Hello
Voici enfin la suite, je serai plus régulière à l'avenir, j'ai eu un été chargé. J'ai commencé à répondre aux reviews mais je n'ai pas fini, vous m'en voyez désolée, en tout cas j'adore toujours lire ce que vous en pensez. Ça me booste énormément.
Un grand merci à LyraParleOr pour son aide et ses conseils.
Bonne lecture
Christina
Chapitre 7
Il me libéra les mains et s'installa sur mon côté.
J'étais pétrifiée, perdue, subjuguée. Je le voulais et lui aussi, mais pas là.
Gloups
Comment j'allais faire pour dormir après, moi ? Sachant son état. Merde c'est surement sacrilège de gâcher une si belle érection, non ?
Je me retournai, me mettant dos à lui.
Ok c'était puéril mais que pouvais-je faire d'autres ?
Il soupira fortement avant qu'une de ses mains se pose sur ma hanche et qu'une pression me tire vers l'arrière.
En un rien de temps, je me retrouvai contre son torse, tous les deux en petites cuillères, ses bras autour de moi.
Il enfouit sa tête dans mon cou et inspira profondément.
Puis le silence.
Je n'osais bouger, je cherchais vainement à dire quelque chose d'intelligent ou de bien senti, ou peut-être que je devrais juste faire le vide et dormir.
Oui, demain je serai surement moins embrumée et je pourrai remettre tout cela en perspective.
Je pris une plus grande respiration avant de me relaxer dans son étreinte.
Dieu que j'étais tendue, je ne m'en étais même pas rendu compte de cette raideur.
Une main caressa mes cheveux et son souffle léger chatouilla mon oreille.
-Que dirais-tu si demain, nous passions la journée que tous les deux loin des autres ?
Seule avec Edward, pas d'Alice, pas de regard meurtrier de Rosalie.
Sans aucun doute.
-Ok.
Je pouvais imaginer son sourire s'agrandir. Il déposa un baiser sur mon crane.
-D'accord, bonne nuit ma belle.
-Bonne nuit Edward.
Je fermai les yeux tout en me calant contre lui. Dans le mouvement, je sentis sa virilité encore bien réveillée, voilà pourquoi son bassin n'était pas collé au mien alors que le reste de son corps si.
Je me reculai un peu et je le sentis se tendre. Il n'y a pas de raison que je lui facilite la tâche. Il m'avait repoussée, il n'avait qu'à assumer.
Une fois que je me suis bien calée à lui, je détendis mon corps, prête à accueillir le sommeil.
Il ne fallut pas longtemps pour qu'il me submerge.
J'étais bien et au chaud dans un cocon douillet quand je sentis des mouvements dans mon dos, ma source de chaleur s'échappait.
J'ouvris un œil pour constater qu'il faisait encore nuit. Edward n'était plus dans le lit.
-Que fais-tu ? Ronchonnai-je, insatisfaite qu'il ait quitté le lit.
-Euh, j'ai besoin de me défouler, je pensais aller à la salle de gym. Dors, je serai de retour avant ton réveil.
Il embrassa ma tête et j'entendis des bruits de porte.
Je me retournai sur le dos complétement réveillée.
Je me frottai le crane pour me rappeler les événements. C'est comme cela qu'il conçoit une journée ensemble : en fuyant avant l'aube ?
J'étais un peu perplexe et contrariée. J'avais vraiment espéré me réveiller tranquillement dans ses bras et peut-être que nous aurions pu commencer la journée de manière tout à fait agréable.
Il n'y avait plus de trace d'alcool dans mon organisme alors pourquoi pas ?
Je ronchonnai me tournant à droite à gauche, de plus en plus insatisfaite de mon sort.
Il était juste parti, comme ça, comme un voleur.
Mais pourquoi ? Se défouler ?
J'avais envie de me tirer les cheveux et de hurler. C'était si difficile de mettre un mot sur tout ce qui se passait autour de moi. J'avais toujours ce sentiment de malaise, mais pas comme un mal de mer, non, d'une certaine manière, je me sentais un peu restreinte dans mes choix.
Je crois que si j'avais été chez moi, j'aurais opté pour la politique de l'autruche. J'aurais adoré enfouir ma tête dans le sable et attendre un peu que ça se passe. Juste pour arrêter de me poser des questions et essayer de comprendre le pourquoi de tout cela. Je me serais terrée à l'écart de tout et j'aurais pu ressortir comme une fleur une fois que j'aurais su précisément ce qu'on attendait de moi.
Et Alice n'avait pas été jusque-là pas mon meilleur soutien.
Je soufflai d'exaspération. Pourquoi étais-je seule dans ce lit franchement ! J'avais osé me faisant repousser avec la promesse d'un beau lendemain et me voilà seule, SEULE !
Je ne comprenais décidément rien à cet homme.
Mais pourquoi toujours attendre ? C'est vrai il m'avait promis de passer notre journée que tous les deux et il me plante.
Je ne suis pas d'accord et j'allais lui faire savoir. Ou non, j'allais passer la journée avec lui, comme c'était convenu. Je devais reprendre un minimum le contrôle et ne plus toujours attendre et subir.
Je battis des jambes pour faire valser les couvertures et je me levai, déterminée.
Je partis me rafraichir dans la salle de bain puis je partis à la recherche d'une tenue de sport.
Je trouvai sans mal dans l'entrepôt mon bonheur. Affublée d'un pantalon de yoga et d'un petit top je partis à la salle de sport.
Bon le truc c'était qu'il ne fallait juste pas que je me perde.
Je ralentis à l'approche des escaliers, des pas se précipitaient dans le couloir.
C'est alors que déboula, Jessica si je ne me trompais pas, l'intendante du bateau qui avait les cheveux tout ébouriffés et tenait un kimono autour d'elle tout en courant.
Je m'arrêtai surprise et enfin elle me vit, elle sembla horrifiée.
-Mademoiselle, souffla-t-elle sans vraiment ralentir son allure, bonne journée rajouta-t-elle avec un hochement de tête et partit dans le couloir de gauche d'un pas encore plus rapide.
Je remarquai alors qu'elle était pieds nus. Mais que faisait-elle à cette heure-ci dans cette tenue et l'air si échevelée. Je suis persuadée qu'elle ne s'attendait pas à croiser quelqu'un.
J'avais le sentiment que sa précédente activité pouvait être répréhensible pour la morale. Mais bon il y avait tellement d'options. Je voulais avoir l'avis de quelqu'un, mais je rejetai tout de suite Edward, je ne voulais pas lui faire perdre son boulot et je me promis d'en parler à Alice pour avoir son avis.
Je repris ma marche et je fus très satisfaite de moi de réussir en moins de 10 minutes à trouver la salle de sport. J'hésitai un instant avant de rentrer et je pris mon courage à deux mains.
Je passai un petit couloir et je fus impressionnée de trouver autant d'installations dans une embarcation : il y avait de tout.
Je repérai bien vite du mouvement vers le fond.
Je vis l'entraineur sportif qui comptait alors qu'il se tenait derrière un banc. Edward était couché dessus et soulevait une barre avec du poids.
-10, s'écria Riley
Le bruit métallique résonna alors que la barre était reposée sur son support. Mon adonis se releva souplement, et je fus scotchée par la vue.
Il était en sueur. Son coach lui tendit une bouteille d'eau et je vis sa pomme d'Adam monter et descendre au rythme de ses déglutitions. Je dois dire que je n'avais jamais été attirée par la transpiration ou autres spécimens mâles qui font de la gonflette, mais là je pouvais bien avouer qu'Edward avait une allure de fraichement baisé avec ses cheveux en bataille, sa peau brillante.
Oh mon Dieu, il était divin.
Quand il arrêta de boire, son regard se posa directement sur moi, alors que j'étais figée devant le spectacle.
Un sourire radieux apparut sur ses lèvres.
-Oh Bella, tu es venue.
Il se mit debout avec facilité et vint vers moi.
Il posa délicatement ses doigts sur ma joue caressant de son pouce.
-Tu aurais dû te reposer ma belle.
-Le lit était froid, confessai-je.
Si son sourire était resplendissant l'instant d'avant, il devient lumineux.
Il posa délicatement ses lèvres sur ma joue, puis se recula avant de me dévisager de la tête au pied.
-Tu es venue t'entrainer, dit-il visiblement très amusé.
Je me renfrognai et le défiai du regard.
-Oui.
Et sans plus argumenter, il me prit au mot, se décalant et posant une main dans mon dos pour me diriger vers les appareils.
L'entraineur qui nous regardait me salua, je lui rendis et Edward me détailla à nouveau.
-Que veux-tu faire ? Tu as une machine préférée.
Je retins une grimace.
-Comme toi, tentais-je.
Il rit, puis se retourna vers l'homme qui nous observait.
-Merci Riley mais je n'aurai plus besoin de toi ce matin.
Le gars acquiesça et partit en nous souhaitant une bonne journée.
Je sentis d'un coup l'ambiance changée. Nous nous défions tous les deux, un peu dans l'expectative.
-Que penses-tu que chacun à notre tour, nous nous entrainions. Veux-tu commencer par les poids ? me demanda-t-il en me montrant le banc qu'il utilisait à l'instant.
Je haussai les épaules, cherchant à adopter une attitude nonchalante alors que j'étais juste horripilée par tout cela.
Il sourit.
-Je te propose de tester le poids de la barre et mettre ceux que tu veux au bout.
Il détachait déjà les ronds à chaque extrémité tout en me disant cela.
Il me désigna ensuite l'étagère où étaient rangés différents formats et m'indiqua le poids de chacun.
Alors que je me mettais à la place de l'entraineur je cherchai discrètement à soupeser la barre.
-Elle fait 10 kilos à vide, veux-tu rajouter du poids.
Et merde, dans quelle galère encore je m'étais foutue.
Rien que de la lever je trouvais déjà qu'elle était beaucoup trop lourde.
Je pris une grande inspiration.
-Je vais commencer par les plus petits, tentai-je.
Il me sourit de manière bienveillante et prit le plus petit rond qu'il attacha à une extrémité m'expliquant comment faire.
J'opinai à ses instructions et il m'encouragea à en faire de même de l'autre côté.
Je pris un deuxième petit poids mais je n'avais pas enlevé en premier l'attache qu'il le retiendrait à la barre, je le mis donc dans une seule de mes mains tentant d'enlever la fixation quand celui-ci vacilla et tomba au sol dans un bruit ahurissant.
J'étais mortifiée et c'est le rire d'Edward qui me sortit de ma catatonie, mon regard fixé sur l'objet au sol.
Il rit tout en s'approchant de moi qui avait toujours la main sur la barre sans que la fixation soit enlevée et il me taquina.
-Tu as deux mains gauche ma belle.
Entre l'humiliation, je me sentis un peu vexée par cette dernière taquinerie et m'offusquai.
-C'est très discriminant comme remarque.
Il perdit son sourire et me regarda interloqué.
Il ne comprenait pas.
-Et si j'étais gauchère, expliquai-je.
Il haussa les sourcils, surpris.
-Tu es droitière, me fit-il remarquer.
Je soufflai tout en levant les yeux au ciel.
-Certes, mais il n'en reste pas moins que c'est une remarque que je trouve désobligeante pour tous les gauchers, conclus-je.
Il sembla amusé par ma tirade contre la défense des gauchers. Non je n'étais pas, non plus, une droitière contrariée, mais bon il m'avait un peu cherchée, non ?
-C'est juste une expression Bella, se défendit-il, tu n'en as pas toi pour … il hésita un instant tout en me jetant un regard en coin et finit presque piteusement … pour parler des personnes maladroites ?
Je soufflai d'exaspération avant de cracher d'une traite.
-Tuaslamainpleinedepouces.
-Quoi ? M'interrogea-t-il les yeux arrondis.
Je lui jetai un regard peu amène, n'aimant pas me dévaloriser.
-Mon père me dit souvent que j'ai les mains pleines de pouces.
Ses yeux s'agrandirent complètement avant qu'il éclate de rire.
-Excellent ! S'esclaffa-t-il.
Il dut voir ma vexation car il vint enrouler son bras sur mes épaules me rapprochant de lui et embrassant ma tempe.
-J'aime bien ta maladresse, me chuchota-t-il à l'oreille, ça me permet ainsi d'être ton chevalier en armure blanche qui vient te sauver.
Je levai les yeux au ciel mais je ne pus empêcher mon sourire de fleurir à ses mots. Il était mon chevalier.
Il n'avait pas relâché sa prise sur moi et pencha un peu sa tête pour me regarder.
-Veux-tu vraiment t'entrainer ? M'interrogea-t-il soudain très sérieux.
Je haussai les épaules cherchant à paraitre désinvolte même si la petite voix dans ma tête criait « NOOOOOON ».
Il ne fut visiblement pas dupe et il resserra son étreinte.
-Que dirais-tu si nous retournions à la cabine se doucher pour se préparer pour notre journée.
J'acquiesçai et il me dirigea pour sortir de la salle de gym.
Une fois dans les couloirs il me proposa.
-Que penses-tu si j'appelle pour que nous nous fassions livrer le petit déjeuner dans la chambre pour gagner du temps. Je pensais aller faire un tour dans le sous-marin, tu aimerais ?
Je clignais des yeux, j'en dis que oui ça doit être chouette mais que ce n'était pas forcément à ce style d'activité que je m'étais attendue. J'étais sobre maintenant et une certaine gêne me retenait de lui sauter dessus mais j'espérais que les conditions étaient réunies pour que nous passions à la vitesse supérieure.
Je sentais la frustration grandir, je ne savais jamais comment me comporter avec lui.
Il dut voir que j'étais partie dans mes pensées quand il m'appela.
-Bella tu es avec moi ?
-Euh oui, balbutiai-je.
-Est-ce que tu vas bien, s'inquiéta-t-il.
Il s'arrêta dans le couloir pour me faire face et me scruta.
Je déglutis.
Il fallait que je sois honnête si j'espérais en retour la même chose, non ?
Je relevai timidement les yeux et avec un courage que je ne pensais pas avoir, j'avouai.
-Je pensais que nous aurions passé du temps… euh… intimement.
Ses yeux s'agrandirent.
Il passa sa main dans ses cheveux, il sembla mal à l'aise, je pouvais voir les rouages de son cerveau s'activer alors qu'il cherchait à me répondre.
-C'est que… commença-t-il gêné. Je voulais faire les choses bien, je pensais que ce soir, nous pourrions…
Je fus horrifiée rien qu'à la mention du soir. Je n'allais jamais tenir jusque-là, j'allais craquer, c'était beaucoup trop de tension pour moi !
-Oh pitié, le coupai-je, tu ne vas pas me faire le coup du diner ou des trois rendez-vous, nous avons déjà couché ensemble, l'accusai-je, un peu trop énervée.
Il recula sa tête, surpris par mon excès de colère.
Il sembla amusé.
-Ce n'est pas faux, ajouta-t-il avec un sourire séducteur. Il se rapprocha de moi.
Je fus alors immédiatement sur le qui-vive.
Il passa une de ses mains sur ma taille me rapprochant dangereusement de lui. Je croisai ses yeux qui s'étaient obscurcis, pour le coup je me sentais comme prise au piège.
-Mais dis-moi, susurra-t-il doucement, voudrais-tu que je te prenne là dans le couloir contre un mur comme la première fois ?
Je déglutis péniblement alors qu'il m'avait collé au mur, m'emprisonnant de son corps.
Deux idées se combattirent dans ma tête entre le « oh oui prends moi tout de suite » et le « non pas dans le couloir ».
-C'est que je ne suis pas sûre de supporter l'attente toute la journée, j'ai peur de faire une explosion d'hormones, réussis-je à dire tout en me justifiant.
-Ok, me dit-il dans un sourire. C'est honnête, je te propose un marché.
-Un marché ! M'exclamai-je incrédule.
Il opina de la tête.
-Je t'écoute, abdiquai-je.
-Je te promets de ne pas attendre jusqu'au soir, si tu me laisses choisir quand et où.
Je grimaçai et sans que je puisse retenir mes paroles, je lâchai.
-Ai-je vraiment le choix de toute façon !
Il rit alors que je me mortifiai.
Il enfouit sa tête dans mon cou y déposant des baisers sur celui-ci tout en remontant vers mon oreille.
-Je te promets que tu ne le regretteras pas, me susurra-t-il.
Et voilà comment en quelques secondes, il réussissait à enflammer ma petite culotte.
Il s'écarta de moi avec un sourire victorieux.
Je grimaçai en retour ce qui le fit rire, il était bien conscient de l'effet qu'avait eu sa petite manœuvre.
Il me prit la main et m'entraina à sa suite.
Je souris car il marchait d'un pas rapide en direction de notre cabine, il semblait pressé. Un espoir jaillit en moi, c'était peut-être maintenant.
Ma joie fut de courte durée, dès qu'il pénétra dans la pièce il me planta un baiser sur le front en me disant.
-Je vais vite prendre une douche, je n'en ai pas pour longtemps.
Et il s'éclipsa dans la salle de bain,
Mais putain il me faisait quoi encore ?
Merde j'étais au-delà de la frustration, je sentais la colère monter, il se jouait de moi.
Je me trouvai seule au milieu de la pièce, le lit était défait, je n'avais aucune idée de quoi faire en attendant. J'aurais pu me mettre nue et le retrouver sous la douche mais il m'avait demandé de lui laisser la décision du moment et j'avais implicitement accepté.
Comment pouvais-je me trouver aussi démunie ? C'était juste hallucinant.
J'étais toujours en train de ronger mon frein, passablement excédée quand il fit irruption de la salle de bain, l'eau ruisselant encore sur son torse, une simple serviette accrochée à ses hanches.
Mais ce n'est pas vrai, il me cherche !
J'admirai, faible que j'étais, sa magnifique plastique.
Je fermai les yeux de lassitude, refoulant mes hormones et ma libido. J'étais maudite.
-Bella, me sortit-il de mon cauchemar éveillé d'être aussi frustrée, si tu prenais ta douche pendant que j'appelle pour qu'ils nous apportent le petit déjeuner.
Je le regardai, un peu mauvaise avant d'acquiescer et me dirigeai à mon tour dans la salle de bain.
Je me dévêtis tel un automate, alors quand je me mis nue sous la douche, je posai mon front contre la paroi.
J'avais juste envie de me taper la tête dessus. Je le maudissais, je me maudissais. Tout était si incontrôlable. J'allais en devenir folle.
Je ne sais pas combien de temps je laissais l'eau tomber sur mon dos en appui sur le carrelage mais c'est des mains sur ma taille qui me fit sursauter.
Je n'eus pas le temps de dire ouf que tout un corps m'étreignit.
Un doux baiser se posa sur mon épaule alors que le souffle Edward vient frapper ma nuque et des frissons s'envolèrent de tout mon corps quand il me chuchota à l'oreille.
-Tu es si belle.
Ses mains enveloppèrent mon ventre et resserrèrent nos corps, entrant en contact, je sentis clairement sa virilité plus que réveillée contre mes fesses.
Je déglutis, mais le pire c'est que je n'avais aucune idée de si je devais m'en réjouir ou alors me préparer à essuyer une frustration encore plus grande.
Ses mains se déplacèrent doucement, cajolant mon ventre, glissant sur mes flancs pour monter dans mon dos jusqu'à mes omoplates où il mit plus de pression détendant mes muscles de la nuque.
Il me massa doucement. J'avais l'impression de m'enflammer, si je n'avais pas encore croisé ses yeux, j'étais plus que consciente de sa présence.
-Tu es un vrai petit démon de tentation, murmura-t-il. Il est impossible de te résister, souffla-t-il comme l'aveu d'une de ses faiblesses.
Cela me fit bêtement sourire, j'aimais l'idée. Oui avoir un petit pouvoir sur lui, là où je ne contrôlais rien et que tout m'échappait.
-Et pourquoi voudrais-tu résister, soufflais-je.
Il soupira.
-Je me le demande.
Je pouvais entendre le sourire dans sa voix, mais je sentis, un changement d'attitude, un moment plus sérieux où la franchise était de mise.
-En réalité, je crois que je ne voulais pas te faire peur.
Je me retournai surprise pour le regarder.
Ses magnifiques yeux reflétaient une intensité sans pareille.
-Pourquoi aurais-je peur ? Questionnai-je confuse tout en me plaçant face à lui.
Il sembla un peu ennuyé de devoir développer.
-Je sais que c'est nouveau pour toi tout ça, dit-il avec un geste vague de la main englobant à peu près tout. Mais ça fait partie de moi et je … Il sembla confus, cherchant ses mots.
Je le dévisageai, je voulais qu'il élabore sa pensée, je tentais de l'encourager avec mes yeux pour qu'il s'explique.
-Je suis comme un tout, je voudrais pouvoir t'offrir juste moi mais ce n'est pas le cas, c'est comme un lot, finit-il comme confus.
J'avais du mal à percevoir toute la portée de ce qu'il me disait. Oui il y avait sa richesse, sa condition et clairement ce n'était pas ce qui favorisait notre relation, mais il avait un tel magnétisme qu'aujourd'hui, j'en avais rien à faire de tout cela. Et comme une révélation, je compris un peu mieux, effectivement je le voulais juste lui, j'en oubliais le monde qui nous entourait.
Je me moquais éperdument du reste et peut-être était-ce sa manière de me dire qu'il ne pouvait pas s'échapper de sa condition. Il avait une certaine maitrise en tout temps, il y avait justement cette différence de maturité d'avec son frère, ce dernier se moquait de tout. Edward lui restait en contrôle et responsable en tout temps.
Je déglutis avant de passer ma main sur sa joue. Si je pouvais ne serait-ce que pendant quelques instants juste le sortir de son monde et que nous soyons dans notre bulle que tous les deux, alors ça en valait la peine.
Je posai mon front contre le sien. Nous avions tous les deux nos yeux relevés, plongeant nos iris dans ceux de l'autre.
Nous n'étions pas du même monde, certes, mais nos corps s'appelaient. Forte de cette résolution, je déposai un doux baiser chaste sur ses lèvres avant de me reculer. J'avais passé ma main derrière sa nuque pour le maintenir en place.
Jamais je n'avais ressenti une telle intensité auprès d'un homme. J'avais envie de faire une véritable croisade pour lui enlever tous ses maux, je voulais être son refuge. Je le voulais.
-Fais-moi l'amour Edward, soufflai-je sur ses lèvres, plus sûre que jamais de moi.
Peu importe les conséquences plus tard, je voulais ne faire qu'un avec lui, unir nos corps.
Je sentis un frisson le parcourir alors qu'il ravissait mes lèvres avec empressement. Il plaqua ses mains dans mon dos pour me coller à lui. Je resserrai ma prise à la base de sa nuque alors qu'il glissa dans mon cou le parsemant de baiser.
J'inclinai ma tête recherchant toujours plus de contact, ses mains s'étaient déplacées sur mes fesses et les pétrissaient tout en me collant à lui.
Son érection était dure entre nous et je n'avais qu'une envie pouvoir l'admirer. Je me décalais alors de lui, je voulais le voir dans toute sa gloire, nu.
Il me laissa me dégager et je le dévorai des yeux.
Je l'entendis grogner, avant qu'il me recolle à lui, fourrageant sa langue dans ma bouche. Je répondis avec autant d'ardeur, ma jambe remontant contre sa cuisse. J'en voulais déjà plus. Une de ses mains se saisit de mon genou, m'aidant à me mouler encore plus à lui.
Nous tentions désespérément de s'approprier le corps de l'autre, se touchant à divers endroits avec frénésie, s'embrassant avec passion.
Je me mis sur la pointe des pieds, je voulais m'entourer autour de lui quand soudain il s'écarta brusquement de moi à bout de souffle.
Je grimaçai à la perte de chaleur et de contact.
Il me fit aussitôt un sourire d'excuse s'accaparant ma main qu'il prit pour l'amener à sa bouche tout ne me fixant.
Mon cœur battait fort dans ma poitrine alors que je le regardais attentivement, il embrassa les dos de ma main avant de la retourner pour déposer ses lèvres dans ma paume.
Je frissonnais sous son regard de braise.
-Me laisseras-tu te faire l'amour ? Me questionna-t-il ses prunelles m'incendiant de l'intérieur.
Je déglutis, ce n'était pas ce que je lui avais demandé juste avant ? J'opinai cependant de la tête.
Il sourit reposant doucement ma main le long de mon corps.
Il ne détourna pas le regard, mais de sa main il tâtonna et réussit à couper l'arrivée d'eau. Il ouvrit la porte et me tendit une nouvelle fois la main.
-Viens.
Il sortit de la douche et se saisit d'une grande serviette moelleuse, m'entoura avec et frictionna mon corps.
J'étais juste ébahie.
Il était en train de me sécher, lui nu et ruisselant. C'était un vrai régal pour les yeux, ses muscles roulaient sous sa peau, avec des mouvements souples, en un instant il avait effacé toutes traces d'humidité.
Il me sourit. J'étais figée, mes yeux parcourant son corps et je pus une fois encore me délecter de la vision de lui se séchant. Quand il passa la serviette contre son érection massive, j'eus juste une envie de me mettre à genoux et chérir ce membre gonflé et dur.
Je rougis à cette pensée, je n'avais jamais été adepte de cette pratique la trouvant le plus souvent presque avilissante pour la femme mais là, son pénis m'insufflait plus l'envie de dévorer cette magnifique sucrerie que tout autre chose.
Je ne pouvais détourner mes yeux de ce superbe spectacle, je me léchais les lèvres mais ce qui me retient surtout de ne pas me jeter sur lui, c'est ma promesse de le laisser faire.
Une fois que nous fumes tous les deux séchés. Il se rapprocha de moi, si sa main se posa sur ma joue en premier, c'est son pénis qui percuta en second mon bas ventre. Ses doigts vinrent se saisir de ma taille alors que je relevais la tête vers lui.
Il déposa une nouvelle fois ses lèvres sur les miennes. C'était doux et tendre. Il raffermit sa prise autour de moi et avança d'un pas, m'obligeant à me reculer. Doucement, il me fit déplacer jusqu'à la chambre et c'est le matelas tapant derrière mes genoux qui m'indiqua réellement où nous étions.
Je vacillai un peu et il me retint contre lui avant d'avancer son buste sur moi me faisant cambrer. Il m'accompagna dans le mouvement et je me retrouvai allongée sur le lit, lui me surplombant.
Je me hissai pour me centrer et il suivit le mouvement gardant sa place entre mes jambes.
Ses doigts effleurèrent la peau de ma cuisse pour remonter sur mon ventre et par finir de flatter mon sein droit. Mes pointes étaient déjà fièrement dressées pour lui et avec une lenteur calculée, il se pencha et happa mon bourgeon rosé dans sa bouche, me faisant m'arcbouter instantanément.
Mes mains s'accrochèrent à sa tignasse alors qu'il léchait, mordait mon mamelon. J'étais déjà tel un asticot à me tortiller sous lui. J'en voulais plus, je voulais qu'il me touche plus profondément.
-Edward, suppliai-je.
Il sourit et relâcha mon sein se relevant.
-Oui ? Me dit-il comme s'il était juste prêt à me faire la conversation.
Je grimaçai.
-Plus s'il te plait, soufflai-je à contrecœur.
-Que veux-tu ?
-Toi, implorai-je.
Il pencha sa tête sur moi, ses cheveux retombant me chatouillèrent le haut de ma poitrine alors qu'il allait seulement souffler sur mes pointes. Mon bas ventre me piquait, il avait besoin de soulagement, mais il ne faisait que jouer.
Je raffermis ma prise sur lui et tentai de coller son corps au mien mais il était bien plus fort, au lieu de se mouler à moi, il s'éloigna.
Il souffla une nouvelle fois sur ma poitrine dirigeant son souffle dans mon cou. Je sentis un frisson m'envahir et il regarda la réaction de ma peau amusé.
-Arrête de jouer Edward, le sermonnai-je.
-Nope, j'aime les réactions de ton corps.
Je grognai.
Il fixa ses prunelles aux miennes.
-Tu peux faire tous les sons que tu veux ma belle, personne ne t'entendra et je crois que notre journée tous les deux va se résumer à rester toi ici à ma merci.
Je relâchai ma tête que j'avais surélevée pour le regarder, reposant sur l'oreiller, je fermai les yeux, vaincue !
Il voulait ma mort, nous deux nus toute la journée. Mon Dieu oui, mais comme un pressentiment, je savais déjà qu'il allait jouer avec moi.
Frustration, je crois que c'est le mot qui caractérisait le mieux ma relation avec Edward.
Alors que j'avais toujours les paupières closes rien ne parvenait de lui.
J'ouvris un œil pour le voir un sourire aux lèvres toujours au-dessus de moi à me contempler. Etait-il vraiment en train de se foutre de moi ?
-Ah, m'écriais-je de frustration. Edward fait quelque chose ! Sinon je m'en charge toute seule.
Oh misère non. Pas ce regard.
Ses yeux flamboyaient suite à mes dernières paroles. Je le vis encore plus lentement qu'un ralenti son corps s'éloigner de moi. Il releva tout son torse et s'assit sur ses talons. Me dominant complétement mais bien trop loin de moi pour ce que je voulais qu'il fasse.
Son sourire se fit carnassier.
-Mais je t'en prie ma belle, je n'attends que ça.
Je grognai, alors que je me cachais derrière mon coude, allongée complétement exposée sur le lit, mortifiée et ahurie par mon manque de jugeote.
Des ondulations me parvinrent, provoquées par son rire, et maintenant il se foutait de moi.
Toujours cachée, je crachai.
-Edward ce n'est pas drôle !
Ses doigts s'enroulèrent autour de mon poignet alors que tout mon bras se faisait arracher de mon visage.
-Ne te cache pas de moi, souffla-t-il.
Comment d'une minute à l'autre il pouvait changer aussi radicalement, si je l'avais entendu rire maintenant il n'était plus que sérieux, me scrutant de ses prunelles, j'avais l'impression qu'il pénétrait mon âme.
-Que veux-tu ma belle ? Me redemanda-t-il doucement.
Je sentis mes joues devenir rouge pivoine. Il y avait tellement de chose que je voulais de lui, mais là dans l'immédiat, je voulais jouir. Je me sentais électrique de la tête au pied et j'avais besoin que la pression redescende, je n'en pouvais plus de cette accumulation.
Je déglutis et il ne bougeait toujours pas, attendant ma réponse.
Ne voyait-il donc pas ma gêne ? Le faisait-il exprès ?
-Fai quelque chose, dis-je excédée, le disputant presque.
Il sembla surpris par mon excès de colère et demeura figé.
Nous n'allions vraiment pas y arriver.
J'allais remettre mon coude sur mes yeux mais il retenait toujours mon poignet.
Je fermai les yeux et je soufflai, à bout.
-Fais-moi jouir, OK ? Fais-moi juste jouir, s'il te plait, finis-je par supplier.
