait à mon Harry. Quel charmant garçon tu es ». Draco se sentit rougir; elle était tellement sincère. « Et dire que j'essayais de lui arranger un coup avec quelqu'un du quartier. Je m'inquiétais vraiment à son sujet, tu sais, il ne semblait porter d'intérêt à qui que ce soit, mais maintenant je vois qu'il se réservait pour toi ! ».
Draco faillit compromettre sa couverture en rigolant. Mais l'idée que Harry se 'réserve' pour lui était vraiment très drôle. Heureusement, Mme Cooper, elle aussi, ricanait. Draco commença à se sentir mieux, comme s'ils étaient de vieux amis.
« Donc vous vivez ensemble ? »
Draco se pencha en avant et se mit à parler doucement et Mme Cooper, curieuse d'entendre le secret, s'était rapprochée, penchée au dessus du bureau. « Bon j'avais espéré que Harry rende notre relation officielle et me propose d'emménager chez lui. Une relation à distance c'est fatiguant, vous savez ».
« Oh je sais mon chéri » répondit Mme Cooper, toute à la cause de Draco.
« Mais vous connaissez Harry. Tellement dans ses habitudes que la simple évocation de changement et il se replie sur lui même. Je ne sais vraiment pas quoi faire » dit Draco. Il se serait probablement donner quelques oscars pour une telle performance. Sa lèvre inférieure tremblait légèrement et ses yeux étaient brillants de larmes. C'était bien entendu des larmes liées au rire qu'il tentait de réprimer.
« L'animal ! Je vais te dire les hommes sont les mêmes partout dans le monde, à part toi bien sûr » dit Mme Cooper à Draco en lui faisant un clin d'oeil. « Il faut que tu persévères et Harry changera d'avis. Il est parfois un peu obstiné mais ça ne veut pas dire qu'il s'en fiche. J'essaye de le faire changer sur cet aspect là. J'aimerai tellement le voir heureux et s'installer avec un garçon charmant comme toi ».
« Ce serait tout simplement merveilleux Mme Cooper. Je suis sûr qu'avec votre aide nous aurons une réaction de sa part. » dit Draco. Il pouvait déjà voir Harry essayant de se défendre de Mme Cooper et de ses bonnes intentions.
« Si rien ne fonctionne, tu pourras toujours battre tes jolis cils et je suis convaincu qu'il sera à tes pieds. Il ne peut déjà pas s'empêcher de te regarder », murmura Mme Cooper en essayant d'encourager Draco. Ils regardèrent tous les deux à l'extérieur et en effet Harry était en train de les observer. Mais de quoi pouvaient-ils bien parler ?
Harry en termina avec le dernier client, et profita de l'accalmie pour se diriger vers le bureau. Draco et Mme Cooper étaient toujours en train de ricaner et de faire des messes basses, quand ils s'arrêtèrent de manière suspicieuse dès que le brun entra dans la pièce.
« Ah, te voilà mon chéri. Voici ton chèque, Harry. J'espère que tu ne m'en veux de t'avoir emprunté ton petit ami un moment ? Je voulais m'assurer qu'il était assez bien pour toi, tu comprends ».
Harry regarda Draco avec pénétration, se demandant ce que l'autre avait pu dire. Draco se tortillant de gène, mit finalement les pieds dans le plat.
« Et c'est une bonne chose. J'ai découvert que tu avais à peine parlé de moi. C'est comme si tu avais honte de moi », dit Draco en faisant la moue.
Harry devint rouge comme une pivoine et commença à bégayer
« Je... euh ».
« Honte à toi Harry, ne prends pas Draco pour acquis. Je parie que tu ne l'as pas encore sorti en ville depuis qu'il est ici, nan ? Tu veux te le garder pour toi tout seul » grommela Mme Cooper.
« Et bien, je... »
« C'est la première fois que nous sortons ensemble en public depuis des années » minauda Draco.
« Harry ! »
« Mais je... »
« Il n'y a pas d'excuses qui tiennent. Maintenant que tu as ton chèque, tu l'encaisses et puis tu emmènes Draco dans un endroit sympa, juste tous les deux. Et Draco mon chéri tu reviens vite me voir et tu me donneras les détails » dit Mme Cooper.
« Oh quelle excellente idée Harry » dit Draco, en mettant son manteau et ses mitaines, avant de lui prendre sa menotte. Harry lâcha la main par surprise, Mme Cooper fronça les sourcils, et il reprit la main de Draco. Le Serpentard se mordit la lèvre pour éviter d'éclater de rire.
« Maintenant oust tous les deux. Et attention à vous » dit Mme Cooper en les mettant à la porte. C'est un Harry complètement abasourdi qui fut jeté dehors au coin de la rue. Dès qu'ils furent à une distance raisonnable, Draco put laisser éclater le rire qu'il contenait jusque là.
