C'est le chapitre 7. Je crois qu'on est presque à la fin. Encore un peu de patience :D.
Bonne lecture les ptits loups.
OooO
Mais trouver Wanda c'était plus facile à dire qu'à faire. Parce qu'elle semblait s'être volatiliser. Draco revint à l'adresse qu'il avait lu sur les lettres et le lieu était exactement comme l'avait dit Blaise, vide. Draco récupéra le bracelet qu'elle lui avait donné mais celui-ci ne brillait d'aucune couleur. Et la peur s'empara de lui quand il se rendit compte que ni lui ni Blaise ne pouvait plus entrer dans la pièce derrière le mur. Draco était désespéré, il fit le pied de grue plusieurs nuit en face de l'entrée arrière mais jamais la porte ne s'ouvrit. Il se sentait idiot parce qu'il n'y avait aucune chance que la propriétaire des lieux sorte par une des portes, elle devait sûrement transplaner mais Draco s'habituait à agir comme un idiot. Il allait perdre espoir quand il se décida à venir une dernière fois et sa patience fut récompensée. Il n'était plus devant le Cerbère il était allé se réchauffer dans un café à deux rue de la boite, il devait être 2h ou 3h du matin et Draco buvait son 5éme café quand une silhouette s'assit en face de lui. Le blond reconnu Wanda, ses longs cheveux noirs et ses yeux bleus mais quelque chose sur son visage avait changé. Elle semblait plus vieille, plus figé aussi, il n'y avait plus rien de chaleureux dans son expression.
- Tu es persistant comme garçon.
- Il était temps que vous vous manifestiez.
- Tu n'es pas bon pour les affaires, les gens pensent que tu espionnes pour le ministère.
- Une dernière fois Wanda, une dernière fois avec lui et je disparaîtrais de votre vie à tout les deux.
- Plein de gens ont fait la même promesse mais n'ont jamais réussit à la tenir.
- Je le ferais. S'il vous faut un serment…
- Je ne veux aucun lien avec vous ! Cessez de vous conduire comme un enfant capricieux !
- C'est quelque chose que je ne peux pas faire, on m'a élevé comme ça.
- Oui je reconnais bien là l'éducation des Malfoy.
- Wanda…
Elle le regarda avec méchanceté et Draco trouva son visage encore plus bizarre, mais cette femme était tellement changeante qu'il ne tiqua pas. La femme sorti de sous son manteau un petit jeu de carte et fit faire le même rituel à Draco. Trois cartes. L'une représenté une femme qui tenait un bébé dans son bras, celle du milieu montrait des trésors et des bijoux entouraient de pièces d'or et la dernière montrait un homme en armure tenant une épée dont la pointe était posée à ses pieds et ses deux mains réunies sur le pommeau.
- Voici les cartes de la mère, de la richesse et du gardien. Celle de la mère définit généralement l'amour maternel, la chaleur et le foyer, couplé au gardien ça en fait une combinaison puissante, cela signifie la protection, et le désir de garder quelque chose jalousement, la richesse représente ce qu'on a de précieux, ça peut-être quelqu'un ou quelque chose.
La femme laissa le temps à Draco d'analyser les cartes, puis les ramassas.
- C'est la dernière fois .
Elle se leva et sans un regard pour lui disparut. Draco était rodé il savait absolument de quel objet il s'agissait, maintenant qu'il savait que c'était important pour Harry il lui suffisait de penser comme lui. Il but son café et repensa au comportement étrange de Wanda. Puis ses pensées divergèrent sur la façon dont il contait s'emparer du prix à payer pour revoir Harry.
OooO
Wanda ouvrit la fenêtre et une chouette blanche entra, quand Harry reprit son apparence elle le couvrit d'un manteau.
- Les gens commencent à se douter de quelque chose…
- Que veux-tu Harry nous avons été follement productif ces derniers jours.
- On aura bientôt plus aucune marge de manœuvre et ceux que nous visons n'ont pas fait un seul mouvement.
Wanda regarda par la fenêtre une silhouette avancer dans la ruelle et Harry la questionna du regard, elle se retourna et lui sourit.
- Comment tu te sens Harry ?
Elle se glissa vers lui et le prit dans ses bras.
- Je vais bien maintenant.
- Est-ce que tu veux bien t'asseoir un moment avec moi ?
Wanda tira Harry et ils s'assirent tout les deux dans le canapé, d'un geste tendre elle glissa ses doigts contre sa joue et le garçon lui sourit.
- Je me dis maintenant que c'est presque terminé, que tu es un garçon exceptionnel Harry Potter. Après toutes ces années que nous avons passé ensemble tu n'as jamais faibli, tu ne t'es jamais égaré et tu as fais preuve de plus de courage que n'importe qui.
- Wanda…
- Shhh…laisse moi parler. Je vois tout ce que Dumbledore a vu en toi et t'avoir à mes cotés durant ces cinq année Harry a était un véritable bonheur, malgré le fait que nous sommes dans une situation…particulière, je ne regretterais jamais ce qu'il s'est passé. Je voudrais te dire que je suis désolée du mal que je t'ai fais…
Elle l'embrassa sur le front et Harry avait les larmes aux yeux, parce que Wanda parlait comme si c'était la dernière fois qu'il se voyait mais il ne lui dirait pas, parce qu'il se doutait qu'elle savait. Ils avaient plus en commun que n'importe quel membre d'une famille, au lieu de ça il l'a serra dans ses bras.
- Je t'aime tellement Harry si tu savais. Il n'est pas permit au Djinn d'aimer mais je n'en suis plus vraiment une, tu m'as donné le plaisir d'avoir ce qui se rapproche le plus d'un fils et ce sentiment qui me remplit quand je suis avec toi je ne doute pas un seul instant que c'est de l'amour. Ne le dénigre pas Harry c'est un sentiment extrêmement puissant…promet moi que tu ne lui fermeras pas la porte, laisse le t'envahir et t'aider Harry.
Le brun tourna la tête et Wanda l'embrassa une nouvelle fois.
- Je t'aime aussi Wanda.
Il ne dit plus rien, il n'y avait plus rien à dire. La fin était proche et c'était un mal nécessaire, il savait qu'elle tentait de le rassurer, qu'elle le baignait de sa protection et de tout les sentiments bienveillant qu'elle avait à son égard mais Harry n'était pas dupe, l'un d'entre eux allé peut-être mourir. Cette nuit ils dormirent ensemble, se serrant l'un contre au l'autre. Et dans l'esprit de Wanda tourna encore les même mots jusqu'à ce qu'elle s'écroule de fatigue.
La mort. L'amour. Le sacrifice.
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- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.
Sous les yeux ébahis de Draco la carte forma quelques mots :
Messieurs Lunard, Queudver, Patmol et Cornedrue
Spécialistes en assistance
Aux maniganceurs de mauvais coups
Sont fier de vous présenter
LA CARTE DU MARAUDEUR
Ron déplia la carte et observa ou il se trouvait. Puis il regarda Draco qui n'en revenait pas.
- C'est qui ?
- Le père d'Harry, Sirius, Remus et…Peter petigrow.
- Pourquoi ils se sont donné des surnoms ?
- Ce sont leurs noms d'animagi, enfin sauf pour Remus qui était un loup garou.
- Le père d'Harry était un animagus !
Ron lui sourit.
- Tu as cette carte depuis quand ?
- Depuis notre 3éme année à Poudlard.
- Une cape d'invisibilité, une carte qui permet de surveiller tout Poudlard c'est quoi vos autres objets caché ? Grogna Draco.
- Tu demanderas ça à Harry quand tu nous le ramèneras.
Draco Malfoy était venu trouver Ron chez lui le matin même avec l'idée incroyable qu'il devait entrer dans Poudlard mais sans que personne ne le sache.
- Draco il faudra m'en dire plus, si tu veux que je tente ce genre de coup.
- Sérieusement Ron tu es un Weasley et un Gryffondor, tu agis d'abord et après tu poses les questions non ? Est-ce que je fais demi-tour et je pars demander à George ?
-Okay stop Draco….pourquoi tu es si…
- Serpentard ? Malfoy ? Intelligent ? Quoique les deux premiers veulent dire la même chose que le dernier.
Malfoy leva le nez fier de lui et Ron l'abandonna devant sa porte en râlant. Quand il revint, il avait mit un énorme manteau et avait fourré un vieux parchemin dans sa poche intérieur.
- Dis moi juste une chose, ce qu'on va faire c'est pour Harry ?
- Définitivement pour Harry.
Ron les fit transplaner à Pré-au-lard et pendant un petit instant profita des lieux avec une certaine nostalgie.
- Qu'est ce qu'on fait ici ?
- Je pensais que tu étais intelligent Malfoy.
- Intelligent, pas devin.
Le roux pointa son doigts vers la colline qui surplombait le village et Draco se pinça l'arrête du nez.
- Pourquoi est ce que j'ai cru que ça allait être facile.
- Ça ne serait pas drôle si c'était le cas.
Mains dans les poches ils se dirigèrent vers la cabane hurlante.
- Tu te souviens c'est là qu'un fantôme t'as jeté des boules de neiges et que tu t'es enfuis en criant ahaha.
- C'est bon Weasley, je ne suis plus aussi peureux qu'avant.
Ron continua à rigoler en passant par-dessus le bois miteux qui servait de barrière, le jardin était envahi de mauvaises herbes à l'aspect horrible. Certaines plantes étaient sèches et d'autres semblait gluante et suintaient d'un liquide verdâtre avec une odeur répugnante. Draco se couvrit le nez avec son écharpe et pestait à chaque pas puis se plaqua contre la maison grinçante pour s'éloigner des plantes. Il observa la vieille mansarde, la porte d'entrée était condamné, de même que toute les fenêtres. Soudain quelque chose appuya contre son bras et il laissa échapper un cri, Ron le regardait avec des yeux ronds alors qu'il venait juste de le tirer vers lui, un sourire niais s'afficha alors sur son visage.
- Pas un mot Ron !
Ron explosa de rire et fit signe à Draco de le suivre. Une fois derrière la bâtisse le roux sortit sa baguette et prononça un « alohomora » sur une des planches pourries de la maison. Dans un petit clic sonore, la planche devint grise et prit l'apparence d'une petite porte.
- C'est un sort d'Hermione, elle l'a placée durant notre dernière année.
Ron entra le premier et Draco entendit un son mat suivit de la voix du garçon qu'il lui disait qu'il pouvait entrer. Il glissa un pied et se laissa glissa pour tomber sur un sol dur et terreux. Draco tâtonna dans le noir puis Ron lui attrapa la main pour la poser sur une rambarde. Il l'écouta farfouiller deux « clac » se firent entendre et immédiatement après une lumière douce éclaira le sous sol. Ron et Draco était en bas des escaliers et le Gryffondor poussa Draco pour qu'il grimpe les marches.
Le blond s'attendait à trouver des rats partout, des toiles d'araignée, ou même des cadavres mais sûrement pas à ce qu'il avait sous les yeux. La pièce dans laquelle il se trouvait était chaleureuse, joliment décoré, un canapé et deux fauteuil encadrés une table basse sur laquelle trônait plein de livre de magie. Ron retira son manteau et le jeta sur un des fauteuils tandis que Draco détaillait chaque recoin de la pièce, des exemplaires du chicaneur et de la gazette du sorcier se trouvait dans un panier à coté de la cheminée, il y avait un porte manteau sur lequel traînaient des écharpes aux couleurs des Gryffondors. L'intérieur n'avait vraiment rien à voir avec l'aspect externe de la maison.
- Ça alors qui aurait pu croire que mon neveu se trouverait ici un jour.
Draco tourna la tête vivement vers l'endroit d'où provenait la voix. Un portrait se tenait dans un coin de la pièce prés d'une fenêtre juste devant lui trônait une petite statuette à l'effigie d'une biche et sur le tableau se trouvait le visage sérieux de Severus Rogue.
- Je suppose que vous n'êtes pas ici pour réviser et si vous êtes accompagné par c'est bien que vous filez un mauvais coton mon cher Draco.
- Qu'est ce que vous faites ici ?
- Il se promène Draco.
Le blond se tourna vers Ron avec un regard interrogateur.
- Durant quasiment toute la dernière année à Poudlard pour qu'Harry puisse étudier en paix on à aménagé la cabane hurlante. Harry a installé un tableau ici pour que Severus puisse venir, personnellement je trouvais ça malsain. Mais ça n'a pas l'air de déranger notre ancien professeur qui était plein de sage conseil.
- Pourquoi Malsain ?
- Sans doute parce que je suis mort ici.
La voix froide de Severus Rogue ne souffrait d'aucun chagrin. Draco le considéra un moment, ça lui faisait du bien de le voir et de l'entendre tout de même.
- Dites moi ce que vous faites ici ?
- On vient chercher un truc important pour aider Harry. Répondit Ron.
- Ah oui Potter, toujours dans les ennuis, il faut toujours l'aider, toujours le protéger, toujours prendre soin de lui. Heureusement qu'il à les yeux de sa mère sinon ce garçon n'a strictement rien pour lui.
Draco aimait bien Severus mais l'entendre débiter à propos d'Harry l'énerva un peu.
- Vous vous trompez Professeur, Potter est quelqu'un de charmant et j'ai bien l'intention de prendre soin de lui…mais je vous l'accorde ses yeux sont sublimes.
Ron ouvrit la bouche, puis la ferma et l'ouvrit de nouveau, Rogue se contenta d'un petit rire.
- Voyez-vous ça, et bien on dirait que nous sommes tous voué, un moment ou un autre, à tomber pour un Potter.
Et sur ces mots il disparut.
- Qu'est ce qu'il à voulut dire.
- Tu savais que le patronnus de Rogue était le même que la mère d'Harry.
Draco leva les yeux au ciel, décidément tout tourné toujours autour de lui. Ron conseilla à Draco de retirer son manteau, puis se baissant il ouvrit une trappe.
- Je dois aller là dedans ?
- Oui Draco.
Le blond fit la moue puis retira sa cape et sa veste et se glissa à l'intérieur de la trappe, le bout de sa baguette éclaira les lieux, c'était un tunnel étroit et Ron tomba à sa suite.
A présent il observait la carte et se rendit compte qu'ils étaient dans le parc qui entourait le château. Ils se tenaient l'un contre l'autre mais toujours dans le tunnel.
- Pourquoi on ne sort pas ? Demanda Draco.
Ron pencha la tête et indiqua les pas et un nom, Draco put lire « Rubeus Hagrid » et se redressa contre la paroi en terre du tunnel. Ron plia la carte et la glissa dans la poche de son jean.
- En sortant il va falloir qu'on coure le plus vite possible.
- Pourquoi ?
- Parce qu'on est en dessous du saule cogneur.
- C'est une blague j'espère !
- C'est toi qui voulait venir sans alarmer personne.
- On nous aurait posé plein de question si j'étais passé par McGonagall.
- Maintenant !
Ron sortit en trombe et détala comme un lapin. Il fallut quelque seconde à Malfoy pour se rendre compte qu'il était dehors, il cracha un juron et le suivit à l'extérieur. Immédiatement il senti que quelque chose fouetta son visage douloureusement, pris de panique il zigzagua, sans comprendre ce que lui criait Ron.
- DRACO baisse toi !
Le blond se jeta à plat ventre et évita de justesse une énorme branche qui passa juste au dessus de sa tête, il tourna les yeux et vit que l'immense arbre pivotait sur lui-même et semblait tomber sur lui. Il bondit sur ses pieds et recommença à courir en direction de Ron, derrière lui il pouvait sentir les feuilles battre l'air. Il courut comme si sa vie en dépendait et quand il arriva vers Ron celui-ci agrippa sa main le tirant vers lui et tout deux tombèrent en arrière.
- Oouhou comme au bon vieux temps, hein Malfoy ! Ron se tordit de rire.
- Qui fait ça dans sa vie ?! Couina Draco.
- Va falloir t'y habituer si tu veux suivre la vie trépidante d'Harry.
Ron se redressa et épousseta son jean, puis il récupéra la carte, il aida ensuite Draco à se relever.
- Il va être midi, donc les élèves et les professeurs seront dans quelques minutes tous dans la grande salle.
Ron étudia la carte encore un peu puis la replia de nouveau.
- Allons-y !
Les deux anciens élèves traversèrent le parc. Par un passage secret, ils se retrouvèrent à l'intérieur de l'enceinte du château et furent tout deux emplis d'une joie bizarre. Rien n'avait changé, c'était les mêmes couloirs, les mêmes tableaux, les mêmes fenêtres, flânant un peu ils ralentirent leur marche s'imprégnant une fois encore de l'atmosphère de Poudlard. Ils se laissèrent porter par les escaliers capricieux et atterrirent enfin au 7éme étages. Une fois devant l'immense tapisserie de Barnabas ils se figèrent.
- Ça n'est pas mon meilleur souvenir.
- Rassure toi ce n'est pas le mien non plus.
Draco appréhendait ce moment plus que tout. Jamais il n'avait imaginé qu'un jour il rentrerait de nouveau dans cette pièce, elle avait était l'endroit de tous ses cauchemars et à présent elle représentait son seul espoir.
- Un assassin revient toujours sur le lieu de son crime.
- Ne parle pas de malheur Malfoy.
Les deux hommes se postèrent du coté droit de la pièce.
- N'interfère pas avec des demandes stupide.
- Je sais parfaitement ce que je dois faire.
D'un même pas ils avancèrent pensant fortement à leur demande, un aller retour plus tard une immense porte apparut et tout le souffle qu'ils avaient retenu s'échappa de leurs poumons. D'une main hésitante Draco toucha la poignée et la porte s'ouvrit sans bruit.
- Mince alors par Merlin, Draco…
- C'est une horreur.
L'immense pièce était noire, calcinait de partout. Il ne restait absolument rien de tout ce qui un temps avait rempli la salle sur demande, à présent tout n'était que cendres ou objet brûlé. Ron fut le premier à avancer, ses pas crissèrent sur la suie et la cendre mais il continua jusqu'au milieu de la pièce.
- Et si ça n'avait pas résisté ?
- Je ne crois pas que les cartes mentent Ron…cherchons.
Draco leva les yeux sur le plafond. Il se revit très nettement être sur le point de tomber et comment il avait cru mourir avant que la main salvatrice d'Harry ne l'attrape. A quoi est ce qu'il avait pensé à ce moment là, tous les efforts fournis pour protéger ses parents et mourir bêtement à cause de la maladresse d'un des siens en plus. Si Harry n'avait pas était là. Si Harry était mort enfant.
« Tu serais en train de lécher les basques d'un vieux sorcier mégalo. »
Draco chassa cette idée de sa tête et repensa un instant à celle d'un monde sans Harry, ça serait ennuyeux assurément. Il aurait aimé revenir en arrière. Au lieu de fuir comme il l'avait fait juste après son sauvetage, il serait resté et aurait remercié Harry ou il lui aurait demandé pardon. Mais on ne change pas si facilement une équipe qui perd. Peut-être même que c'était mieux ainsi, il avait à présent la possibilité de prouver sa bonne foi.
Si je t'ai sauvé dans la salle sur demande, c'est parce que tu m'as sauvé au manoir.
C'est vrai, il ne s'était pas résolu à dénoncer Harry, la mort de n'importe qui d'autre lui était égal, mais pas Harry. Déjà à ce moment là il n'était plus sur de lui vouloir du mal. « Un prêté pour un rendu Harry c'est à ça que ça se résume entre nous…j'attends bien plus »
- DRACO !
La voix de Ron le tira de ses pensées et il courut à travers l'immense salle. Le rouquin se tenait debout devant un lourd coffre fondu, ses mains étaient pleine de cendre et soudain Draco jalousa Harry d'avoir de tels amis. Il s'avança en trottinant et observa l'intérieur du coffre, deux choses difforme se tenait dans ce qui avait sûrement servis d'écrin mais qui maintenant était déchiré et noir. Les deux objets qui avaient autrefois étaient des œufs étaient pratiquement fondu. Ron allait les retirer quand Draco arrêta. Le blond se baissa et retira les deux reliques qu'il posa au sol, précautionneusement il souleva l'écrin qui s'effrita immédiatement sous ses doigts maintenant noir. Son cœur se serra puis rata un battement et il cru qu'il allait faire une crise cardiaque dans la même foulée. Sous les cendres se trouvaient deux œufs d'or finement ciselés d'écritures a l'aspect cunéiforme, Draco souleva la lourde réplique d'œuf. Il n'en revenait pas il tenait l'œuf d'or qu'Harry avait récupéré lors de la première épreuve du tournoi des trois sorciers.
- C'est quelque chose hein ! Fit Ron.
Draco ne répondit rien, il frotta l'œuf contre sa chemise et restait subjugué par ce trésor.
- Encore quelque chose qui à mit la vie d'Harry en danger.
- Toute sa vie est perpétuellement en danger, sortons d'ici je ne suis plus trop fan de cet endroit.
Draco acquiesça.
Une demi-heure plus tard il se retrouvait de nouveau dans la cabane hurlante. Draco était dans la salle de bain se frottant les mains pour se les nettoyer quand Ron apparut dans le coin de la porte avec un pull.
- Tu peux laisser ta chemise ici.
- Cette chemise coûte plus cher que toi Weasley.
Mais Draco déboutonnait déjà son haut, une fois torse nu il remarqua le regard de Ron qui s'était figé sur son avant bras, Draco tandis sa main pour attraper le pull.
- Ça non plus ce n'est pas un bon souvenir.
Ron haussa les épaules.
- Tu as un tatouage de serpent, Harry parle au serpent tout va bien dans le meilleur des mondes.
Une fois redescendu il trouva Ron dans le canapé observant l'œuf. Le blond s'assit à ses coté.
- Quand le nom d'Harry est sorti j'ai été tellement jaloux que je me suis comporté comme le pire des connards. Même aujourd'hui je me demande comment j'ai pu croire qu'il avait mis son nom dans la coupe. Harry voulait juste être tranquille et essayer de vivre une année d'élève normal en draguant Cho.
- Cho ? Sérieusement….les goût d'Harry en matière de fille me laisse pantois.
- Il y a ma sœur dans le lot Malfoy.
- C'est bien ce que je dis.
Ron rigola et Draco reprit.
- De toute façon même après avoir été désigné pour le tournoi Cho ne lui est pas tombée dans les bras, donc malgré son succès il y avait des limites.
- Son succès…même chez les Gryffondor les avis étaient mitigés sur sa possible tricherie, bon c'était en partie de ma faute. La vérité c'est que j'ai toujours était jaloux d'Harry sans vraiment comprendre que lui aussi était jaloux de moi. Il avait la gloire, il était riche et compréhensif, toujours prêt à aider et il n'avait quasiment peur de rien, alors que moi j'avais peur de beaucoup de chose. Avec le recul je ne pense pas que j'échangerais ma vie contre celle d'Harry, mais lui continuerais peut-être à vouloir échanger la sienne contre la mienne.
- Et finir en couple à Granger, tu plaisantes j'espère !
- Tu penses qu'il sera mieux avec toi ? On dirait que beaucoup de personne ont échoué à garder Harry, moi le premier.
- Peut-être que j'y arriverais, peut-être pas, mais si je le choppe je ne le lâcherais plus, il faudra qu'il me tue pour se débarrasser de moi.
Ron tourna la tête vers Draco.
- Est-ce que tu l'aimes ?
Draco n'hésita pas une seconde.
- Oui je l'aime.
Une fois chez lui Draco resta un long moment devant l'œuf avant de se décider à l'ouvrir aussitôt un cri strident inonda la pièce dans laquelle il se trouvait. Il referma l'œuf comme un fou et se tapa le front pour le punir de sa stupidité. Il s'allongea dans son lit et garda l'œuf contre lui, souhaitant que demain arrive vite.
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Pansy Parkinson était une femme, intelligente, ambitieuse et rancunière. Extrêmement rancunière et sa rancune profondément tenace ne se tournait vers qu'une seule et unique personne : Harry Potter.
La source de tous ses malheurs, la cause de tous ses chagrins, le responsable de tous ses maux et le seul à lui avoir volé la personne qu'elle avait toujours désiré. Draco Malfoy.
Enfin voler était un bien grand mot. Harry ne se doutait sûrement pas que le blond nourrissait des sentiments à son égard et Draco s'en était sûrement rendu compte bien plus tard qu'elle. La première fois ou ça l'avait frappé ce fut quand Draco était devenu préfet en chef, sa seule motivation étant de suivre Potter à la trace comme un chien. Comment pouvait-il parler comme ça. Mais la situation avait échappé au contrôle de Pansy, Malfoy avait toujours le nom Potter à la bouche comme si toute sa vie consistait à tourner autour de lui, ça frôlait l'obsession et à la mort de Voldemort ça ne fit qu'empirer. D'un accord tacite et silencieux les Gryffondors et les Serpentards avaient cessé de se chercher des poux et les cours étaient devenus morne et silencieux.
Mais vers le milieu de l'année l'attitude de Draco avait changé. Poliment il saluait le trio vainqueur et ils lui répondaient avec la même politesse. A chaque fois qu'Harry apparaissait dans une sale Draco le suivait du regard. Pansy remerciait tout de même Harry d'être aussi stupide et aveugle, il aurait laissé ne serait-ce qu'une petite ouverture Draco s'y serait précipité comme un chien fou. Alors au bout d'un moment elle avait fini par ne plus y tenir et sa bouche parla plus vite qu'elle ne pensa.
- Sérieusement Potter toi et ta clique êtes devenu tellement barbant, je commence à regretter l'époque ou Voldemort était en vie.
Le regard choqué d'Harry avait était un tel délice qu'elle aurait aimé le prendre en photo et la conservait jusqu'à la fin de sa vie, mais la déception et la haine de Blaise et Draco lui fit ravaler son petit moment de bonheur. Après ça les deux garçons avaient cessé de lui adresser la parole et elle apprit plus tard qu'ils s'étaient même abaisser à s'excuser auprès des Gryffons, l'horreur.
Pansy Parkinson avait alors rongé son frein. Elle était rancunière et elle sentait qu'elle ne serait pas tranquille tant qu'elle n'aurait pas obtenu réparation. Mais plus le temps passé et plus elle doutait de pouvoir faire quelque chose pour soulager ses nerfs. A sa plus grande déception Draco, Blaise et Théo était devenu beaucoup trop proche du trio gagnant, au point qu'il passait leurs temps libre ensemble et la mort dans l'âme Pansy du s'effacer. Son salut se présenta alors sous une forme inattendue : une boite de nuit.
Le Cerbère lui offrit un véritable lieu de plaisir et d'amusement et durant 2 ans elle oubliât presque ses déboires sentimentaux. Elle fit la rencontre d'Erula qui s'avéra être une amie en or, pleine de bon conseil pour imaginer des plans vengeresques et douloureux. C'était donc un soir comme les autres ou elle sirotait un cocktail au nom affreux dans un des lourds canapés du Cerbère qu'elle remarqua quelque chose de vraiment excitant. De vraiment fou quelque chose qui la remplit de bonheur. Un jeune garçon brun se tenait au bar et Pansy était sur de le connaitre, quand il se tourna franchement il n'y avait plus aucun doute c'était Potter. Elle faillit sauter de joie en le voyant se faire traîner par une blonde aux cheveux blond presque blanc.
Elle le tenait, le héros du monde sorcier traînant dans un lieu douteux, alors qu'il était en plein dans ses études pour devenir Aurore, ça serait une véritable bombe. Mais avant même que Pansy puisse élaborer une fin fantasque pour le sauveur celui-ci disparut de la circulation. Peu importe le nombre de fois ou elle revint il ne réapparut jamais et de nouveau elle se sentit perdre la partie jusqu'à ce qu'elle croise de nouveau cette femme blonde dont les cheveux lui rappelait étrangement quelqu'un. Pansy voulut se diriger vers elle mais elle se stoppa net, un jeune homme suivait la femme avec un air franchement ennuyé sur le visage, son nez était fin et son visage aussi, ses cheveux étaient lisse et blond presque blanc. Il tourna le regard vers elle et elle vit ses yeux gris la transperçaient, Erula arriva derrière et Pansy bafouilla.
- C'est Draco Malfoy….
Erula observa le garçon qui les regardait toujours, ses mains bloqué dans ses poches.
- Non Pansy, c'est un Djinn, c'est quelqu'un qui ressemble à Draco, mais ça n'est pas lui. Ce traître ne mettrait pas les pieds ici de toute façon.
Mais Pansy avait déjà perdu ce match là. Et elle fit ce que firent plein d'autre avant et après elle, elle contacta la femme blonde. Wanda. Pansy mentirait si elle disait qu'elle n'y avait pas cru parce qu'il était exactement le même. Sa voix basse et traînante, son air dédaigneux et sa manière sèche de donner des ordres quand ils étaient au lit. C'était Draco en chair et en os et si Erula n'avait pas était là elle serait sans doute devenu folle. Elle s'était presque ruiné à trouver tous les objets que Wanda lui demandait. Quand tout les souvenirs de Draco furent dilapidé pour des nuits passé avec le faux Draco, les cartes lui demandèrent des choses plus dangereuse et fréquenter l'allée des embrumes étaient presque devenu une routine. Le faux Draco avait certaine petite chose qui ne collait pas avec le vrai et si au début ça lui avait parut bizarre au fil du temps elle avait finit par totalement oublié ces détails. Une nuit ou « Draco » s'appliquait à couvrir sa jambe de baiser tout en la regardant de ses yeux froids, une envie soudaine la prit.
-Draco il faut partir d'ici ! Je n'accepte pas que tu appartiennes à d'autre, je pourrais te faire vivre, je suis riche, je m'occuperais de toi !
Le garçon l'avait alors observé avec un regard acéré et ses lèvres se fendirent d'un sourire narquois. C'était le vrai Draco, celui qui écrasait ses ennemis, celui qui se moquait de tout le monde et surtout d'Harry, c'était son Draco.
-Pansy…je m'appelle Jim okay ?
Une douche froide. C'était la même sensation que les mots de ce Jim. Une douche froide en plein hiver. Pansy récupéra sa jambe et s'empara de ses vêtements et sorti comme une folle furieuse de la chambre sous le regard étonné de Wanda. Elle courut vers Erula et celle-ci l'accueillit de ses bras bienveillant. Il fallut à Pansy une année entière pour se sevrer du Djinn et ça se passa dans la douleur, mais Erula était pleine de ressource, de sort et de potion pour oublier et même si Jim ressemblait toujours à Draco elle réussissait à ne plus se diriger vers lui. Ça aurait pu lui servir de leçon, le destin de Pansy semblait suivre ce schéma bizarre que lorsque quelque chose se passait bien dans sa vie ça prenait une tournure dramatique.
Mais aussi intelligente qu'elle pouvait l'être, elle était aussi aveugle que Draco ou Harry en matière d'amour. C'est pour cela qu'elle n'en crut pas ses oreilles quand Theodore Nott, l'a contacta. C'est pour cela qu'elle n'en revenait pas non plus quand il lui dit que Draco et Blaise cherchaient Harry et qu'ils pensaient qu'ils le trouveraient au Cerbère. Si ça n'avait pas été Pansy, ont leurs auraient surement ri au nez, mais Pansy se contenta de sourire doucement et accepter de les aider. Il n'y avait aucun doute sur le fait qu'ils ne trouveraient pas Potter, mais Pansy se garderait bien de lui dire qu'elle l'avait réellement croisée. Elle exposa à Erula la venue prochaine de Blaise Zabini et Draco Malfoy avec la ferme intention de faire en sorte que Draco tombe sur ce Djinn et qu'il goûte au même désespoir qu'elle. Et ça avait fonctionné.
Bien sur la réaction de Draco envers elle avait était disproportionné et elle n'avait pas compris pourquoi, mais au final Draco était revenu. Erula lui avait dit qu'il avait pu obtenir deux nuits avec lui, mais que depuis un certains temps Wanda lui refusait toute interaction avec Jim. Alors Pansy avait tentée sa chance une nouvelle fois, Draco revenait juste dans l'espoir de voir le Djinn et à chaque fois elle était là pour essayer de le consoler mais Draco l'envoyait paître toujours plus froidement. Absolument rien ne fonctionnait, Draco était sous son emprise et il fallait qu'elle fasse quelque chose.
- Tu veux qu'on se débarrasse de Jim ? S'amusa Erula
- Je veux que Draco souffre comme j'ai souffert et je veux faire payer Jim du mal qu'il m'a fait !
-La façon la plus horrible serait de tuer Jim sous les yeux de Draco. Pansy tuer quelqu'un n'est pas une chose à faire à la légère tu t'en rends bien compte ?
- Je m'en fiche Erula, j'en ai plus que marre, pourquoi est ce que c'est moi qui doit souffrir à chaque fois, je me fiche que Jim meurt, je veux que Draco souffre tout comme moi !
Erula s'avança prés d'elle et caressa ses cheveux.
- D'accord j'ai une solution, mais il faut que tu fasses ce que je te dirais de faire.
Le plan d'Erula était d'une facilité déconcertante. Elle avait juste à se procurer du polynectar, elle pouvait bien le fabriquer aussi et s'emparer d'un cheveu de Wanda, elle le fit sans difficulté. Erula avait décidé de l'accompagner dans la fabrication, quand Pansy fit tomber le cheveu, la maigre femme laissa couler quelque chose dans la préparation.
- Pour que ça te porte chance.
La transformation fut étonnamment douloureuse, elle eut l'impression qu'on écrasait son visage plusieurs fois et crut même un moment s'être trompé dans la potion. Quand enfin elle put se regarder dans la glace elle se rendit compte que quelque chose clochait.
- Pourquoi je ne suis pas blonde.
- Parce que Draco n'aime pas les blondes.
- Mais je ne lui ressemble pas du tout !
- Je pense que tu ressembles à ce qu'il faut ressembler.
Erula posa un jeu de petite carte entre ses mains.
- Toi tu sais comment ça fonctionne, tu connais ce jeu par cœur.
Pansy étudia le jeu de carte.
- Il est trafiqué ?
- Tu es brillante.
- Il s'en rendra compte !
- Pas dans l'état dans lequel il sera.
Et Erula avait eu raison sur toute la ligne. Elle avait longé la ruelle du Cerbère sans savoir qu'on l'observait de haut. Elle s'était rendue dans ce café et avait soigneusement fait tout ce que son amie lui avait dit de faire et Draco avait mordu à l'hameçon. Et elle était repartie avec le sourire. Cette fois-ci il n'y aurait personne pour consoler Draco.
Pansy Parkinson était intelligente, ambitieuse et rancunière et pendant qu'elle sirotait un cocktail au nom imprononçable, parfaitement installée dans un des fauteuils du Cerbère, elle s'amusa de voir Draco passer en trombe devant elle. tenant quelque chose sous son bras. Sa rancune envers Potter commença doucement à disparaître, remplaçait par un autre nom.
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A suivre...
